29/09/2013

Vers la haute route de l'Everest

nepal, haute route, challenge


Christian Cardot le marcheur infatigable, et son épouse Christine, entament la Haute route de l’Everest, 24 jours de marche, en compagnie de deux Matemalais.

Christian, en rêvait, il l’a fait. Non, pas la haute route de l’Everest, qu’il arpente régulièrement. Il a réussi à décider deux habitants de Matemale à se joindre à son périple. Une expédition de 24 jours de marche (6 h en moyenne par jour), à des altitudes allant de 2840 m d’altitude au départ, jusqu’à  6000 m.

nepal, haute route, challengeLa préparation : un trek cela se prépare à l’avance. Réserver les avions, en particulier celui de Lukla, l’aéroport réputé le plus dangereux au monde. Prendre contact et réserver les porteurs, acquérir le permis de trekking et celui de randonner dans parc le national. Les repas et hébergements sont réservés sur place, ce qui ne pose pas de problème à cette période moins fréquentée.

Etre en forme cette expédition engagée par rapport à l’altitude demande une bonne condition physique. Christian est vigilant avant d’accepter les prétendants au voyage, les deux matemalais l’ont compris. « je n’ai pas fait de préparation particulière, mais tout l’été je parcours la montagne, la semaine dernière c’était le Canigou. L’hiver je pratique régulièrement le ski de fond.» déclare Thierry Vergés. Son collègue Pascal Roques, s’est aussi préparé. « j’ai alterné marche, course à pied, vélo, escalade. J’ai participé à la course du Canigou que j’ai bouclée en 5 heures». Christiane et Olivier  Brun de Nîmes, montagnards aguerris, sont de la partie. Christian, voilà 40 ans qu’il parcourt le monde à pied, 25 ans avec sa femme Christine.

Motivation  s’engager dans une telle aventure ne semble pas évident. « j’ai fait le tour des Annapurna il y 12 ans, j’ai rencontré des gens gentils, découvert de superbes paysages, mais je m’y suis ennuyé, Là je pars avec un groupe motivé par la marche. Ma seule appréhension c’est l’avion de Lukla, mais c’est incontournable, alors, je fais avec » nous confie Thierry. Pour Pascal c’est une longue maturation « depuis quelques années, je pensais faire un grand treak. L’occasion de partir entre amis, avec un guide compétent m’a décidé à passer le pas. Je sui un peu stressé par ma réaction à l’altitude, mais le programme prévoit plusieurs jours d’acclimatation, cela me rassure ».

Vie locale : au-delà de la beauté des paysages, c’est la rencontre avec les habitants et les randonneurs, la relation avec les porteurs qui est privilégiée. Les nuitées se passent dans des « lodges », sortes de gîtes d’étape. Côté alimentation, il ne faut pas être un inconditionnel de la viande. Ici, le soir, c’est le « dal bhat », le plat local à base de riz, légumes et soupe de lentilles. Un vrai régime végétarien, et une vie de moine.  Lever 6 heures, coucher 19 h 30. Ils ont tout de même mis dans leur paquetage, du fouet de Matemale et deux bouteilles de champagne, pour fêter l’anniversaire de Christian.

Une belle aventure dont nous vous tiendrons au courant.

 

nepal, haute route, challenge

ces paysages extraordinaires les attendent

                         

 

12/02/2013

Népal, Indonésie, avec le guide Christian Cardot

DSC_3696_modifié-1.jpg


C’est en famille et en compagnie d’un porteur népalais, que le guide de haute montagne Christian Cardot, a quitté son Capcir pour, durant deux mois et demi parcourir le haut Népal puis l’Indonésie.

DSC_4969 3_modifié-1.jpgMarcher, pour Christian Cardot, est aussi indispensable à sa vie que respirer. A pied du printemps à l’automne, en raquettes ou ski de randonnée en hiver, il arpente les hauts cantons, en connaît tous les détails, tous les secrets, tous les bienfaits. Quand il vous invite à boire un verre de genépi, vous savez exactement le lieu, le jour, l’heure de la récolte des plantes, et c’est toujours savoureux. Mais marcher ne suffit pas, il faut être curieux, avide de rencontres et d’échanges, pour tous les ans parcourir une partie du monde. C’est tout cela qui motive Christian, véritable globe trotter, qui revient toujours enrichi de ses voyages, et volubile, n’hésite pas à vous faire partager ses aventures.

Longue marche : le périple commence par le Népal, avec l’enchaînement de quatre treks (Tamang DSC_3379_modifié-1.jpghéritage, Langtang, Gosainkund et Helambu) soit environ 300 km en 25 jours. La première partie, frontière avec le Tibet est particulièrement agréable. « les gens sont en costumes traditionnels selon leurs ethnies, les maisons aux constructions originales, des styles de vie différents mais toujours un superbe accueil » précise Christian. Vallées grandioses et profondes, une lente progression au milieu des rhododendrons géants, pins, bouleaux, chênes et bambous. Du haut du Kanjin-Ri (4773 m) le point de vue est extraordinaire sur les sommets environnants dont le Shishapangma (8013 m). Après différentes ascensions dont celle du Langtang Lirung (7227 m), la route continue par le Gosain Kund et ses 106 lacs. Des parcours enchaînant de fortes dénivelées positives, qui donnent de la difficulté à la marche. Dernière étape, le village de Saku, puis, retour en stop à Katmandou et envol vers l’Indonésie et ses volcans.

DSC_4289_modifié-1.jpgDécevante Indonésie : changement de décor, durant six semaines, sur les iles du sud de l’Indonésie, ascension de six volcans. Le Bromo (ile de Java) et son immense cratère, le Butur et l’Agung (ile de Bali), le Rinjani le plus haut (3726 m) sur l’ile de Lombok. Sur l’ile de Flores, le Kelimutu est célèbre pour ses trois lacs qui changent de couleur durant la journée. Après la montagne népalaise, entre les ascensions des volcans, place au vtt, à la plongée, au repos sur de belles plages. Une déception cependant le tourisme développé à outrance sur l’ile de Bali, trop de monde, trop de sollicitations financières, grands hôtels, vont faire fuir nos globe trotter.

Etonnantes rencontres : si les échanges avec les locaux sont riches, il en est de plus insolites et DSC_4441_modifié-1.jpginattendus, laissant d’agréables souvenirs. La rencontre au tee shop de Thomma au Népal avec Christian Sénéchal originaire de Thonon les bains, une deuxième rencontre à dire vrai. En 1974, au volant de sa coccinelle, Christian Cardot est tombé en panne entre Tabaiz et Teheran en Iran. C’est Christian Sénéchal qui passait par là en 2 CV qui l’a dépanné. Puis, en Indonésie, agréable rencontre avec Camille et Manon jeunes habitantes de Matemale. Moins agréable, « la peur de ma vie » dira Christian, la morsure d’un serpent, heureusement sans gravité et soignée avec des plantes médicinales par un moine tibétain

A peine rentrés, Christian et son épouse Christine pensent au prochain départ. Juin, c’est l’incontournable Turquie. En automne ce sera la haute route de l’Everest au Népal suivie des Philippines, le Laos, le Cambodge et le Vietnam. Cette fois, le groupe s’agrandira à quelques matemalais, le virus est passé pour le plus grand plaisir de Christian.

 

Contact : 06.32.15.12.56.  et cardotchristine@hotmail.com

 

DSC_3900_modifié-1.jpg

des paysages extraordinaires qui récompensent toujours l’effort pour atteindre les sommets.