10/03/2013

Emplois d'avenir : un engagement citoyen

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Élus, secrétaires de mairie, ont participé à cette réunion d’information sur les emplois d’avenir, organisée et animée par la DIRECCTE, la sous préfecture et le conseil général.

Géraldine Morillon de la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi dresse le tableau. Avec un chômage de 30.88 % en Languedoc Roussillon (moyenne nationale 22.7 %), la situation des jeunes de moins de 25 ans est particulièrement difficile sur le marché du travail. Les jeunes non qualifiés, sont les plus touchés. Devant cette réalité, l’Etat va mettre en place des emplois aidés dits « d’avenir ».

DSC02413.jpgLe dispositif : 100 000 emplois d’avenir vont-être créés en 2013, 150 000 en 2014, 4423 pour la région, 816 pour le département. Ce sont les jeunes chômeurs, âgés de 16 à 25 ans (30 ans pour les personnes reconnues travailleurs handicapés), sans qualifications ou peu qualifiées (niveau V maximum) qui sont visés par cette mesure. Côté employeurs, c’est le secteur non marchand et particulièrement les associations et les collectivités territoriales qui est concerné, et plus restrictivement les entreprises d’insertion du secteur marchand. Le contrat d’une durée de 36 mois à temps plein en CDD ou CDI sont fortement aidés par l’Etat : 75 % du SMIG pour le secteur non marchand, de 35 à 47 % pour le marchand. « pour les bénéficiaire du RSA de moins de 26 ans et en charge de famille, le Conseil Général des PO s’engagera financièrement auprès de l’employeur  avec une participation de 286 € par jeune » précise Jean Louis Chambon conseiller général chargé des politiques d’insertion.

Tutorat : clé de voute du dispositif, auquel il faut rajouter l’obligation de formation, le tuteur va faciliter l’intégration du jeune et l’accompagner dans sa professionnalisation. Sur la durée du contrat, formation pré-qualifiante ou qualifiante transférables, remises à niveau, vont compléter et renforcer l’expérience professionnelle. « les organismes de formation, qui fonctionnent avec l’argent des contribuables, doivent se rapprocher des personnes à former » précise Alice Coste sous Préfète de Prades, incitant les collectivités à s’engager dans cet « acte citoyen «  et à tout mettre en œuvre pour accompagner les jeunes vers l’emploi « on ne peut se permettre d’employer des jeunes pendant trois ans, sans leur proposer une vraie solution de sortie ».

Et concrètement ? Mission locale, cap emploi, agence pôle emploi, Conseil Général, DIRECCTE accompagnent les employeurs potentiels dans leur démarche.

Un suivi personnalisé  du parcours du jeune, de sa formation, de son insertion et de son implication, est régulièrement effectué entre un représentant de la mission locale et le jeune et son tuteur.

Renseignements : www.lesemploisdavenir.gouv.fr , Agence pôle emploi de Prades tél 04.68.05.39.15., mission locale Saillagouse tél 04.68.04.79.89. mail christine.chamagne@mlj66.org

 

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                               écoute, échanges, au cours de cette réunion d’information

13:55 Publié dans économie, emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aide, avenir, jeunes

06/11/2011

"Palabres" capcinoises autour du parc naturel régional

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A l’invitation du parc, une trentaine de Capcinois se sont retrouvés au bistrot de pays de Matemale. A l’ordre du jour, l’avenir du territoire et de ses habitants, une participation à la réflexion pour la nouvelle charte du parc.

Donner la parole à ses habitants, pour coller à leur réalité et leurs attentes en matière d’aménagement, de vie, d’environnement, d’économie, tel est le défi que le parc a lancé pour le renouvellement de sa charte qui couvrira les années 2015/2027. Cette troisième rencontre a permis des échanges entre habitants et techniciens, riches d’enseignements. Si l’on note une certaine inquiétude sur le devenir du Capcir de la part des présents, ils ne baissent pour autant pas les bras. Certes, l’emploi est au centre des préoccupations, l’évolution climatique aussi, mais la volonté de vivre ici et d’y accueillir de nouvelles populations est une volonté partagée.

Préparer l’avenir : si la neige est en hiver le fer de lance de l’économie montagnarde, plus de 50 % de la clientèle ne skie pas. Une réflexion doit-être menée pour proposer à ces non skieurs des activités complémentaires au ski, praticables avec ou sans neige. Un effort doit-être fait sur les animations de fin d’après midi et de soirée. L’agriculture, l’artisanat doivent-être favorisés. Un projet ambitieux sur le télétravail pourrait à la fois procurer des emplois localement, mais aussi permettre aux vacanciers de prolonger leur séjour combinant vacances et travail. Les services publics son concentrés ce qui pose problème à une population vieillissante ayant des difficultés à se déplacer. Un frein à l’implantation des jeunes, c’est le manque de logements sociaux, pour les permanents, mais aussi pour les saisonniers. Acheter un terrain ou une maison est hors de prix. Il faut développer une politique d’aide sous peine de voir les porteurs de projets se diriger vers des territoires plus accueillants. Concernant les offices du tourisme locaux, leur relai de l’information globale est déficitaire chacun « vendant » son bout de territoire.

Un constat : interrogés sur leurs actions, les techniciens du parc ont pu préciser quelques grandes missions de développement économique et de protection de l’environnement qu’ils conduisent. Force est de constater un  problème de déficit de communication interne du parc. Une communication qui devrait s’améliorer en multiplication les débats avec la population, par la mise en place d’une documentation auprès des offices du tourisme, des bistrots de pays et de tous les lieux accueillant du public.