20/08/2013

La "Retirada" par Frédérique Berlic

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Frédérique Berlic, collaboratrice de notre journal, présente et dédicace son livre « la Retirada en février 1939, la Cerdagne se souvient ».

Dès son jeune âge, Frédérique a baigné dans l’histoire de la retirada en Cerdagne. « les anciens ont toujours parlé de cet épisode qui les a affectés». Un moment d’histoire locale, qui a marqué l’auteur, et incité à écrire ce livre témoignage, qui fait suite à une superbe exposition photographique sur cette période.

Emotions « en quelques jours, des milliers de personnes civiles et militaires ont franchi la frontière pour fuir les troupes franquistes ». Ils étaient soixante mille, enfants, femmes, personnes âgées, républicains blessés, en plein hiver, à « débarquer » sur Bourg-Madame, et rien n’était prévu pour les accueillir. Certes, leur laisser passer la frontière, c’est en quelque sorte leur sauver la vie. Mais ils ont vécu, durant ce mois de février 1939, dans des conditions épouvantables. C’est ce que nous raconte avec émotion ce livre.

Travail de recherche à partir de témoignages directs, ou d’enfants de réfugiés, s’appuyant sur des archives, ce livre est le fruit d’un travail de plusieurs années. Un témoignage écrit, illustré par 150 photos, dont la plupart sont inédites, provenant de collections privées de familles locales. Des photos de la presse mondiale de l’époque, sont aussi présentes. Un ouvrage minutieux, bien documenté, incontournable, qui engage son auteur « c’est un travail de mémoire, pour tous ces gens qui ont combattu le fascisme européen. Par la suite, beaucoup d’entre eux, se sont retrouvés  à nos côtés dans la résistance ».

Le livre a reçu le prix spécial 2013 du jury du salon du livre d’histoire locale et régionale de Mirepoix.

Frédérique présente et dédicace son livre cet après midi, 16 h, au musée de Cerdagne à Saint Léocadie. Vous pourrez l’acheter sur place ou vous le procurer dans les maisons de la presse et les librairies.

 

 

12/07/2013

J'ai testé pour vous Les Garrotxes

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clocher de l'église de Railleu.jpgVous aimez le calme, la nature, le patrimoine, les villages préservés, laGarrotxes fleuries.jpg musique apaisante des cours d’eau, les paysages bucoliques, les échanges avec la population locale, rendez vous en Garrotxes, vous ne serez pas déçus. Niché entre Capcir et Conflent, avec de superbes points de vue sur le Canigou, le Madres, le Cambre d’Aze, ce territoire est un havre de paix pour qui sait le découvrir. Ayguatebia, Caudiès/Talau, Oreilla, Railleu, Sansa, sont les noms charmants des villages qui ont encore une vie active.

Vie rurale : à l’origine essentiellement agricole, ce paisible territoire qui vivait en autarcie au milieu du 20è siècle, a souffert de désertification. Les habitants étaient agriculteurs et artisans, les terres pauvres, arides d’où le nom de « Garrotxes ». Aujourd’hui, il n’y a plus d’agriculteurs, mais les jardins sont entretenus, les villages fleuris. Railleu qui comptait 50 habitants et 68 vaches en 1961, a vu sa population passer à 12, et 25 aujourd’hui. Mais ces villages ne sont pas ravitaillés par des corbeaux. Jean Philippe boucher à Olette, est présent avec son camion étal tous les mercredis de l’année. Patrick l’épicier passe tous les mardis. La postière distribue le courrier tous les jours. Pierre salarié du laboratoire départemental passe régulièrement prélever des échantillons d’eau pour l’analyse. Le transport à la demande, géré par le département permet de se déplacer sur Olette ou le Capcir pour 1 €. Une  vie rurale, active, ouverte, où perdurent certaines habitudes, telle la convivialité.

Le choix touristique : l’association Garrotxes Conflent regroupe habitants et élus des cinq passage du boucher en Garotxes.jpgcommunes. Dynamiques, ses membres militent et mettent tout en œuvre pour développer un tourisme église romane de Sansa.jpgdurable, basé sur l’échange et la rencontre. Des moulins sont réhabilités, des sentiers balisés, les églises visitables, des animations programmées. Ce qui fait la force de ce territoire, au-delà de ses beaux paysages, de sa vie calme et ressourçant, de son riche patrimoine, c’est l’accueil simple et sincère de ses habitants. Monique Laberty, membre de l’association l’affirme «ici les gens sont très accueillants. Parler aves les vacanciers, les renseigner sur le pays, les conseiller sur les visites incontournables, c’est un vrai bonheur ». Jacques, Jean Patrick, Dany, Marie Claude, Michel, habitant Perpignan, sont des pratiquants de la randonnée. Guidés par Marcel Mayens, ancien maire de Railleu, ils visitent l’église avant d’engager leur balade « ce territoire est extraordinaire, riche en patrimoine, eau, forêts. On apprécie la fraîcheur, les sentiers qui relient les villages ».

