15/02/2012

Quand l'économie de montagne fait feu de tout bois

le bâtiment de la scierie.JPG


Janvier 2009, la tempête Klaus, ravage les forêts des hauts cantons. Les élus du Capcir au sein de la communauté de communes réagissent et créent une scierie, transformant ce sinistre sylvicole en redynamisation de la filière bois.

le Préfet Delage, R Trilles, MC Raspaut.JPGC’est une belle aventure, qui trois ans après perdure. Même si ce n’est pas facile, la scierie du Capcir est toujours opérationnelle. Un outil de développement économique, relançant la filière bois en perdition, une belle riposte à la tempête qui a durement meurtri les forêts capcinoise. Depuis 2008, il n’y a plus de scierie privée dans les hauts cantons, et le bois est exporté non transformé. « la scierie est un outil indispensable pour transformer et valoriser le bois dans un circuit court » plaide alors Raymond Trilles, président de la Communauté. Message reçu par l’Etat et la Région qui abondent dans l’investissement de la scierie. Le Préfet permet à l’intercommunalité d’acquérir la compétence gestion et valorisation forestière pour une durée de trois ans, puis de façon définitive en 2011.

L’outil de gestion : la communauté de communes Capcir Haut-Conflent est propriétaire et réalise les investissements. Elle a confié la gestion à un SPIC (Service Public Industriel et Commercial) qui s’acquitte d’un loyer. Celui-ci est administré par 16 élus, 3 artisans et un représentant qualifié.

Bois local : pin sylvestre et pin à crochet sont les deux espèces forestières locales traités par la scierie. Si le pin sylvestre a bonne réputation dans la filière bois, le pin à crochets a lui aussi des atouts indéniables. Bois dur d’excellente qualité, il est déclaré imputrescible et fait l’objet d’un classement en cours d’homologation « bois de charpente ». Scié, traité, raboté, séché, transformé sur place (parquet, volige…), en découpes standards, ou sur mesure, il intéresse autant les entreprises que les particuliers.

Entreprise écologique : accolé à la scierie, une unité de stockage de bois déchiqueté est aussi géréedéchiquetage du bois.JPG par le SPIC. Tous les bois qui n’ont pas la qualité requise pour le sciage, mais aussi les houppiers, sont déchiquetés et destinés au chauffage. Le séchoir à bois est alimenté par une chaudière qui fonctionne aves les déchets de sciage et la sciure. La boucle est ainsi bouclée. Travailler en circuit court, transformer sur place le bois local, utilisé en bois d’œuvre, ou en bois déchiqueté pour le chauffage, permet d’entretenir les forêts, et participe à la protection de l’environnement.

sciage d'une grume.JPGL’emploi : quatre personnes sont salariées à l’année par le SPIC. A cela, il faut rajouter l’emploi induit comme le travail en forêt (bucheronnage, débardage), le transport du bois et des plaquettes de bois déchiqueté, mais aussi les entreprises de construction et les installateurs de chaudière.

Un pari pas facile à relever, mais toujours d’actualité.

 

Un bois de qualité

Jean Christophe Cazarre, directeur de la scierie est réaliste. « Nous sommes une petite unité de sciage,bois scié stocké.JPG et nous ne pouvons traiter qu’un peu plus de 2000 m3 par an. Nous sommes capables de scier des bois de charpente de 10 m de long avec des sections pouvant aller jusqu’à 40 cm. Nos bois sont certifiés CE et proviennent de forêts à gestion durable qui ont le label PEFC ». Le bois utilisé provient principalement des dégâts de Klaus, ce qui permet de le valoriser mais a un inconvénient. « le rendement matière est faible, 45 % contre 65 % habituellement, mais le produit fini après sciage est d’excellente qualité, ce qui demande un travail important de tri». Les grumes sont triées et selon leur qualité traitées en bois d’œuvre, ou déchiquetées. Le bois d’œuvre est dispatché en charpente ou parqueterie. Après sciage, un dernier triage est réalisé pour le bois de parqueterie qui peut-être reclassé en bois de coffrage.

