18/03/2013

"Formi Coeur" quand le ski aide la recherche médicale

recherche médicale, aide, solidarité


Faire avancer la recherche médicale dans les maladies génétiques de la rétine, au programme de ce week-end de ski, organisé par l’association « Formi Cœur » et la station de Formiguères.

recherche médicale, aide, solidaritéIl y a actuellement en France plus de 110 000 personnes aveugles (acuité inférieure à 1/20) et pour 50 % d’entre eux, en raison de maladie de la rétine, dont une partie est héréditaire. C’est le cas pour les enfants d’Inès et Michel Crouzet qui sont à l’initiative de la création de l’association « Formi Cœur ». « quand ma fille Emilie a été diagnostiquée, il n’y avait aucun espoir de guérir. Aujourd’hui, la recherche avance, nous devons l’aider, l’utopie pourrait devenir réalité », précise Inès. L’association organise des évènements sportifs, festifs, culturels, qui lui permettent de récolter des fonds. Ces sommes sont versées directement à deux chercheurs de l’INSERM, les professeurs Hélène Dollfus et Christian Hamel. Ce samedi à Formiguères, un slalom yeux bandés était organisé par l’association, et animée par l’Ecole du Ski Français.  La station s’est associée à l’évènement en versant à la recherche 1 € par forfait vendu.

Quelle énergie : « c’est très important pour moi de skier, cela me permet de mieux vivre, de recherche médicale, aide, solidaritésurmonter certains obstacles du quotidien » s’enflamme Emilie. C’est à Formiguères qu’elle a appris à skier et elle continue. « Antoine mon guide m’a motivée à aller jusqu’à la compétition. C’est du bon stress, de gros coups d’adrénaline. Le son est un sens que j’ai fortement développé. La tonalité de la voix d’Antoine induit le type de mouvement. Quand cela fonctionne, j’ai l’impression de voir positivement ».

Masseur kinésithérapeute en banlieue parisienne, spécialisée en neurologie adulte, Emilie est à l’aise dans sa vie et sur ses skis.

 

www.formicoeur.org

 

Surprenante expérience

 

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Isabelle qui pratique le ski depuis toujours. « Les yeux bandés, cela donne une impression de mal de mer. Perte des automatismes, c’est un apprentissage nouveau. On se demande ce que l’on fait là, c’est très impressionnant ».

 

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Anne pratique le ski habituellement. « C’est angoissant, on ne sait plus où l’on est. On perd tous ses repères habituels, on ne sait pas si l’on monte ou si l’on descend. Du coup, on s’accroche à fond à la voix du guide ».

 

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Frédéric, skieur de bon niveau. « une expérience extraordinaire de par les sensations uniques, que l’on ne peut ressentir avec la vue. Cela suscite une énorme admiration pour les non voyants et leur capacité d’adaptation ».

 

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Marc Alexandre passionné de ski. « c’est fabuleux à vivre, à expérimenter. On se rend compte combien la vision est importante. On a l’impression d’être un novice qui ne maitrise pas ses skis. Il faut avoir confiance au guide ».

 

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plaisir du ski et aide à la recherche pour ce week-end « Formi cœur » à Formiguères.

13/10/2012

Quelle adéquation entre handicap, santé et travail dans une société en mutation ?

handicap, santé, travail


Réunis en congrès à Osséja, dirigeants et professionnels du groupe le Parc, professionnels du handicap, administrations, élus locaux, ont essayé de répondre à cette question.

handicap, santé, travailElisabeth De Pastor, directrice Générale du groupe du Parc, accueille les participants au congrès. « ce colloque est organisé par une association en pleine restructuration dans un monde en mutation où la valeur travail ne manque pas d’être en questionnement. Il émane de notre regard sur notre accompagnement auprès de ceux qui nous sont confiés ». Dans sa longue introduction elle met l’accent sur l’intérêt de ce colloque « qui doit nous enrichir de la diversité de nos points de vue et nous faire prendre conscience que l’accompagnement de nos usagers se conjugue au pluriel, c'est-à-dire en équipe… » concluant « visons l’excellence, soyons intelligents, créatifs et énergiques ». Mots d’accueil de Daniel Delestré, maire d’Osséja et rappel de l’intérêt et l’implication financière dans le handicap du Conseil Général par son représentant Elie Puigmal laissent la parole aux intervenants et à la salle.