Terres arides, vous avez dit arides ?

Pratique

Accès voiture à partir d’Olette RD 4 direction Oreilla , à partir de la Llagonne par le Col de la Llose RD4C direction Ayguatebia, à partir de Matemale par le Col de Creu RD4 direction Railleu.

Hébergement : Gîte ruraux, contacter les mairies

Gîte d’étape de Sansa : 06.70.42.34.70. www.gitesevasion.com

Ecogîte du mas de Trape : 06.37.30.01.59.  www.gitelemasdetrape.com

Animations : Samedi 13 juillet c’est la fête de l’association à Sansa. Vous pouvez vous inscrire au repas de midi  (06 86 63 15 96 / 04 68 97 08 88)

Renseignements, programme d’animation http://valleedesgarrotxes.overblog.com
http://www.facebook.com/lavalleedesGarrotxes  youtube.com/user/lavalleedesgarrotxes

 

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prendre le temps, se ressourcer, le bonheur

03/07/2013

Un nouvel avenir pour la tour de Creu

Un nouvel avenir pour la tour de Creu

 

réhabilitation, monudnt, histoire

Usée par les aléas climatiques, le temps et les hommes, la belle dame dresse encore un chicot altier, tel un appel au secours que les élus Capcinois ont entendu.

 

réhabilitation, monudnt, histoireLa préservation du patrimoine vernaculaire bâti, fait l’objet de protection, de réhabilitation, de mise en valeur sur l’ensemble de l’hexagone et au-delà. La France est terre fertile en la matière. Pourtant ce n’est pas une habitude historique. Combien de châteaux médiévaux sont construits sur des tours génoises, combien d’églises romanes sur des temples païens. Dans notre 21è siècle, où l’électronique, l’informatique, la communication virtuelle font partie de notre environnement quotidien, les vieilles pierres sont choyées. Un plus touristique affirment les uns, un témoignage de notre passé répliquent les autres. « ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir » écrivait le prix Nobel de littérature Anatole France.

Un beau passé : bâtie sur le site d’un ancien village « villa Cruce ou Creu », aujourd’hui disparu, les premières traces du site apparaissent en 965, dans le testament du comte Sunfred II de Cerdagne-Besalu. Unique vestige du château de Creu, c’est une tour carrée de 4 mètres de côté, érigée directement sur des gros blocs de granit. Elle est construitre en gros appareillage irrégulier, avec des chaînages d’angles mieux dégrossis, le tout lié au mortier de chaux. D’une hauteur d’”nviron 10 mètres, elle est composée en partie basse d’un souterrain (citerne ?). Uneréhabilitation, monudnt, histoire sole inférieure à 4 mètres de hauteur et accessible par une échelle est surmontée d’une salle supérieure (salle d’armes). Son architecture permet de dater la tour de Creu du 12è ou 13è siècle. Si la façade Est,  présente peu de dégradations, le tiers supérieur de sa façade Sud est éfpondré, ainsi que son angle Sud Ouest. La façade Ouest est totalement effondrée, ansi que la façade Nord, depuis l’été 2008.

Le projet : dans un premier temps,  l’existant va être consolidé et mis en sécurité. Les parties effondrées seront reconstruites à l’identique sur deux niveaux. L’appareillage sera réalisé en s’appuyant sur les parties encore en place et à partir de photographies avant l’effondrement de 2008. Un escalier en fer sera installé au centre de la tour. Accessible à tous, il permettra de bénéficier du point de vue qu’ont pu apprécier ses constructeurs. Confié à l’architecte Cécile Copigny, le projet a été validé par les élus de la communauté de Communes Capcir Haut-Conflent, maitre d’ouvrage du projet. Jean Marc Huertas, architecte des bâtiments de France a donné un avis très favorable au choix de réhabilitation. La fondation du patrimoine apporte son soutien au travers de Paul Estienne son délégué départemental. Un projet de 150 000 € HT, avec une participation financière de l’Etat, du Conseil Général et de la Fondation du Patrimoine à hauteur d’environ 40 %.

Souscription : pour sauver ce patrimoine, une souscription publique est organisée. En partenariat avec la fondation du Patrimoine, vous pouvez financer une partie des travaux. Tout don bénéficiera d’un allègement fiscal de 60 à 70 % du montant du don, selon que vous êtes un particulier ou une entreprise. Vous pouvez adresser vos dons à la Maison du Capcir, Col de la Quillane, 66210 la Llagonne, ou à la Fondation du Patrimoine, 2 bis rue Jules Ferry 34 000 Montpellier. Les dons en ligne sont aussi possible en ligne sur le site www.fondation-patrimoine.org/fr/languedoc-roussillon-13

Renseignements complémentaires et bon de souscription sur www.capcir-pyrenees.com   tél 04.68.04.49.86

 

réhabilitation, monudnt, histoire

                               la tour avant son effondrement, il y a quelques années

30/05/2013

Le moulin "del magre" réhabilité

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Elus et « Garotxis » ont trinqué avec émotion à la réhabilitation de ce patrimoine bâti, témoignage d’une vie agricole intense et encore active au début du 20è siècle.

