31/08/2013

le portrait du jour, Cédrick Blanch, conservateur du patrimoine aux Angles

Cédrik Blanch.jpg

Originaire, des Albères, Cédrik a toujours été passionné par l’histoire, et le patrimoine. « tout jeune, j’étais intéressé par l’art et la culture catalane. A l’époque j’ai réalisé l’inventaire du mobilier de l’église de Saint André. J’ai aussi tenté de compléter la recherche historique de ce village, initiée par monsieur Barcelo ». Licencié de catalan, il arrive aux Angles, emploi jeune au club de l’aventure. Puis il intègre le service animation et patrimoine de la station. « à travers le témoignage des anciens, la consultation d’archives, je me suis plongé dans la culture capcinoise ». Des rencontres vont façonner son destin « le conservateur, Henri Loretto, les techniciens du centre de restauration, suite à la découverte du monument de la semaine sainte, ont provoqué un véritable déclic, qui m’a conforté vers cette volonté de préservation et conservation du patrimoine ». Sauvegarder, certes, mais avec la finalité de restituer « ce que l’on sait, il faut le faire savoir aux autres ». Impliqué dans la sauvegarde de la chapelle de Villeneuve, il en écrit son histoire et passe le pas « tout s’est tout à coup articulé, et je suis devenu conservateur délégué, une mission d’état bénévole ». Prospection, recensement, préconisation des mesures de protection, proposition de classement, voilà le lot quotidien de ce travail « Je suis un observateur, un sonneur d’alarme ». Cédrik est aussi membre de la société française de campanologie « j’ai pris de relai de Louis Ausseil. Ce qui me passionne, c’est à partir de l’étude des cloches, de faire le lien avec la vie locale, retisser l’histoire ». Une véritable passion qui motive Cédrik dans cet investissement personnel qu’il retransmet avec joie.

Contact 06.78.80.33.63.

25/07/2013

Les murumures de Railleu

Des habitants des Garrotxes se sont laissé conter l’histoire du village de Railleu à travers son architecture.

 

architecture, protection

Cette visite originale, est organisée par le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, dans le cadre des « Palabres d’aquí ». L’enjeu, est de sensibiliser les habitants à leur patrimoine, leur montrer qu’architecture traditionnelle et confort contemporain sont conciliables.

Une architecture : au fil de la balade, Bruno Morin, architecte du patrimoine, a apporté son regard technique et historique sur les constructions, enrichi par les anecdotes des habitants. Pour illustrer ses propos, il a utilisé cartes anciennes et documents d’archives.  Autant d’indices pour comprendre le Railleu d’aujourd’hui, déceler les richesses de son bâti. La forme de Railleu, est liée à l'histoire d'un premier village détruit au Nord, à la présence des moulins et des canaux. Le caractère singulier des maisons, découle de l’utilisation de roches et de savoir-faire typiques. Les petits détails du patrimoine, méritent d'être conservés et réhabilités, en conservant les traits de l'architecture locale.

D’autres rencontres : le Parc invite les habitants à poursuivre la discussion sur le devenir de leur territoire. Vendredi 26 juillet, de 14h30 à 17h30, au Musée de Cerdagne à Sainte-Léocadie, il sera question de biodiversité, avec la construction d’un abri pour les insectes. Samedi 27 juillet, de 9h à 12h, la rencontre portera sur les déplacements doux et les paysages de Cerdagne, lors d’une balade en vélo électrique depuis Bourg-Madame.

Inscriptions/renseignements : 04 68 04 97 60 - http://blog.parc-naturel-pyrenees-catalanes.com/

 

architecture, protection

                           Railleu, un village de caractère, bien préservé

25/10/2010

Protection de l'avifaune autour du barrage de Puyvalador et bien plus encore

Photo 001.jpg

La communauté de commune Capcir Haut-Conflent, EDF, ERDF et la commune de Réal ont signé une convention de partenariat pour l’aménagement d’un sentier ornithologique autour du lac de Puyvalador.

