07/10/2013

C'est parti pour la récolte de la patate de montagne


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Sur les hauts plateaux, dans les champs, les colles de ramasseurs récoltent ce précieux tubercule, qui sera fêté les 12 et 13 octobre.

Ça y est, c’est parti. Depuis quelques jours, la pomme de terre de montagne est ramassée. Cette année, s’annonce une belle récolte, tant en qualité qu’en quantité.

IMG_8126_modifié-1.jpgPédagogie : dans le cadre d’un programme pédagogique basé sur la pomme de terre, tous les ans, les écoles primaires du Capcir, participent à « sa fête ». Les enfants, au travers d’ateliers d’arts visuels et plastiques, préparent une exposition, à découvrir lors de la fête de la patate. Hier, l’école des Angles, était en visite au champ. EncadrésIMG_8097_modifié-1.jpg par leurs enseignantes et des parents, les 58 enfants ont rejoint à pied le plateau pour découvrir la récolte « cette sortie sur le terrain, permet aux enfants de vivre concrètement la récolte de la pomme de terre, et de découvrir son environnement. Cela complète le travail engagé depuis le début de l’année scolaire » précisent les enseignantes.

La fête : le 12 et 13 octobre, la patate sera fêtée dignement, dans le village de Matemale, par ses nombreux admirateurs. Pour le confort de tous, deux chapiteaux chauffés seront installés au cœur de l’agglomération. Ils abriteront repas du terroir, buvette, soirée musicale. Animations enfants, bandas, marché à la pomme de terre, de produits locaux, dégustation de diverses variétés, concours de cuisine, exposition, compètent la fête. Notez bien cette date, venez la plébisciter, vous ne le regretterez pas.

 Renseignements www.matemale.fr  

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les enfants ont découvert la récolte de la pomme de terre

01/09/2013

le portrait du jour : Manu Guibaud, le promoteur des produits du terroir

déguster, flore

Originaire d’Albi, animateur au centre de vacances CCASS de Matemale, Manu vit à Réal en Capcir depuis 2002. Le métier, il l’à découvert dans son enfance « gamin j’étais aux éclaireurs de France. J’ai découvert l’animation, je me suis formé à l’intérieur de ce mouvement laïque ». Si son arrivée en 2002 en Capcir est lié à une histoire d’amour, il n’était pas en terre inconnue « le coin, je l’ai fréquenté enfant. J’y venais en vacances aves mes grands parents ». Les moyens matériels mis à sa disposition, la beauté et la situation géographique du pays l’ont fait rester « le Capcir est un pays magnifique, un territoire ouvert, à 1 h 30 de la mer, pas loin de Barcelone et proche de mon pays natal ». S’insérer dans la vie locale n’est pas évident «au début, ce n’était pas facile de m’intégrer, mais petit à petit j’ai gagné la confiance des locaux et je fais partie de leur communauté ». Homme de relation et de contact, Manu s’est intéressé à la vie du pays « j’ai choisi de vivre ici. Les anciens sont des livres vivants. J’aime les rencontrer, les écouter, transmettre leur vécu, véritable patrimoine, aux vacanciers ». Cela se concrétise, par la visite hebdomadaire du village. « je suis passionné par les produits du terroir, particulièrement le vin, la charcuterie et les fromages ». Une passion qu’il communique aux vacanciers en organisant toutes les semaines une dégustation. « en arrivant dans le département j’ai appris que les catalans produisaient du bon vin et savaient le boire. A mon niveau, je les aide à le commercialiser ». Autre corde à son arc, la connaissance des plantes médicinales « j’organise une petite balade autour du lac, je fais découvrir aux vacanciers ces trésors de la nature ». Manu, un homme naturellement heureux.

23/07/2013

Séjours d'été en montagne pour les bovins capcinois

estives, prairie fleurie, fromages, terroir


Vaches, génisses, veaux, quittent les prairies fleuries primées du PNR, et prennent leur quartier d’été en estives.

