09/08/2013

Parc animalier des Angles, les états d'âme du "gros"

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L’ours des Angles est vexé. L’ourse Viviane fait la une de la presse. Il s’en plaint et porte un regard original sur ses voisins du parc.

bouquetin.jpgLes soigneurs m’appellent « le gros », mais je ne suis pas gros, juste un peu enrobé. Parisien d’origine, je vivais dans un 4 x 4, un blockhaus béton de 16 m2. Débarqué dans le parc en décembre 1994, je suis le pensionnaire le plus photographié. J’avais l’honneur de la presse, Viviane me l’a ravie. Ils ne parlent que de cette ourse qui s’est « tirée » de son parc. Heureusement, ils l’ont retrouvée. Ils n’ont qu’à la faire venir ici, sûr elle « fera pas sa valise ». Moi je ne bouge pas, même pas je boude. La marmotte est mon amie. Elle vient me voir, me tiens au courant de la vie locale. Quand elle est bien grasse, je me dis que j’en ferais bien mon quatre heures. Gros mangeur de fruits et légumes, je ne crache pas sur un peu de viande. Mais, c’est mon amie, alors… Je suis le plus sympa, les enfants m’aiment bien. Ce n’est pas comme le bouquetin, fier, planté sur son rocher, qui te regarde sans te voir, et ne t’adresse pas la parole. Des fois du bout de mon enclos, j’aperçois le cerf, suffisant, arrogant, avec son trophée. Ça doit-être lourd à porter. En mars, quand ses bois tombent, il ne fait plus le malin, il ne ressemble à rien. C’est idem pour tous les membres de sa famille de cervidés. Les daims, rennes, chevreuils, bien fait pour eux. Je me méfie des loups, ils sont peureux, « pas francs du collier ». Le renne, il fait toujours « la gueule ». Remarque, ça fait longtemps qu’il n’a pas vu le père noël. Et les bisons, quel caractère de cochon, ils sont imprévisibles. Les sangliers n’arrêtent pas de se souiller dans la boue pour chasser les parasites. Les mouflons ont de drôles d’attitudes durant le rut. Ils se battent, tête baissée, ça fait un boucan. Ha, le rut ! L’isard, lui je l’aime bien, c’est un vrai pyrénéen. Vif, curieux, hâbleur avec un fort accent catalan. C’est une drôle de ménagerie qu’il y a dans ce parc, mais je m’y plais. Bon je vous laisse. Venez demain, je ferai le pitre, n’amenez rien, ici je suis bien nourri.

Pratique  le parc en été est ouvert tous les jours de 9 h à 18 h

Il vous en coûtera 13 € pour un adulte, 11 € pour un enfant (4 à 14 ans)

Renseignements  04.68.04.17.20.    www.faune-pyrenees.fr

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toute la faune pyrénéenne vous attend au parc animalier des Angles.

26/12/2011

Fabuleuse balade à la rencontre de la faune Pyrénéenne

 

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Ouvert au public en décembre 1994, le parc animalier des Angles qui réunit sur 37 hectares 13 espèces de la faune pyrénéenne, est une visite incontournable pour les petits et les grands.

faune, sauvage, parc, visitgeNiché au Pla del Mir sur la station des Angles, le parc animalier sur 37 hectare, propose aux visiteurs de découvrir des animaux sauvages pyrénéens, présents encore aujourd’hui dans les hauts cantons ou qui y ont vécu autrefois. Son exposition sud, ses 14 hectares d’enclos, sa configuration géographique, sont adaptés à tous les animaux présents qui se reproduisent régulièrement, hormis les ours, le mâle étant stérile.

