20/12/2013

les Bâtiments durables sont notre avenir

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                                         techniciens et élus réunis devant le four solaire

Réunis au four solaire de Font-Romeu, venus de divers pays d’Europe, des acteurs du développement durable ont échangé sur leurs expériences en la  matière.

En Europe, le chauffage représente la plus grosse part d’énergie utilisée dans le logement. Les secteurs de la construction et de la rénovation de l’habitat ont un réel potentiel de réduction d’énergie. Une réalité que l’Europe prend en compte.

Construire intelligent : selon les pays, les habitudes architecturales, la culture locale, l’économie, l’histoire… l’intérêt dans la construction « zéro énergie » est différente. Conformément à sa Directive Performance Energétique des Bâtiments, l’Union Européenne a mis en place un projet de coopération. Dénommé « MountEE », il permet d’accompagner les collectivités des 3 zones de montagne Européenne (Scandinavie, Alpes Pyrénées), vers la construction et la rénovation de bâtiments très basse consommation.

Projets pilotes : missionnés par leurs élus, des techniciens de différentes structures de développement durable en Europe, accompagnent, sur leurs divers territoires des projets pilotes, portés par des collectivités, liés à l’isolation du bâti et à l’économie d’énergie. Ils se réunissent deux fois par an. A l’ordre du jour, échange d’expérience, suivi des projets dans les différents territoires, permettent à tous de vérifier la réalité locale de prise en compte de ces problèmes énergétiques. « ce n’est pas une compétition, mais un échange et une entraide » précisent Carole Piton et Wolfgang Pfefferkorh chargé de mission du CIPRA (Commission Internationale pour la Protection des Alpes).

Un exemple : « le four solaire est le top du top de l’écologie. En 1967, chef de gare à Font-Romeu, je voyais  les miroirs du four arriver par le train jaune. On s’installait déjà dans le développement durable par ce mode de transport » se rappelle Jean Louis Alvarez qui, avec son collègue Grégoire Valbona, tous deux vice présidents du parc, ont rencontré ces techniciens. Le parc naturel catalan participe à ce travail en accompagnant cinq communes dans cette démarche. Dans le même temps un travail de sensibilisation des professionnels du bâtiment, aux méthodes de constructions durables et des projets de formation sont mises en place. Un accompagnement pris en charge à 75 % par l’Europe et 25 % par le parc.

Renseignements www.mountee.eu

Projets pilotes sur le territoire du parc

Mairies de Porta  et Mantet, transformation d’une grange en salle communale, syndicat scolaire Capcir Haut Conflent rénovation de la crèche de la Cabanasse, communauté de communes Capcir Haut-Conflent et commune de la Cabanasse transformation de l’ancien centre de vacances la Solaze, en trois salles de classe, une unité de vie pour personnes âgées, une cantine intergénérationnelle, parc naturel régional, construction de la maison du parc à Olette.

 

03/11/2011

Les élus du PNR débattent sur les enjeux du territoire

Réunis à la Cabanasse, les élus du comité syndical du parc, après un bilan de son action, ont échangé sur le projet de développement du territoire préfigurant la charte 2015/2027.

Ils étaient nombreux les élus à participer à cette journée de travail. Le matin a permis de leur rendre compte du travail des acteurs et partenaires de juin et septembre. Réflexion mettant en avant forces et faiblesses actuelles et opportunités et menaces future à 15 ans. Un exercice auquel les élus se sont confrontés avant de répondre à un questionnaire en 20 points, portant sur les axes du projet de la nouvelle charte du parc. Ce questionnaire, issu des réunions de travail de juin et de septembre, avait pour objectif de faire s’exprimer des points de vue, d’identifier les désaccords, baliser le programme de la charte qui doit tenir compte de tous les avis. La charte est certes un document consensuel, mais qui ne doit pas être mou, et proposer un développement économique dans un souci de protection du territoire.  

Des convergences : abordant l’urbanisme, la culture, le tourisme, les transports, la protection de l’environnement, les énergies, la population, le logement, l’économie locale, la coopération transfrontalière, le questionnaire a permis de visualiser le point de vue des élus présents. Sur l’ensemble des vingt points, il y a majoritairement des réponses communes. C’est ce qui impressionne Gonzague Devaux du cabinet Gouvernance et Développement chargé d’accompagner la démarche de réalisation de la nouvelle charte et de l’animation de cette journée «tout le monde m’avait mis en garde sur les spécificités des différentes parties du territoire du parc et la difficulté à avoir une vision commune du fait de ces particularités. Je ressort avec l’impression que sur les questions de fond susceptibles d’engager l’avenir il y a des convergences de visions ».  

