06/04/2014

Le sardinal "aa" pourrait retrouver les flots

Né en 1905, ce sardinal était voué à la destruction. L’association Bonança, a décidé de le remettre à l’eau et sollicite votre aide.

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1er mai 1905 : neuf heures du matin. Michel Grau, pécheur à Banyuls sur mer est un homme heureux. Dans moins d’une heure, il naviguera sur le « AA », un superbe «sardinal», de plus de 10 mètres. Il sera le « patron » de ce bateau construit dans les ateliers de son copain Michel Bonafos, charpentier de marine. Le bouquet de fleurs de garrigue décore l’étrave. Le grand pavois flotte. Le prêtre termine sa bénédiction. Les familles, les amis, les pêcheurs du port, les autorités locales entourent le bateau. Elancé, formes douces, souples, arrondies, couleurs multicolores, mât dressé vers la proue, antenne ourlée de la voile latine, prête à se déployer pour accueillir « tramuntana », « gregal », ou « garbi », le « AA » dresse son « capillou » sur la plage de galets.

13 mai 2003 : dans une darse du Barcarès, le « AA » est en train de mourir. Plastifié, il n’en finit pas de pourrir. Affublé d’une cabine ridicule, demain sûrement, quelqu’un va l’incendier. Il en a connu pourtant des aventures, pêché du poisson, obéi à différents patrons. Puis avec l’arrivée des bateaux en plastique, il a été délaissé pour finir par être parqué dans cet espèce de cimetière marin. Heureux coup du sort, des membres de l’association « Bonança » vont le récupérer pour le réhabiliter.

Solidaires : classé bateau d’intérêt patrimonial en janvier 2013, un long travail de réhabilitation est engagé sous la conduite de Jérémie Thiell, jeune charpentier de marine. Pour la remise à l’eau, c’est 30 100 € qui doivent être investis. Une souscription nationale est lancée (voir encadré).

Aidez l’association à remettre ce monument du patrimoine maritime sur l’eau.

Visiter le AA : Bonança, la Font del Port, Saint Hippolyte (mercredi toute la journée, samedi matin).

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Les barques catalanes

 Construites avec différentes essences de bois, les barques catalanes sont équipées d’un gréement latin. Il est composé d’une grande voile triangulaire, enverguée sur une  antenne qui coulisse sur le mât, incliné à 17° vers la proue. Une voile que l’on retrouve sur tout le pourtour méditerranéen et dans son état originel sur Les barques catalanes. Pas facile à manœuvrer, les marins qui les pilotaient étaient dotés d’une grande habileté. Elles seront équipées de moteur dans les années 1925. Délaissées, stockées puis brûlées sur les plages, elles ont failli disparaître. Dans la plupart des ports de la côte catalane, des associations de passionnés, regroupés dans l’association GAPAMAR, se sont mobilisées pour sauver quelques spécimens qui aujourd’hui déploient leurs voiles au cours de « trobadas » (rencontres), offrant un spectacle multicolore et original. Le Conseil Général est aussi investi dans cette mission de sauvegarde du patrimoine maritime catalan dans le cadre de l’atelier des barques de Paulilles. Il ne reste plus qu’un seul atelier de charpente maritime traditionnelle, c’est celui d’Yves Bernadou à Canet plage.

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Souscription Fondation du Patrimoine

Sous couvert de la Fondation du Patrimoine, une souscription nationale est lancée, pour ce bateau classé d’intérêt patrimonial en janvier 2013. Celle-ci vous permet de déduire de votre facture d’impôts, 66 % de votre don. Participez à cette belle aventure, et faites un don par chèque ou mieux par internet. Pour cela rentrez sur le site www.bonança.info, rubrique « souscription AA », puis cliquez sur le lien direct avec la fondation. Laissez vous guider, la fondation vous adressera directement le reçu pour la déduction fiscale.

 

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petit à petit le « AA » retrouve son aspect d’origine, votre coup de pouce le remettra à l’eau.

10/10/2013

Réal, l'église retrouve son aspect originel

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Jean Luc Séguy et Jules Pesqué (élus),  Bruno Morin (architecte), Emilie Goujaud et Geritt Van Enis (Arcatura), Germain Cathala (couvreur).

 

Les travaux de rénovation de l’église de Réal sont terminés. La réception des travaux ont été validés par la commune et le maître d’œuvre l’architecte Bruno Morin « les entreprises (Germain Cathala couvreur et Arcatura rénovation patrimoine bâti) ont réalisé un excellent travail. Utilisant des mises en œuvre de techniques anciennes, les réalisations ont donné une excellence intégration par rapport aux parties plus anciennes » affirme l’architecte. Toiture (plus de 7000 ardoises posées),  couverture du clocher mur,  mur sud ont étés restaurés. Un clin d’œil à l’association « Réal Idées » impliquée dans le suivi des travaux et les recherches d’aides financières, qui ont permis le financement de cette rénovation.