Prendre le temps : visiter le  parc, c’est prendre le temps pour observer les animaux. Le site boisé, les points de vue jusqu’au Canigou, l’eau, vous incitent à la flânerie. Deux parcours sont proposés. Le premier d’une longueur de 3500 m vous permetfaune, sauvage, parc, visitge de rencontrer tous les animaux. Le deuxième (1500 m), vous restreint aux cerfs, sangliers, daims, rennes, et ours. Le long du parcours, des aires de pique nique permettent une pose même en hiver. Les loups sont assez méfiants. Autour de leur enclos, deux affûts photo facilitent la vision. Originalité du parc, vous traversez les enclos des mouflons, bouquetins et isards. Les bouquetins sont les plus calmes ut vous observent du haut de leur rocher. Si le bison impressionne par sa masse musculaire et sa taille, le renne et le daim, très pacifistes, viennent souvent quérir une caresse. Le malicieux chevreuil parfois joue à cache cache avec vous, quand à la marmotte, ne la cherchez pas, en hiver elle hiberne. Pour l’ours, cela dépend du temps. S’il fait doux, il sort de sa tanière et au ralenti, fait sa petite promenade. Les animaux sont nourris par le parc, alors inutile de leur jeter quignon de pin, ou pomme…

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Ouvert tous les jours d 9 h à 17 h. Pour la balade complète comptez deux heures. Il vous en coûtera 12 € pour un adulte, 10 € pour un enfant (4 à 14 ans).

Renseignements 04.68.04.17.20.

 

Ce qu’ils en pensent


faune, sauvage, parc, visitgeCharles Balaguer, directeur du parc. La clientèle (60000 visiteurs an) a changé. Au début ils venaient voir des animaux de cirque. Aujourd’hui, ils prennent le temps de les chercher. Les animaux se sont bien adaptés à l’environnement et l’on n’a pas de problèmes. Nous les nourrissons avec du foin et des granulés. Les ours et sangliers sont omnivores. Les loups ne consomment que de la viande. Le métier est fantastique, en osmose avec la nature. Avec les animaux, on apprend tous les jours, c’est passionnant.




Christelle, Victoria, Pierre, originaires de Béziers en vacances aux Angles. C’est notrefaune, sauvage, parc, visitge première visite du parc. Les animaux sont vraiment dans leur élément, contrairement à certains zoos. Ici, il n’y a pas de girafe ou d’éléphant, les animaux sont tous originaires des Pyrénées. Le site est par lui-même magnifique, naturel, c’est un beau dépaysement pour des gens de la plaine net de la mer. On voit facilement les animaux, ils sont habitués à l’homme. Pour les enfants c’est formidable, pour les parents aussi.

 



faune, sauvage, parc, visitgeMichel, Pauline, Thomas, Estelle, Justine, Mathilde, Magalie, Damien, originaires d’Alasace, en vacances à Bourg Madame. Pour nous, c’est une découverte du parc cet de la région. On a vu tous les animaux. On a joué au « premier qui a vu ». Les loups sont venus au grillage et on a même vu les deux ours qui dormaient dans leur tanière. Même pas peur dans les enclos. Les animaux ont de l’espace. On a été impressionnés par la taille des cornes des bouquetins. Une belle balade dans un environnement naturel.Julie,




Magali, Amélie et leur tribu, originaires de Perpignan, en vacances à St Pierre del Forcatsfaune, sauvage, parc, visitge. Le parc on l’a déjà visité en été. Aujourd’hui, c’était glissant, mais magique. Les animaux, dans le cadre de la neige et avec la belle lumière d’aujourd’hui, c’est extraordinaire. Les enfants ont été captivés par les daims qui viennent se faire caresser. Le clou du spectacle, l’ours qui est venu nous saluer. Les animaux ont l’air heureux, il y a des petits dans tous les enclos. L’environnement est magnifique.

 

 

 

 

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une belle découverte, dans un environnement naturel, et des animaux en pleine forme.

18:17 Publié dans faune, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : faune, sauvage, parc, visite

17/12/2011

"les produits sauvages" un livre témoin de la vie du PNR

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le « coscoll » à l’honneur sur la couverture des produits sauvages

Consacré aux produits sauvages, ce nouvel ouvrage nous entraîne dans le sillage des cueilleurs, des chasseurs et des pêcheurs du Parc naturel régional. Un périple égrainé de rencontres atypiques et de confidences gourmandes.

