03/11/2011

Les élus du PNR débattent sur les enjeux du territoire

Réunis à la Cabanasse, les élus du comité syndical du parc, après un bilan de son action, ont échangé sur le projet de développement du territoire préfigurant la charte 2015/2027.

Ils étaient nombreux les élus à participer à cette journée de travail. Le matin a permis de leur rendre compte du travail des acteurs et partenaires de juin et septembre. Réflexion mettant en avant forces et faiblesses actuelles et opportunités et menaces future à 15 ans. Un exercice auquel les élus se sont confrontés avant de répondre à un questionnaire en 20 points, portant sur les axes du projet de la nouvelle charte du parc. Ce questionnaire, issu des réunions de travail de juin et de septembre, avait pour objectif de faire s’exprimer des points de vue, d’identifier les désaccords, baliser le programme de la charte qui doit tenir compte de tous les avis. La charte est certes un document consensuel, mais qui ne doit pas être mou, et proposer un développement économique dans un souci de protection du territoire.  

Des convergences : abordant l’urbanisme, la culture, le tourisme, les transports, la protection de l’environnement, les énergies, la population, le logement, l’économie locale, la coopération transfrontalière, le questionnaire a permis de visualiser le point de vue des élus présents. Sur l’ensemble des vingt points, il y a majoritairement des réponses communes. C’est ce qui impressionne Gonzague Devaux du cabinet Gouvernance et Développement chargé d’accompagner la démarche de réalisation de la nouvelle charte et de l’animation de cette journée «tout le monde m’avait mis en garde sur les spécificités des différentes parties du territoire du parc et la difficulté à avoir une vision commune du fait de ces particularités. Je ressort avec l’impression que sur les questions de fond susceptibles d’engager l’avenir il y a des convergences de visions ».  

La prochaine journée de travail est programme le 23 décembre

 

une journée de travail qui a permis de constater une similitude de points d’accord sur le développement du territoire du parc.

03/05/2011

Le PNR se positionne sur la promotion de son territoire

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Dans le cadre de sa mission tourisme, le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, œuvre sur son territoire à l'organisation de l'offre touristique et à sa promotion vers les différents marchés potentiels.

Sur le territoire du parc, de nombreux prestataires, depuis les hébergeurs jusqu'aux animateurs d'activités  se côtoient sans pour autant travailler ensemble. Fort de cette constatation, le parc à décidé de fédérer les professionnels du tourisme et de créer des produits touristiques originaux, en cohérence avec ses valeurs, et de les commercialiser. Tous ces séjours ont obtenu la marque « accueil » du parc.

pnr, tourisme, enfants, promotionJeune public : après « objectif découverte », un programme d'activités réservées aux scolaires, le PNR propose « parcours découverte ». Entre nature, culture et patrimoine, en demi-journées ou journées, avec ou sans hébergement, c'est 9 séjours thématiques et 20 sorties pédagogiques qui sont proposées aux enfants. Seize professionnels sont concernés par cette démarche. Un guide catalogue « parcours découverte » regroupe toutes les propositions. Edité à 5000 exemplaires, il sera diffusé dans un premier temps dans toutes les structures accueillant des jeunes publics du Languedoc Roussillon et de Catalogne Sud (établissements scolaires, centres de loisir, points information jeunesse, associations...). Ceci est le fruit d'un travail collégial réalisé par le parc, les professionnels de l’éducation à l'environnement pour un développement durable du territoire, la direction départementale de la cohésion sociale et l'éducation nationale.

Grand public : depuis 2009, Smart box, n° 1 du coffret cadeau commercialise des séjours dans les 46 parcs naturels régionaux français. Sur 10000 coffrets mis en vente, 96OO, dont 379 pour le parc catalan ont étés réservés. Trois hébergeurs (Le Clos Cerdan à la Cabanasse, l'hôtel Planes à Saillagouse et l'hôtel Corrieu à La Llagonne) qui ont la marque parc et répondent aux critères de Smart box, ont fait partie de l'offre. Le contrat est renouvelé et le parc a proposé une liste de 13 hébergeurs à la société qui prépare un nouveau coffret « PNR » avec une offre de plus de 100 idées séjour au lieu des 60 actuelles.

Enrichir l'offre touristique, élargir les publics accueillis, valoriser les professionnels de son territoire sur un marché fortement concurrentiel sont les objectifs poursuivis par le parc naturel régional des Pyrénées Catalanes.

Catalogue « parcours découverte » disponible auprès du par cet sur le site www.parc-naturel-pyrénées-catalanes.com rubrique « préparez votre séjour ».

  

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les enfants sont la cible privilégiée pour des séjours pédagogiques à thématique environnementale.

26/07/2010

Tourisme doux dans les Garotxes

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Les Garotxes, « terres arides », nichée entre le Capcir et le Conflent, est une haute vallée tranquille, qui a  des atouts touristiques à faire valoir, une terre d'accueil qui se mérite, selon les habitants, qui prônent un tourisme doux.