Equité : ingénieur de formation, ancien sportif de haut niveau, 4 fois champion olympique (de 1984 àhandicap, santé, travail 1986),  de tennis de table handisport, Guy Tisserant est le premier intervenant. Avec humour, et beaucoup d’exemples pratiques, il soulève la problématique de la représentation sociale des handicapés dans l’entreprise et plaide pour une attitude sans à priori, faisant abstraction de nos représentations. Risques subjectifs (image) et risques objectifs (la réalité), sont des freins à l’embauche des personnes handicapées. Plutôt que d’égalité, il préfère parler d’équité, ce qui demande la mise en place de mesures individuelles. « deux personnes ayant le même handicap n’auront pas obligatoirement les mêmes besoins ». Il distingue les actions de « favoritisme » (lorsque je peux mais ne veux pas) de celles de « compensation » (lorsque je ne peux pas). « la notion de compensation est un droit, le droit à l’équité, avec une limite, la notion de raisonnable ». Il conclue en affirmant « le handicap n’est pas un sujet médical, c’est un sujet humain ».

Intérêt du travail : c’est ce que développe le deuxième intervenant Gérard Zribi, président national d’ANDICAT (association nationale des directeurs et cadres des Etablissements et Services d’Aide par le Travail) « le travail est un droit fondamental qui s’applique à tous quelle que soit leur situation. C’est un signe de reconnaissance fort pour les personnes handicapées ». Le monde de l’emploi aujourd’hui est peu accueillant, on a du mal à se situer sur un marché du travail très contrarié. Dans notre monde dit moderne, il n’y a plus d’enracinement familial, géographique, culturel, ce qui favorise les troubles psychiques. « l’évolution technologique met à l’écart des personnes à handicap léger ». L’économie sociale et solidaire est un ensemble de valeurs plus qu’un champ économique traditionnel. Gérard Zribi l’affirme « les ESAT prennent toute leur place, mais doivent s’adapter aux mutations économiques et générationnelles. Mais l’économique ne doit pas supplanter l’humain ». Il termine son intervention avec une phrase du sociologue et philosophe Edgard Morin « l’être humain du 21è siècle devra relever le défi de la complexité ».

 

handicap, santé, travail

                     des intervenants passionnants et un public motivé pour ce congrès.

05/10/2012

Les salariés de la Perle et du Joyau cerdan Mobilisés

lutte, santé

Vendredi 28.09.2012, le collectif des salariés de la Perle et du Joyau Cerdan a pu rencontrer Mesdames Aoustin (directrice générale de l’ARS Languedoc Roussillon) et Barnole (responsable de l’antenne  santé des PO) ainsi que Mr Le Quellec ( directeur de l’offre de soin), lors de leur venue sur l’hôpital transfrontalier de Puigcerdá. L’’inquiétude des salariés de ces établissements gérés par l’A.L.E.F.P.A   augmente au regard d’une absence totale  d’écoute attentive de la part des pouvoirs publics (Ministre de la santé, député, président du conseil régional). A ce jour, aucune réponse n’est donnée  concernant  le devenir de l’activité de l’établissement sur le plateau Cerdan. Le financement du surcoût lié au transfert des jeunes en hébergement de nuit, le projet de construction de nouveaux bâtiments sur le site d’Osséja, le projet global de réorganisation du territoire au regard des recommandations de l’ARS (loi Bachelot), ont été les différentes questions abordées lors de cette courte entrevue. Si  l’ARS ,  représentée par  Mme Aoustin,  est missionnée par l’état pour  réduire les « lits » donc les coûts, en réorganisant l’offre au profit des grandes villes et de l’ambulatoire  (loi Bachelot), il semble que le projet de pôle pédiatrique retienne son attention  et  suscite son accord de principe. Aujourd’hui la mise en échec de ce projet  est due aux divergences des différents directeurs  des établissements de Cerdagne concernés et à des manigances politiques dont nous sommes devenus les otages. Mme Aoustin  réitère son souhait d’un regroupement des différents acteurs du sanitaire pédiatrique sur le plateau : regroupement de moyens, mais diminution du nombre de lits (actuellement 220 lits) qui selon elle ne peuvent être pérennes et fiables sur du long terme…