 Quel avenir pour la scierie

vue depuis la cabine de pilotage de la scie.JPGMarie Claude Raspaut, maire de Railleu, est la présidente du SPIC. « L’objectif au départ, était de valoriser les bois déracinés par la tempête, en créant une scierie. Aujourd’hui, c’est à l’avenir de la scierie que le SPIC s’attache ». La saisonnalité est pour la scierie un handicap économique. Durant la période hivernale, les entreprises du bâtiment sont en sommeil et le besoin en bois de charpente est très faible. « nous devons nous diversifier, en transformant le bois comme la production de parquet. Nous devons chercher de nouveaux marchés. Pour cela, nous avons engagé une formation action avec le soutien de l’ADEPFO, qui devrait nous permettre d’accroître notre performance » précise la présidente.

 Quelques chiffres

L’investissement global comprenant la scierie, le local de stockage de bois déchiqueté, l’écorceuse, le séchoir et la chaufferie s’élève à 1 367 475 € hors taxes. Les aide financières proviennent de l’Europe (230 973, € 16.9 %), l’Etat ( 394 798 €, 28.9 %), la Région (376 596 €, 27,5 %), le Conseil Général (296 128 €, 2,1 %).

En 2011, le chiffre d’affaires du SPIC s’élève à 240 000 € hors taxes représentant la vente de 4200 MAP (Mètre Cube Apparent de Plaquettes) de bois déchiqueté, et 750 m2 de bois scié.

 Un label bois Européen pour le pin à crochets

A partir du 1e janvier 2012, les bois sciés destinés à la construction, doivent être en conformité européenne et correspondre à des classes de résistance mécanique du bois. Cette rupture en flexion statique du bois, est mesurée visuellement ou mécaniquement et devra être indiquée à la vente. Le pin sylvestre, que l’on trouve sur notre territoire, fait partie des essences classées. Le Pin à crochets, majoritaire sur les forêts des hauts cantons mais peu connu nationalement, n'est pas référencé comme matériau de construction. Le Parc Naturel Régional avec un collectif de 7 partenaires, s'est engagé dans un programme transfrontalier pour certifier cette essence. Les essais mécaniques, de durabilité naturelle et d'imprégnabilité sont pratiqués sur 120 arbres par le CIRAD à Montpellier et L'Institut català de la Fusta à Llérida. Après validation par le FCBA, organisme national de certification, les entreprises de première  transformation, comme le SPIC Capcir, pourront apposer le marquage CE sur les lots de pin à crochets.

 Les artisans du bois intéressés

Jean Pierre Will, gère une entreprise de charpente, couverture, menuiserie bois, à Font-Romeu, et est administrateur du SPIC. «la scierie est un très bon outil pour les entreprises des hauts cantons. On devait faire venir du bois d’ailleurs. Aujourd’hui sur place, on trouve le bois dont nos entreprises ont besoin, sur mesure et dans des délais raisonnables ». La réflexion engagée pour une meilleure restructuration de l’outil, est une démarche à laquelle il adhère, et qui devrait permettre à cette scierie de perdurer. « l’unité de bois déchiqueté liée à la scierie, permet de rentabiliser les déchets de bois, et de ne travailler que les bois de bonne qualité ».

 Des perspectives intéressantes

Raymond Trilles est le Président des communes forestières des PO et l’un des instigateurs de la scierie. « pour une commune forestière, être à proximité d’une unité de transformation du bois, est un vrai plus ». Lors des échanges la semaine dernière, aux rencontres nationales des chartes forestières qui se tenaient à Collioure, ce sujet était au cœur du débat. « les circuits courts sont favorisés. Dans le cadre des marchés publics il faudra tenir compte du bilan carbone. La scierie en Capcir, a toute sa place, dans cette nouvelle politique favorisant l’utilisation des matières premières locales ».

