21/08/2012

J'ai testé pour vous la pêche à la mouche

pêche avec le Tankara.jpg


Pas pris dans les filets de la pêche, par curiosité, j’ai décidé de tester une initiation à la pêche à la mouche, conquis.

Marc Ribot.JPGGuide de pêche depuis 1991, Marc Ribot est un spécialiste de la pêche à la mouche, et ardent défenseur du « No Kill » (prendre et relâcher le poisson). « les truites en rivière sont magnifiques, de pure souche. Il faut les préserver pour nos descendants ». L’homme est souriant, calme, je me détends. J’apprends qu’il y a différents types de pêche et différents types de pêcheurs. « la pêche, ce n’est pas compliqué. Il faut-être patient, humble, observateur, aimer la nature » affirme Marc en me présentant le matériel traditionnel. Une canne de 8 à 10 pieds (un pied vaut 30.5 cm), en fibre de carbone, un moulinet, une ligne synthétique, un bout de ligne où l’on vient fixer l’hameçon sans émerillon (pour ne pas blesser le poisson) et la mouche. Le geste deboite à mouches.JPG base, consiste à acquérir la technique pour pouvoir propulser la mouche. La mouche est une imitation d’un insecte naturel aquatique ou terrestre,  fabriqué avec des poils, des plumes et des matériaux synthétiques. Aujourd’hui, grande première, c’est avec un « Tankara » que va commencer l’initiation. Cette technique ancestrale japonaise, remise au gout du jour, apporte une grande simplicité dans le matériel et la technique de pêche. Une canne longue de 13 pieds, un bout de ligne fixe avec hameçon et mouche. « la technique de lancer est la même, la longueur de ligne constante facilite l’apprentissage pour un débutant » précise mon guide. Muni du « Trenka », je me lance, le bas de canne dans la main droite, la mouche en bout de ligne dans la gauche. Je fouette « de 9 h à 13 h », et propulse la mouche qui flotte sur l’eau. Au bout de quelques lancers, Marc me conseille, m’encourage. C’est vrai, avec ce IMG_1703.JPGmatériel, ce n’est pas difficile. Une truite gobe ma mouche, je la ferre et la ramène doucement vers moi. Je la décroche, l’observe quelques secondes dans ma main, et la remet à l’eau. Je suis fier de moi, l’impression d’avoir remporté une médaille d’or aux JO. Frédéric, originaire du Jura Suisse, initié par Marc à la pêche en 1993, pêcheur à la mouche aguerri, essaye le « Tankara ». Il est bluffé par la simplicité du maniement de la canne. « la pêche, ce n’est pas qu’une technique » explique Marc. « il faut savoir lire l’eau pour lancer la mouche au bon endroit, comprendre comment la truite se nourrit, la tromper avec une mouche artificielle adaptée, et lui rendre sa liberté en la remettant à l’eau ». Emoustillé par ma «prise », j’essaye le matériel classique, avec moins de bonheur. La rivière est magnifique, l’eau claire et fraîche, les truites ne cessent de « moucher ». Je suis calme, détendu, une belle découverte. Demain, je récidive.

 Pratique :

S’équiper : matériel moyenne gamme, comptez 150 € avec un Tankara, le double avec du matériel traditionnel.

Apprendre à pêcher :

Un stage d’initiation de 2 jours coûte environ 260 €.

La carte de pêche est obligatoire.

Trois guides professionnels dans les PO proposent des stages d’initiation et perfectionnement. Marc Ribot www.pecheralamouche.com , Thierry Couasnon www.peche-terre-catalane.com , Jean Luc Belou www.belou-peche.com .