La prochaine journée de travail est programme le 23 décembre

 

une journée de travail qui a permis de constater une similitude de points d’accord sur le développement du territoire du parc.

12/08/2011

Jean François Delage a la fibre montagnarde

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S’il connaît la montagne catalane pour l’avoir arpentée en raquettes ou ski de fond l’hiver, le Préfet Jean François Delage était en visite officielle en Capcir/Haut-Conflent, répondant à l’invitation de Raymond Trilles président de l’intercommunalité.

préfet, métier, durable, économieAccompagné par Alice Coste Sous Préfète de Prades, et Zinédine Alla, élève de l’école polytechnique en stage à la Préfecture des PO, le Préfet était accueilli par les élus locaux de Capcir et Haut-Conflent. Un périple au départ de La Cabanasse, rencontre et échange avec les stagiaires du chantier d’insertion forêt « ce chantier va permettre à des jeunes de trouver des solutions d’emploi et nous les aiderons pour cela ». Puis visite des remparts de Mont-Louis en réfection, passage par le chalet accueil du Col de la Llose et enfin découverte de la scierie et de la déchetterie intercommunales. Des sites et des actions qui comptent dans le développement local et dont l’investissement est aidé par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département. « je viens me rendre compte de lapréfet, métier, durable, économie réalité des actions que mènent les élus sur le terrain. Je relève deux aspects importants et complémentaires. Le développement touristique basé sur le ski de fond, et la mise en valeur du patrimoine ». Deux aspects sur lesquels, le Préfet souhaite que l’Etat intervienne. Réalisation d’un stade de biathlon et perspective d’un chantier d’insertion autour de l’entretien des fortifications. Mais ce qui a le plus marqué le Préfet, c’est la scierie intercommunale « je suis favorablement impressionné par le développement progressif de la filière bois. Une vraie richesse, une matière première qu’il faut valoriser ». Là on est bien dans le développement durable avec un circuit court. Le bois provient des forêts locales, il est débité sur place et utilisé par les artisans locaux, les déchets sont valorisés en bois déchiqueté et approvisionnent la chaufferie qui desservira les bâtiments de la zone artisanale et alimente l’unité de séchage du bois. « c’est une belle initiative de plus créatrice d’emploi ».

A propos de l’intercommunalité Jean François Delage précise « j’ai proposé aux communes du département un schéma concernant l’intercommunalité. Les communes ont délibéré et donné un avis en date du 03 août. J’ai transmis la totalité de ces avis sans commentaires, ni synthèse, à la CDCI (Convention Départementale de Coopération Intercommunale). Ce sont les membres de cette structure qui apprécieront l’opportunité du choix. Concernant Cerdagne Capcir, si la CDCI vote à la majorité qualifiée pour deux communautés, je ne peux m’y opposer. Je rappelle toutefois qu’avant le 31 décembre 2011, toutes les communes doivent-être intégrées dans une intercommunalité, c’est la loi et je la ferai respecter ».

 

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une visite instructive qui favorise les échanges

 

24/04/2011

Dans le sillon de la neige de culture

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De complément aux manques ponctuels de neige, à la production massive pour faire face aux aléas climatologiques, la neige de culture, montrée du doigt par certains, fait aujourd'hui partie de la panoplie des outils incontournables des stations de sports d'hiver.

Nous vivons, depuis plusieurs décennies, des dérèglements climatiques, qui se traduisent parfois l'hiver par un manque de précipitations neigeuses. Ceci met en péril tout un pan de l'économie montagnarde française. Nos hauts cantons ne font pas exception à cette réalité. Le monde du ski a conçu des outils capables de produire la neige. Si d'artificielle, la neige est devenue de culture, et le canon à neige s'est transformé en enneigeur, c'est grâce à cette technologie que cet hiver les stations de ski de la montagne catalane ont pu offrir des domaines ouverts, et une neige de qualité aux amoureux de la glisse.