 Vivant autrefois de l'agriculture, cette région accidentée et rocheuse, entre 1300 et 1500 mètres d'altitude, a un climat favorable, avec une exposition sud face au Canigou, que l'on aperçoit. Ici  poussent arbres fruitiers, pêchers, pommiers, abricotiers, et sur les parties les plus basses on cultivait autrefois, vigne et cerisiers. Il y a des jardins potagers dans tous les villages, qui sont aussi magnifiquement fleuris. Cette vallée, s'est dépeuplée, car elle avait du mal à nourrir ses habitants. Mais elle voit sa population quintupler l'été et l'hiver. La plupart des maisons ont été conservées par enfants et petits enfants, qui en ont fait des résidences secondaires. 80 % des gens qui vivent dans les Garotxes ou qui y viennent en vacances sont originaires d'ici et sont fiers d'être « garotxins ». Certes la route d'accès est étroite et sinueuse, mais elle traverse des paysages magnifiques et offre de superbes points de vue. Pays d'eau, on y trouve encore les ruines d'une partie des 26 moulins à eau recensés en 1824. Le moulin à foulon d'Ayguatebia est en cours de réhabilitation. Le patrimoine bâti, s'il souffre d'entretien, est riche et on y compte des églises romanes. Des sentiers balisés permettent de relier les villages, ou de se promener en boucle sur des itinéraires thématiques. Les cinq communes, Ayguatébia-Talau, Caudiès de Conflent, Oreilla, Railleu, Sansa, œuvrent ensemble pour développer le tourisme. L'association Garotxes Conflent par ses animations intercommunale a permis de rétablir le lien qui s'était perdu entre les villages du fait de la désertification. Ses membres ont réalisés des « patotes », personnages d'autrefois qui sont exposés cette année au village d'Ayguatébia. Si vous aimez la nature, le calme, la vraie relation humaine, le tourisme à petite échelle, prenez le temps de découvrir les Garotxes. Ici, les gens sont accueillants, n'hésitez pas à les solliciter. Bloquez votre régulateur de vitesse à 30 km/h, baissez vos vitres, enfourchez votre vélo, ou chaussez vos chaussures de marche et laissez vous guider.

 Ce qu'ils en pensent

IMG_6431_modifié-1.jpg Maryse Lopez, présidente de l'association Garotxes Conflent.

Les Garotxes sont une terre d'accueil et nous souhaitons développer un tourisme raisonnable autour de la randonnée. Pas un tourisme de masse, inadapté à notre vallée, les gens d'ici n'en voudraient pas. Notre problème c'est qu'il n'y a pas d'infrastructure d'accueil organisée. Il y a plein de chose à voir, mais on ne peut résider sur place. Les skieurs de fond s'arrêtent au col de la Llose et les randonneurs au col de Creu. Ici c'est le dépaysement, l'authenticité qui sont nos atouts. Les amoureux de la nature et du calme, c'est ici qu'ils le trouveront. Cette année nous avons édité des dépliants qui permettent de découvrir les villages en autonomie. Si vous êtes perdu, n'hésitez pas à demander aux habitants, ils savent accueillir.

IMG-6434.jpgMarie Claude Raspeau, maire de Railleu

Il y a énormément de passage sur les Garotxes, des cyclistes des randonneurs. Nouveauté, des personnes qui utilisent leur GPS qui les dévie à partir d'Olette et qui sont un peu désorientés, lorsqu'ils empruntent la route d'accès. Beaucoup recherchent un bar ou un restaurant. Seul Sansa avec son gîte d'étape peut répondre à cette attente, mais ce n'est pas suffisant. Il faut aménager des structures pour pouvoir les accueillir. Cet été à Railleu, nous ouvrons une buvette, ce qui est une première étape. La vie ici est rude, simple, mais les gens sont accueillants. Notre force touristique, c'est notre église qui est particulière, le vieux moulin, les sentiers de randonnée, et la sympathie des gens des villages.

IMG_6432_modifié-1.jpg Jeannette Ferrer, conseillère municipale à Sansa

 Les Garotxes sont très sauvages, il faut presque les mériter. Il faut avoir envie de venir jusqu'ici, mais on est récompensé. Sur Sansa c'est le pastoralisme que l'on va découvrir, avec ses « covas » (abris), sa bergerie la plus grande du département, mais qui malheureusement est effondrée. Ce qu'il y a à découvrir dans notre vallée, ce n'est pas grandiose. Mais cela fait partie du patrimoine et de la vie de nos ancêtres. La route est un frein et il n'est pas envisageable de l'élargir, alors il faut la valoriser. Nous allons aménager des petits parkings sur les points de vue remarquables. Nous recherchons de nouveaux gérants pour notre gîte d'étape. Les personnes intéressées doivent contacter la mairie au 04.68.97.02.68.

 

IMG_6427_modifié-1.jpgJeanne Olive habitante d'Ayguatébia

Tout le monde parle de développement touristique, mais nous n'avons pas les structures d'accueil. Aujourd'hui, les touristes ne nous apportent que des inconvénients. Les cyclistes jettent leurs cannettes, les randonneurs ne sont pas toujours respectueux. On n'a rein à vendre, et on ne peut apporter grand-chose aux touristes, si ce n'est notre nature. Je ne suis pas contre l'aménagement touristique, mais encore faut-il qu'il y ait des retombées économiques, et qu'il soit basé sur l'échange. Je suis pour un tourisme à dose homéopathique. Je dois reconnaître que je suis un peu chauvine et j'aime bien protéger mes jardins secrets. En fait, je ne souhaite pas que l'on vienne piétiner mes plates bandes.

 Ici le temps ne s'est pas arrêté et les habitants ont de l'humour jusqu'à nommer la route qu'ils empruntent journellement « l'itinéraire pittoresque des Garotxes ».