 

 

23/09/2013

Grotte de Fontrabiouse, une vraie fausse trentenaire

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En Capcir, les journées du patrimoine ont été sublimées par la grotte de Fontrabiouse qui, pour ses trente ans, a accueilli élus locaux et habitants, pour une superbe visite.

IMG_7917_modifié-1.jpg28 août 1958, lors de l’explosion de la volée à la carrière de Fontrabiouse, la grotte s’ouvre au regard des humains. Quelques courageux vont, par une corde descendre dans le trou, et c’est l’émerveillement. Les spéléos de Perpignan informés, explorent la grotte. Une mission qui continue aujourd’hui. C’est en 1983, qu’elle va être ouverte à la visite du public.

Un bel outil  Pierre Bataille, maire et Conseiller Général, retrace le cheminement de la grotte. Rappelant le travail de ses prédécesseurs, Madame Vélia Escané, Monsieur Henri Pubill, et de l’intercommunalité Capcir, il met l’accent sur l’impact positif de cet outil sur l’emploi. Il met aussi à l’honneur les deux exploitants de la grotte. La SETSN (Société d’ExploitationIMG_7879_modifié-1.jpg Touristique de Sites Naturels) gère la partie aménagée au travers d’une délégation de service public. L’entente spéléo du Roussillon, basée à Perpignan explore régulièrement la partie non aménagée. Et de conclure « trente ans, cela nous paraît énorme dans notre vie, mais à l’échelle de la grotte, ce n’est que quelques millimètres de concrétion ».

Belle visite sous la conduite de Caroline, les présents ont visité cette trentenaire qui se développe depuis six millions d’années. Pour certains c’est une première et un enchantement. Pour « les récidivistes », c’est encore pus fort « à chaque visite, je découvre de nouvelles concrétions, et c’est toujours un émerveillement ». Sollicitée par Pierre Bataille à prendre la parole, Madame Mireille Bossy, Sous-préfet de Prades, a IMG_7912_modifié-2.jpgapprécié la visite « une belle découverte, de ce véritable bijou pour le Capcir, qui va évoluer grâce à l’action du spéléo club ». Reprenant sa casquette de Sous-préfet, elle relève « cet exemple du sucés de délégation de service public, dans la mise en valeur du patrimoine. L’Etat est à vos côtés pour vous accompagner dans votre démarche ».Jean Pierre Lauret, directeur de la SETSM, présente son futur successeur Emmanuel Drapier, et invite les présents à poursuivre ce moment de convivialité autour du verre de l’amitié, prolongé par une grillade

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22/09/2013

Coup de jeune pour les vieilles pierres

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Le Parc naturel régional, a ouvert ses formations « pierres sèches », aux professionnels bénéficiaires de la marque Parc et aux associations.

Préserver et mettre en valeur, le patrimoine bâti, retrouver les gestes « justes », les savoirs faire, mis au point par nos anciens, sont les objectifs de ces stages de formation.

Ouvrir réservées dans un premier temps aux employés des communes et communautés de communes du territoire, le parc a décidé d’ouvrir ces formations aux professionnels bénéficiaires de la marque Parc et aux associations qui œuvrent dans l’environnement et le patrimoine.

Deux jours durant deux journées, encadrés par deux professionnels (Alain Mattieu et Gaétan Billés), les stagiaires apprennent les bases d’une technique oubliée, qu’ils mettront en œuvre dans leur environnement professionnel ou personnel. A l’issue de ces deux journées, les stagiaires seront  opérationnels pour la construction de petits murets.

Pratique

Les stages sont gratuits. Deux autres sessions sont programmées. 26/27 septembre à Formiguères, 3/4 août, à Thues-entre-Valls.

Pour vous inscrire  tél 04.68.04.97.60.

Renseignements www.parc-pyrenees-catalanes.fr

Ce qu'ils en pensent

Jonathan Balaguer.jpg"J’ai appris de belles choses"

Jonathan Balaguer, agent technique à Bolquère « en contrat jeune, dans ce cadre, je participe à des stages de formation qui me seront utile dans mon travail. Les bases que j’apprends aujourd’hui, me permettront de construire des petits murets. L’ambiance est sympa, le travail fatigant, on remue beaucoup de cailloux. J’ai appris de belle choses ».