De l'eau et de l'air : La neige de culture est le résultat d'un mélange pressurisé d'air etFt Rmeu pompes relevage IMG_1412.JPG d'eau refroidie à 2 °, qui, propulsés dans un air froid (jusqu’à 0 °), se transforme  en cristaux de glace. La mise en œuvre de cette production nécessite deux éléments clés : de l'eau et bien sûr de l'énergie (électricité). Ce sont ces deux éléments qui interpellent les écologistes et les agriculteurs. A ces détracteurs, les gestionnaires des stations répondent que d'une part l'eau transformée en neige finit par fondre et alimenter dans la plupart des cas le bassin versant sur lequel elle a été prélevée. De plus la fonte se fait à une période où l'agriculture a besoin d'eau. D'autre part, si les enneigeurs ont besoin d'électricité pour fonctionner, la nouvelle génération de ces matériels est fort peu vorace en énergie.

Prélèvement raisonnable : la technologie développée, l’aménagement des pistes quile lac des Bouillouses en hiver IMG_1317.JPG demandent moins d’épaisseur de neige pour le damage, les économies d’eau faites sur la recherche des déperditions dans les circuits urbains des stations, font baisser la quantité d’eau utilisée pour l’enneigement. En Capcir, la quantité d’eau consommée (300 000 m3) représente 1 % de la capacité des barrages de Matemale et Puyvalador réunis. La perte en eau restituée est évaluée à 30 % (infiltration et évaporation), ce qui est équivalent à l’évaporation des deux plans d’eau. Ces ratios s’appliquent aussi aux stations de Cerdagne. La consommation en eau de l’ensemble des stations françaises pour la production de neige est de 18 millions de m3 (capacité du lac des Bouillouses) ce qui correspond à 50 % de l’eau utilisée pour le remplissage des piscines en France.

Une économie : la montagne vit dans une économie fragile qui se caractérise par deux saisons touristiques, l'été et l'hiver. La saison hivernale est entièrement liée au ski, même s'il est vrai que tous les vacanciers ne pratiquent pas la discipline.  D’une manière directe pour les personnels des stations, d'une manière induite pour tous les autres professionnels de la montagne : loueurs de matériel, moniteurs de ski, hébergeurs, cafetiers, restaurants, épiciers.... Aujourd'hui, même les agriculteurs qui produisent fromages, volailles, miel... doivent leur survie à l'activité touristique bi-saisonnière.

Neige de culture, entre économie et écologie

La survie d'une économie montagnarde

canons grau 014.jpgChristian Blanc, maire des Angles est clair « sans neige de culture, cet hiver qui est le moins enneigé de la décennie, aurait été catastrophique pour l’emploi ». Et de rajouter aussitôt « notre prélèvement en eau est raisonnable et calculé par rapport à la ressource existante ». Les sports d’hiver, c’est aussi un laboratoire d’étude, tout est étudié jusqu’au comportement de la clientèle et à ses attentes pour y répondre du mieux possible. « pour que le client achète le produit neige il faut que le domaine soit enneigé à 75 % ». Un ratio qui satisfait la clientèle et favorise la fréquentation et la tarification. Aux Angles 60 % du domaine est équipé en enneigeurs, et permet d’atteindre ce fameux ratio. La neige de culture a changé la nature de l’économie hivernale. Il y a 20 ans, l’embauche était incertaine, carChristian BLANC.JPG on ne pouvait garantir l’enneigement. On attendait les précipitations de neige. Il n’y avait pas de garantie de date d’embauche ni de perspective de durée de l’emploi. « cette année on est sur 140 jours d’ouverture, ce qui a permis d’offrir plus de 4 mois d’embauche et avec les congés payés et diverses récupérations, on est entre 5.5 et 6 mois de travail pour les saisonniers ». Une garantie de l’emploi qui permet aux saisonniers de louer un appartement sur l’hiver, mais qui a aussi une incidence sur le commerce local. « en 1990, après deux années sans neige, beaucoup pensaient que le ski dans les Pyrénées c’était terminé. La neige de culture a changé la donne et permet une garantie économique ». Sur les Angles en hiver on compte 900 emplois sur l’hiver dont 250 (110 permanents et 140 saisonniers) sur la commune/régie. « on a un rapport permanents saisonniers de 45/55. Il y a 20 ans il était de 20/80 ». La neige de culture a permis de prolonger la saison d’hiver et a aussi un impact sur le tourisme estival, et donc sur l’emploi « lorsque l’on peut offrir 10 mois de travail à un saisonnier, nous essayons de l’embaucher à l’année et complétons son temps travail par des activités complémentaires ». Si la neige de culture est incontournable pour l’économie montagnarde, le maire plaide pour une utilisation raisonnée de l’eau « nous envisageons de ne plus développer l’habitat, nous n’étendrons plus le domaine skiable, et nous luttons pour le maintien des terres agricoles ». Le Capcir a intégré la réflexion de l’utilisation de l’eau pour la neige dans le cadre du SAGE (Shémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux) de l’Aude qui est son bassin versant.

