15/01/2013

Association d'insertion du canton d'Olette : accompagner vers l'emploi

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Crée en 2003, l’AICO mobilise énergie et savoir faire pour l’insertion durable de personnes confrontées à des difficultés sociales et/ou professionnelles.

Cette association sans but lucratif, a pris le relai de la charte intercommunale et est administrée par un conseil d’administration où siègent nombre d’élus locaux du canton. Son siège social et ses locaux sont installés à Olette, dans les bâtiments de l’ancienne gare du train jaune.

insertion, chantier, écoleMission claire : l’objectif prioritaire est l’insertion durable de personnes en difficultés sociales ou professionnelles, qui pour la plupart sont bénéficiaires des minima sociaux. Participation à un chantier, formation (remise à niveau générale, informatique, hygiène, santé et sécurité au travail), complètent la mise en place d’un projet professionnel personnel. Une démarche qui débouche souvent sur une formation adaptée au projet établi, qui n’est pas toujours lié à l’activité des chantiers. Plusieurs activités servent de support formatif et éducatif. L’environnement avec le balisage de sentiers de randonnée, l’entretien de canaux d’irrigation, le débroussaillage, la maçonnerie, la réhabilitation des abris et abords de la ligne du train jaune. Dernière née, la manufacture. A partir de matériaux recyclés, articles de bagagerie et de décoration sont réalisés. « le public AICO, du fait des activités proposées était essentiellement masculin. Avec la création de la manufacture, la porte s’est ouverte aux femmes, pour établir une réelle égalité des chances au sein de la structure » précise avec conviction Solange Rousseau chargée de communication et intervenante à la manufacture.

Un contrat : le recrutement des personnes passe par Pôle emploi, la maison sociale départementale,insertion, chantier, école la mission locale jeunes, trois structures Pradéennes, qui orientent le public correspondant aux critères des contrats aidés. Munies d’un contrat de travail de 24 à 26 h semaine, les personnes recrutées ont un statut de salarié de l’AICO, avec tous les droits et devoirs afférents à ce statut. Corinne Riera, la directrice, est claire « je crois vraiment à la réinsertion par le travail. Offrir un contrat de travail, c’est déjà un pas vers l’intégration professionnelle et sociale ». Le contrat peut aller jusqu’à deux ans, la moyenne s’établissant à 18 mois. L’objectif est de réinsérer les gens le plus rapidement possible, mais souvent, il faut du temps.

Quel budget : l’AICO est conventionnée pour accueillir 46 personne, accompagnées par une équipe de 14 permanents. Le budget qui s’élève à 1 100 000 € par an est abondé par des aides du Conseil Général, de l’Etat au travers de l’aide à l’accompagnement et, pour la manufacture par l’Europe (Fonds Social Européen). Les recettes des chantiers viennent compléter ce budget à hauteur de 30 %.

Concurrence déloyale ? non répond la directrice « nos salariés ne sont pas des professionnels, ils sont en formation, n’évoluent pas au rythme d’une entreprise. Nous ne pouvons travailler que pour de collectivités publiques, souvent sur des chantiers qui n’intéressent pas le privé ». Un partenariat avec les entreprises locales, devrait permettre d’accueillir des stagiaires, et aller jusqu’à des embauches, à l’issue de leur parcours.

A noter que 55 % des présents quittent l’AICO avec un projet de parcours positif (emploi, ou formation adaptée au projet professionnel travaillé).

 

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des chantiers prétextes à une réinsertion professionnelle et sociale durable.

12/08/2011

Jean François Delage a la fibre montagnarde

 

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S’il connaît la montagne catalane pour l’avoir arpentée en raquettes ou ski de fond l’hiver, le Préfet Jean François Delage était en visite officielle en Capcir/Haut-Conflent, répondant à l’invitation de Raymond Trilles président de l’intercommunalité.

préfet,communauté,emploi,chantierAccompagné par Alice Coste Sous Préfète de Prades, et Zinédine Alla, élève de l’école polytechnique en stage à la Préfecture des PO, le Préfet était accueilli par les élus locaux de Capcir et Haut-Conflent. Un périple au départ de La Cabanasse, rencontre et échange avec les stagiaires du chantier d’insertion forêt « ce chantier va permettre à des jeunes de trouver des solutions d’emploi et nous les aiderons pour cela ». Puis visite des remparts de Mont-Louis en réfection, passage par le chalet accueil du Col de la Llose et enfin découverte de la scierie et de la déchetterie intercommunales. Des sites et des actions qui comptent dans le développement local et dont l’investissement est aidé par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département. « je viens me rendre compte de la réalité des actions que mènent les élus sur le terrain. Je relève deux aspects importants et complémentaires. Le développement touristique basé sur le ski de fond, et la mise enpréfet,communauté,emploi,chantier valeur du patrimoine ». Deux aspects sur lesquels, le Préfet souhaite que l’Etat intervienne. Réalisation d’un stade de biathlon et perspective d’un chantier d’insertion autour de l’entretien des fortifications. Mais ce qui a le plus marqué le Préfet, c’est la scierie intercommunale « je suis favorablement impressionné par le développement progressif de la filière bois. Une vraie richesse, une matière première qu’il faut valoriser ». Là on est bien dans le développement durable avec un circuit court. Le bois provient des forêts locales, il est débité sur place et utilisé par les artisans locaux, les déchets sont valorisés en bois déchiqueté et approvisionnent la chaufferie qui desservira les bâtiments de la zone artisanale et alimente l’unité de séchage du bois. « c’est une belle initiative de plus créatrice d’emploi ».

A propos de l’intercommunalité Jean François Delage précise « j’ai proposé aux communes du département un schéma concernant l’intercommunalité. Les communes ont délibéré et donné un avis en date du 03 août. J’ai transmis la totalité de ces avis sans commentaires, ni synthèse, à la CDCI (Convention Départementale de Coopération Intercommunale). Ce sont les membres de cette structure qui apprécieront l’opportunité du choix. Concernant Cerdagne Capcir, si la CDCI vote à la majorité qualifiée pour deux communautés, je ne peux m’y opposer. Je rappelle toutefois qu’avant le 31 décembre 2011, toutes les communes doivent-être intégrées dans une intercommunalité, c’est la loi et je la ferai respecter ».

 

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une visite instructive qui favorise les échanges