11/07/2013

Ha la vache ! quelle balade...

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Profiter des vacances pour découvrir un territoire naturel, rencontrer des hommes qui y vivent et y travaillent, déguster et apprécier le fruit de leur travail, c’est possible avec les balades en estives.

rosée, pyrénées, vache, éleveurC’est merveilleux les vacances. Un moment privilégié où l’on peut faire, ou ne rien faire. Il y a les « plage-soleil », les « actif-sportif », les « bar-disco », les « penseur-rêveur », les « routinier-passif », les « va-comme je te pousse », les « visiteur-planifié », les « qu’est-ce que je fous-ici », les « voyageur-flexible ». Mais, quelle que soit votre typologie de vacanciers, vos habitudes, vos goût pour l’action ou la non action, changez de planète. Les éleveurs de la montagne catalane vous y aident, au travers de leurs balades en estives.

Ha, la vache ! dans ce siècle où la viande de cheval se confond avec celle du bœuf, le sous vide industriel avec le fait maison, les éleveurs catalans on choisi la voie de la qualité. Ainsi est née la « Rosée des Pyrénées Catalanes ». Cette « vedelle » (nom féminin du veau), élevée en estive au lait de sa mère et à l’herbe naturelle des montagnes. Le cahier des charges élaborérosée, pyrénées, vache, éleveur par les éleveurs, contrôlé par un organisme indépendant, est la garantie d’une production naturelle. Qualités gustatives, nutritionnelles et sanitaires des viandes, choix des races (Aubrac, Gasconne, Brunes), dates de commercialisation de juin à septembre, traçabilité, devraient permettre d’obtenir l’obtention d’une IGP (Indication Géographique Protégée). « ici, on n’engraisse pas les bêtes. Elles sont nourries à l’herbe de montagne et au lait de leur mère » déclare avec fierté un éleveur.

Quelle balade… organisés en association, les éleveurs de rosée, amoureux de leur métier, leurs montagnes, leurs troupeaux, ont décidé d’organiser des balades en estive. « l’objectif de ces balades, c’est la promotion de la rosée, mais aussi, pour le public, la découverte du territoire, l’expression d’un métier, la transmission de l’amour d’un pays » affirment les éleveurs. Et ce n’est pas une promesse de gascon. Il suffit pour cela d’écouter les participants :  « c’est un retour aux sources, aux origines, ça c’est de l’écologie», « on est très contents de cette découverte, on reviendra et on enverra du monde », « on a passé une belle journée », « nous découvrons un mode d’élevage respectueux de l’environnement et des consommateurs » « une belle journée très conviviale », « les enfants ne regrettent pas d’être venus », « on apprécie de rencontrer les gens du pays dans leur cadre de vie, la façon dont ils nous font partager leur passion», « c’est une belle organisation, l’accueil est agréable. L’échange avec les éleveurs très enrichissant », « lors du repas, les senteurs de la grillade de Rosée et la senteur des pins se marient parfaitement ».

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A midi, un repas composé uniquement de produits locaux, dont une grillade de Rosée, vous permettra d’apprécier ses qualités gustatives.

Les balades en estive ont obtenu la marque « accueil » du Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes pour leurs qualités environnementales et humaines.

Une journée inoubliable, accessible à tous, meuh oui…

 

Pratique

rosée, pyrénées, vache, éleveurTarifs repas compris: adulte 30 €, enfant (6 à 12 ans) 15  €, moins de 6 ans gratuit.

Inscription obligatoire 48 h au plus tard avant la date de la balade

Penser aux indispensables : chapeau, crème solaire, vêtement chaud et de pluie, bonnes chaussures, bouteille d’eau, appareil photo…

Dates des balades : 25 juillet Caudiès Conflent départ de la Llagonne, 7 août Coma de Pontells départ d’Olette, 22 août Estany de Clot départ de Nohèdes.

Renseignements, réservation : 06.24.41.01.18.  www.roseedespyrenees.com

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25/01/2011

Le vautour, un équarisseur naturel

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Allié de l’élevage, équarisseur naturel, efficace, rapide, sanitaire, écologique et gratuit, le vautour voit sa côte de popularité battue en brèche suite à quelques dérapages liés à des attaques d’animaux vivants.

N.Vanhingen.jpgDepuis la nuit des temps, on trouve sa trace dans la grotte Arago de Tautavel, le vautour est un rapace persistant, dont trois types vivent entre autre dans les Pyrénées. Le vautour percnoptère, le plus petit avec 1,60 m d’envergure, le gypaète barbu (el trencalos),  avec ses 2.70 m d’envergure, le vautour fauve, le plus commun, le plus nombreux, qui vit en colonie, se déplace en groupe. Un charognard qui consomme 170 kg de chair par an. Equarisseurs hors pair, ces trois oiseaux sont complémentaires. Le vautour fauve attaque les chairs molles (viscères, muscles…), le percnoptère grappille les restes et nettoie les os, le gypaète barbu mange les os. Si percnoptère et barbu nichent dans les PO (deux couples pour le barbu), le fauve appelé aussi l’éboueur des montagnes, vit à l’extérieur de notre département. On compte 5500 couples de vautours fauves sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées, 1000 couples en Catalogne. La seule survie de l’espèce selon les experts, est liée à la disponibilité de  nourriture. Longtemps partenaire équarisseur des éleveurs, il est aujourd’hui mis à l’index par ces derniers, du fait d’attaques vérifiées d’animaux vivants. Un comportement inhabituel qui intervient après la fermeture des « muladores » (charniers organisés) en Espagne, et l’obligation de transférer les bêtes mortes à l’équarrissage. De là à faire le lien avec les attaques d’animaux vivants…