Co-édité par le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes et les Nouvelles Éditions Loubatières, ce beau livre sur la cueillette, la chasse et la pêche dans le PNR vient clore la collection Savoirs et saveurs des Pyrénées catalanes. « J’ai voulu que ce 3e tome montre la réalité de ce pays montagnard et brosse un portrait juste de ses habitants », précise Christian BOURQUIN, Président du Parc, à l’initiative de cette aventure éditoriale commencée il y a quatre ans. « Ce que j’aime avant tout c’est la fierté catalane qui se devine à chaque page ».

Des traditions Ici des chasseurs, des pêcheurs et des cueilleurs, d’ordinaire si jaloux de leur science, parlent avec générosité de leur pays, que ce soit le Capcir, la Cerdagne ou le Conflent auquel ils sont viscéralement attachés. La quête vertigineuse du « coscoll », la poursuite haletante de l’isard, la traque interminable de la truite fario ou la transformation de plantes offrent mille occasions de s’immiscer dans l’intimité d’un territoire sauvage. Au fil de l’écriture, des conversations et des portraits, se révèlent des savoir-faire, des terroirs, des pratiques et des secrets culinaires.

Un triptyque Après L’élevage (2009) et Les légumes et les fruits (2010), ce livre clôt un triptyque réalisé comme une enquête sur les traditions populaires et les initiatives locales que perpétuent les habitants. L’ensemble de ces trois volumes constitue un pan important de la mémoire orale des gens d’ici, que le Parc naturel régional se doit de perpétuer et faire connaître.

« les produits sauvages »  est en vente depuis décembre 2011 dans les librairies des Pyrénées-Orientales, des villes du Sud (Toulouse, Bordeaux, Montpellier, …), de Paris (FNAC) et d’ailleurs. Il sera présenté dimanche 18 décembre à la salle des fêtes de Villefranche de Conflent dans le cadre du 7è marché aux truffes. Paul Delgado photographe du livre et Delphine Julien instigatrice de cet évènement seront présents.

 

17/08/2011

Une faune très sympa au parc animalier

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Ce qui surprend le plus, les visiteurs du parc, c’est l’espace de nature préservée dans parc, animaux, faune, pyrénéeslequel évoluent les animaux. Chaque espèce à son propre territoire, bien adapté à ses besoins. Les animaux sont beaux, en pleine santé, et se reproduisent normalement, ce qui prouve qu’ils se sentent bien dans le parc. Au parc, il faut prendre le temps, pour les voir. Certains plus craintifs, tels les loups, se cachent dans les arbres, mais curieux, finissent par se mettre à découvert. D’autres, les bisons imposants, les cerfs majestueux, font fi de votre présence et vaquent à leurs occupations. L’aménagement date de 1994, mais il fait partie des nouvelles générations de parcs qui ont su privilégier le confort desparc, animaux, faune, pyrénées animaux, ce qu’ils nous rendent bien, en se laissant observer. Les visiteurs sont toujours contents. La plupart du temps, ils ont vu, parfois de près, parfois au loin, toutes les espèces. Pour vivre ce bonheur, il faut accepter de ne pas être trop bruyant, surtout si l’on est en groupe. Originalité, concernant les mouflons, bouquetins et isards, vous traversez leur enclos. Les bouquetins impressionnent toujours, juchés sur un rocher, imperturbables, ils ne bougent pas lors de votre passage et même vous ignorent. Profitez-en pour les prendre en photo, ils sont là, tout proche, pas effarouchés. Les parc, animaux, faune, pyrénéesRennes, avec leur bois de velours en été, s’étendent au soleil, chassant quelques mouches agaçantes. Les daims sont les plus demandeurs de caresses. Le chevreuil, élancé, joue un peu à cache-cache, les sangliers se battent pour la nourriture pendant que les marcassins en « habit de bagnard » jouent en criant. La marmotte stocke sa graisse avant l’hiver, l’ours brun, dans son enclos, se promène, ou se prélasse au soleil. Une superbe balade, pour les petits et les grands, avec des espaces pique nique, des sentiers, botanique et traces d’animaux.