Double évènement à la Calmazeille, sous le regard figé des remontées mécaniques, et  l’importante présence d’un public de vacanciers ravi. Comme tous les ans, lors de la montée en estive des bovins, le parc naturel régional des Pyrénées Catalanes récompense les lauréats du concours des prairies fleuries, qu’il organise.

estives, prairie fleurie, fromages, terroirConcours fleuri il récompense les agriculteurs, dont la gestion des parcelles répondent à leur besoin en fourrage, tout en préservant la biodiversité qu’elles abritent. Le gagnant représentera le parc au concours pyrénéen et peut-être national. Philippe Loos maire de Formiguères insiste sur « la qualité de nos prairies, qui donne ce goût particulier aux fromages ». Pour Raymond Trilles, premier vice président du parc, « le concours prairies fleuries, la montée des vaches en estive, démontrent aujourd’hui, qu’avec du naturel, on peut faire de bons produits et les vendre dans de bonnes conditions ». Raphaëlle Charmetant agronome du SUAMME est membre du jury « les prairies fleuries, c’est le premier concours agricole national qui valorise les performances environnementales des éleveurs». Françoise Guidel fromagère, élue à la chambre d’agriculture revendique « les prairies fleuries, ce n’est pas que joli, ce sont les réserves fourragères pour l’hiver. Il faut les protéger contre l’urbanisation excessive ».

En vacances départ en estives pour les 230 vaches et 60 génisses du groupement pastoral. Son président, Barthélémy Riveil rappelle « le travail des éleveurs tournés vers la qualité. Après avoir pâturé les prairies fleuries, les bovins vont gouter à l’herbe naturelle de notre montagne ». Après le Galbe, le troupeau rejoindra la Lladure jusqu’au 20 octobre. Trois salariés du groupement assurent le suivi du bétail en estive.

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Parmi les six agriculteurs qui ont participé cette année au concours prairies fleuries, c’est Philippe Bazan de Saillagouse qui reçoit le prix d’excellence, un beau cadeau et un magnifique bouquet offert par la fleuriste Primevère de Font-Romeu. Les autres participants (Georges Lledos de Valcebollère, Christian Tallant, Bernard Clément d’Osséja, Arnaud Carcassonne, Eric Grassaud associé à Alain Bousquet d’Eyne, reçoivent tous une mention spéciale

20/07/2013

Youpi, demain c'est la fête à Matemale

 

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« Fifine » « et « l’avi » vous invitent demain à découvrir Matemale en fête, une invitation qui ne peut se refuser.

