25/09/2013

Ferme du Rialet, de la passion à l'économie

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À partir de leur passion pour les chevaux, le terroir, la montagne, le Capcir,Denis Corrieu et Jean Palau, ont créé leur propre outil de travail.

Denis et des chevaux.jpgDenis Corrieu, originaire de la Llagonne, est passionné de chevaux. Après ses études au STAPS de Font-Romeu, il décide de «créer une activité qui allie sport et passion ». Jean Palau, originaire de Villeneuve de la Raho, amoureux de la montagne, après des études d’expert comptable, « métier qui ne me convient guère », s’associe avec Denis. Ainsi est né en 2009, le centre d’entraînement de chevaux d’endurance de Barrès. Cinq poulinières, un étalon, trois chevaux en pension. En 2011, l’étude économique de l’exploitation prouve que l‘élevage seul n’est pas viable. Il faut donc se diversifier. Ils reprennent la « ferme du Rialet » de la Llagonne  pour développer une fromagerie et une ferme pédagogique.

La fromagerie : les installations de la ferme, permettent de redémarrer rapidement une activitéespace vente à la fromagerie.jpg fromagère. C’est le domaine de Jean. Affinage de fromages fabriqués par la fromagerie « Flor de Neu » de Fontrabiouse, et valorisation du lait, en le transformant en yaourts, fromages, frais, crèmes dessert. « au départ, c’est la ferme de Fontrabiouse qui fournissait le lait. Les normes Européennes, nous obligent aujourd’hui à passer par une coopérative laitière » précise Jean. Par an, cela représente 15 000 litres de lait en produits frais et 1500 tommes affinées. L’espace vente obtient la marque « boutique partenaire » délivrée par le parc naturel régional. Cela permet de proposer à la vente des produits du terroir, élaborés par d’autres producteurs locaux.

IMG_7992_modifié-1.jpgLa ferme pédagogique : l’idée de présenter au public des espèces d’animaux issus de la ferme pyrénéenne, germe. Les terrains agricoles, disponibles autour de la fromagerie, sont aménagés. Sur un espace de 2  hectares, Denis réalise et gère ce projet. Chèvre pyrénéennes, ânes catalans, brebis rouges du Roussillon, côtoient poules, oies de Toulouse, vaches lourdaises et autres cochons, pintades, lapins, canards… 31 espèces, représentant entre 120 et 140 animaux selon les périodes. « ce sont des races pour la plupart menacées. Nous participons à la reproduction et au maintien de ces espèces » déclare Denis.

L’élevage équestre : il a considérablement grandi. Trente chevaux, cinq naissances par an, et trente chevaux en pension. Des chevaux qui commencent à être reconnus. Vendus en automne, ils constituent une partie importante du revenu de l’exploitation équestre à côté des pensions, saillies et dressages. Autonomes en alimentation pour le foin et la luzerne qu’ils cultivent, le travail ne manque pas sur l’exploitation.  La chambre d’agriculture reconnaît cette entreprise et la montre en exemple de diversification dans ses stages agricoles.

« Aujourd’hui, l’entreprise a trouvé son rythme de croisière, pas question de la développer. Enfin, on verra dans dix ans… », affirment Denis et Jean.

 

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L’entreprise réalise un chiffre d’affaire annuel de 280 000 €, dont 1/3 provient de la partie animale et 2/3 de la fromagerie.

Outre leurs deux emplois permanents, trois postes saisonniers ont été créés sur la période estivale.

Fromagerie et ferme pédagogique sont ouvertes au public de 16 h à 19 h, tous les jours durant les vacances scolaires, tous les week-ends pour les autres périodes. La visite de la ferme coûte 3 €. Fermeture annuelle du 23 septembre au 17 octobre 2013 inclus.

Tél 06.19.62.93.28.   www.la-ferme-du-rialet.com

24/08/2012

J'ai testé pour vous les fromages fermiers "parc"

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« Gavé » par le fromage rouge de mon enfance, j’ai décidé de tester pour vous les fromages fermiers du parc naturel régional, un régal.

