20/12/2013

les Bâtiments durables sont notre avenir

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                                         techniciens et élus réunis devant le four solaire

Réunis au four solaire de Font-Romeu, venus de divers pays d’Europe, des acteurs du développement durable ont échangé sur leurs expériences en la  matière.

En Europe, le chauffage représente la plus grosse part d’énergie utilisée dans le logement. Les secteurs de la construction et de la rénovation de l’habitat ont un réel potentiel de réduction d’énergie. Une réalité que l’Europe prend en compte.

Construire intelligent : selon les pays, les habitudes architecturales, la culture locale, l’économie, l’histoire… l’intérêt dans la construction « zéro énergie » est différente. Conformément à sa Directive Performance Energétique des Bâtiments, l’Union Européenne a mis en place un projet de coopération. Dénommé « MountEE », il permet d’accompagner les collectivités des 3 zones de montagne Européenne (Scandinavie, Alpes Pyrénées), vers la construction et la rénovation de bâtiments très basse consommation.

Projets pilotes : missionnés par leurs élus, des techniciens de différentes structures de développement durable en Europe, accompagnent, sur leurs divers territoires des projets pilotes, portés par des collectivités, liés à l’isolation du bâti et à l’économie d’énergie. Ils se réunissent deux fois par an. A l’ordre du jour, échange d’expérience, suivi des projets dans les différents territoires, permettent à tous de vérifier la réalité locale de prise en compte de ces problèmes énergétiques. « ce n’est pas une compétition, mais un échange et une entraide » précisent Carole Piton et Wolfgang Pfefferkorh chargé de mission du CIPRA (Commission Internationale pour la Protection des Alpes).

Un exemple : « le four solaire est le top du top de l’écologie. En 1967, chef de gare à Font-Romeu, je voyais  les miroirs du four arriver par le train jaune. On s’installait déjà dans le développement durable par ce mode de transport » se rappelle Jean Louis Alvarez qui, avec son collègue Grégoire Valbona, tous deux vice présidents du parc, ont rencontré ces techniciens. Le parc naturel catalan participe à ce travail en accompagnant cinq communes dans cette démarche. Dans le même temps un travail de sensibilisation des professionnels du bâtiment, aux méthodes de constructions durables et des projets de formation sont mises en place. Un accompagnement pris en charge à 75 % par l’Europe et 25 % par le parc.

Renseignements www.mountee.eu

Projets pilotes sur le territoire du parc

Mairies de Porta  et Mantet, transformation d’une grange en salle communale, syndicat scolaire Capcir Haut Conflent rénovation de la crèche de la Cabanasse, communauté de communes Capcir Haut-Conflent et commune de la Cabanasse transformation de l’ancien centre de vacances la Solaze, en trois salles de classe, une unité de vie pour personnes âgées, une cantine intergénérationnelle, parc naturel régional, construction de la maison du parc à Olette.

 

22/06/2010

La zone d'activité économique du Capcir se dote d'un réseau de chaleur

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Un réseau de chaleur pour chauffer les ateliers de la future zone d'activité économique du Capcir, c'est le choix de la communauté de communes Capcir Haut-Conflent qui l'a inauguré en présence du président du conseil général et du sous-préfet de Prades.

Lutter contre l'effet de serre et l'indépendance énergétique, utiliser une énergie propre, dans une filière courte, telle est le choix de la communauté de communes. Avec cette chaufferie bois énergie, elle va mettre à disposition des artisans de la ZAE de la chaleur à un coût réduit, tout en utilisant les déchets de bois de scierie et les rémanents des forêts locales. Ainsi, une chaufferie fonctionnant au bois déchiqueté d'une puissance de 320 kW, permettra de diviser par deux le coût de l'énergie utilisée pour son fonctionnement. Un projet abouti qui vient conforter la relance de la filière bois initiée par la communauté. «la tempête Klaus a mis au sol des milliers de m3 de bois. Relancer la filière bois, c'était valoriser cette catastrophe naturelle. C'est aussi une action qui s'inscrit dans le cadre des économies d'énergie. Le bois local est valorisé, en circuit court, en bois d'œuvre et de menuiserie, en déchet de bois pour le chauffage », précise Raymond Trilles président de la communauté.

Un outil performant Alain Montagut, maitre d'œuvre du projet est fier « le fonctionnement de la chaufferie ici est optimisé. Durant la journée, ce sont les ateliers qui sont chauffés. La nuit, on sèche le bois débité par la scierie. Ainsi on n'a pas de pic de consommation et la chaufferie n'a pas été surdimensionnée ». La gestion de la chaufferie est réalisée par automates. Liaison informatique avec la communauté qui gère la répartition du chauffage et surveille les défauts éventuels. Une connexion informatique avec le constructeur, la société Comte de Clermont Ferrand, permet d'intervenir sur les disfonctionnement depuis le siège.