 

stockage grumes et bois scié (2).JPG

Renseignements www.capcir-pyrenees.com   tél 06.72.77.58.67.

03/11/2011

Les élus du PNR débattent sur les enjeux du territoire

Réunis à la Cabanasse, les élus du comité syndical du parc, après un bilan de son action, ont échangé sur le projet de développement du territoire préfigurant la charte 2015/2027.

Ils étaient nombreux les élus à participer à cette journée de travail. Le matin a permis de leur rendre compte du travail des acteurs et partenaires de juin et septembre. Réflexion mettant en avant forces et faiblesses actuelles et opportunités et menaces future à 15 ans. Un exercice auquel les élus se sont confrontés avant de répondre à un questionnaire en 20 points, portant sur les axes du projet de la nouvelle charte du parc. Ce questionnaire, issu des réunions de travail de juin et de septembre, avait pour objectif de faire s’exprimer des points de vue, d’identifier les désaccords, baliser le programme de la charte qui doit tenir compte de tous les avis. La charte est certes un document consensuel, mais qui ne doit pas être mou, et proposer un développement économique dans un souci de protection du territoire.  

Des convergences : abordant l’urbanisme, la culture, le tourisme, les transports, la protection de l’environnement, les énergies, la population, le logement, l’économie locale, la coopération transfrontalière, le questionnaire a permis de visualiser le point de vue des élus présents. Sur l’ensemble des vingt points, il y a majoritairement des réponses communes. C’est ce qui impressionne Gonzague Devaux du cabinet Gouvernance et Développement chargé d’accompagner la démarche de réalisation de la nouvelle charte et de l’animation de cette journée «tout le monde m’avait mis en garde sur les spécificités des différentes parties du territoire du parc et la difficulté à avoir une vision commune du fait de ces particularités. Je ressort avec l’impression que sur les questions de fond susceptibles d’engager l’avenir il y a des convergences de visions ».  

La prochaine journée de travail est programme le 23 décembre

 

une journée de travail qui a permis de constater une similitude de points d’accord sur le développement du territoire du parc.

12/08/2011

Jean François Delage a la fibre montagnarde

préfet, métier, durable, économie

S’il connaît la montagne catalane pour l’avoir arpentée en raquettes ou ski de fond l’hiver, le Préfet Jean François Delage était en visite officielle en Capcir/Haut-Conflent, répondant à l’invitation de Raymond Trilles président de l’intercommunalité.

préfet, métier, durable, économieAccompagné par Alice Coste Sous Préfète de Prades, et Zinédine Alla, élève de l’école polytechnique en stage à la Préfecture des PO, le Préfet était accueilli par les élus locaux de Capcir et Haut-Conflent. Un périple au départ de La Cabanasse, rencontre et échange avec les stagiaires du chantier d’insertion forêt « ce chantier va permettre à des jeunes de trouver des solutions d’emploi et nous les aiderons pour cela ». Puis visite des remparts de Mont-Louis en réfection, passage par le chalet accueil du Col de la Llose et enfin découverte de la scierie et de la déchetterie intercommunales. Des sites et des actions qui comptent dans le développement local et dont l’investissement est aidé par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département. « je viens me rendre compte de lapréfet, métier, durable, économie réalité des actions que mènent les élus sur le terrain. Je relève deux aspects importants et complémentaires. Le développement touristique basé sur le ski de fond, et la mise en valeur du patrimoine ». Deux aspects sur lesquels, le Préfet souhaite que l’Etat intervienne. Réalisation d’un stade de biathlon et perspective d’un chantier d’insertion autour de l’entretien des fortifications. Mais ce qui a le plus marqué le Préfet, c’est la scierie intercommunale « je suis favorablement impressionné par le développement progressif de la filière bois. Une vraie richesse, une matière première qu’il faut valoriser ». Là on est bien dans le développement durable avec un circuit court. Le bois provient des forêts locales, il est débité sur place et utilisé par les artisans locaux, les déchets sont valorisés en bois déchiqueté et approvisionnent la chaufferie qui desservira les bâtiments de la zone artisanale et alimente l’unité de séchage du bois. « c’est une belle initiative de plus créatrice d’emploi ».