Pratique : ouvert tous les jours de l’été de 9 h à 19 h. deux parcours (3.5 km et 1.5 km). Comptez entre 2 et 3 heures de visite. Il vous en coûtera  12 € pour un adulte, 10  € pour un enfant (4 à 14 ans).

Renseignements 04.68.04.17.20.

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une balade dans un cadre de nature à la rencontre de l’emblématique faune sauvage des Pyrénées.

Ce qu’ils en pensent.

"Agréable et éducatif"

parc, animaux, faune, pyrénéesArnaud, Solène, Sarah, Hugo, habitant la région nantaise, en vacances aux Angles. Cela fait quatre fois que nous le visitons, deux fois en hiver. Le parc est agréable, éducatif pour les enfants. Le parcours est bien balisé et la distance à parcourir  adaptée pour une famille. Aujourd’hui on a vu tous les animaux et les enfants sont ravis. L’été il est très accessible, la flore est un plus. L’hiver avec la neige, c’est plus compliqué mais très agréable. La prochaine fois, on en profitera pour pique-niquer sur place.

 

"De superbes animaux"

André, Antony, Suzanne, originaires de Muret, en vacances aux Angles. On connaît bienparc, animaux, faune, pyrénées la région, mais le parc c’est une première. Il est très beau, bien aménagé. C’est agréable, facile d’accès, les aires de pique que sont sympa. Les animaux sont propres, bien nourris et apparemment en bonne santé, on les voit facilement. On a été étonnés par les petits marcassins, mais tous les animaux sont intéressants. On le recommandera à des amis et on envisage une sortie scolaire l’année prochaine. Il est très facile d’accès.

 

"Parcours facile et magique

parc, animaux, faune, pyrénéesEmma, Jean Philippe, Mauryne, originaires de Narbonne, en vacances à Bolquère. C’est notre première visite au parc, il nous a été conseillé par la famille. Les filles ont beaucoup aimé et ont été impressionnées par les bouquetins impériaux sur leurs rochers. Emma, ce sont « les animaux qui ressemblent à bamby (daims) et les ours qui m’ont bien plu ». Le parcours ne présente pas de difficulté. On voit facilement les animaux, c’est magnifique. Le ruisseau du sentier botanique est agréable, on s’est régalés.

 

"Une belle découverte"

Georges, Mathias, Marie-Françoise, originaires du Tarn et Garonne, en vacances à Laparc, animaux, faune, pyrénées tour de Carol. Le parc nous le visitons régulièrement, aujourd’hui nous l’avons fait découvrir à notre belle sœur. Les enclos des animaux sont importants, adaptés à leurs besoins, dans leur milieu naturel, rien à voir avec un zoo. On a fait de belles photos. Les loups étaient présents, ils venaient d’être nourris. C’est propre, calme, on est en pleine nature et on reviendra. Pour Marie Françoise, c’est une très belle découverte.

12/04/2011

Ces animaux sauvagees qui retrouvent leur habitat

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Cerfs, mouflons, isards, chevreuils, bouquetins, rennes, bisons, loups, ours… habitaient autrefois notre montagne catalane. Beaucoup ont disparus, certains ont été réintroduits, toujours avec succès, parfois dans la polémique.

La plupart des grandes espèces, hormis l’ours, ont été réintroduites pour des raisons cynégétiques. ONC (Office National de la Chasse), associations locales de chasse, ONF (Office National des Forêts) sont les porteurs de projets de réintroduction des espèces à vocation de chasse. Des animaux bien adaptés au climat et au terrain, qui se sont fortement reproduits et qui, aujourd’hui, soulèvent quelque polémique de la part du monde agricole. Malgré des plans de chasse draconiens, avec un nombre de têtes à abattre important, cervidés et mouflons son en surnombre sur notre territoire. Il n’est pas rare, de voir des troupeaux de biches et de cerfs aux abords ou même à l’intérieur des villages. Il est courant de voir les mouflons se mélanger avec les troupeaux de mouton, les cervidés avec les troupeaux de vache. Côté éleveurs, on dénonce cette surpopulation qui empiète sur le territoire des pâturages des bêtes en estives. Côté chasseurs, l’office adapte les plans de chasse, mais cette régulation n’est pas suffisante. Côté vacanciers, on apprécie de pouvoir croiser au cours d’une randonnée dans la nature, l’un ou l’autre des représentants de ces espèces dites sauvages. Le problème, pour cette faune sauvage, c’est l’hiver. Ces animaux sont concentrés sur un petit territoire non enneigé.