Tout savoir sur la pêche dans les PO : www.peche66.org

Acheter sa carte de pêche par internet : www.cartedepeche.fr

 

11:21 Publié dans pêche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : truite, no kill, poisson

11/03/2012

Pêche en Capcir : le froid rend la truite boudeuse

ouverture, truite, fario, rivière

Samedi matin, malgré le froid, ils étaient nombreux le long de l’Aude à taquiner la truite. Après une période de froid intense, et malgré le soleil qui était au rendez vous, les truites ont boudé l’appât des pécheurs. Mais, pas d’inquiétude, la pêche en rivière est ouverte jusqu’au 16 septembre, l’ouverture aux lacs de montagne à partir du 26 mai. Donc, si vous êtes rentrés bredouille, ce n’est pas grave, vous avez largement le temps de vous rattraper. Et puis, une balade matinale dans la nature c’est excellent pour la forme.

N’oubliez pas que pour pécher en rivière ou lac, une carte est obligatoire. Vous pouvez vous la procurer sur internet.

www.cartedepeche.fr

 

ouverture, truite, fario, rivière

La truite frileuse, n’a pas répondu aux sirènes des pêcheurs, sauf pour Gérard Cardot fier de sa prise, pas trop matinale.

11:02 Publié dans pêche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ouverture, truite, fario, rivière

04/03/2012

Les gardes-pêche particuliers des P.O. rassemblés aux Angles

IMG_6297_modifié-1.jpg


Réunis au sein d’une association, les guides de pêche particuliers des Pyrénées Orientales, ont tenu leur assemblée générale à l’Espace Bleu Neige aux Angles.

 Créée il y a quelques années, cette association regroupe la majorité des gardes pêches particulier (65 gardes), et a pour objet de les représenter au niveau départemental et de les accompagner dans leurs activités de terrain. C’est en quelque sorte un genre de syndicat professionnel. Selon leur qualification, les gardes peuvent intervenir au niveau local, sectoriel ou départemental.

L’agrément : il a été au cœur du débat. Pour être garde, il faut en faire la demande auprès d’une association locale de pêche. Celle-ci est soumise à l’agrément de son président. Puis suit une formation en deux modules. Le premier concerne le juridique et le judiciaire, connaissance du fonctionnement de la justice en France. Le deuxième aborde la fonction de police de la pêche, connaissance de la réglementation et méthode d’intervention sur le terrain. Le Préfet donne son agrément et le tribunal d’instance assermente le garde.

Des bénévoles : Les gardes sont bénévoles, hormis quatre gardes salariés par la fédération pêche. Celle-ci prend en charge les frais de formation, la fourniture des tenues et les frais de déplacement ou de panier le cas échéant.

Le débat a concerné aussi la mise en place d’un programme de contrôle des pêcheurs et de surveillance de la pêche. Ce programme définit l’intervention du garde. Vérification de la carte de pêche, de la taille et du nombre de poissons péchés, le lieu de pêche. Une intervention qui se doit d’être très diplomate, les pêcheurs n’acceptant pas toujours facilement les contrôles.

Avec la vente des cartes de pêche par internet, la fédération compte en 2011 12000 pêcheurs dont 1800 à la journée, un chiffre en progression.

Des élections du conseil d’administration, voit le jour un nouveau président Jean Pierre Pilart et confirme au poste de  trésorier Antoine Ramos et à celui de secrétaire Michel Comas.

 

M Comas, JP Pilart, A Ramos.jpg

réunis aux Angles, les gardes pêche particuliers ont tenu leur assemblée générale et élu leur nouveau bureau Michel Comas, Jean Pierre Pilart, Antoine Ramos.