IMG_2487.JPGLa France est sans aucun doute « le pays du fromage », dans tous les cas elle possède une tradition fromagère unique. Pline l’Ancien (né en 23 après J.C.), en faisait déjà état dans son « Histoire naturelle ». Certes la France peut se prévaloir de cette appellation, mais les hauts cantons, malgré le traité des Pyrénées, ce n’est pas tout à fait la France. Ceci, explique cela. Ici, point de tradition fromagère, comme sur le reste de la  chaîne Pyrénéenne. Dans ce département, le fromage ne faisait pas vraiment partie de notre gastronomie. « formatget » (caillé de brebis), « fromage rouge » durant l’année, « cantal » à Noël et « roquefort » pour les grandes fêtes, notre consommation fromagère était rudimentaire. Mais s’il n’y avait pas une vraie production, les agriculteurs, en montagne, fabriquaient toutefois un fromage local, qui n’était pas commercialisé, « el poudrit » dont voici la recette. Dans un pot en grés,  mélangez lait caillé de vache, vert de roquefort et un verre d’alcool. Touillez régulièrement avec une cuillère en bois et laisser fermenter. Mangez-le étalé sur une tranche de pain de campagne, c’est fort, très fort… Aujourd’hui, on ne fabriqueIMG_2501.JPG plus ce fromage dans les fermes, il faut dire qu’il n’y a plus beaucoup de fermes en Cerdagne Capcir. Les agriculteurs, pour maintenir leur activité se sont convertis en fromagers. Une démarche encouragée par le Parc naturel des Pyrénées Catalanes qui leur a attribué une marque, gage de qualité de fabrication. Habitant en Capcir, j’ai fait le tour des fermes, à la découverte des productions fromagères locale. A Matemale, l’élevage de chèvres alpines, produit caillés, lactiques nature ou aromatisés (ail, poivre, poivrons, fines herbes),  cendrés, tomme, et un camembert de chèvre, le « cachinou » à vous damner. Formiguères, c’est le brebis qui est proposé en yaourt, brousse, caillé, pérail, tomme. J’ai flaché sur le caillé qui me rappelle mes saveurs d’enfance et la tomme accompagnée de confiture. A Fontrabiouse, le lait de IMG_2465.JPGvache est vendu frais, mais il est aussi transformé en faisselle, fromage frais, brousse, fromages lactiques nature et aromatisés, tomme, mais aussi, et c’est mon coup de cœur en fromage à pâte molle, le « flor de Neu », a consommer nature ou fondu au four sur un lit d’oignons, lardons, pommes de terre, divin. Après ces extases gustatives capcinoise, demain c’est sur je prolonge mon périple initiatique en Cerdagne.

Où trouver les fromagers marqués parc: Vache à Eyne, Fontrabiouse, Sahorre, Saillagouse, Brebis à Formiguères, Mantet, Planes, Chèvre à Matemale, PY.

Pratique : retrouvez tous les produits fermiers marqués parc, dans l’annuaire des producteurs édités par le PNR, disponible gratuitement dans les offices du tourisme.

www.parc-naturel-pyrenees-catalanes.com

 

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diversité des arômes, des textures, des fromages fermiers à déguster sans modération.

09/08/2011

Isabelle Vergés, fromagère en Capcir

 

fromage, chèvre, nature, terroir

Isabelle Vergés est productrice de fromages de chèvre à la fromagerie le « Dourmidou » à Matemale. « nous sommes trois en GAEC et chacun d’entre nous a une activité spécifique au sein de l‘exploitation ». En ce qui la concerne, son domaine est la fabrication des fromages, la commercialisation et l’administratif. « la paperasse, comme on dit, c’est le côté le moins agréable du métier, mais c’est incontournable pour notre pérennité ». Comptabilité, facturation, suivi des stocks, déclarations diverses… autant de tâches qu’il faut accomplir avec précision au long de l’année. « la fabrication des fromages, c’est un vrai plaisir, c’est la justification du choix de ce métier ». Tous les jours, le lait de traite est emprésuré, le caillé mis en moule et placé en cave d’affinage. La tomme fabriquée au printemps et à l‘automne demande un affinage de 3 mois minimum. Les lactiques, sont affinés en 2 jours pour les plus frais et jusqu’à 45 jours pour les plus secs. La commercialisation de la production, c’est aussi une facette du métier qu’apprécie Isabelle, au-delà de son aspect économique. « la relation avec les clients me passionne. Faire découvrir mon métier, expliquer la fabrication des fromages, mais aussi conseiller sur une balade, un site à visiter, autant d’échanges riches et fructueux ». Prendre le temps, accueillir, fabriquer, vendre, gérer, cela fait de longues journées, c’est en quelque sorte l’apanage de la fonction. « le métier d’agriculteur est contraignant, mais c’est un choix, une passion. Certes je ne compte pas mes heures, mais le fait d’être à trois en GAEC, cela permet d’avoir une vie de famille acceptable ». Tous les soirs, à partir de 17 h 45, ils sont nombreux, adultes et enfants, à se presser de rejoindre la ferme pour assister au retour du troupeau des champs et à la traite. « les gens qui viennent à la ferme sont intéressés, curieux, et c’est un plaisir de discuter avec eux, c’est vraiment un fabuleux métier ».

Tél 04.68.30.15.55. www.cerdagne-capcir.com/fromage-matemale-dourmidou

 

01/01/2011

Le fromage de chèvre du Dourmidou

IMG_2551.JPGC’est le calme dans la chèvrerie. Les chèvres sont au repos. Elles vont mettre bas début janvier, et la traite est interrompue. Mais la fromagerie est  ouverte tous les jours. Vous y trouverez de la tomme affinée et les excellentes pommes de terre du Capcir (rate, charlotte, Mona Lisa, cherry). Mais aussi une sélection de produits locaux avec en particulier des côtes du Roussillon et des vins doux naturels (muscat, banyuls, Maury).

Ouvert tous les jours de 10 h à 17 h et de 17 h à 19 h.

Tél 04 68 30 92 30