faune, animaux, habitat, chasseLe moins noble : le mouflon a été introduit dans le massif du Carlit dans les années 50, puis sur le Madres de 1991 à 1995. Issus du Caroux (massif situé au nord de Béziers), avec le seul objectif d’être chassé, on compte à ce jour, plus de 1000 têtes pour une population introduite de 40. Il pose effectivement des problèmes en utilisant les pâturages réservés au bétail d’élevage. Pour limiter son développement, la période de chasse a été allongée, et les chasseurs  incités à tirer  prioritairement les femelles lors des battues. Dans la chasse au mouflon, c’est le mâle qui a de l’intérêt pour son trophée, plus que pour sa viande. Les femelles sont donc mal chassées

Le plus fier : le cerf a été réintroduit au Pla de Barrés en 1960. Six cerfs et six bichesfaune, animaux, habitat, chasse issus de Chambord, puis plus tard autant de Marly. Comme le mouflon, l’espèce s’est facilement adaptée et est en surnombre aujourd’hui. Le cerf est plus recherché que la biche pour son trophée. Il pose les mêmes problèmes que le mouflon. On voit régulièrement des cerfs la nuit dans les villages capcinois.

faune, animaux, habitat, chasseLe plus doux en apparence : l’ours est associé à l’image des Pyrénées, peut-être à cause des Ariégeois montreurs d’ours, qui autrefois sillonnaient l’hexagone. C’est le « doudou » de nombreux enfants, mais sa réintroduction est fortement contestée. Dans les Pyrénées Orientales, un seul fait quelques incursions. C’est Boutxy, fils de Mellba, l’ourse slovène tuée dans la région de Saint-Gaudens. Omnivore, il lui arrive de s’en prendre à des moutons en estive, ce qui lui attire les foudres des éleveurs. Pour défendre les brebis, des chiens « patous » sont mélangés au troupeau. Mais ils sont dangereux pour l’homme si celui s’approche des brebis. C’est le ministère de l’environnement qui gère sa réintroduction au travers de plan ours qui, aujourd’hui est un peu en sommeil.

 

Le plus joueur : le chevreuil a été réintroduit autour de Prades avec des individusfaune, animaux, habitat, chasse provenant du parc de Chizay. Puis, sans intervention de l’homme, des Pyrénées ouest, il est venu s’implanter en montagne catalane. Moins nombreux que cerfs et mouflons, il s’habitue à la présence de l’homme et se laisse facilement approcher, sauf en période de chasse.

Le plus espiègle : l’écureuil, qui avait souffert dans la deuxième moitié dur 21è siècle, reprend sa place dans les forêts d’altitude. Protégé, il était autrefois mangé. Curieux, joueur, agile, il se laisse observer, puis disparaît sans prévenir.

Le plus désiré : une procédure de réintroduction du bouquetin Pyrénéen est en cours depuis 30 ans. L’Espagne refuse de céder quelques spécimens. Cette démarche n’est pas appréciée par le monde de l’élevage, mais gageons qu’il faudra encore quelques décennies pour qu’un accord soit conclu. Le tir sélectif de certains mâles, se monnayent entre 15 000 et 20 000 € le trophée. On comprend pourquoi, côté espagnol, il y a de la réticence.

faune, animaux, habitat, chasseLes nouveaux venus : disparue lors de la préhistoire, la marmotte a été réintroduire dans les années 1950 dans le cadre d’un programme de soutien aux aigles, espèce en voie de disparition. On la trouve sur tout le massif. S’il n’y a pas de preuve de présence du lynx, le blaireau lui est en train de coloniser le Capcir. On commence à voir des genettes, et la loutre revient naturellement. Est-ce du au réchauffement climatique, c’est une question que l’on peut de poser pour ces espèces qui vivent plutôt dans la plaine.