Le barrage de Puyvalador, géré par ERDF, est une réserve d’eau servant à alimenter les centrales hydroélectriques de la haute vallée de l’Aude. L’ornithologue Benjamin Joffre a observé qu’une centaine d’espèces d’oiseaux vivaient ou migraient sur le site du barrage. De ce constat est née l’idée de réaliser un sentier découverte ludique et éducatif, visant dans le même temps à la protection de cette avifaune. Situé en rive droite du barrage, sur le territoire de la commune de Réal, il sera jalonné de panneaux explicatifs et complété par un observatoire construit en bois.

 La Communauté de Communes  sera maître d’ouvrage d’un projet chiffré à 15 000 € TTC. EDF et ERDF apportent 4 000 € d’aide à la réalisation de ce programme. Cet  aménagement, opérationnel pour l’été 2010, sera accessible librement à tous.

Ce rapprochement a permis aussi d’aborder d’autres dossiers, comme le maintien du niveau d’eau sur le lac de Matemale durant l’été 2010, suite aux travaux réalisés sur les centrales hydroélectriques d’Escouloubre et de Nantilla.

Il est également prévu l’augmentation de la puissance électrique du refuge des Camporells, par le renforcement des panneaux photovoltaïques. Cet équipement est nécessaire pour l’adduction d’eau du refuge, en cours d’installation.

16/09/2010

Les Rendez vous des cimes du Parc Naturel Régional

IMG_8827.JPG

Les Pyrénées Catalanes, dans leurs hautes terres, révèlent des paysages singuliers, un patrimoine naturel riche, une identité naturelle forte. Une valeur patrimoniale sensible et fragile, que le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, souhaite transmettre aux plus grand nombres au cours de ces premiers rendez vous des cimes.

 

 

124-2405_IMG.JPGSous forme de rencontres avec des  professionnels de la montagne et de l'environnement, au cours de journées ou soirées, les randonneurs sont sensibilisés à la biodiversité des milieux qu'ils fréquentent. S'appuyant sur les structures d'accueil que sont les refuges de Marialles dans le massif du Canigou et de Camporells dans le massif des Pérics, c'est aussi une manière de faire découvrir ces hébergements d'altitude. Cette démarche s'inscrit dans les missions du parc, pour favoriser un tourisme durable et soutenir les acteurs économiques locaux dans leurs initiatives de développement de loisirs de pleine nature.

Biodiversité et pastoralisme : Du néolithique à nos jours, comment l'homme a modifié les paysages, quelle est l'influence du pastoralisme sur la biodiversité, quel cheminement de l'agriculture à la protection de l'environnement, quelle agriculture pour quel paysage, sont les questions qui seront abordées au cours d'une veillée et d'une balade accompagnée. Vendredi 3 septembre, à 21 h, au refuge de Mariailles, c'est Olivier Salvador de la Fédération des réserves naturelles catalanes qui animera la veillée. Samedi 4 septembre, balade journée sur le site des Camporells 239-3984_IMG.JPGguidée par Rosemaryn Staat, Conservateur de la réserve naturelle d'Eyne.

Les interventions pour la soirée du 3 et la journée du 4 sont animées et coordonnées par des structures membres du réseau Education Pyrénées. Ces animations sont financées par le PNR et la Ligue de Protection des Oiseaux

.

Pratique :

Vendredi 3 septembre : le rendez vous est fixé au refuge de Mariailles qui peut vous nourrir et vous héberger : nuitée 15.50 €, demi pension 36.70€. Réservation au refuge 04.68.05.57.99.

Samedi 4 septembre : rendez vous sur le parking de la station de ski de Formiguères à 7 h 45. A midi, repas gourmand au refuge des Camporells préparé avec des produits du parc pour 20 € par personne. Réservation au refuge 06.82.12.99.22.

www.parc-pyrenees-catalanes.fr

IMG_0037-2.JPGIMG_8777.JPGIMG_9350.JPG

 

 pastoralisme, biodiversité, au rendez-vous de ces animations mises en place par le PNR.

14/04/2010

Le PNR s'implique dans la semaine du développement durable

IMG_8232_modifi--1.jpg
Ressource et usage de l'eau, éco-construction, valorisation des ressources locales et identité paysagères mis en avant par le PNR durant cette semaine.