A propos de l’intercommunalité Jean François Delage précise « j’ai proposé aux communes du département un schéma concernant l’intercommunalité. Les communes ont délibéré et donné un avis en date du 03 août. J’ai transmis la totalité de ces avis sans commentaires, ni synthèse, à la CDCI (Convention Départementale de Coopération Intercommunale). Ce sont les membres de cette structure qui apprécieront l’opportunité du choix. Concernant Cerdagne Capcir, si la CDCI vote à la majorité qualifiée pour deux communautés, je ne peux m’y opposer. Je rappelle toutefois qu’avant le 31 décembre 2011, toutes les communes doivent-être intégrées dans une intercommunalité, c’est la loi et je la ferai respecter ».

 

préfet, métier, durable, économie

une visite instructive qui favorise les échanges

 

02/08/2011

Les Bouillouses, le paradis des promeneurs

lac, altitude, randonner, durable, environnement

A 2000 mètres d’altitude, au pied des Pérics  et du Carlit, le lac des Bouillouses attire, en juillet août, quelques 50 000 vacanciers. C’est beau, c’est plein air, c’est nature et pas cher…

Ce barrage lac, construit pour la production d’électricité alimentant la ligne SNCF du train jaune, est un lieu incontournable des hauts cantons. Petit bijou, superbe écrin, autant d’éloges qui ne tarissent pas pour nommer ce haut lieu préservé de notre département.

lac, altitude, randonner, durable, environnementUn aménagement exemplaire : voilà 10 ans, que le Conseil Général a mis en place une organisation modèle. L’accès durant les deux mois estivaux forts, se fait principalement par navette bus. Un immense parking paysager est à disposition des visiteurs. En 20 minutes, et tous les quarts d’heure de 7 à 19 h, vous accédez à la merveille des merveilles locales. Vous êtes à 2000 mètres d’altitude avec, en point de mire,  au-delà de l’immensité du lac, les massifs des Pérics et du Carlit. Haute montagne accessible au plus grand nombre, point de départ de grandes randonnées (Tour du Capcir, Lanoux, Carlit, GR 10), c’est un lieu dédié à la nature qui est particulièrement préservée. Accueil et sensibilisation du public au respect de l’environnement, mise en place de toilettes écologiques, permettent cette prouesse « l’objectif premier est de limiter la pression automobile sur le milieu naturel. Les études d’impact menées, montrent qu’il y a une régénération du milieu naturel notamment au niveau du pla des Bones Hores et des berges de la Têt » précise Antoine Frances responsable de la gestion du site. Un suivi environnemental du secteur est prévu jusqu’au 15 octobre.

Randos et animation : quatre sentiers balisés (de 1 h 30 à 5 h pour le plus long), aveclac, altitude, randonner, durable, environnement des niveaux de difficultés différents, du débutant au marcheur confirmé sont balisés. Un petit topo est remis gratuitement au point info. « les vacanciers viennent ici pour demander des renseignements sur les randonnées. Le jeu d’orientation ravit les enfants » déclare Clément Fouet chargé d’accueil. Tous les mardis et jeudis jusqu’au 25 août, des balades encadrées par des accompagnateurs sont organisées. Le 20 août une initiation à la pêche est proposée par la Fédération Départementale. Tout cela est gratuit, pensez à réserver. Un concert de musique classique se déroulera au pied du barrage le 10 août à 15 h (participation 15 €).

Prudence toutefois, vous êtes en haute montagne, prévoyez toujours une petite laine.

Infos pratiques

Coût de la navette : adulte 5 €, enfant de 5 à 16 ans 2 € forfait famille 13 €.

Sur place trois établissements proposent buvette, restauration, hébergement (chalet refuge du CAF 04.68.04.93.88. Hôtel Bones Hores 04.68.04.24.22. Auberge du Carlit 04.68.04.22.23.)

