27/08/2013

Ici c'est le "Plus beau pays du monde"

pays, ours, comédien


Réalisateur, scénariste, Jacques Malaterre fait une halte à Puyvalador, pour tourner une séquence de son nouveau film, « le plus beau pays du monde ».

pays, ours, comédienL’Odyssée de l’espèce (2002), Homo Sapiens (2005), le Sacre de l’Homme (2007), AO, le dernier Neandertal (2010), cela vous dit quelque chose ? Ce sont des films que Jacques Malaterre a réalisés. « la confrontation avec l’homme préhistorique et ses valeurs peut, je crois, provoquer chez nous une introspection salutaire », déclarait-il dans un entretien. Son nouveau film, est dans le droit fil de sa réflexion sur l’homme et son univers de vie.

Pari nature : durant 18 mois, Jacques Malaterre a fait le tour des régions de France. Il en a choisi cinq, qui pouvaient représenter de manière symbolique le projet du film. « c’est un film non anxiogène, résolument positif et pas politique » précise le réalisateur. « si la nature est magnifiée au travers de la beauté de ses paysages, les animaux sauvages emblématiques des écosystèmes filmés, mis en avant, les hommes qui travaillent en permanence avec la nature sont aussi à l’honneur ». En 100 minutes, ce documentaire de prestige, diffusé autour de Noël 2013, en première partie de soirée sur France 2, nous montre volontairement lepays, ours, comédien verre à moitié plein. « avant d’interdire la nature aux humains, faisons leur prendre conscience que la France est un trésor. Il faut apprendre aux gens à observer leur environnement, conscients de ces trésors, ils s’organiseront pour les protéger ».

L’ours Shadow : emblème des Pyrénées, l’ours ne pouvait-être absent du casting. Shadow, magnifique ours brun, de père grizzli et de mère Slovène, est un pensionnaire du parc animalier de Pradinas en Aveyron. Avec la complicité de Jean Philippe Roman son dresseur, il est une star du cinéma et de la publicité filmée. Après un passage dans la vallée de Llo, c’est à Puyvalador qu’il continuait sa quête nourricière « c’est un ours imprégné, mais qui garde une attitude naturelle et un caractère sauvage, surtout dans cet environnement ».

« un film réalisé avec la nature, qui demande de la patiente, et plaide pour une autre télévision » conclue Jacques Malaterre. Vivement Noël.

pays, ours, comédien

 l’ours Shadow profite des bonnes choses de la nature

21:31 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pays, ours, comédien

26/08/2013

Au bike park des Angles, les descendeurs ont joué à pigeon vole

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IMG_7166_modifié-1.jpgÉmotions, sensations, encouragements, ébahissements, pour le public,IMG_7236_modifié-1.jpg venu nombreux,  assister à la finale de la coupe régionale de vtt de descente sur le bike park des Angles. Organisée par le « Montain Bike des Angles » elle réunissait 150 concurrents. En deux manches, tous ces sportifs se sont « tirés la bourre », enchaînant les obstacles, avec entrain, énergie, détermination, passion, décollant dans les airs, pour notre plus grand plaisir.

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17:50 Publié dans Sport, vtt | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : descente, sauts, émotons

25/08/2013

Tour du Capcir, le pas de l'âne a assez le temps

balade, âne,

Michel et Evelyne, habitent Libourne. Ils ont découvert le Capcir il y a 35 ans, ils venaient y pratiquer le ski de fond. Randonneurs avertis, ils ont décidé de faire découvrir la montagne catalane à leurs petits enfants Tom et Manon. Les voilà partis pour un périple de six jours en compagnie de l’âne « Bacchus ». Après une première étape de Rieutort à Matemale, ils vont rejoindre Bolquère, puis les Bouillouses et les Camporells. Une balade qu’apprécient les enfants « on aime bien marcher avec Bacchus. Il est gentil et très gourmand. Pour le faire avancer on lui caresse les fesses avec des herbes. On est même montés dessus ». Bon voyage.

Pour louer un âne il vous en coûtera 255 € pour six jours, 55 € à la journée, bât et deux sacs compris. Vagabond’ âne Rieutort

tél/fax : 04 68 04 41 22 www.vagabondane.com

17:42 Publié dans aventure, randonnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : balade, âne

La "zénitude" au gîte des Garotxes

dormit, randonnée


Au cœur du village de Sansa, le gîte refuge est une étape intéressante pour la découverte des Garotxes.

dormit, randonnéeOuvert à l’année, le gîte refuge peut accueillir 35 personnes. L’hébergement se répartit en deux dortoirs et trois appartements. Ouvert à tous, la clientèle habituelle est diversifiée selon les saisons. Randonneurs, pêcheurs, chasseurs, vététistes, skieurs, ramasseurs de champignons… l’apprécient. C‘est un lieu calme, reposant, agréable pour le ressourcement.

