06/10/2010

Camporells, retour aux sources pour les anciens

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Journée exceptionnelle pour les anciens de Formiguères qui se sont retrouvés sur le site des Camporells, et ont échangé des souvenirs sur la construction du premier refuge et toutes les anecdotes de pêche et chasse, et de vie.

 

L'Office National des forêts et le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes ont signé une convention « forêt patrimoniale de Camporells ». Une convention qui au-delà de la protection et la mise en valeur du site, prévoit la collecte de la mémoire sur Camporells et l'évolution du refuge. La commune s'est associée, et vingt trois anciens ont participé à cette journée. Beaucoup d'émotions, de souvenirs, d'anecdotes, de fous rires, de larme à l'œil, ont magnifié le déjeuner avec pleine vue sur les Pérics.

Le refuge : c'est dans les années 1950 que Valentin Canet, décide de construire un refuge à Camporells. Trois ans de travail, sans aucune IMG_1012.JPGautorisation, avec l'aide de quelque copains, sur ses propres deniers, mais avec une volonté inébranlable, verront la naissance du refuge. « tout le matériel, je l'ai transporté après mon travail avec mon tracteur pony et une remorque, 64 voyages et je ne sais combien de jours de travail. Les copains étaient François Pascal, François Maurel, Pierre Soubielle, Baptiste Banuyls, Sébastien Pagés, Gaston LLapasset, Philippe Castille... ». Le refuge était ouvert à tous, mais à l'époque il n'y avait pas de dégradations. Aujourd'hui, le refuge s'est développé, accueille 19 randonneurs et est gardé à l'année.

La chasse : Robert Olier amoureux du site est un ancien chasseur. « Ici on chassait l'isard, à l'approche. Mon beau père partait à la chasse avec une ou deux cartouches. Il tuait un isard et pas deux. La plus belles des journées de chasse c'est quand on jumelait l'isard à 7 heures du matin et quand on le tuait à 5 heures de l'après midi, après une journée de traque ». Une vie difficile, peu d'argent, mais une richesse humaine, de l'entraide, de la solidarité, et beaucoup de travail. « on allait chercher les ébauches de fer plat pour les bœufs en vélo à Quillan. On cuisait neuf pains par mois dans le four de la maison, on n'achetait que le vin, le sel et les vêtements » se souvient Jean Augé.

De nombreux souvenirs collectés par François Mach prestataire du parc. Une belle journée dont la logistique et l'intendance ont été réglées de main de maître par l'association « loisir et culture » de Formiguères.

  

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séquence émotion, Valentin Canet à offert à Jean Brice Leroy, un cadre de photos de la construction du refuge et du tracteur pony.