09/01/2013

Groupe le Pac : une entreprise humaine

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Spécialisé dans l’accompagnement au travail pour des adultes handicapés, le groupe le Parc est aussi un outil économique important pour les hauts cantons.

Les premières réalisations de maisons de santé voient le jour sur le plateau Cerdan dans les années 1930. La création de la sécurité sociale en 1945, va en favoriser le développement, post cures pour des malades atteints de tuberculose. La maitrise du traitement de cette maladie et sa régression vont entraîner l’évolution des maisons de santé. C’est le cas du parc qui va se transformer en Centre de Rééducation Professionnelle (CRP) pour adultes.

stagiaires en formation.jpgRéinsérer : le CRP est un outil d’accompagnement médico psycho social, accueillant des malades ou accidentés inaptes à leur ancien métier, mais aptes à retravailler. Sa mission, les diriger vers un emploi compatible avec leur handicap. Les adultes arrivent en fin de cycle de rééducation, l’établissement au travers de la formation professionnelle leur permet de se réinsérer dans le milieu professionnel. La moyenne d’un séjour est d’une année, les métiers proposés, tertiaire administratif, maintenance bureautique, mais aussi aide à l’élaboration de projets.

Groupe le Parc : véritable pôle d’insertion par la formation et le travail pour handicapés, c’est le regroupement du Centre de Rééducation Professionnelle (CRP), de l’Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) et sa structure d’hébergement, du Service d’Accompagnement à la Vie Sociale (SAVS). « c’est sous la pression des pouvoirs publics que ce regroupement a été réalisé » précise  Elisabeth de Pastor directrice générale du groupe, « un regroupement qui est aussi une volonté de mutualisation des moyens, permettant d’être un acteur économique plus fort sur le territoire Cerdan. Le Parc est aujourd’hui un véritable pole spécialisé dans le handicap et le travail ».

Impact économique : avec 75 emplois directs (moniteurs, éducateurs, formateurs, psychologues,le Parc ESAT ouvriers en cuisine.jpg assistants sociaux, personnel de cuisine, d’entretien, administratif…) et de nombreux emplois induits (médecins, infirmiers, kinés, psychiatres…), agréé pour l’accueil de 140 adultes, le groupe pèse dans l’économie locale. Il a établi un véritable partenariat avec l’ensemble du secteur médical local. Son budget annuel s’élève à 5 millions d’Euros, dont 70 % sont imputés à la masse salariale. Ce budget est financé à 50 % par la sécurité sociale, 20 % par le Conseil Général, 15 % par l’Etat et 15 % par les activités commerciales de l’ESAT (alimentation, blanchisserie, multi servies).

Une inquiétude : les stagiaires reçoivent au titre de la formation professionnelle, une rémunération mensuelle de l’ordre de 800 à 1200 euros. L’Etat semble vouloir se désengager de cette participation, ce qui semble paradoxal, car il annonce clairement sa volonté de favoriser la réinsertion par l’emploi des travailleurs handicapés. Un désengagement qui aurait un effet négatif sur les stagiaires et pourrait les freiner dans leur volonté de réinsertion.

 

Elisabeth de Pastor, révélatrice de potentiel

 

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Passionnée de linguistique, Elisazbeth commence sa carrière professionnelle à l’étranger, en qualité de guide interprète. Souhaitant retrouver sa Cerdagne natale, en 1990 elle intègre l’établissement du Parc, et reprend des études à l’Ecole de Hautes Etudes en Santé de Rennes (EHESP). Nommée directrice de l’établissement en 1998, elle prend la direction générale du groupe le Parc en 2012. « je suis passionnée par l’humain et l’aide que l’on peut apporter aux personnes. Nous sommes des révélateurs de potentiel   ». Consciente qu’en France, « les politiques publiques en santé sont extraordinaires », Elisabeth s’inscrit dans un courant positif volontariste « on a des publics parfois difficiles qu’il faut prendre en charge à 100 %, mais aussi des réussites extraordinaires ». Dynamique, avec le goût de l’entreprise, de l’organisation, de la gestion, du développement, elle est un membre actif de l’Union Patronale pour l’Entreprise.

 

22/10/2012

Le patrimoine bâti de la ligne du train jaune réhabilité

chantrier école, travail, foramtion, insertion


Etat, Région, Département, SNCF, RFF, PNR, CAUE, AICO ont réuni compétences et moyens financiers pour réhabiliter le patrimoine bâti de la ligne du train jaune.

Il est loin le temps, où cheminots, habitants, élus locaux, se battaient pour sauver le train jaune, menacé d’être démantelé par son propriétaire, la SNCF. Ce superbe « canari », malgré son âge centenaire est toujours en activité et représente aujourd’hui un symbole fort pour notre département. Défi technologique lors de sa construction (650 ouvrages d’art dont les ponts Gisclard et Séjourné), la ligne du train jaune est un vecteur clé du développement touristique des Pyrénées Catalanes et transporte quelque 180 000 personnes par an.

chantrier école, travail, foramtion, insertionRéhabiliter : la baisse de fréquentation du train jaune liée à la volonté de fermer la ligne, a eu pour conséquence une dégradation des quais et halles des gares le long de la ligne. Certaines ont été vendues, d’autres squattées et souvent vandalisée. « Aujourd’hui, nous souhaitons intégrer le train jaune dans l’économie locale, créer des produits touristiques autour de la ligne » affirme Jean Ghedira, Directeur Régional SNCF et rajoute « concernant le matériel, il faut trouver un équilibre entre les attentes des voyageurs et la sécurité du matériel. Nous y travaillons avec le Conseil Régional.

Partenariat : depuis 2009, deux  chantiers école encadrés par l’Association d’Insertion du Canton d’Olette, œuvrent à la rénovation et mise en valeur des haltes et gares de la ligne du train jaune. Quatre halles (Bolquère, Saillagouse, Osséja, Joncet) sont réhabilitées, trois quais (Serdinya, Sauto, Estavar) rénovés, trois autres (Joncet, Mont-Louis, Bolquère) en cours. Des travaux parfaitement réalisés, dans l’esprit de sauvegarde du patrimoine avec l’utilisation de matériaux locaux, comme ont pu apprécier les participants à cette visite de chantier. En 2013, le programme sera prolongé. Une action qui a permis à 40 personnes de bénéficier de formations et d’un suivi en vue d’une réinsertion professionnelle.

Réinsertion Professionnelle

L’AICO : cette association implantée à Olette, fait partie du réseau national des chantiers école. Elle accueille des chômeurs de longue durée dans le cadre d’un contrat aidé qui peut aller de 9 à 24 mois. Son but est de réinsérer ces personnes dans un milieu professionnel, par la formation aux différents métiers de la construction et par une mise à  niveau sur tous les savoirs de base.

 

chantrier école, travail, foramtion, insertion

réhabiliter un patrimoine en favorisant l’insertion sociale et professionnelle, un ambitieux projet qui réussit. Jean François Testard Directeur des affaires territoriales SNCF LR, Christian Petit Directeur Régional RFF LR, Jean Ghedira