Coup de cœur  Valérie, nouvelle gérante du gîte, est arrivée ici par hasard. En route pour le Capcir, elle décide, depuis Olette, de bifurquer à droite vers les Garotxes. « arrivée à Sansa, je me suis posée. Une zénitude immédiate. L’impression d’être dans un autre monde, un vrai dépaysement. La nature est belle, les paysages magnifiques ». Randonneuse, amoureuse de la montagne, le gîte fermé, lui donne l’envie de faire revivre cette structure et de profiter de cette montagne. Aussitôt dit, aussitôt fait, la voilà donc gérante du gîte.

Un programme : vous pouvez venir au gîte pour une ou plusieurs nuit, avec ou sans repas, ou tout simplement pour y déjeuner ou dîner. Mais Valérie propose aussi des semaines activités en pension complète. Toutes les semaines, en juillet août, stages oxygénation et remise ne forme. En août, stages de Tai Chi.

Pratique

nuit 17 €, demi pension 36 €, repas à partir de 15 €.

Stage oxygénation semaine, pension et encadrement 410 €

Renseignements, réservation 06.70.42.34.70.  www.gites-evasion.com

dormit, randonnée

portrait du jour : Auguste Germain Cathala, couvreur de toit en ardoises

llose, toit,

 

Auguste Germain est couvreur de toit en ardoise traditionnelle. « dès que j’ai su marcher, j’ai pris une piquette et j’ai commencé à tailler les ardoises ». Natif de Sainte Colombe sur Guette, dans l’Aude, il vit à Caudiès de Fenouillèdes « au pays des toits en tuile ». C’est le descendant de cinq générations de couvreurs, « a l’époque, toute le famille vivait de cette activité saisonnière, que l’on complétait avec un élevage de bovins. On exploitait aussi une carrière, aujourd’hui fermée ». Son travail, il l’exerce en montagne, mais la matière première se fait rare « à Olette, il y a une ardoise magnifique, mais elle n’est plus exploitée, c’est vraiment dommage ».Tombé dedans quand il était petit, c’est naturellement devenu son métier. Un métier complexe, technique, difficile « à l’époque, il n’y avait pas d’école de formation. J’ai appris le métier encadré par des gens expérimentés ». Chaque geste est important, bien exécuté, il facilitera le travail  « je taille les ardoises, je les classe par taille, ce qui est primordial pour la pose. L’ardoise calée, ne doit pas bouger lorsque l’on marche dessus ». Aujourd’hui, la llose calibrée remplace la traditionnelle «il reste les monuments, les églises… ».  Auguste Germain ne se lasse pas de sa tâche « c’est un métier en plein air, toujours juché sur des hauteurs, souvent solitaire, et surtout, je suis indépendant, mon propre patron ». Fier de son métier, sa récompense, c’est la satisfaction du travail fini « lorsque le toit est terminé, je prends du plaisir à le regarder, et à attendre le verdict du maître d’ouvrage, un petit moment de bonheur ». A 70 ans, il a encore la passion du métier,  « je suis toujours sollicité, car il y a peu de couvreurs, tant que je suis en forme… ».

17:33 Publié dans patrimoine, travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : llose, toit

22/08/2013

Si la grotte de Fontrabiouse m'était contée

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A 2000 printemps, le papillon, plus jeune concrétion de la grotte de Fontrabiouse, nous présente son environnement.

le papillon.jpgLes mauvaises langues disent que je suis une aberration de la nature. Pourtant, c’est moi que l’on admire. Je suis la Marylin Monroe de la grotte. D’un blanc cristallin, je déploie mes ailes gracieuses de papillon, prends la pause photo. Clic clac, clic clac, cela n’arrête pas, la star, c’est moi. Je suis entourée de vieilles concrétions, tordues, rouillées, bourrées de rhumatismes, qui depuis des millénaires, accumulent autour de leur corps, le calcaire de l’eau qui ruisselle. Pourtant, elles en « jettent » encore avec leurs couleurs vives. Celle que l’on appelle la  « tour de pise » est née il y a six millions d’années, c’est la doyenne.  La nuit, quand tout est calme, je décolle de ma paroi et je fais le tour du propriétaire. Je me pose par ci, par là, au gré de mes envies.IMG_6553_modifié-2.jpg Je brave mes concurrentes, les aragonites d’un blanc étincelant. Tiens, l’autre jour, j’étais sur la méduse géante, même pas peur. Elle impressionne, avec ses couleurs rouille foncé, ses filaments en sole pleureur. Mon coup de cœur, c’est le lac du parcours du haut. Son eau est limpide, fraîche. Les jeunes stalactites me narguent, mais ils sont creux. Je les frôle d’un battement d’aile et fait tomber la goutte à côté de leur moitié de stalagmite, ils ne sont pas près de se rejoindre. Du monde j’en voie passer, je ne m’ennuie pas. Je me méfie de ceux qui m’approchent de trop près. Même qu’un jour, un imbécile a essayé de me voler. Il m’a cassé le bout de la queue. Dans cent ans, il n’y paraîtra plus. Bon, je vous laisse, je retourne à ma place, les visites ne vont pas tarder à démarrer.