 

Grégory Gamet.jpg"Une belle découverte"

Gregory Gamet, saisonnier aux espaces verts aux Angles « je n’avais jamais construit de mur en pierre sèche. C’est donc une belle découverte. Je vais pouvoir mettre en pratique cet apprentissage, dans l’embellissement du village. Cela demande réflexion et habileté, pour allier stabilité du mur et esthétique. Je m’applique à cela et je me régale ».

 

Marcel Pomerole, André Modat.jpg"Les formateurs sont au top"

Marcel Pomerole, André Modat membres de l’association Mémoire Angles      « nous souhaitons participer au projet communal, de réhabilitation du village abandonné de Balcère. Ce stage nous permettra de restaurer quelques murets. Les formateurs sont au top, et on a appris les points clés de la construction, surtout ce que l’on doit éviter de faire ».

 

"C’est un travail esthétique"

Sia Artaud.jpgSia Artaud, hébergeur marqué parc à Rieutort « mon hébergement est une maison en pierre de 1800. Autour de la bâtisse, il y a un mur de soutènement qu’il serait intéressant de restaurer, le stage va me le permettre. Je suis étonnée qu’il n’y ait pas plus de femmes, c’est un travail esthétique. Un stage intéressant utile pour mon travail d’accueil »



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18:38 Publié dans formation, patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre, mur, bâti

13/09/2013

le parc naturel régional dévoile les secrets des bâtisseurs

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Dans le cadre des Journées du patrimoine, le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes organise des chantiers et des visites autour du patrimoine bâti.

 Des forteresses militaires, aux villages traditionnels, l’utilisation de la pierre demeure multiple et omniprésente. Pour lutter contre la disparition de ces témoignages d’une vie passée, le parc s’emploie à les préserver et les valoriser, au travers de stages de formation qui perpétuent les savoir faire.

mur pierres cèches (2).JPGMurs en pierre les constructions participent à l’identité paysagère et architecturale des paysages catalans, et à son attractivité touristique. Certaines, tels les murs en pierre sèche qui abritent insectes et rongeurs, ont un rôle dans le maintien de la biodiversité. Le parc depuis trois ans, organise des initiations a la construction en pierre sèche.

Rendez vous dans le cadre des journées du patrimoine, le parc organise deux animations autour de la pierre. Vendredi 13 et samedi 14 septembre, au musée de Cerdagne à Ste Léocadie,  l’entreprise d’insertion « El Mener » de Sahorre, restaurera un des murets de la vigne. Venez observer, questionner les artisans etéchauguette Mont Louis_modifié-1.jpg assister à une démonstration de taille de pierre. Le Musée organise, samedi et dimanche, des visites accompagnées de découverte des expositions, du jardin-potager ainsi que des réserves (entrée libre). Samedi 14, à Evol, de 9 h à 17 h, participez à un stage d’initiation à la construction en pierres sèches. Guidés par un artisan-formateur agréé, apprenez les gestes techniques, tout en bâtissant un muret de soutènement. Limité à 12 personnes, le stage est gratuit et il est indispensable de vous inscrire.

Le parc est impliqué dans la gestion des forteresses Vauban, reconnues par l’UNESCO. Des visites guidées de Mont-Louis et Villefranche sont organisées durant ce week-end, par les offices du tourisme et le CNEC. A noter l’exposition

sur les travaux de restauration et de conservation de Mont-Louis menés cet été dans le cadre d’un chantier international de bénévoles avec l’association Concordia, coordonné par le Parc avec le soutien de la DRAC, de la Mairie et du CNEC.

Renseignements musée 04 68 04 08 05 www.pyrenees-cerdagne.com  Parc 04 68 04 97 60 ou contact@parc-pyrenees-catalanes.fr Mont-Louis  04 68 04 21 97 ou www.mont-louis.netVillefranche04 68 96 22 96 ou www.villefranchedeconflent.fr

Et d'aventure... de port en port, les voiles latines s'ouvrent

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Dans le cadre des journées du patrimoine, samedi 13 et dimanche 14, du Barcarès à Cerbère, les associations de voiles latines vous ouvrent leurs voiles.

IMG.jpgLa plupart des ports de la côte catalane, comptent des passionnés de voile traditionnelle. Du plus petit «cassou » (petit bateau à fonds plat) au plus grand « sardinal » (grande barque de 11 à 12 m pour la pêche à la sardine), ces embarcations, construites au début du 20è siècle, sont entretenues et naviguent au long de l’année. Pour la fête du patrimoine de ce week-end, découvrez-les et rencontrez leurs équipages qui vous conteront leur histoire.