marché, terroir, enfants« te recordes Fifine » (tu te rappelles Fifine) du premier marché local de Matemale ?  «si m’en racordi » (si je m’en souviens) l’Avi ! Il y avait des petits producteurs de toute la Cerdagne et du Capcir, venus vendre sur le marché. Qui des œufs, qui des lapins, des poulets, des pigeons, qui des confitures, du miel, qui des fruits, des légumes, qui de la charcuterie... Au village, il y avait encore des vaches, c’était si ma mémoire est bonne en 1977. « es pas possible » (ce n’est pas possible), 1977, tu es sûre. Hé oui, cela fait du temps. On avait croisé des amis d’enfance du bas Capcir. On ne les avait plus revus depuis nos 30 ans, alors qu’ils habitent à 15 km. « fava » (dis donc) quelle mémoire. Il y avait du monde qui venait de partout. Le journal l’indépendant, il avait fait un reportage, et le journaliste avait vu une voiture immatriculée en Amérique. Tu te rends compte, l’Avi, venir de l’Amérique en voiture pour voir le marché local de Matemale ! Allons, allons, Fifine, ils n’étaient pas venu exprès. Ça, tu n’en sais rien. « Après », les autres années  les artisans, puis les commerçants, ont participé. Cela fait un beau marché. Maintenant,marché, terroir, enfants ils font « de l’animation » comme ils disent, sinon les gens ils ne viennent pas. C’est les enfants qui sont gâtés, et c’est bien. Nous, l’avi, on n’a pas eu tant de choses quand on était petits. Dimanche toute la journée, c’est les jeux géants, le trampoline, le château gonflable, le maquillage. L’après midi, sous le grand chapiteau, ils vont les initier aux cirque. Ils font venir un cirque ? Mais non, c’est Pierrot l’animateur et un copain à lui, ils sont clown, et ils vont leur apprendre à ces petits. A oui, il a l’air bien ce Pierrot. En juillet il y a un joli marché, et je trouve toujours quelque chose à acheter. Là je reconnais les femmes. Dis donc, l’avi, toi aussi tu y fais tes courses. Ta canne ferrée, elle vient d’où. A midi, la paella, elle est très bonne. Les gens la prennent en photo. Et puis ils servent du fromage de chèvre, c’est celui du petit de « cal Simonot ». Tu ne fais plus le concours de pétanque l’avi. Cette année mon petit fils m’a proposé de jouer avec lui, je crois que je lui ai dit oui. Le soir, sous le chapiteau il y a un orchestre magnifique, avec des danseuses bien habillées, elles ont des jolies voies. Tu te rappelles, à l’époque, le Trio Roggers, c’étai pas mal aussi. Tu sais Fifine, les jeunes, il leur faut leur musique, mais en début de bal ils jouent pasos, valses et tangos. De toute façon, l’avi,  moi je ne danse plus avec ma jambe qui me fait mal. Je regarde le feu d’artifice et je vais me coucher. Et l’an dernier il était magnifique. Allez l’avi « fins aviat » (a bientôt), « adeu fins demà » (au revoir à demain) Fifine.

Programme de la fête :

Toute la journée, marché artisanal, commercial et de producteurs. Ludoparc pour les enfants, avec un droit d’entrée de 2 € la demi-journée, buvette

13 h repas sous chapiteau, entrée, paella, fromage fruit, 12 € par personne

15 heures concours de pétanque en doublettes, initiation au cirque pour les enfants sous chapiteau (gratuit)

18h tournoi de baby-foot en doublettes formées

19 h  grillades et frites

A la tombée de la nuit, feu d’artifice, puis bal gratuit sous chapiteau, orchestre  « Eden ». (gratuit)

Renseignements www.matemale.fr 04.68.30.59.57

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02/03/2013

Portrait d'ici : Jane, apicultrice, vend sur les marchés

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Originaire d’Australie, dont elle a gardé un agréable petit accent, Jane « débarque » avec son conjoint Yves en Cerdagne en 1981, et décide de poser ses valises dans cette belle montagne. Passionnée de nature, elle participe à la gestion des ruches, à la production du miel, à la promotion et la vente de celui-ci. « j’aime ce travail en pleine nature. J’apprécie le contact avec les gens mais aussi celui avec les abeilles. Sur les marchés, on fait de belles rencontres. Quand on vend un produit naturel de qualité, c’est facile, les clients sont contents ».

Vous pouvez retrouver Jane sur le marché des Angles le mardi matin, de Formiguères le samedi matin. Ses miels sont aussi en vente à l’épicerie d’Estavar.

Renseignements 04.68.04.76.99.

17/12/2011

"les produits sauvages" un livre témoin de la vie du PNR

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le « coscoll » à l’honneur sur la couverture des produits sauvages

Consacré aux produits sauvages, ce nouvel ouvrage nous entraîne dans le sillage des cueilleurs, des chasseurs et des pêcheurs du Parc naturel régional. Un périple égrainé de rencontres atypiques et de confidences gourmandes.