Un parc moderne et performant

Alain Lunot IMG_5598.JPGAvec 500 enneigeurs et 83 % du domaine skiable couvert par l’enneigement de culture, la station de Font-Romeu/Pyrénées 2000 est le domaine le plus densifié en enneigeurs, sur la chaîne des Pyrénées. L’eau provient du barrage des Bouillouses elle est envoyée au sommet de la Calme par 7 compresseurs et alimente le réseau. La station est autorisée par arrêté préfectoral à prélever 540 000 m3 d’eau. En moyenne la station utilise 400 000 m3 soit 2.5 % de la capacité du barrage. « l’eau nous la payons 30 ct d’euro le m3. Non seulement elle est restituée, mais nous ne l’utilisons pas du printemps à l’automne ce qui n’a pas d’incidence sur les lachures agricoles », précise Alain Lunot directeur de la station. 50 %usine pompes de relevage aux bouillouses IMG_1339.JPG de la consommation électrique de la station est dédiée aux enneigeurs. « les canons nouvelle génération produisent 40 m3 de neige heure avec 20 m3 d’air, contre 4 m3 heure avec 200 m3 d’air pour les anciens », ce qui représente une forte baisse du coût énergie. « les compresseurs à air sont pourvus de récupérateurs de condensats ainsi il n’ya aucune huile dans la tuyauterie et dans la neige. Nous n’utilisons que des huiles bio ». La station est engagée dans la démarche de certification ISO 14001 qui initie une stratégie globale vis-à-vis de l’environnement. Les stations ne sont pas menacées par le changement climatique. L’enneigeur fait partie d’une des solutions pour pallier au manque de neige. « le canon à neige fait partie du développement durable. Cet hiver, nous avons vécu à 90 % sur la neige de culture et nous avons reconstitué trois fois le manteau neigeux ».

Un choix de vie

Jean Louis Démelin IMG_5595.JPG« nous sommes les premiers écologistes du département. Nous vivons sur le territoire d’un parc naturel, dans un site Natura 200, dans un environnement exceptionnel et on fait attention à ne pas dégrader la nature » affirme Jean Louis Démelin président du SIVU Font-Romeu/Pyrénées 2000 et maire de Font-Romeu. Sa station adhère à la charte nationale de développement durable dans les stations de montagne. Vivre en montagne aujourd’hui, ce n’est pas facile. L’économie ne repose plus que sur le tourisme et l’agriculture. Tout le travail autour de la santé disparaît. Si l’on n’y prend garde, demain ce seront les services publics, puis les écoles, et ce sera la désertification. « nous sommes des Pyrénéens, et vivre à la montage c’est un choix de vie, presque un art de vivre, une philosophie, malgré les difficultés  liées à l’éloignement et au climat». Les saisons touristiques se resserrent de plus en plus, et l’hiver sans neige, ce n’est pas viable. « le secret de survie d’une station, c’est la force de frappe de la neige de production et l’hébergement. Les pouvoirs publics devraient nous aider ». Sur 30 millions d’euros investis sur la production de neige seule la région Languedoc Roussillon a abondé de 800000 €.

13/07/2010

Programme d'économie culturelle du Pays Terres romanes

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Réunis à la Cabanasse, élus et acteurs culturels du Pays Terres Romanes en Pays Catalan, ont fait le point sur le schéma de développement culturel du territoire et échangé sur les projets et actions à mettre en place.

L'offre culturelle sur le territoire est un des axes prioritaires de la charte du Pays. Cela se traduit par un soutien à la vie associative, aux grands festivals, aux artistes locaux, mais aussi par la mise en réseau des acteurs culturels et l'évaluation des besoins en ingénierie technique et culturelle. Le Pays a accompagné nombre de projets dans le cadre du contrat de Pays ou du programme Leader avec le soutien financier de l'Europe, la Région, le Conseil Général. Union des écoles de musique, fédération des cinémas, réseau des bistrots de pays, ciné rencontres, festival Pablo Casals, Opéra Mosset, collectif de spectacle vivant Girafe, action culturelle en milieu rural de La Fabrica, animation culturelle de la charte de Cerdagne... ont bénéficié de l'action du pays.