Vous pouvez aussi accéder aux Bouillouses par le télésiège de Font-Romeu secteur de la Calme.

Renseignements réservations 04.68.04.24.61. et www.cg66.fr

Ce qu’ils en pensent

lac, altitude, randonner, durable, environnementRenée, conductrice de la navette bus aux Bouillouses, Hollandaise d’origine. C’est ma deuxième saison sur cette ligne. J’aime beaucoup conduire, c’est un métier passionnant. Ce n’est pas très fatigant, il est bien règlementé, mais il demande beaucoup d’attention et de prudence. J’apprécie de discuter avec les passagers, leur donner des conseils, répondre à leurs questions. Les gens sont très sympas et toujours contents quand ils redescendent. Pour moi ce n’est que du plaisir.

 

Fabien, Mathilde, Véronique, Lise habitant en haute Corrèze, en vacances àlac, altitude, randonner, durable, environnement FontRomeu. C’est une belle rencontre, beaucoup de personnes nous l’avaient recommandée. Cela a permis aux filles de découvrir la haute montagne. Le site est remarquable, protégé. Nous avons fait la petite randonnée conseillée par le point info. Nous formons des techniciens qui vont gérer des réserves naturelles. Le site est bien préservé, on est bien accueillis. Pour les familles c’est très bien.

 

lac, altitude, randonner, durable, environnementSandrine et Fabien, habitent à Montauban, venus passer le week-end. Nous avons découvert le site dans un guide des Pyrénées. La balade des lacs est magnifique, beaucoup d’eau, des lacs, ruisseaux, torrents. Au départ c’est caillouteux et pentu, mais la suite est agréable, bien balisé. On reviendra avec les enfants, il y a des sentiers adaptés aux familles. Ce sera plus tôt, pour admirer les rhododendrons en fleur. Les points de vue sont fabuleux, le matin c’est très lumineux. 

 

Christine, Jean Claude, Pauline, Antonin, habitant en Ardèche, en vacances àlac, altitude, randonner, durable, environnement Odeillo. C’est un premier séjour dans la région. Ici c’est très joli, on a fait la grande balade des lacs qui est magnifique et bien balisée. Très bon accueil, les documents sont clairs. On a trouvé des chevaux jusqu’au dernier lac sous le Carlit. Les paysages sont extraordinaires, les couleurs des lacs changeantes selon le moment. Le séjour est très agréable, on a même gravi le col de Pallères en vélo.

 

 

 

lac, altitude, randonner, durable, environnement

 

même si vous ne randonnez pas, les Bouillouses vous émerveilleront.

26/02/2010

PNR et Pays à la pointe de l'éco construction

IMG_6647.JPGLe club éco construction du Parc des Pyrénées Catalanes et du Pays Terres Romane, a tenu sa réunion au Gîte écologique de l'Orri à Planés, un bâtiment exemplaire en la matière, apprécié par tous les participants. 

Constitué en juillet 2009, le club éco construction réunit une cinquantaine de personnes. Elus, artisans, architectes, représentants d'associations, se réunissent régulièrement sur des sites remarquables, à la pointe de l'utilisation des techniques d'économies d'énergie. Des séances de travail et d'information, qui vont avoir des conséquences positives dans la construction des nouveaux habitats.

Un exemple le gîte écologique de Planés, met en adéquation, son appellation et sa pratique. Ici, tous les efforts sont faits pour limiter les consommations d'énergie et l'utilisation des ressources environnementales. Eau chaude et chauffage sont produits par l'énergie solaire thermique. Un système photovoltaïque, produit de l'électricité. Un exemple fort pour le groupe de travail qui avait mis à l'ordre du jour la question de la réhabilitation en éco construction. Au-delà des aspects techniques, ce sont les difficultés liées au montage de projets et à l'organisation du chantier qui ont étés abordés.