Le roi : endémique des Pyrénées, l’isard est le roi de la faune locale. On ne le trouve quefaune, animaux, habitat, chasse dans les Pyrénées, les monts Cantabriques (Espagne) et les Abruzzes (Italie). Fortement implanté dans les hauts cantons il a été décimé à 80 % par deux maladies (kerato conjonctivite et pestivirose). La population recommence à se densifier pour le plus grand plaisir des randonneurs, mais aussi des chasseurs.

De tous temps, les montagnes ont été des zones refuges pour les animaux qui ne pouvaient plus se nourrir dans les plaines cultivées. Aujourd’hui, leur forte présence semble poser problème. A moins d’organiser d’inhumains  abattages systématiques, nous sommes résignés à partager l’espace avec eux.

avec l'aimable participation de Patrick Vacher (ONF) 

Le loup dans les Pyrénées orientales, un habitant discret

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Le loup a disparu des Pyrénées fin XIXe siècle, mais est resté présent en Espagne où l’on compte aujourd’hui une population estimée à 1500-2000 individus. Ce sont des attaques à répétition d’ovins et des observations de canidés dans le Madres qui ont amené les agents de l’ONCFS et les personnels de la réserve de Nohèdes à constater la présence du loup. Elle est vérifiée en 1999, sur la base d’analyses génétiques. A la surprise générale et après plusieurs tests, il apparaît que les loups présents dans les PO sont de lignée italienne. S’agissant d’une espèce colonisatrice capable de longs déplacements on peut qualifier cette arrivée de naturelle.  Ces informations sont issues d’un rapport d’Alain Bataille agent de l’ONCFS et animateur du réseau loup pyrénéen.

Peu d’individus repérés Formés par le Réseau Loup, des agents ont pu réaliser des prospections hivernales, qui ont permis de confirmer la présence d’un mâle et d’une femelle sur le Madres entre 1999 et 2000. La présence de l’espèce est ensuite détectée sur le massif du Carlit en 2002 puis en 2004 dans le massif du Canigou. Depuis 2004, le réseau loup Pyrénéen a été mis en place, dans les départements des Pyrénées orientales de l’Ariège et de l’Aude par l’ONCFS à la demande du Ministère de l’environnement pour assurer le suivi de l’espèce. Ce travail d’observation est aussi réalisé en collaboration avec les agents de la Généralitat de Catalunya.

D’après Alain Bataille « on a des certitudes sur la présence du loup dans le Carlit et les Madres ainsi que plus ponctuellement dans le massif du Canigou mais à ce jour aucun indice de reproduction n’a été détecté ».

Un système d’indemnisation des éleveurs pour les brebis tuées par des loups est opérationnel sur les Pyrénées au même titre que pour l’ours.

Faut-il avoir peur du loup ? « La peur de l’homme est une caractéristique comportementale chez la plupart des espèces animales. Le loup n’y déroge pas » précise Armand Fayard, conservateur du muséum d’histoire naturelle de Grenoble.

Si l’on ne peut affirmer que le loup est un animal inoffensif, soyons conscients qu’il est plus prédateur de brebis, que d’être humains. Le moins que l'on puisse dire, c’est que le loup ne fait guère parler de lui dans les Pyrénées.

16/09/2010

Les Rendez vous des cimes du Parc Naturel Régional

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Les Pyrénées Catalanes, dans leurs hautes terres, révèlent des paysages singuliers, un patrimoine naturel riche, une identité naturelle forte. Une valeur patrimoniale sensible et fragile, que le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, souhaite transmettre aux plus grand nombres au cours de ces premiers rendez vous des cimes.