Dans le cadre de la semaine du développement durable, le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, organise des rencontres autour de l'éco-construction, la valorisation des ressources locales et l'identité paysagère.

Le développement durable est un terme qui est souvent dévoyé, mais qui a tout son sens lorsque l'on se préoccupe de l'avenir de notre planète, et du patrimoine naturel que nous allons laisser à nos enfants. « Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » est la définition communément admise du développement durable.

Changeons nos comportements c'est le mot d'ordre de la semaine du développement durable qui se déroule en France du 1 au 7 avril 2010. Ce rendez vous incontournable, initié par le ministère du Développement durable, invite les entreprises, les associations, les services publics, les collectivités, les établissements scolaires à promouvoir, les principes du développement durable. Au travers de nombreuses initiatives, dans tout l'hexagone, les français seront informés et incités à passer durablement à un comportement éco-responsable. Des français qui ont généralement une bonne appréhension des enjeux et adhèrent massivement aux actions individuelles en faveur de la planète : économie d'eau, d'énergie, tri des déchets...

Un parc actif : tout au long de l'année, le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes fait du Développement Durable. Protection et gestion du patrimoine naturel, culturel, paysager, aménagement du territoire, développement économique et social, accueil et éducation à l'environnement, expérimentation sont ses missions principales. Dans le cadre de cette semaine,  avec ses partenaires, il organise deux soirées thématiques qui abordent les sujets très vastes des énergies renouvelables. Après la soirée de jeudi consacrée à l'hydroélectricité, et la ressource en eau, c'est d'éco-construction et de la valorisation des ressources locales, qu'il sera question mercredi 7 avril à Fuilla. Des thèmes choisis parmi l'ensemble des activités du parc, qui illustrent clairement à quel point le développement durable est concret, et n'est pas un phénomène de mode.

Renseignements PNR 04.68.04.97.60.   www.parc-pyrenees-catalanes.fr

Programme du 7 avril 2010-04-01

16 h 30 - visite d'une maison individuelle à Fuilla, construite en bois local et paille (places limitées, inscription obligatoire au PNR)

18 h 00 - les potentialités et les freins liés au développement de microfilières valorisant les ressources locales de la construction. (salle polyvalente de Fuilla)

19 h 15 Mise en perspective de notre perception de la construction traditionnelle sur le territoire des Pyrénées Catalanes (salle polyvalente de Fuilla)

22/02/2010

Le PNR photographie son territoire et crée l'observatoire du paysage

IMG_8450.JPGRéunis à Eyne, les commissions Urbanisme Aménagement Paysages et Culture Patrimoine Catalinité du Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, ont peaufiné le projet d'un observatoire des paysages, outil technique d'importance pour les schémas de développement du parc.

Protéger l'environnement, les paysages, tout en développant l'économie, est la volonté politique des élus du parc et de son président Christian Bourquin « la première raison d'être d'un PNR, c'est de protéger ses patrimoines. Nous devons développer nos richesses et les faire partager. Renforcer l'attractivité pour les vacanciers, mais aussi la qualité de vie pour les populations locales». Si la protection du patrimoine naturel est au cœur de l'action d'un parc, il n'en demeure pas moins que les questions d'urbanisme et de paysages font aussi partie de ses priorités. « le train jaune, on le retrouve dans notre logo, mais l'écrin dans lequel il voyage doit être à sa hauteur » précise le président.