Co-édité par le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes et les Nouvelles Éditions Loubatières, ce beau livre sur la cueillette, la chasse et la pêche dans le PNR vient clore la collection Savoirs et saveurs des Pyrénées catalanes. « J’ai voulu que ce 3e tome montre la réalité de ce pays montagnard et brosse un portrait juste de ses habitants », précise Christian BOURQUIN, Président du Parc, à l’initiative de cette aventure éditoriale commencée il y a quatre ans. « Ce que j’aime avant tout c’est la fierté catalane qui se devine à chaque page ».

Des traditions Ici des chasseurs, des pêcheurs et des cueilleurs, d’ordinaire si jaloux de leur science, parlent avec générosité de leur pays, que ce soit le Capcir, la Cerdagne ou le Conflent auquel ils sont viscéralement attachés. La quête vertigineuse du « coscoll », la poursuite haletante de l’isard, la traque interminable de la truite fario ou la transformation de plantes offrent mille occasions de s’immiscer dans l’intimité d’un territoire sauvage. Au fil de l’écriture, des conversations et des portraits, se révèlent des savoir-faire, des terroirs, des pratiques et des secrets culinaires.

Un triptyque Après L’élevage (2009) et Les légumes et les fruits (2010), ce livre clôt un triptyque réalisé comme une enquête sur les traditions populaires et les initiatives locales que perpétuent les habitants. L’ensemble de ces trois volumes constitue un pan important de la mémoire orale des gens d’ici, que le Parc naturel régional se doit de perpétuer et faire connaître.

« les produits sauvages »  est en vente depuis décembre 2011 dans les librairies des Pyrénées-Orientales, des villes du Sud (Toulouse, Bordeaux, Montpellier, …), de Paris (FNAC) et d’ailleurs. Il sera présenté dimanche 18 décembre à la salle des fêtes de Villefranche de Conflent dans le cadre du 7è marché aux truffes. Paul Delgado photographe du livre et Delphine Julien instigatrice de cet évènement seront présents.

 

09/08/2011

Isabelle Vergés, fromagère en Capcir

 

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Isabelle Vergés est productrice de fromages de chèvre à la fromagerie le « Dourmidou » à Matemale. « nous sommes trois en GAEC et chacun d’entre nous a une activité spécifique au sein de l‘exploitation ». En ce qui la concerne, son domaine est la fabrication des fromages, la commercialisation et l’administratif. « la paperasse, comme on dit, c’est le côté le moins agréable du métier, mais c’est incontournable pour notre pérennité ». Comptabilité, facturation, suivi des stocks, déclarations diverses… autant de tâches qu’il faut accomplir avec précision au long de l’année. « la fabrication des fromages, c’est un vrai plaisir, c’est la justification du choix de ce métier ». Tous les jours, le lait de traite est emprésuré, le caillé mis en moule et placé en cave d’affinage. La tomme fabriquée au printemps et à l‘automne demande un affinage de 3 mois minimum. Les lactiques, sont affinés en 2 jours pour les plus frais et jusqu’à 45 jours pour les plus secs. La commercialisation de la production, c’est aussi une facette du métier qu’apprécie Isabelle, au-delà de son aspect économique. « la relation avec les clients me passionne. Faire découvrir mon métier, expliquer la fabrication des fromages, mais aussi conseiller sur une balade, un site à visiter, autant d’échanges riches et fructueux ». Prendre le temps, accueillir, fabriquer, vendre, gérer, cela fait de longues journées, c’est en quelque sorte l’apanage de la fonction. « le métier d’agriculteur est contraignant, mais c’est un choix, une passion. Certes je ne compte pas mes heures, mais le fait d’être à trois en GAEC, cela permet d’avoir une vie de famille acceptable ». Tous les soirs, à partir de 17 h 45, ils sont nombreux, adultes et enfants, à se presser de rejoindre la ferme pour assister au retour du troupeau des champs et à la traite. « les gens qui viennent à la ferme sont intéressés, curieux, et c’est un plaisir de discuter avec eux, c’est vraiment un fabuleux métier ».

Tél 04.68.30.15.55. www.cerdagne-capcir.com/fromage-matemale-dourmidou