 

 

124-2405_IMG.JPGSous forme de rencontres avec des  professionnels de la montagne et de l'environnement, au cours de journées ou soirées, les randonneurs sont sensibilisés à la biodiversité des milieux qu'ils fréquentent. S'appuyant sur les structures d'accueil que sont les refuges de Marialles dans le massif du Canigou et de Camporells dans le massif des Pérics, c'est aussi une manière de faire découvrir ces hébergements d'altitude. Cette démarche s'inscrit dans les missions du parc, pour favoriser un tourisme durable et soutenir les acteurs économiques locaux dans leurs initiatives de développement de loisirs de pleine nature.

Biodiversité et pastoralisme : Du néolithique à nos jours, comment l'homme a modifié les paysages, quelle est l'influence du pastoralisme sur la biodiversité, quel cheminement de l'agriculture à la protection de l'environnement, quelle agriculture pour quel paysage, sont les questions qui seront abordées au cours d'une veillée et d'une balade accompagnée. Vendredi 3 septembre, à 21 h, au refuge de Mariailles, c'est Olivier Salvador de la Fédération des réserves naturelles catalanes qui animera la veillée. Samedi 4 septembre, balade journée sur le site des Camporells 239-3984_IMG.JPGguidée par Rosemaryn Staat, Conservateur de la réserve naturelle d'Eyne.

Les interventions pour la soirée du 3 et la journée du 4 sont animées et coordonnées par des structures membres du réseau Education Pyrénées. Ces animations sont financées par le PNR et la Ligue de Protection des Oiseaux

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Pratique :

Vendredi 3 septembre : le rendez vous est fixé au refuge de Mariailles qui peut vous nourrir et vous héberger : nuitée 15.50 €, demi pension 36.70€. Réservation au refuge 04.68.05.57.99.

Samedi 4 septembre : rendez vous sur le parking de la station de ski de Formiguères à 7 h 45. A midi, repas gourmand au refuge des Camporells préparé avec des produits du parc pour 20 € par personne. Réservation au refuge 06.82.12.99.22.

www.parc-pyrenees-catalanes.fr

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 pastoralisme, biodiversité, au rendez-vous de ces animations mises en place par le PNR.

15/02/2010

Projet de protection de l'avifaune autour du barrage de Puyvalador

SA400004.JPGERDF, la Commune de Réal et la Communauté de Communes Capcir Haut-Conflent ont signé un convention visant à réaliser un sentier de découverte ornithologique doté d'un observatoire des oiseaux en rive droite du barrage de Puyvalador.

Le barrage de Puyvalador géré par ERDF, est une réserve d'eau servant à alimenter les centrales hydro électriques de la haute vallée de l'Aude. L'ornithologue Benjamin Joffre, habitant de Formiguères, a observé qu'une centaine d'espèces d'oiseaux vivaient ou migraient sur le site du barrage.

Des espèces variées : rapaces migrateurs tels milan noir, circaète Jean Leblanc, Milan Royal, petits passereaux liés aux espaces ouverts de l'agriculture extensive aux jolis noms d'hirondelle de fenêtre ou de chemin, linotte mélodieuse, tarier des près, huppe fasciée, mais aussi cincle plongeur, vautour fauve, héron cendré, grand cormoran, goéland leucophée, chevalier guignette, guifette moustac, vivent ou sont de passage autour du plan d'eau. Des espèces que Benjamin fait observer aux enfants et adultes, mais dans des conditions non adaptées.

Un observatoire : de là est née l'idée de réaliser un sentier découverte ludique et éducatif visant dans le même temps à la protection de cette avifaune. Situé en rive droite du barrage sur le territoire de la commune de Réal, il sera jalonné de panneaux explicatifs et complété par un observatoire de 12 m2 construit en bois. ERDF, la commune de Réal et la Communauté de Communes Capcir Haut-Conflent ont signé une convention sur une durée de six mois avec l'objectif d'établir le dossier technique, le chiffrer, et de rechercher des partenaires financiers. Une recherche active qu'ERDF va engager auprès de sa direction départementale, du Groupe Europe Hygiène, de la Ligue de Protection des Oiseaux, du GORE.

Ce projet pourrait être opérationnel à  l'été 2010, et serait accessible librement à tous.