12/07/2013

J'ai testé pour vous Les Garrotxes

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clocher de l'église de Railleu.jpgVous aimez le calme, la nature, le patrimoine, les villages préservés, laGarrotxes fleuries.jpg musique apaisante des cours d’eau, les paysages bucoliques, les échanges avec la population locale, rendez vous en Garrotxes, vous ne serez pas déçus. Niché entre Capcir et Conflent, avec de superbes points de vue sur le Canigou, le Madres, le Cambre d’Aze, ce territoire est un havre de paix pour qui sait le découvrir. Ayguatebia, Caudiès/Talau, Oreilla, Railleu, Sansa, sont les noms charmants des villages qui ont encore une vie active.

Vie rurale : à l’origine essentiellement agricole, ce paisible territoire qui vivait en autarcie au milieu du 20è siècle, a souffert de désertification. Les habitants étaient agriculteurs et artisans, les terres pauvres, arides d’où le nom de « Garrotxes ». Aujourd’hui, il n’y a plus d’agriculteurs, mais les jardins sont entretenus, les villages fleuris. Railleu qui comptait 50 habitants et 68 vaches en 1961, a vu sa population passer à 12, et 25 aujourd’hui. Mais ces villages ne sont pas ravitaillés par des corbeaux. Jean Philippe boucher à Olette, est présent avec son camion étal tous les mercredis de l’année. Patrick l’épicier passe tous les mardis. La postière distribue le courrier tous les jours. Pierre salarié du laboratoire départemental passe régulièrement prélever des échantillons d’eau pour l’analyse. Le transport à la demande, géré par le département permet de se déplacer sur Olette ou le Capcir pour 1 €. Une  vie rurale, active, ouverte, où perdurent certaines habitudes, telle la convivialité.

Le choix touristique : l’association Garrotxes Conflent regroupe habitants et élus des cinq passage du boucher en Garotxes.jpgcommunes. Dynamiques, ses membres militent et mettent tout en œuvre pour développer un tourisme église romane de Sansa.jpgdurable, basé sur l’échange et la rencontre. Des moulins sont réhabilités, des sentiers balisés, les églises visitables, des animations programmées. Ce qui fait la force de ce territoire, au-delà de ses beaux paysages, de sa vie calme et ressourçant, de son riche patrimoine, c’est l’accueil simple et sincère de ses habitants. Monique Laberty, membre de l’association l’affirme «ici les gens sont très accueillants. Parler aves les vacanciers, les renseigner sur le pays, les conseiller sur les visites incontournables, c’est un vrai bonheur ». Jacques, Jean Patrick, Dany, Marie Claude, Michel, habitant Perpignan, sont des pratiquants de la randonnée. Guidés par Marcel Mayens, ancien maire de Railleu, ils visitent l’église avant d’engager leur balade « ce territoire est extraordinaire, riche en patrimoine, eau, forêts. On apprécie la fraîcheur, les sentiers qui relient les villages ».

Terres arides, vous avez dit arides ?

Pratique

Accès voiture à partir d’Olette RD 4 direction Oreilla , à partir de la Llagonne par le Col de la Llose RD4C direction Ayguatebia, à partir de Matemale par le Col de Creu RD4 direction Railleu.

Hébergement : Gîte ruraux, contacter les mairies

Gîte d’étape de Sansa : 06.70.42.34.70. www.gitesevasion.com

Ecogîte du mas de Trape : 06.37.30.01.59.  www.gitelemasdetrape.com

Animations : Samedi 13 juillet c’est la fête de l’association à Sansa. Vous pouvez vous inscrire au repas de midi  (06 86 63 15 96 / 04 68 97 08 88)

Renseignements, programme d’animation http://valleedesgarrotxes.overblog.com
http://www.facebook.com/lavalleedesGarrotxes  youtube.com/user/lavalleedesgarrotxes

 

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prendre le temps, se ressourcer, le bonheur

21/09/2012

Le voyage solidaire d'Esgtelle en Inde

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Estelle Lenoir-Ringot a participé à un voyage solidaire en Inde avec l’association « Zigotour » qui œuvre dans l’humanitaire. Une expérience très enrichissante qui pèsera sur sa vie.

6 - ER.JPGIls étaient 16 jeunes de 18 à 25 ans, à se rendre en Inde pour participer à la reconstruction d’une école, trois semaines d’implication dans a vie locale. Huit heures de vol à partir de Paris avec un stop à Helsinki, pour arriver à New Delhi. Puis 12 heures en bus, sur des routes carrossables, mais rendues très dangereuses par la conduite des locaux, pour rejoindre Rishikesh. Devenue célèbre depuis 1968, suite à la retraite des Beatles dans l’ashram de Maharishi Mahesh Yogi, c’est aussi la capitale du yoga.

Des rencontres : ce qui a principalement motivé Estelle, c’est la rencontre avec une autre culture. « la population locale est très démunie, mais elle est toujours prête à5 - ER.JPG échanger, à partager avec nous » précise-t-elle. Durant le séjour consacré à l’aménagement d’une école (nettoyage, enduit, peinture) des temps de visites ont été prévus. Dharamsala, ville de réfugiés tibétains a marqué ce voyage. « logés chez l’habitant, on était 4 à 6 à dormir dans une même pièce. Les conditions de vie sont assez spartiates. Un WC et un point d’eau pour une vingtaine de familles ce qui ne les empêche pas d’être très propres. Malgré leurs conditions draconiennes de vie, ils sont toujours souriants ». Belle leçon d’humilité, qui change le regard sur soi même et les autres. Pour survivre, les tibétains fabriquent des objets artisanaux qu’ils vendent aux touristes, et reçoivent de l’aide de l’Inde et d’associations humanitaires.

2 - ER.JPGPrise de conscience : « j’ai pris conscience que les persécutions des tibétains par les Chinois continuent, en France, on n’est pas vraiment au courant ». Durant le séjour, le groupe a visité Agra, Jasalmair, Jaipur, empruntant train et bus locaux « très chargés », toujours en prise avec la réalité locale « la pauvreté, ce n’est pas toujours facile à côtoyer. On est toujours sollicités pour de la nourriture ou de l’eau, rarement pour de l’argent ». Le monde moderne ajoute à la pollution « coca cola mobilise l’eau potable, au détriment des habitants ». Le Gange est le fleuve sacré, et Gandhi très présent dans la mémoire collective. L’Inde est un pays fortement peuplé « il y a du monde partout, même dans le désert », un pays très sale, très pollué, très pauvre. La nourriture est à base de légumes bouillis et de lait, du riz, des galettes de blé, beaucoup d’épices.

Des projets : a son retour, Estelle a pris conscience du choc culturel qu’elle venait de vivre. « Nous ne sommes pas conscients de notre qualité de vie. Ce voyage m’a rendue plus généreuse, me pousse à aller plus vers les autres, pour partager ou aider ». Si en septembre, elle rentre à l’ETPA, école de photographie de Toulouse, le prochain voyage est déjà programmé. « ce sera l’Amérique du Sud, mais pas avec un grand groupe, plutôt avec des amis qui ont les mêmes motivations ».

 

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Estelle : voyager dans un esprit de solidarité nous enrichit.