10/08/2011

Jean-Marie Sergent, un métier plaisir autour de la pêche

lac, truite, pêche, plaisir

Employé communal à Formiguères, Jean Marie est détaché au lac de l’Olive durant la saison estivale. Ce lac qui au départ est un petit plan d’eau naturel a été agrandi, pour devenir un lieu de pêche fort apprécié. « le lac est rempoissonné toutes les semaines avec des truites arc en ciel, fario et des saumons de fontaine provenant de la pisciculture d’Olette ». C’est donc autour de la pêche que tourne le travail d’été de Jean Marie. Accueillir les vacanciers sur le site, les informer sur le lieu, la pratique de pêche, la réglementation, gérer la caisse font partie de ses attributions. Passionné de pêche, il n’hésite pas à donner des conseils aux débutants. « ce que j’apprécie le plus, c’est le contact avec les gens, leur rendre service, les aider quand ils ont des difficultés pour pêcher, s’ils sont débutants ». Le site est remarquable, boisé, en pleine nature avec une ouverture sur la montagne environnante, la clientèle fortement familiale. « les gens sont en général sympathiques. Ce lieu est convivial, familial, et il induit ce type de relation ». Durant la journée, Jean Marie circule le long du lac, pour vérifier que tout se passe bien et que le règlement de pêche est appliqué. « il n’y a a pas vraiment de fraudeurs. Même les débutants prennent quelques truites ». Beaucoup d’habitués viennent pêcher, des enfants à partir de 5 ans, le doyen, un pêcheur à la mouche, est là tous les étés, il  a 89 ans.  Cela tisse des liens forts « quand on accueille bien les gens, ils te le rendent ». L’aire de pique nique avec place à feu est appréciée, même par des randonneurs de passage, de futurs pêcheurs en perspective. « parfois je fais griller avec les pêcheurs et je déjeune avec eux. Cela fait des échanges fort agréables ». Dans sa carrière professionnelle c’est l’été qu’il le passionne le plus. « c’est un beau métier, mais je ne suis pas en vacances, j’ai des responsabilités à assumer. Quand on aime la pêche, la nature et les gens, ce travail devient un vrai plaisir ».

www.formiguères.net

18/08/2010

Taquiner la truite en montagne, un divin plaisir

IMG_9889.JPG

La pêche, comme la chasse, est une tradition locale vivace parmi la population des hauts cantons. En lac de retenue ou haute montagne, en rivières selon différentes techniques, elle devient un loisir sportif qui draine beaucoup de monde.

En montagne, nombreux sont les sites et rivières où la pratique de la pêche est possible. Ce territoire est pourvu d'un réseau hydrographique énorme. Les retenues artificielles, lac de Puyvalador, Matemale, les Bouillouses, sont pourvues d'un bon cheptel piscicole. En général ce sont les familles, les personnes âgées, les tout jeunes qui viennent y taquiner la truite, c'est la pêche loisir, facile d'accès. La pêche plus sportive, s'exprime en rivières et lacs naturels de montagne. Sur le plateau, l'Aude et le bas de la Lladure s'apparentent à des rivières de plaine. D'autres tels le Galbe de type torrentiel vont satisfaire une catégorie de pécheurs qui recherchent une pêche sportive, pour approcher le lit, arpenter la rivière où frétille le poisson, une façon de rentrer un peu plus dans son intimité.

La belle fario : en Capcir, c'est la fario que l'on trouve essentiellement, et un peu de saumon de fontaine. Les lacs artificiels, sont alimentés durant l'été de truites à la maille (20 cm en rivière et 23 en lac). Ces lâchers répondent à ce type de pêche loisir et donnent du plaisir aux pêcheurs. Par contre l'alevinage des rivières du Capcir est quasiment stoppé, pour préserver la souche locale, qu'une étude réalisée en 2009 sur la rivière Lladure chiffre à 90 % de présence. Peu de régions de France peuvent se vanter d'un tel résultat.