Une belle opération d'un coût de 541 341 € hors taxes, cet investissement est aidé à hauteur de 20.5 % par l'Etat, 13.5 % par la région, 13.6 % par le conseil général. L'Europe a été sollicitée à hauteur de 32.2 %, la communauté apportant l'autofinancement. Dans ce montage financier, l'amortissement est réalisé en 7 ans, la durée de vie de la chaudière estimé à 25 ans. Christian Bourquin, président du conseil général « salue l'initiative, la réactivité de la communauté de communes, et la bonne gestion du plan de financement. Depuis la révolution française, les élus locaux savent utiliser utilement l'argent en répondant aux attentes de la population. Si demain le conseil général  n'a pas la capacité à financer le monde rural, celui-ci disparaîtra. Le changement de nos institutions mérite un grand débat ». Président aussi du Parc Naturel Régional, il rappelle que « le parc est aujourd'hui accepté par tous. Il a soutenu cette action en l'inscrivant dans le pôle d'excellence rurale. La moitié du territoire du parc est forestier, on a de profondes ressources ». Bernard Mouliné, sous-préfet de Prades, rassure l'assistance sur la présence de l'Etat dans les hauts cantons qui « soutient financièrement les projets d'initiatives innovantes tel celui du jour, réalisant ainsi un effet levier sur les dynamiques territoriales locales, en matière d'énergies renouvelables ». Et de rappeler aux élus présents de « mettre en œuvre les contrats aidés initiés par l'Etat en direction des demandeurs d'emploi en difficulté, ainsi que les chantiers d'insertion».

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Une inauguration qui s'est déroulée dans la bonne humeur, le réseau de chaleur est il est vrai un outil valorisé par tous.

07/06/2010

Restitution des audits et conseils d'orientation énergétique sur le territoire du PNR et du Pays

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Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes et le Pays Terres Romanes, ont confié à des bureaux d'études la réalisation d'audits énergétiques de bâtiments communaux débouchant sur des préconisations d'amélioration en matière d'économies d'énergie.

Douze communes (10 de moins de 500 habitants et deux de moins de 2000), ont accepté de se prêter à cette démarche qui servira de base à une évolution positive de la gestion énergétique des bâtiments communaux du territoire. Ce sont les bureaux d'étude Défi'nergies, Eco2Bât et AD3E qui ont conduit études et audits et formulé aux élus présents des préconisations concrètes.

Un territoire particulier les communes auditées, sont fortement rurales et très touristiques. Seulement 32 % de résidences principales en Cerdagne et 56 % en Conflent, contre 62 % en moyenne sur le département, 84 % en France. Si les dépenses énergétiques des bâtiments arrivent en tête avec 67 %, l'éclairage public représente 25 %. Concernant les différentes sources d'énergies consommées, 54 % sont d'origine fissile (nucléaire), 41 % fossile et 5 % renouvelable. Si l'on intègre la commune d'Osséja qui vient d'installer une grosse unité de chauffage au bois déchiqueté, l'énergie renouvelable passe de 5 % à 40 %. La comparaison du coût des énergies montre que le KWh électrique coûte 13 centimes d'euros, contre 4 centimes pour le bois. L'investissement chauffage bois étant bien sûr plus important que l'électrique.

Des préconisations pour la plupart des bâtiments, c'est l'isolation des toitures, des murs, la mise en place de menuiseries à double vitrage qui sont prioritaires. Le parc de chauffage qu'il soit électrique, ou au fioul est vieillissant. Changement de radiateurs, installations de régulateurs sont des investissements efficaces. L'utilisation d'énergies renouvelables tels le solaire thermique pour l'eau chaude sanitaire, le solaire photovoltaïque, ou le bois énergie sont de bons moyens de faire baisser la facture énergétique. Les investissements inhérents sont amortis en une douzaine d'années. Concernant l'éclairage public, les questions qu'il faut se poser, c'est que faut-il éclairer, où et quand. L'installation d'horloges astronomiques permet de gérer les temps d'éclairage. Vérifier l'état des installations et mesurer les puissances installées est conseillé. Réduire l'étalement urbain est une mesure fortement préconisée. Chaque commune auditée a eu un rendu personnalisé des bureaux d'étude. Les maîtres mots en matière d'économies d'énergie étant sobriété, efficacité, énergies renouvelables. Ne chauffer ou n'éclairer un bâtiment, que lorsqu'il est utilisé, c'est un geste citoyen efficace dans la réduction des consommations d'énergie.

Pour l'accompagnement des travaux de rénovation et d'amélioration énergétique, la parole était donnée à des représentants du CAUE, de l'Espace Info Energie du département, de l'association bois énergie 66 et au Relais Europe Direct. Ainsi, conseils en urbanisme, en outils d'énergies renouvelables, informations sur les aides départementales, régionales, nationales, européennes ont complété cette restitution.

Renseignements : www.parc-pyrenees-catalanes.fr www.terresromanes.fr

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