Economie culturelle : le territoire du Pays regorge c'initiatives et d'acteurs culturels. Multitude d'associations, nombreux festivals de renom, pléthore d'artistes et de professionnels, sites culturels mondialement connus. Un dynamisme culturel qui selon Christian Bourquin président du Pays « contribue à la qualité de vie et à l'attractivité touristique de ce territoire. Cette culture appartient aux habitants qui en véritables ambassadeurs la font connaître et partager aux vacanciers. C'est une véritable économie culturelle, qui est loin d'être négligeable à l'échelle du Pays, en terme d'emploi, de retombées économiques et de notoriété ».

Schéma de développement culturel : fruit du travail de partenariat, entre acteurs culturels, élus, partenaires techniques, institutionnels et financiers, ce schéma, validé par le Conseil d'Administration du Pays, constitue une véritable feuille de route permettant de mieux accompagner et de développer l'offre culturelle du Pays. Ainsi,  est né le guide du porteur de projets et l'annuaire des acteurs culturels du Pays qui recense à ce jour 120 artistes et associations culturelles. En préparation, un agenda des animations culturelles et artistiques du Pays. L'union des écoles de musique en Terres Romanes, qui regroupe les 7 écoles du Pays, est lauréate de l'appel à projet régional « Alter'inclub ». Elle se verra ainsi aidée dans la réorganisation de son fonctionnement et la mise en place de nouvelles prestations (généralisation de l'éveil musical, enseignement d'instruments traditionnels, mise en place de stages musicaux, partenariat avec les festivals du territoire...). Et le président de conclure « il faut aller au-delà de la concurrence communale et s'associer pour ne pas disparaître. La dynamique des clochers doit balayer la guerre des clochers ».

Renseignements  www.terresromanes.fr

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Porteurs de projets culturels, artistes, animateurs ont répondu  présent à la réunion du Pays Terres Romanes.

07/06/2010

Restitution des audits et conseils d'orientation énergétique sur le territoire du PNR et du Pays

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Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes et le Pays Terres Romanes, ont confié à des bureaux d'études la réalisation d'audits énergétiques de bâtiments communaux débouchant sur des préconisations d'amélioration en matière d'économies d'énergie.

Douze communes (10 de moins de 500 habitants et deux de moins de 2000), ont accepté de se prêter à cette démarche qui servira de base à une évolution positive de la gestion énergétique des bâtiments communaux du territoire. Ce sont les bureaux d'étude Défi'nergies, Eco2Bât et AD3E qui ont conduit études et audits et formulé aux élus présents des préconisations concrètes.

Un territoire particulier les communes auditées, sont fortement rurales et très touristiques. Seulement 32 % de résidences principales en Cerdagne et 56 % en Conflent, contre 62 % en moyenne sur le département, 84 % en France. Si les dépenses énergétiques des bâtiments arrivent en tête avec 67 %, l'éclairage public représente 25 %. Concernant les différentes sources d'énergies consommées, 54 % sont d'origine fissile (nucléaire), 41 % fossile et 5 % renouvelable. Si l'on intègre la commune d'Osséja qui vient d'installer une grosse unité de chauffage au bois déchiqueté, l'énergie renouvelable passe de 5 % à 40 %. La comparaison du coût des énergies montre que le KWh électrique coûte 13 centimes d'euros, contre 4 centimes pour le bois. L'investissement chauffage bois étant bien sûr plus important que l'électrique.

Des préconisations pour la plupart des bâtiments, c'est l'isolation des toitures, des murs, la mise en place de menuiseries à double vitrage qui sont prioritaires. Le parc de chauffage qu'il soit électrique, ou au fioul est vieillissant. Changement de radiateurs, installations de régulateurs sont des investissements efficaces. L'utilisation d'énergies renouvelables tels le solaire thermique pour l'eau chaude sanitaire, le solaire photovoltaïque, ou le bois énergie sont de bons moyens de faire baisser la facture énergétique. Les investissements inhérents sont amortis en une douzaine d'années. Concernant l'éclairage public, les questions qu'il faut se poser, c'est que faut-il éclairer, où et quand. L'installation d'horloges astronomiques permet de gérer les temps d'éclairage. Vérifier l'état des installations et mesurer les puissances installées est conseillé. Réduire l'étalement urbain est une mesure fortement préconisée. Chaque commune auditée a eu un rendu personnalisé des bureaux d'étude. Les maîtres mots en matière d'économies d'énergie étant sobriété, efficacité, énergies renouvelables. Ne chauffer ou n'éclairer un bâtiment, que lorsqu'il est utilisé, c'est un geste citoyen efficace dans la réduction des consommations d'énergie.