Le parc se mobilise : le parc naturel régional des Pyrénées Catalanes s’est associé avec la Ligue de P. Mignon (3).JPGProtection des Oiseaux pour comprendre ce disfonctionnement, et trouver des solutions. Un partenariat avec l’université de sociologie de Toulouse, a permis de comprendre le comportement des éleveurs, inquiets devant l’attitude déviante des vautours. Ceux-ci ne se sentent pas entendus et hésitent à déclarer les attaques d’animaux vivants. Une expérience est tentée depuis cinq ans sur les grands causses de l’Aveyron. Des placettes d’alimentation réparties sur le territoire accueillent les carcasses des animaux morts et alimentent les vautours qui deviennent  équarisseurs. C’est un dispositif dérogatoire pour l’éleveur, qui ne passe plus par un système d’équarrissage. Les dépôts sont notés sur un registre, cela donne droit à un avantage financier. L’éleveur doit faire tester deux brebis par an pour les EST (encéphalopathies spongiformes transmissibles).

Les éleveurs premiers concernés, brillant par leur absence lors de la réunion, il serait souhaitable qu’une autre rencontre soit organisée pour qu’un véritable débat s’instaure et permette de trouver des solutions acceptables par tous.

Planant très haut dans le ciel, le vautour détecte avec sa vision adaptée les carcasses d’animaux morts qui vont le nourrir.

 

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15/06/2010

Le refuge pastoral de la Calmaseille est opérationnel

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Après 10 années de déambulation dans les chicanes administrative, le projet de refuge pastoral de la Calmazeille est enfin réalisé. Un soulagement pour le groupement pastoral de Balcère/Lladure qui n'y croyait plus.

Barthélémy Riveill, président du groupement pastoral de Balcère/Lladure est un éleveur heureux. « le groupement pastoral a pour mission la gestion des estives et tout ce qui y a trait, dont l'aménagement des refuges pastoraux. C'est un véritable habitat qui respecte les normes de construction et offre un confort de vie au berger ou vacher ». Le refuge pastoral de la Calmazeille est enfin terminé et accueille cette semaine le berger qui prend ses « quartiers d'été » sur le site. « nous étions empêtrés dans un imbroglio administratif qui durait depuis dix ans. Heureusement, le Parc naturel Régional est venu nous épauler, aujourd'hui, nous inaugurons ce premier refuge ».  Pour cela, le parc a élaboré une méthode de rédaction de permis de construire de cabane pastorale. Celui-ci prend en compte l'évolution du métier, la réglementation en matière d'urbanisme, le code du travail et de la santé publique, l'intégration au paysage, la mise en place des différents réseaux. Ce guide est opérationnel sur l'ensemble du territoire du parc. D'autres projets sont en cours d'élaboration sur Caudiès de Conflent, Font-Romeu et Mantet. Sur la Calmazeille ce sont 800 brebis issues de quatre éleveurs de la plaine et de l'Aude qui sont en estive.

Un investissement aidé l'investissement de la Calmazeille est de 65 000 € hors taxes sur lesquels l'Europe abonde à hauteur de 50 %, l'Etat complète avec 20 % et la Région 10 %. L'autofinancement est à charge du groupement pastoral. Le conseil général a participé au financement de l'étude de faisabilité. La commune de Formiguères quand à elle a mis à disposition le terrain avec un bail à ferme de 12 ans. Christian Bourquin, président du Conseil Général, apprécie le bâtiment « il faut donner des conditions décentes de vie aux randonneurs. En tant que marcheur, il m'arrive de dialoguer avec des bergers et de constater leur condition d'hébergement précaire dans lesquelles certain vivent ». La vie de berger n'est pas facile, il faut donc faciliter au maximum leur condition de travail. Et de réaffirmer son « opposition totale à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. Vue de la ville, cela semble séduisant, mais l'ours est dangereux pour les bêtes en estive, alors pourquoi le réintroduire ». Une position partagée par les éleveurs locaux, et en particulier par Françoise Guidel « l'ours a déjà attaqué notre troupeau et tué des brebis. Cela nous oblige à garder plus serré, à rentrer le soir et nous ne pouvons plus emmener le troupeau sur des pâturages éloignés. Les primes compensent les pertes, mais le but n'est pas de voir son troupeau massacré. Cela traumatise les bêtes».

Un gouter salé à base de produits du terroir a clôturé cette inauguration bucolique.

 

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Échanges forts et amicaux, ont permis de constater qu'élus et éleveurs étaient sur la même longueur d'onde.