Pratique

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h. Il vous en coûtera 9.40 € pour un adulte, 5.9 € pour un enfant. Prenez une petite laine, la visite sera plus confortable.

Tél 04 68 30 95 55   www.fontrabiouse.fr

 

Ils l’ont visitée

 

Sylviane, Jean, Laurent, Claude, Jane, Pierre, Rose, Jane.jpg"Voyage dans l’imaginaire"

Jean, Laurent, Jane, Pierre, Jane, Claude, Rose, Sylviane, originaires de l’Aube, en vacances à Formiguères. « c’est un beau voyage dans l’imaginaire. Chacun y voit ce qu’il veut, des dinosaures, bouddha, un fantôme… la nature fait de très belles choses. Une guide intéressante, avec de l’humour et des commentaires  adaptés aux adultes et aux enfants. On a été impressionnés par la sonorité des stalactites ».

 

 

"Une visite généreuse"

Hannah, Evea, Roland, Fanny, Patrick, originaires de Besançon, en vacances à Matemale. « laPatrick, Hannah-Evea, Fanny, Roland.jpg grotte est fantastique, très belle, d’une grande richesse. Sa taille, la diversité des concrétions. Nous en avons visité d’autres, c’est celle que l’on préfère. Le parcours est très accessible, le circuit est long, mais dans le bon sens du terme. Rajoutez à cela la qualité du guide, c’est une visite très généreuse »

 

Judith, Isalda, Arnau, Laia, Marti.jpg"C’est du Gaudi"

Laia, Judith, Marti, Isalda, Arnau, originaires de Barcelone, en vacances à Dorres. « nous avons beaucoup aimé. Elle est étroite, intimiste, beaucoup de concrétions très variées. Elle nous rappelle des éléments de Gaudi du parc Güell et même de la Sagrada Familia, l’impression d’être dans une cathédrale. Le lac est magnifique. Le fil conducteur de la guide et son humour rendent la visite très agréable ».

 

"Visite éducative"

Ouahid, Samira, Ayyoub, Leina, originaires de Lille, en vacances à Font-Romeu. « c’était uneOuahid, Ayyoub, Leina, Samira.jpg première visite de grotte réelle. C’est impressionnant, le petit lac est superbe. On apprécie de faire découvrir aux enfants l’univers d’une grotte, un vocabulaire. Le circuit est très accessible même pour un enfant de 4 ans. La guide est intéressante, avec de bonnes explications. On a pris de nombreuses photos ».

13:16 Publié dans visite guidée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grotte

20/08/2013

La "Retirada" par Frédérique Berlic

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Frédérique Berlic, collaboratrice de notre journal, présente et dédicace son livre « la Retirada en février 1939, la Cerdagne se souvient ».

Dès son jeune âge, Frédérique a baigné dans l’histoire de la retirada en Cerdagne. « les anciens ont toujours parlé de cet épisode qui les a affectés». Un moment d’histoire locale, qui a marqué l’auteur, et incité à écrire ce livre témoignage, qui fait suite à une superbe exposition photographique sur cette période.

Emotions « en quelques jours, des milliers de personnes civiles et militaires ont franchi la frontière pour fuir les troupes franquistes ». Ils étaient soixante mille, enfants, femmes, personnes âgées, républicains blessés, en plein hiver, à « débarquer » sur Bourg-Madame, et rien n’était prévu pour les accueillir. Certes, leur laisser passer la frontière, c’est en quelque sorte leur sauver la vie. Mais ils ont vécu, durant ce mois de février 1939, dans des conditions épouvantables. C’est ce que nous raconte avec émotion ce livre.

Travail de recherche à partir de témoignages directs, ou d’enfants de réfugiés, s’appuyant sur des archives, ce livre est le fruit d’un travail de plusieurs années. Un témoignage écrit, illustré par 150 photos, dont la plupart sont inédites, provenant de collections privées de familles locales. Des photos de la presse mondiale de l’époque, sont aussi présentes. Un ouvrage minutieux, bien documenté, incontournable, qui engage son auteur « c’est un travail de mémoire, pour tous ces gens qui ont combattu le fascisme européen. Par la suite, beaucoup d’entre eux, se sont retrouvés  à nos côtés dans la résistance ».

Le livre a reçu le prix spécial 2013 du jury du salon du livre d’histoire locale et régionale de Mirepoix.

Frédérique présente et dédicace son livre cet après midi, 16 h, au musée de Cerdagne à Saint Léocadie. Vous pourrez l’acheter sur place ou vous le procurer dans les maisons de la presse et les librairies.