Pour pêcher, il faut-être titulaire d'un permis que l'on peut se procurer par Internet, ou encore dans les magasins de sport et offices du tourisme. Une autorisation de pêcher valide de mi mars à fin septembre. Le coût varie de 3 € pour les enfants de moins de 12 ans à 63 € pour un adulte pratiquant tous les modes de pêche, 10 € pour la journée, 30 € pour les femmes. La diversité des tarifs fait que la typologie de clientèle évolue. La pèche au fouet, plus fun, attire un jeune public qui rentre dans la philosophie de la remise à l'eau du poisson.

www.ma-carte-de-peche.com

Ils taquinent la truite

Une philosophie de vie

1 - Alexandre.JPGAlexandre, habitant Rieutort, président de l'association de pêche locale : je suis un passionné de la pêche à la mouche en no kill, un style de vie qui fait que je vis en Capcir. La pêche à la mouche, c'est un jeu établi entre deux partenaires, celui qui arrive à tromper l'autre gagne. Il faut que la mouche que je réalise soit identique aux insectes que la truite connaît. C'est une technique de lancer différente, une approche délicate, des lancers rapides et précis, une maitrise de la dérive. J'utilise des hameçons sans ardillon qui ne traumatisent pas les poissons que je rejette à l'eau. Les parcours no kill, n'ont peut-être pas la faveur de tous les pêcheurs, mails ils permettent une préservation et une dynamisation des populations de truite. C'est dans l'intérêt de tous en termes de gestion halieutique.

2 - Aude et Jean Claude.JPGLe lac, c'est la  pêche détente

Aude et Jean Claude, originaires de Baixas, en week-end en famille en Capcir : je pratique la pêche depuis longtemps, en mer, cours d'eau, étangs et lac. On est venus se mettre à la fraîche dans un site magnifique. Deux jours de détente et de tranquillité. L'ambiance entre pêcheurs est agréable, très familiale. Contrairement aux lacs d'altitude, plus sauvage, ici les enfants peuvent pêcher, ils se régalent. Hier, il y a eu un lâcher et c'était interdit de pêcher. C'est plus calme que pour l'ouverture. La truite en lac, c'est un poisson particulier auquel il faut s'adapter. On peut faire une belle pêche comme rentrer bredouilles. Quand on vient pêcher au lac de Matemale, c'est de la détente. Parfois on zappe et on va aux champignons. C'est une pêche facile. Entre voisins, on se donne des conseils, on discute.

3 - Jacques.JPGJe me suis offert un petit plaisir

Jacques, habitant à Saint Paul de Fenouillet et venu pêcher au lac de Matemale pour la journée. Je pêche habituellement en rivière, quand mon travail m'en laisse le temps. Hier, j'ai pris mes congés et j'ai décidé de venir taquiner la truite. Pour moi la pêche au lac, contrairement à la rivière, c'est un moment de détente, de repos, de calme. Ce n'est pas la même pêche, ni les mêmes truites. J'en ai attrapé trois belles en début de matinée, il faisait frais, les truites sautaient. Depuis, plus rien, ça ne mords plus. Dans le lac, avec les lâchers, l'arc en ciel détrône la fario. Je suis parti très tôt de matin, je me suis arrêté à Formiguères acheter le pain et voilà. Cela fait plusieurs années que je n'étais pas venu, il n'y a pas foule. C'est un petit plaisir de début de vacances que je me suis offert.

4 - Christophe.JPGUn loisir et une passion

Christophe habitant à Thuir, venu passer le week-end en famille à Estavar. Je connais bien la région, j'ai travaillé durant 14 ans au centre de vacances de la CCAS à Matemale. Je pêche habituellement dans tous les lacs de montagne, et ici il n'en manque pas. Ils on tous leur particularité de pêche et sont pour la plupart poissonneux. Aujourd'hui, c'est une journée détente avec la famille. Ça mord, il y a de la belle truite, que de la fario. On revient rarement bredouille du lac de Puyvalador. La pêche pour moi c'est un loisir, un moment de tranquillité et surtout une passion. Le site est agréable, l'environnement extraordinaire avec  des arbres autour pour le pique nique. L'ambiance avec les autres pêcheurs est agréable, même si parfois il y des tensions pour la place. Avec de la philosophie tout s'arrange.

 

IMG_1679.JPGIMG_9912.JPGIMG_1688.JPG

En amateur, ou en sportif aguerri, la pêche à la truite, procure émotions et plaisir.