Quels paysages « le paysage n'existe pas en soi et ne s'impose pas à tous de la même manière » affirme Véronique Molinier, ethnologue au CNRS, pressentie pour animer l'observatoire. Le paysage est une donnée culturelle, dans laquelle s'intègrent les constructions humaines. Cela se complique lorsque l'on parle de « beauté du paysage ». Pour Véronique, « il y a un alphabet du regard que l'on a appris sans nous en rendre compte, influencé par l'art pictural, la littérature, le cinéma, la photographie ». Le paysage, nous le fabriquons en le regardant, le photographiant. Il y a une grille de compréhension qui s'établit entre ce que l'on a dans les yeux et la façon dont on l'interprète. Il y a une réalité et plusieurs interprétations. Un champ de coquelicots n'a pas la même signification pour un photographe et l'agriculteur qui le cultive. Au 18è siècle, nos ancêtres avaient peur de la montagne. Le Pyrénéisme et le tourisme ont amené un autre regard sur cet univers. Alain Bousquet, maire d'Eyne soulève « la contradiction de la lecture du paysage, sa gestion et son entretien. Soit cela devient un musée, soit on développe une vie locale et cela passe par l'économique ». Et de citer l'écrivain Jules Renard, maire d'une petite commune « comme maire, je dois veiller au bon état des chemins, comme poète je préfère les voir non entretenus ». Grégoire Valbona, maire d'Egat, apprécie le chemin parcouru. « les chartes d'urbanisme et paysages sont aujourd'hui réalisées et doivent servir d'axe de travail dans les évolutions des Plans Locaux d'Urbanisme ».

L'observatoire identifier les caractères dominants des paysages, les mettre en valeur, les protéger ou réhabiliter, les prendre en compte dans les projets d'aménagement, voilà la finalité du projet. Un itinéraire de 40 points sur le territoire du parc a été défini. Ils seront photographiés tous les ans pour constater l'évolution. Une collecte de photographies, cartes anciennes, des modes de vie et savoirs faire sera engagée. Les orientations seront définies par entités territoriales, par des groupes de travail locaux. Un partenariat avec le Parc national de Pyrénées, de l'Ariège et ceux de Catalogne Sud, permettra de partager l'outil et mettra en valeur l'identité du massif à travers un « beau livre » et une exposition. « c'est plus qu'un travail technique » affirme Christian Bourquin « on veut amener la population à s'approprier la démarche et à prendre conscience de l'intérêt du PNR. Le paysage, sera la colonne vertébrale de la prochaine charte du parc, et on est en train de la construire ». Laissons la conclusion à Marguerite Yourcenar « construire, c'est collaborer avec la terre, c'est mettre une marque humaine sur un paysage qui en sera à jamais modifié ».IMG_7283.JPG

15/02/2010

Projet de protection de l'avifaune autour du barrage de Puyvalador

SA400004.JPGERDF, la Commune de Réal et la Communauté de Communes Capcir Haut-Conflent ont signé un convention visant à réaliser un sentier de découverte ornithologique doté d'un observatoire des oiseaux en rive droite du barrage de Puyvalador.

Le barrage de Puyvalador géré par ERDF, est une réserve d'eau servant à alimenter les centrales hydro électriques de la haute vallée de l'Aude. L'ornithologue Benjamin Joffre, habitant de Formiguères, a observé qu'une centaine d'espèces d'oiseaux vivaient ou migraient sur le site du barrage.

Des espèces variées : rapaces migrateurs tels milan noir, circaète Jean Leblanc, Milan Royal, petits passereaux liés aux espaces ouverts de l'agriculture extensive aux jolis noms d'hirondelle de fenêtre ou de chemin, linotte mélodieuse, tarier des près, huppe fasciée, mais aussi cincle plongeur, vautour fauve, héron cendré, grand cormoran, goéland leucophée, chevalier guignette, guifette moustac, vivent ou sont de passage autour du plan d'eau. Des espèces que Benjamin fait observer aux enfants et adultes, mais dans des conditions non adaptées.

Un observatoire : de là est née l'idée de réaliser un sentier découverte ludique et éducatif visant dans le même temps à la protection de cette avifaune. Situé en rive droite du barrage sur le territoire de la commune de Réal, il sera jalonné de panneaux explicatifs et complété par un observatoire de 12 m2 construit en bois. ERDF, la commune de Réal et la Communauté de Communes Capcir Haut-Conflent ont signé une convention sur une durée de six mois avec l'objectif d'établir le dossier technique, le chiffrer, et de rechercher des partenaires financiers. Une recherche active qu'ERDF va engager auprès de sa direction départementale, du Groupe Europe Hygiène, de la Ligue de Protection des Oiseaux, du GORE.

Ce projet pourrait être opérationnel à  l'été 2010, et serait accessible librement à tous.