01/09/2012

Vacher, un métier de rêve...?

IMG_1508.JPG

Jacques le vacher de la Mouline

Jacques est le vacher du groupement pastoral « la Mouline » sur le territoire d’Olette et Nohèdes. Il a en charge un troupeau de 150 vaches et 120 veaux. « c’est ma neuvième saison. Autrefois je travaillais dans un domaine viticole  en salanque. J’ai toujours eu des animaux autour de moi, et je rêvais de faire des estives ». Surveiller les vaches, soigner les malades, les blessées, ramener les veaux éloignés de leur mère, regrouper le troupeau en lui apportant du sel, sont le cœur du métier « je suis le regard de l’éleveur sur les troupeaux en estive ». Un métier exigeant, qui demande une présence continue. Jacques monte en estive à partir du 1 juin jusqu’au 15 novembre. Il reste sur place durant la saison, et descend un jour par semaine pour se ravitailler. « j’adore la solitude, et pourtant c’est la solitude du métier qui pose souvent le plus de problèmes ». Pour téléphoner, il fait 11 km aller/retour. Un métier aussi de rencontres « tout le monde me demande si j’ai vu l’ours, ou le loup ». Beaucoup de promeneurs aimeraient faire ce métier, mais Jacques est dubitatif « ce n’est pas un week-end en montagne, c’est six mois consécutifs, quelle que soit la météo . pour moi, c’est une passion ». Et s’il reconnaît que « le travail n’est pas difficile », il demande toutefois « une bonne connaissance des animaux ». Cavalier, il passe une bonne partie de son temps à cheval. Les vaches en montagne gardent leur corne, cela leur permet si besoin de se défendre. Les cloches à leur cou permettent de les repérer si elles s’éloignent du troupeau ou si elles ont un accident. Ses nuits, il les passe dans un refuge relativement rustique, équipé de douche et wc. « j’ai un sens de l’inconfort tout à fait exceptionnel. C’est pour cela que je suis heureux dans ce métier ». Une philosophie positive, qui n’empêche pas Jacques d’affirmer « le métier fait rêver, mais il faut le vivre ».

17:07 Publié dans métier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaches, gardien, estive

28/07/2011

Jean Brice Leroy : b ien plus que le gardien du refuge des Caporells

refuge, gardien, camporells, montagne, randonnée

De nombreux sentiers sillonnent la montagne catalane pour le plaisir des vacanciers. Liés à ces parcours, des refuges permettent de réaliser des étapes, tels celui des Camporells sur le tour du Capcir. Jean Brice Leroy, garde ce refuge depuis 18 ans. Une habitude saisonnière dont il ne se lasse pas et qui correspond à sa philosophie de vie « la passion pour la montagne, l’amour des gens, leur donner un accueil confortable et sécurisé dans un milieu isolé, loin de la civilisation ». Un métier qui demande une forte implication et une présence permanente. « seul ce n’est pas possible, même si on ne compte pas ses heures. On est 3 sur la saison pour assurer les services d’accueil, d’hébergement et de restauration. Nous sommes un office de tourisme en altitude. Nous renseignons les randonneurs, qu’ils utilisent le refuge ou non, sur les itinéraires, la météo, la réglementation en montagne, la flore, la faune, donnons des conseils de prudence ». Des projets, Jean Brice en compte, en particulier au sein de l’association AGREPY (Association des Gardiens de Refuges des Pyrénées) qu’il préside. Nous réfléchissons à la mise en place d’un groupement d’achats de produits du terroir et à la réalisation d’un réseau de refuges sur le futur tour des Pérics. Un projet qui irait jusqu’à l’harmonisation des repas « pour que les randonneurs mangent différemment à chaque étape ». Parmi les difficultés du métier Jean Brice relève « la confusion du public avec l’hôtellerie classique. Un refuge, c’est un esprit collectif, les repas sont pris en commun ». La clientèle du refuge est pour la plupart itinérante, mais une grande partie des randonneurs qui fréquentent le site le fait aussi à la journée. Parmi les satisfactions « le travail de sensibilisation à la protection de l’environnement engagé depuis 18 ans porte ses fruits auprès du public qui fréquente le site. Les gens ramènent leurs déchets dans la vallée, il n’ya presque plus de foyers sauvages autour des lacs ». Sur le site du refuge, place à feu et wc écologiques sont à disposition du grand public.

Contact 06 82 12 99 22