IMG_6654.JPGCode d'urbanisme toutes ces techniques d'éco constructions, sont liées aux règlements d'urbanisme. Aujourd'hui, les procédures de modification des documents d'urbanisme sont simplifiées. Ceci a pour effet direct de permettre la suppression des règles interdisant l'installation d'énergies renouvelables ou de systèmes constructifs innovants comme par exemple les toitures végétalisées. Avec le vote de Grenelle 2, d'autres règles seront érigées, à l'échelle nationale, assouplissant le contexte règlementaire. Des dispositions qui vont favoriser le développement de la filière éco construction, que le Parc et le Pays souhaitent mettre en place. Dans le cadre de la mission Urbanisme et Paysages, portée par ces deux structures, le débat est porté au niveau du groupe constituant le club. Des échanges de vues intéressantes, sur l'aménagement du territoire, qui  est à la croisée des chemins de l'urbanisme, du paysage, et des performances énergétiques. Afin de faciliter les porteurs de projets de constructions écologiques, qu'ils soient particuliers, ou collectivités, un annuaire des professionnels des métiers du bâtiment va être réalisé. Son objectif est de mettre en valeur les compétences « éco constructives »  de ces techniciens. Un recensement par le biais d'un questionnaire va être lancé auprès des artisans du territoire du Pays Terres Romanes. L'annuaire devrait être mis en ligne ce printemps.

Des réflexions et des actions qui montrent que l'éco construction est un véritable enjeu pour l'aménagement et le développement qualitatif de notre territoire. 

IMG_3993.JPGLe gîte écologique de Planés est un exemple d'éco construction et de sensibilisation des séjournants au tri sélectif et à l'économie dans l'utilisation des ressources environnementales.

15/02/2010

Projet de protection de l'avifaune autour du barrage de Puyvalador

SA400004.JPGERDF, la Commune de Réal et la Communauté de Communes Capcir Haut-Conflent ont signé un convention visant à réaliser un sentier de découverte ornithologique doté d'un observatoire des oiseaux en rive droite du barrage de Puyvalador.

Le barrage de Puyvalador géré par ERDF, est une réserve d'eau servant à alimenter les centrales hydro électriques de la haute vallée de l'Aude. L'ornithologue Benjamin Joffre, habitant de Formiguères, a observé qu'une centaine d'espèces d'oiseaux vivaient ou migraient sur le site du barrage.

Des espèces variées : rapaces migrateurs tels milan noir, circaète Jean Leblanc, Milan Royal, petits passereaux liés aux espaces ouverts de l'agriculture extensive aux jolis noms d'hirondelle de fenêtre ou de chemin, linotte mélodieuse, tarier des près, huppe fasciée, mais aussi cincle plongeur, vautour fauve, héron cendré, grand cormoran, goéland leucophée, chevalier guignette, guifette moustac, vivent ou sont de passage autour du plan d'eau. Des espèces que Benjamin fait observer aux enfants et adultes, mais dans des conditions non adaptées.

Un observatoire : de là est née l'idée de réaliser un sentier découverte ludique et éducatif visant dans le même temps à la protection de cette avifaune. Situé en rive droite du barrage sur le territoire de la commune de Réal, il sera jalonné de panneaux explicatifs et complété par un observatoire de 12 m2 construit en bois. ERDF, la commune de Réal et la Communauté de Communes Capcir Haut-Conflent ont signé une convention sur une durée de six mois avec l'objectif d'établir le dossier technique, le chiffrer, et de rechercher des partenaires financiers. Une recherche active qu'ERDF va engager auprès de sa direction départementale, du Groupe Europe Hygiène, de la Ligue de Protection des Oiseaux, du GORE.

Ce projet pourrait être opérationnel à  l'été 2010, et serait accessible librement à tous.

Natura 2000 Capcir-Carlit-Campcardos, le document d'objectifs est validé

FIL10190.JPGC'est à Porta, commune de la vallée du Carol, que le document d'objectifs du programme Natura 2000 Capcir-Carlit-Campcardos, élaboré par le Parc naturel Régional des Pyrénées Catalanes et validé par le comité de pilotage du 16 octobre 2009, a été publiquement présenté. 