Quel patrimoine fleurons du patrimoine maritime catalan, ces barques à voile latine, construites dans les ateliers de Banyuls, Barcarès, ou Collioure, affrontent encore les sautes d’humeur de la Méditerranée. Elles sont le reflet des charpentiers de marine des années 1900, et portent leur signature originale. Gréés d’une voile triangulaire, appelée à l’origine « alla trina » (à trois pointes) et dite aujourd’hui voile latine, les premiers seront équipés de moteurs au début desIMG_7483_modifié-1.jpg années 20. Jusque là, voile et rame étaient « le moteur » du déplacement, quelle galère.

La passion  dépassées par les nouvelles formes de pêche et les bateaux modernes, ces barques ont été peu à peu délaissées. Entassées sur les plages, véritables cimetières marins, elles finiront par être brûlées. Dans les différents ports de la côte catalane, des passionnés se sont mobilisés pour sauver quelques beaux spécimens qui naviguent et se « tirent la bourre » lors des « trobadas » (rencontres de voiles latines). Le Conseil Général des PO leur a emboité le pas en créant l’atelier des barques à Paulilles. Regroupées au sein de  GAPAMAR (Groupement des Associations du Patrimoine Maritime Roussillonnais), ces amoureux du patrimoine maritime catalan vous accueillent sur leurs sites respectifs. Visites, échanges, débats improvisés, au rendez vous de ce week-end.


Programme de port en port, du nord au sud

 

Saint-Hyppolite, La font del Port (étang)

Samedi et dimanche, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, visite du site, de la barraca en « sanills », présentation des bateaux, du sardinal en reconstruction le « AA », exposition de photos maritimes.

Barcarès, village des pêcheurs

Samedi et dimanche, expositions photos, peintures, dédicaces d’auteurs locaux, visite libre du village, à 11 h visite guidée. 14 h présentation du film de la « trobada » d’aout, discussion avec le public.

Dimanche, 18 h sardanes, 20 h repas (15 €), 21 h habaneres et cramat (1€).

Canet, quai Florence Arthaud

Samedi et dimanche, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, présentation et visite des bateaux du patrimoine, rencontre et échange avec les propriétaires, exposition sur le patrimoine maritime.

Collioure, quai du vora mar

Samedi et dimanche de 10 h à 17 h, découverte du bateau « l’Ufana » avec promenades gratuites commentées, visite du sardinal « Rigo Rigo », exposition « les bateaux naissent en forêt », présentation de matériel de pèche.

Port-Vendres, quai Jolycat, hall de la Plaisance

Samedi et dimanche, visite de  l'exposition "Port-Vendres en 1900".

Paulilles, atelier des barques

Samedi et dimanche, visite libre de 9 h à 18 h, visite guidée à 9h30, 10h30, 15h30, 16h30. Exposition « flash » autour du livre de Claude Simon « le tramway». Dans cet ouvrage, l’auteur raconte le voyage en tramway pour aller la mer depuis Perpignan jusqu'à Canet.

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31/08/2013

le portrait du jour, Cédrick Blanch, conservateur du patrimoine aux Angles

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Originaire, des Albères, Cédrik a toujours été passionné par l’histoire, et le patrimoine. « tout jeune, j’étais intéressé par l’art et la culture catalane. A l’époque j’ai réalisé l’inventaire du mobilier de l’église de Saint André. J’ai aussi tenté de compléter la recherche historique de ce village, initiée par monsieur Barcelo ». Licencié de catalan, il arrive aux Angles, emploi jeune au club de l’aventure. Puis il intègre le service animation et patrimoine de la station. « à travers le témoignage des anciens, la consultation d’archives, je me suis plongé dans la culture capcinoise ». Des rencontres vont façonner son destin « le conservateur, Henri Loretto, les techniciens du centre de restauration, suite à la découverte du monument de la semaine sainte, ont provoqué un véritable déclic, qui m’a conforté vers cette volonté de préservation et conservation du patrimoine ». Sauvegarder, certes, mais avec la finalité de restituer « ce que l’on sait, il faut le faire savoir aux autres ». Impliqué dans la sauvegarde de la chapelle de Villeneuve, il en écrit son histoire et passe le pas « tout s’est tout à coup articulé, et je suis devenu conservateur délégué, une mission d’état bénévole ». Prospection, recensement, préconisation des mesures de protection, proposition de classement, voilà le lot quotidien de ce travail « Je suis un observateur, un sonneur d’alarme ». Cédrik est aussi membre de la société française de campanologie « j’ai pris de relai de Louis Ausseil. Ce qui me passionne, c’est à partir de l’étude des cloches, de faire le lien avec la vie locale, retisser l’histoire ». Une véritable passion qui motive Cédrik dans cet investissement personnel qu’il retransmet avec joie.

Contact 06.78.80.33.63.