22/06/2010

La zone d'activité économique du Capcir se dote d'un réseau de chaleur

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Un réseau de chaleur pour chauffer les ateliers de la future zone d'activité économique du Capcir, c'est le choix de la communauté de communes Capcir Haut-Conflent qui l'a inauguré en présence du président du conseil général et du sous-préfet de Prades.

Lutter contre l'effet de serre et l'indépendance énergétique, utiliser une énergie propre, dans une filière courte, telle est le choix de la communauté de communes. Avec cette chaufferie bois énergie, elle va mettre à disposition des artisans de la ZAE de la chaleur à un coût réduit, tout en utilisant les déchets de bois de scierie et les rémanents des forêts locales. Ainsi, une chaufferie fonctionnant au bois déchiqueté d'une puissance de 320 kW, permettra de diviser par deux le coût de l'énergie utilisée pour son fonctionnement. Un projet abouti qui vient conforter la relance de la filière bois initiée par la communauté. «la tempête Klaus a mis au sol des milliers de m3 de bois. Relancer la filière bois, c'était valoriser cette catastrophe naturelle. C'est aussi une action qui s'inscrit dans le cadre des économies d'énergie. Le bois local est valorisé, en circuit court, en bois d'œuvre et de menuiserie, en déchet de bois pour le chauffage », précise Raymond Trilles président de la communauté.

Un outil performant Alain Montagut, maitre d'œuvre du projet est fier « le fonctionnement de la chaufferie ici est optimisé. Durant la journée, ce sont les ateliers qui sont chauffés. La nuit, on sèche le bois débité par la scierie. Ainsi on n'a pas de pic de consommation et la chaufferie n'a pas été surdimensionnée ». La gestion de la chaufferie est réalisée par automates. Liaison informatique avec la communauté qui gère la répartition du chauffage et surveille les défauts éventuels. Une connexion informatique avec le constructeur, la société Comte de Clermont Ferrand, permet d'intervenir sur les disfonctionnement depuis le siège.

Une belle opération d'un coût de 541 341 € hors taxes, cet investissement est aidé à hauteur de 20.5 % par l'Etat, 13.5 % par la région, 13.6 % par le conseil général. L'Europe a été sollicitée à hauteur de 32.2 %, la communauté apportant l'autofinancement. Dans ce montage financier, l'amortissement est réalisé en 7 ans, la durée de vie de la chaudière estimé à 25 ans. Christian Bourquin, président du conseil général « salue l'initiative, la réactivité de la communauté de communes, et la bonne gestion du plan de financement. Depuis la révolution française, les élus locaux savent utiliser utilement l'argent en répondant aux attentes de la population. Si demain le conseil général  n'a pas la capacité à financer le monde rural, celui-ci disparaîtra. Le changement de nos institutions mérite un grand débat ». Président aussi du Parc Naturel Régional, il rappelle que « le parc est aujourd'hui accepté par tous. Il a soutenu cette action en l'inscrivant dans le pôle d'excellence rurale. La moitié du territoire du parc est forestier, on a de profondes ressources ». Bernard Mouliné, sous-préfet de Prades, rassure l'assistance sur la présence de l'Etat dans les hauts cantons qui « soutient financièrement les projets d'initiatives innovantes tel celui du jour, réalisant ainsi un effet levier sur les dynamiques territoriales locales, en matière d'énergies renouvelables ». Et de rappeler aux élus présents de « mettre en œuvre les contrats aidés initiés par l'Etat en direction des demandeurs d'emploi en difficulté, ainsi que les chantiers d'insertion».

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Une inauguration qui s'est déroulée dans la bonne humeur, le réseau de chaleur est il est vrai un outil valorisé par tous.