Qu’en est –il de  la dimension humaine ? Doit –on accepter  le sacrifice des zones géographiques « isolées »  dont la survie économique repose sur l’activité sanitaire et médico-sociale  à l’heure où la pérennité du tourisme hivernal est remise en question.

Que font nos élus, ne sont-ils pas missionnés pour nous protéger des décisions comptables de ces institutions d’état.

Le collectif des salariés de la Perle et du Joyau cerdan  n’est pas décidé à laisser se déliter l’activité et les emplois sur le plateau cerdan et le Capcir  et poursuit sa mobilisation de manière à interpeller tous les acteurs directs et indirects de  ces prises de décisions.

14:18 Publié dans manifestation, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lutte, santé

25/09/2012

Pôle sanitaire Cerdan : quand le bâtiment va...

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La visite du chantier de construction du bâtiment du pôle sanitaire Cerdan sur la commune d’Err, a été appréciée par toutes les instances concernées par ce projet.

 Deux structures médicales de Cerdagne, le centre Joseph Sauvy à Err, et le centre des Escaldes à Angoustrine, confrontées à des restructurations et des travaux de reconstructions, ont décidé de réunir leurs compétences et de s’associer au Groupement Européen de Coopération Transfrontalière qui gère l’hôpital transfrontalier de Puigcerdá pour créer  le Pôle Sanitaire Cerdan.

IMG_3680_modifié-1.jpgProjet innovant : Claude Jandel, professeur au CHU de Montpellier, expert en gériatrie au ministère de la santé, est le conseiller technique du projet, auquel il collabore depuis le début « ce projet structurant original, est le pendant gériatrique de l’hôpital de Puigcerdá. Une plateforme d’offre de services polyvalents, avec toute la chaîne de soins pour les personnes âgées ». Il est aussi prévu d’adosser au bâtiment une maison de retraite médicalisée « un projet innovant regroupant dans un lieu unique les structures sanitaires et médico-sociales » précise Claude Jandel. Les professionnels de santé Cerdans se sont investis dans ce projet, en se formant à la gériatrie et aux soins palliatifs, formations assurées par le professeur Jandel.

Visite positive : Catherine Barnole, représentant l’Agence Régionale de Santé, Rose de Montella présidente et Yves Barbe directeur général représentant l’association Sauvy, Stéphanie Demaret, agent comptable représentant l’UGECAM (branche de la sécurité sociale qui gère les Escaldes), le professeur Jandel, Raymond Pouget maire d’Err, ont apprécié en présence des entreprises l’avancée des travaux. Réalisés par l’entreprise Fondeville et l’ICADE (filiale immobilière de la caisse des dépôts et consignations), ils ont pu vérifier que l’échéancier prévu au cahier des charges est respecté. La livraison est prévue fin 2013, début 2014. Le coût total d’investissement de 15 millions d’euros, est pris en charge à hauteur de 4,6 millions par l’Etat et l’Europe. Le reste étant en autofinancement et emprunt réalisé par UGECAM et Sauvy. Concernant la Maison de retraite, dont le coût d’investissement est évalué à 10 millions d’euros, le plan de financement dans lequel le Conseil Général des P.O. devrait intervenir, est à l’étude.

 

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une visite du site qui a permis de vérifier la bonne avancée des travaux

14:56 Publié dans santé, travaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : projet, retraite, santé

23/09/2012

Belle mobilisation à Mont-Louis pour la défense de la Perle Cerdane

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Ils étaient plus de 80 participants, salariés de la Perle mais aussi élus, dont le maire d’Osséja, habitants des hauts cantons, pour faire entendre leurs revendications.