Pour l'accompagnement des travaux de rénovation et d'amélioration énergétique, la parole était donnée à des représentants du CAUE, de l'Espace Info Energie du département, de l'association bois énergie 66 et au Relais Europe Direct. Ainsi, conseils en urbanisme, en outils d'énergies renouvelables, informations sur les aides départementales, régionales, nationales, européennes ont complété cette restitution.

Renseignements : www.parc-pyrenees-catalanes.fr www.terresromanes.fr

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22/02/2010

Raymond Trilles : « Il faut faire fi des petites querelles locales »

Raymond Trilles, président de la communauté de communes Capcir Haut-Conflent, fait un tour d'horizon sur l'année 2009 entre réalisations, craintes et projets. 

IMG_6913.JPGQuel regard portez vous sur l'année 2009 ?

Je retiens en priorité les effets négatifs de la crise économique. Je pense à ceux qui ont perdu leur emploi, aux entreprises fragilisées. Le doute s'est installé sur la pertinence de notre modèle de société. Puis, la tempête Klaus, qui a mis à mal notre massif forestier et les stations de ski en pleine saison.

Quelles actions comptez vous mettre en œuvre face à ce constat ?

Nous sommes des montagnards, et nous ne nous décourageons pas devant l'adversité. Grâce à l'action commune des collectivités locales, des entreprises publiques, et privées, nous pouvons dire à ce jour que l'essentiel a été sauvé. La politique lancée dans ce cadre, par la communauté de communes Capcir - Haut Conflent, avec près de 2 millions d'euros investis en 2009, a soutenu l'activité dans un secteur clé de notre économie, le bâtiment et les travaux publics.

Quels sont les programmes d'investissement réalisés ?

Concernant l'environnement, nous avons commencé la réhabilitation de la décharge de gravats et déchets inertes. Une zone d'activité pour les entreprises du Capcir, équipée d'un réseau de chaleur, est en cours. Des points d'apports volontaires enterrés, ont été installés à Mont-Louis, La Cabanasse, Sauto et Fontrabiouse En matière de tourisme, nous avons achevé le hangar pour le treuil photovoltaïque sur l'aérodrome de la Quillane, et les travaux sur les pistes de ski de fond du Col de la Llose. La rénovation des remparts de Mont-Louis continue, ce qui a valu au territoire une récompense départementale.

Quel impact sur l'emploi ?

Les emplois directs de la communauté de communes sont confortés, et nous avons mis en place durant 6 mois, un chantier d'insertion. Huit jeunes du pays, sous couvert de l'équipe permanente de la communauté, ont appris le métier d'ouvrier forestier. Ceci a eu aussi un effet bénéfique sur les forêts abîmées par la tempête, et les sentiers de randonnée. Quatre emplois nouveaux directs, ont étés créés par la création d'une scierie intercommunale.

Pourquoi une scierie intercommunale ?

Pour faire face aux méfaits de la tempête, tout en valorisant nos forêts. Il n'y avait plus de scierie en Cerdagne - Capcir et le bois partait en Espagne. Aujourd'hui, nous proposons, sur place, un bois de qualité, débité, scié, bientôt raboté, à un prix concurrentiel. Les entreprises locales apprécient, et sont nos clients privilégiés. Les houppiers et déchets forestiers sont déchiquetés et utilisés pour le chauffage bois énergie. Ceci nous a amenés à construire un local adapté pour le bois déchiqueté.

Tout va bien alors ?

Malheureusement, nous n'en avons pas fini avec la crise et le chômage. Il faut que les mécanismes de soutien à l'emploi et à la formation jouent à fond envers les jeunes. Nous allons, en partenariat avec l'association El Mener, relancer un chantier d'insertion sur l'année 2010. La zone d'activité Capcir, permettra aux entreprises de s'installer dans de bonnes conditions. Nous en réaliserons un deuxième sur les communes du Cambre d'Aze. Il faut rester vigilants sur la réforme de l'administration territoriale lancée par l'Etat.

Que vous fait craindre cette réforme ?

La réduction du nombre d'élus locaux va nous exclure des centres de décision. Pour moi, la commune est la collectivité territoriale de base, le socle incontournable de notre république, et elle ne doit pas disparaître. Cela ne nous empêche pas de nous regrouper en communautés sur des projets ambitieux, concernant nos bassins de vie et d'emploi. Il faut savoir faire fi des petites querelles locales, des arrières pensées électorales.