20/06/2013

Il faut sauver le "AA"

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Avec ses 108 ans, le sardinal dénommé « AA », a subi les outrages du temps. L’association « Bonança » a décidé de le réhabiliter et de le faire naviguer. Un pari engagé que l’association souhaite gagner.

C’est en 1905 que ce bateau de pêche est construit dans les ateliers Bonafos à Banyuls. Avec un tirant d’eau de 0.80 m, 10.80 m de longueur, 2.90 m de largeur, son port d’attache sera le Barcarès, ses principaux patrons Louis et Maurice Frances. Gréé d’une voile latine, il est équipé d’un moteur Baudouin en 1926. Il pratique la pêche à la sardine jusqu’en 1970. Utilisé ensuite pour la plaisance, il sera entreposé dans une darse au Barcarès. Voué à la destruction, l’association Bonança le récupère et décide de le réhabiliter, pour le faire naviguer à nouveau.

Valeur patrimoniale : si les barques catalanes ont des lignes semblables, sont construites en bois, le AA avant démontage (2).jpgavec un faible tirant d’eau, elles sont toutes différentes et uniques. Chaque charpentier de marine avait sa signature et utilisait un gabarit qu’il interprétait librement. Par contre, elles ont une particularité, l’emploi du gréement latin. Utilisé sur tout le pourtour méditerranéen, depuis le delta du Nil jusqu’au Maghreb et aux côtes d’Espagne, de France et d’Italie, il est composé d’une grande voile enverguée sur une antenne qui coulisse sur le mât. Cette voile triangulaire, appelée à l’origine « alla trina » (à trois pointes) et dite aujourd’hui voile latine, a joué un rôle primordial dans l'histoire des techniques de la voile. C’est elle qui est à l'origine de toutes les voiles axiales modernes. Son origine semble remonter à l’Antiquité grecque et dès le 6ème siècle, c’est la voile méditerranéenne par excellence. Le moteur à explosion a donné le coup de grâce aux voiles des  bateaux de pêche de petite taille, dont certains, comme la barque catalane, l'avaient conservé dans toute sa pureté originelle.

Un challenge : les barques catalanes portent le nom de « cassous « ou « bettes » pour les plus petits,démontage AA par l'équipe bonança.jpg « nacelles » ou « sardinals » pour les plus grands. Durant des années, les bateaux qui péchaient la sardine et l’anchois, ont navigué à la voile. Les marins qui les pilotaient étaient expérimentés et dotés d’une grande habileté. Dépassées par les nouvelles formes de pêche et les motorisations, ces barques ont été peu à peu « désarmées ». Devenues épaves sur les plages où elles pourrissent, la plupart seront brulées. Le long de la côte catalane, des associations de passionnés se sont mobilisées pour réhabiliter les rescapées et les faire naviguer à la voile sur mer et étang. C’est le cas de l’association Bonança, implantée sur le site de la fount del port de l’étang de Saint-Hippolyte. Une dizaine de bateaux de petites et moyenne taille, ont étés réhabilités et aujourd’hui l’objectif est la remise en état du sardinal « AA ». Pour cela Bonança a confié à  Jérémie Thiell, jeune charpentier de marine, aidé par les membres de l’association, la conduite et la réalisation de ce chantier.

Solidarité : entretenir et faire naviguer une flotte d’une dizaine de bateaux a un coût, que l’association maitrise avec ses fonds propres et l’aide financière des communes de Saint-Laurent de la Salanque, Saint Hippolyte et du Conseil Général des PO. Pour la réhabilitation du « AA », les fonds propres de Bonança ne suffiront pas. Ainsi est née l’idée de faire appel à la solidarité pour réunir matériaux et financements nécessaires à cette réhabilitation. La commune et la Régie des Angles ont répondu présent en offrant le pin sylvestre de la Matte. Philippe Gali, berger à Sansa, l’a transporté gracieusement. Vous pouvez participer à la sauvegarde de ce  monument  du patrimoine maritime catalan en devenant membre bienfaiteur de Bonança. Retrouvez les bénévoles de l’association,  dimanche 23 juin sur le marché de Saint Laurent, ou venez les rencontrer sur leur site le mercredi ou samedi matin. Des bouteilles de vin du Roussillon de la cave de Cases de Pene, au sigle de l’association sont aussi à la vente.

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18/03/2013

"Formi Coeur" quand le ski aide la recherche médicale

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Faire avancer la recherche médicale dans les maladies génétiques de la rétine, au programme de ce week-end de ski, organisé par l’association « Formi Cœur » et la station de Formiguères.

recherche médicale, aide, solidaritéIl y a actuellement en France plus de 110 000 personnes aveugles (acuité inférieure à 1/20) et pour 50 % d’entre eux, en raison de maladie de la rétine, dont une partie est héréditaire. C’est le cas pour les enfants d’Inès et Michel Crouzet qui sont à l’initiative de la création de l’association « Formi Cœur ». « quand ma fille Emilie a été diagnostiquée, il n’y avait aucun espoir de guérir. Aujourd’hui, la recherche avance, nous devons l’aider, l’utopie pourrait devenir réalité », précise Inès. L’association organise des évènements sportifs, festifs, culturels, qui lui permettent de récolter des fonds. Ces sommes sont versées directement à deux chercheurs de l’INSERM, les professeurs Hélène Dollfus et Christian Hamel. Ce samedi à Formiguères, un slalom yeux bandés était organisé par l’association, et animée par l’Ecole du Ski Français.  La station s’est associée à l’évènement en versant à la recherche 1 € par forfait vendu.