Natura 2000 est une vieille histoire que l'Etat a essayé d'imposer sans concertation, ce qui a soulevé beaucoup d'oppositions. En réaction s'est créée l'association « hommes et montagne Catalane » qui réunissait plusieurs milliers d'adhérents (élus, habitants, agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, chasseurs...). Une opposition unanime qui pensait que Natura 2000 allait tout empêcher. Devant cette levée de boucliers, le conseil syndical du PNR décide en 2006, avec l'approbation du Préfet, de devenir l'opérateur et l'animateur de ce programme.

Un travail de fond : plus de 50 réunions thématiques ont été organisées avec tous les utilisateurs du territoire concerné, depuis le randonneur jusqu'aux stations de ski. Dans le même temps, des scientifiques ont été missionnés pour identifier le degré de  vulnérabilité des espèces et les protections à mettre en œuvre en fonction de leur mode de vie. « je considère que Natura 2000 ne doit pas être une série d'interdits édictés par des scientifiques et technocrates étrangers au territoire. Ce doit être au contraire, un outil de développement respectueux de nos traditions, dont les règles définies localement, respectent les obligations nationales et européennes imposées, et dont l'Etat reste le garant », ainsi s'exprime Christian Bourquin, Président du PNR. Le parc a donc décidé de transformer l'interdit en valorisation du territoire et protection de la faune et de la flore. En regroupant les données scientifiques avec les pratiques, en mettant autour de la même table tous les interlocuteurs, le document d'objectifs du programme Européen Natura 2000 a été rédigé et approuvé par tous.

Le document d'objectifs : Le projet Carlit Campcardos Capcir représente 40 000 hectares, soit le tiers de la superficie du parc. C'est l'un des plus grands de France et sûrement celui qui réunit le plus de richesses en espèces et biodiversité avec des enjeux économiques importants liés au tourisme et à l'élevage. Dans les objectifs notons la préservation de la biodiversité et le développement économique du site. Maintien des milieux ouverts par la pratique du pastoralisme extensif, des zones humides, d'une gestion sylvicole protégeant insectes et avifaune font partie du plan d'action. Tout en continuant à approfondir les connaissances sur les habitats, la faune et la flore, l'information et la sensibilisation sur les richesses naturelles et les pratiques traditionnelles ayant favorisé leur maintien, sera réalisée. Des aides financières sont allouées contractuellement aux agriculteurs, éleveurs, forestiers qui oeuvrent dans le cadre des objectifs définis (entretien des mares, fauchages tardifs, réouverture de pâturages, maintien des habitats en forêt...). Pour la mise en œuvre des objectifs, le parc a été désigné structure animatrice du site Natura 2000. Laissons la conclusion à Suzanne Delrieux Maire de Porta, vice présidente du parc et présidente du comité de pilotage du site Natura 2000 Capcir-Carlit-Campcardos « la finalité de Natura 2000 n'est pas la sanctuarisation du territoire. C'est, à mon sens, l'organisation de l'avenir de ce territoire ».

Renseignemesnts www.parc-pyrenees-catalanes.fr

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels au sein du territoire Européen, terrestres et marins. Ils sont identifiés pour la rareté, ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. L'objectif du réseau est de concilier harmonieusement l'environnement et les activités humaines, par le biais  d'une large concertation entre usagers, collectivités et administrations. Les directives oiseaux (1979) et habitats faune flore (1972), sont les bases règlementaires du grand réseau écologique européen. Avec 1746 sites en France, Natura 2000 couvre 6,9 millions d'hectares, soit 12.5 % du territoire terrestre auxquels il faut ajouter 3,9 millions d'hectares de sites marins. 

674316555.JPG

Parlant d'une même voix, Suzanne Delrieux et Christian Bourquin ont présenté à l'assemblée le document d'objectifs Natura 2000 Capcir-Carlit-Campcardos validé.