 Le Préfet des Pyrénées Orientales a pris un arrêté de fermeture de nuit de la Perle Cerdane, pour raisons de sécurité. Depuis septembre, les  enfants de la Perle sont hébergés aux Escaldes. Une situation qui pose des problèmes pour les enfants qui doivent prendre le bus et sont déstabilisés, sorti de leur environnement. Une décision qui entraîne des surcouts financiers, 200 000 € par trimestre (transport et hébergement). Une somme qui à priori devrait être prise en charge par l’Agence Régionale de Santé qui à ce jour n’a versé aucune dotation.

défense,combat,lutteUn nouveau bâtiment : l’ALEFPA qui gère la Perle, envisage de reconstruire l’ensemble de l’espace de vie hébergement, un projet qui inquiète les salariés de la Perle. Ceux-ci souhaiteraient que dans un premier temps, seul soit envisagé la construction du bâtiment d’hébergement de nuit. Une solution plus réaliste et moins onéreuse, que le projet global de  l’ALEFPA. A ce jour, aucun permis de construire n’a été déposé.

Un combat : devant toutes ces incertitudes, les salariés de la Perle ont réalisé hier de 10 h à 14 h, un barrage filtrant au rond point de Mont-louis pour informer le public de cet état de fait. Une action qui n’a pas agacé les automobilistes et qui a réuni quelques 80 personnes. 130 emplois sont en jeu et pèsent sur l’économie des hauts cantons qui est de plus en plus en difficulté.

 

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mobilisation pour la défense de l’emploi dans les hauts cantons

24/09/2010

La Santé à tout prix

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La commune de Formiguères vient d'inaugurer sa station de traitement de l'eau et d'un défibrillateur, en présence de Christian Bourquin Président du Conseil Général et de Bernard Mouliné Sous Préfet de Prades.

 

L'eau potable, en plaine comme en montagne est vitale pour l'homme. Une responsabilité qui incombe aux maires qui doivent délivrer à leur population une eau déclarée potable. La Commune de Formiguères doit faire face, comme toutes les stations touristiques, à une forte demande saisonnière en eau potable. Pour faire face à cette fluctuation, vient d'être réalisée une unité de traitement des eaux de la rivière LLadure. Utilistan les méthodes les plus en pointe, elle peut gérer 800 m3 jour, avec un débit de 40 m3 à 50 m3 heure. Une réalisation évolutive, qui sera complétée par un traitement au charbon actif pour pallier à un phénomène de coloration des eaux de la Lladure à la fonte des neiges. Une initiative saluée par Christian Bourquin « une réalisation indispensable, qui coûte cher et qui ne se voit pas » et de rappeler « il y a 10 ans, le Conseil Général a mis en place un pool d'ingénieurs qui assurent un conseil technique permanent en matière de traitement et d'épuration des eaux, qui perdure malgré les lois qui tentent de l'éliminer ». Le représentant de l'Etat rappelait « l'importance de la qualité de l'eau sur la santé et l'aide financière de l'Etat dans ce projet qui a mis quatre ans pour être bouclé ». Une réalisation d'un coût total de 760 000 € hors taxes, avec 78 % de subventions. Conseil Général de 258 000 € (34 %), Agence de l'eau 270 000 € (35.5 %), l'Etat DGE 67 818 € (8.5%), ce qui laisse à la commune, un autofinancement de 164 182 € (22 %).

Auparavant, le défibrillateur installé devant la Mairie était lui aussi inauguré, à la satisfaction du maire Philipe Loos qui remerciait le Conseil Général, mais aussi « les commerçants de la place qui ont participé à la formation et qui sont les mieux placés pour intervenir ». 400 défibrillateurs sont installés dans le département, tous pris en charge à 100 % par le Conseil Général. « Deux millions d'euros investis, mais qui ont déjà sauvé 7 vies », précise avec fierté Christian Bourquin « cela permet de mettre la population en confiance, cela génère un élan de solidarité puisque l'on se forme pour sauver l'autre, et un respect car, aucun n'a été vandalisé ». Un président en forme qui fera une démonstration publique de l'utilisation du défibrillateur

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