Quelle énergie : « c’est très important pour moi de skier, cela me permet de mieux vivre, de recherche médicale, aide, solidaritésurmonter certains obstacles du quotidien » s’enflamme Emilie. C’est à Formiguères qu’elle a appris à skier et elle continue. « Antoine mon guide m’a motivée à aller jusqu’à la compétition. C’est du bon stress, de gros coups d’adrénaline. Le son est un sens que j’ai fortement développé. La tonalité de la voix d’Antoine induit le type de mouvement. Quand cela fonctionne, j’ai l’impression de voir positivement ».

Masseur kinésithérapeute en banlieue parisienne, spécialisée en neurologie adulte, Emilie est à l’aise dans sa vie et sur ses skis.

 

www.formicoeur.org

 

Surprenante expérience

 

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Isabelle qui pratique le ski depuis toujours. « Les yeux bandés, cela donne une impression de mal de mer. Perte des automatismes, c’est un apprentissage nouveau. On se demande ce que l’on fait là, c’est très impressionnant ».

 

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Anne pratique le ski habituellement. « C’est angoissant, on ne sait plus où l’on est. On perd tous ses repères habituels, on ne sait pas si l’on monte ou si l’on descend. Du coup, on s’accroche à fond à la voix du guide ».

 

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Frédéric, skieur de bon niveau. « une expérience extraordinaire de par les sensations uniques, que l’on ne peut ressentir avec la vue. Cela suscite une énorme admiration pour les non voyants et leur capacité d’adaptation ».

 

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Marc Alexandre passionné de ski. « c’est fabuleux à vivre, à expérimenter. On se rend compte combien la vision est importante. On a l’impression d’être un novice qui ne maitrise pas ses skis. Il faut avoir confiance au guide ».

 

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plaisir du ski et aide à la recherche pour ce week-end « Formi cœur » à Formiguères.

21/09/2012

Le voyage solidaire d'Esgtelle en Inde

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Estelle Lenoir-Ringot a participé à un voyage solidaire en Inde avec l’association « Zigotour » qui œuvre dans l’humanitaire. Une expérience très enrichissante qui pèsera sur sa vie.

6 - ER.JPGIls étaient 16 jeunes de 18 à 25 ans, à se rendre en Inde pour participer à la reconstruction d’une école, trois semaines d’implication dans a vie locale. Huit heures de vol à partir de Paris avec un stop à Helsinki, pour arriver à New Delhi. Puis 12 heures en bus, sur des routes carrossables, mais rendues très dangereuses par la conduite des locaux, pour rejoindre Rishikesh. Devenue célèbre depuis 1968, suite à la retraite des Beatles dans l’ashram de Maharishi Mahesh Yogi, c’est aussi la capitale du yoga.

Des rencontres : ce qui a principalement motivé Estelle, c’est la rencontre avec une autre culture. « la population locale est très démunie, mais elle est toujours prête à5 - ER.JPG échanger, à partager avec nous » précise-t-elle. Durant le séjour consacré à l’aménagement d’une école (nettoyage, enduit, peinture) des temps de visites ont été prévus. Dharamsala, ville de réfugiés tibétains a marqué ce voyage. « logés chez l’habitant, on était 4 à 6 à dormir dans une même pièce. Les conditions de vie sont assez spartiates. Un WC et un point d’eau pour une vingtaine de familles ce qui ne les empêche pas d’être très propres. Malgré leurs conditions draconiennes de vie, ils sont toujours souriants ». Belle leçon d’humilité, qui change le regard sur soi même et les autres. Pour survivre, les tibétains fabriquent des objets artisanaux qu’ils vendent aux touristes, et reçoivent de l’aide de l’Inde et d’associations humanitaires.

2 - ER.JPGPrise de conscience : « j’ai pris conscience que les persécutions des tibétains par les Chinois continuent, en France, on n’est pas vraiment au courant ». Durant le séjour, le groupe a visité Agra, Jasalmair, Jaipur, empruntant train et bus locaux « très chargés », toujours en prise avec la réalité locale « la pauvreté, ce n’est pas toujours facile à côtoyer. On est toujours sollicités pour de la nourriture ou de l’eau, rarement pour de l’argent ». Le monde moderne ajoute à la pollution « coca cola mobilise l’eau potable, au détriment des habitants ». Le Gange est le fleuve sacré, et Gandhi très présent dans la mémoire collective. L’Inde est un pays fortement peuplé « il y a du monde partout, même dans le désert », un pays très sale, très pollué, très pauvre. La nourriture est à base de légumes bouillis et de lait, du riz, des galettes de blé, beaucoup d’épices.

Des projets : a son retour, Estelle a pris conscience du choc culturel qu’elle venait de vivre. « Nous ne sommes pas conscients de notre qualité de vie. Ce voyage m’a rendue plus généreuse, me pousse à aller plus vers les autres, pour partager ou aider ». Si en septembre, elle rentre à l’ETPA, école de photographie de Toulouse, le prochain voyage est déjà programmé. « ce sera l’Amérique du Sud, mais pas avec un grand groupe, plutôt avec des amis qui ont les mêmes motivations ».

 

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Estelle : voyager dans un esprit de solidarité nous enrichit.

13/07/2010

Les Restos du coeur, réunis dans les hauts cantons

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A l'issue d'une saison active, les bénévoles des Restos du cœur du département se sont retrouvés en Cerdagne autour d'une grillade.

Fondés par Coluche en 1985, les Restos du Cœur est une association loi de 1901, reconnue d'utilité publique, sous le nom officiel de « les Restaurants du Cœur - les Relais du Cœur ». Ils ont pour but « d'aider et d'apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l'accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu'à toute l'action contre la pauvreté sous toutes ses formes ».Sur le département, cela représente 17 centres, 417 bénévoles et 1 million de repas servis.

Le centre des Restos du cœur d'Osséja et les points d'accueil de Matemale et Font-Romeu, ont reçu le président départemental, monsieur Olibo, ainsi que les responsables des centres des Pyrénées Orientales. Cette journée, placée sous le signe de la détente et de la convivialité, a réuni une centaine de personnes autour d'un barbecue, sur le magnifique site d'Hix. A côté de l'aspect festif de cette journée, de nombreux échanges ont permis de mieux cerner le fonctionnement de cette importante institution. La mobilisation des bénévoles montagnards et la mise à disposition des locaux par la mairie de Bour-Madame, ont fait le succès de cette journée.

17:45 Publié dans social | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coluche, restos, aide, solidarité

15/02/2010

ADMR, l'aide à domicile se maintient

Voilà une trentaine d'années que l'Association Départementale en Milieu Rural (ADMR) section Capcir, œuvre pour le maintien à domicile des personnes fragilisées. Sa présidente, Madeleine Viguier, répond à nos questions. 

IMG_2982.JPGL'ADMR est une vieille dame dans le Capcir : l'association d'aide à domicile a été créée en 1945 dans le département et en 1980 en Capcir et depuis elle œuvre sans relâche.

Quelles sont les missions de l'ADMR : notre rôle est de favoriser le maintien à domicile des personnes fragilisées par l'âge ou par une situation familiale difficile. Pour cela, nous mettons en place et gérons des services d'aide.  Nous apportons ainsi une présence active et réconfortante pour ces personnes en difficulté.

Pour cela vous vous appuyez sur des personnels compétents : nous employons actuellement 12 aides à domicile certaines à temps plein, d'autres à temps partiel. La plupart sont des auxiliaires de vie diplômées, certaines sont en cours de formation. La fédération départementale à laquelle nous adhérons met à notre disposition deux secrétaires représentant 1.5 temps plein qui aident à la gestion de notre association et de celle de Cerdagne. Elle organise aussi la formation des personnels et des bénévoles.

Combien de personnes bénéficient de vos services : actuellement nous comptons 65 bénéficiaires répartis sur tout le Capcir, et nous faisons face à la demande. En été ce chiffre augmente avec le retour de personnes qui passent l'hiver en plaine, et nous embauchons un peu plus.

Combien coûte l'intervention à domicile : le coût horaire réel oscille aujourd'hui entre 17 et 18 €. Nous avons des aides financières du Conseil Général et des caisses de retraite. Le bénéficiaire participe en fonction de ses revenus. Pour certains, cela peut-être gratuit.

Quels sont les projets pour 2010 : mieux nous faire connaître auprès des mairies et des habitants est une de nos priorités. Nous nous engageons aussi dans une démarche qualité dans l'accompagnement des personnes, mise en place par l'Etat. Ceci viendra conforter notre expérience forte en la matière et nous permettra de formaliser clairement les procédures administratives.

Vous êtes une présidente heureuse : voilà cinq ans que je fais partie de l'association. J'ai été élue présidente à l'assemblée générale de printemps. Nous rencontrons une désaffection des bénévoles pour gérer l'association et cela est un vrai problème pour son administration et donc le maintien des services qu'elle gère.

L'ADMR Capcir a son siège à la Maison des Services à la Llagonne. Si vous êtes disponibles et voulez aider l'association ou si vous avez besoin de ses services, vous pouvez la contacter au 04.68.04.31.56. les lundi et jeudi de 10 h à 12 h.