IMG_2771_modifié-1.jpgCessant son activité en 1912, le moulin à farine de Sansa, implanté à côté de la rivière Cabrils était un élément important de la vie agricole des Garotxes. Vivant en autarcie de la terre et de l’élevage, les habitants apportaient au  moulin le blé qu’ils produisaient. Chaque maison avait son four à pain. Pierre Franck maire de Sansa et son conseil municipal décident en 2010 de réhabiliter ce patrimoine dégradé et laissé à l’abandon. Positionné sur un circuit pédestre balisé, le moulin réhabilité n’est plus en fonctionnement, mais est ouvert aux randonneurs qui peuvent le visiter.

Tous d’accord : tous les élus qui ont pris la parole ont salué la conservation de ce patrimoine qui faitIMG_2790_modifié-1.jpg partie de l’histoire locale. Jean Louis Alvarez, conseiller Général du canton d’Olette, se souvient « j’avais huit ans, avec ma grand-mère, on est descendus au moulin de Nyers moudre un sac de blé, c’était en 1956 ». Jean Paul Alduy, président de la communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée apprécie « je suis architecte de formation et j’ai l’impression que ce moulin a toujours été dans cet état. Un travail d’orfèvre dans le respect des techniques ancestrales ». Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général affirme sa volonté de « faire vivre les territoires, solidairement, en faisant le lien entre le monde urbain et rural. Agriculture et tourisme sont deux piliers forts de notre économie départementale et créateurs d’emploi ». Le Sénateur François Calvet l’affirme « dans ce territoire la bataille entre le rat des villes et le rat des champs, c’est fini. Ce petit village a une histoire et des valeurs à transmettre ». La député Ségolène Neuville, à l’Assemblée Nationale défend « la montagne et la ruralité. Il faut favoriser les circuits courts, cette belle vallée doit vivre ».

Les deux parlementaires affirment aussi leur volonté d’abonder avec la réserve parlementaire pour aider financièrement les Garotxes. Une proposition saisie au bond par le maire de Sansa qui a des projets à réaliser sur son village.

Les travaux en chiffre : l’AICO (Association d’Insertion du canton d’Olette), a réalisé la réhabilitation du moulin. Sur les 35 000 € investi dans cet aménagement, le Conseil Général des PO a accordé une aide de 60 % et Jean Paul Alduy, alors Sénateur, a abondé de 20 % provenant de sa réserve parlementaire.

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08/03/2013

Il était une fois, Formiguères

fête, anniversaire, 40 ans


Soirée émouvante et animée pour fêter les 40 ans de la station, avec la présence d’un public dense, ravi par un superbe spectacle son et lumière clôturé par un feu d’artifice.

fête, anniversaire, 40 ans« Il était une fois, il y a bien longtemps, quelque part dans l’immensité d’un univers en création, une poussière  qui allait créer une planète merveilleuse, la Terre, notre Terre ». Dés la première phrase, prononcée par une comédienne, le décor est planté, la foule apaisée, calme, est prête à adhérer à ce conte, à cette saga qui les conduira depuis le big bang et la création de la terre, jusqu’à l’apparition de l’homme, à son action sur cette terre, à la naissance de la station. Cet homme qui s’est installé ici, donnant forme à ce pays, le Capcir, laissant l’empreinte de son passage sur les « Peyres Escrite », construisant pierre après pierre le village de Formiguères. « Nous sommes faits de la présence, de l’absence. Nous sommes là pour nous souvenir fête, anniversaire, 40 ansqu’il y a déjà 40 ans des descendants de laboureur, de bergers, d’éleveurs, de bâtisseurs, allaient créer les conditions de notre improbable rencontre de ce soir, dans cette jasse de la Calmazeille » poursuit la voix. Scintillements, feux de Bengale, éclairages, magnifient les mots. Sur l’écran géant, défilent photos d’époques, témoignages des anciens qui se sont impliqués dès le départ dans cette aventure. « Nous leur disons merci, nous disons que ce moment est précieux, que les enfants qui vont s’élancer porteurs de flambeaux, inscriront dans la nuit une trace lumineuse, naissance d’un monde en permanente construction. A leur tour ils se souviendront et bâtiront. Formiguères, il était une fois….. ». Le feu d’artifice, tiré depuis les pistes, enchantera le public, le sortant de cette heureuse célébration, soulevant une « standing ovation » méritée, pour le spectacle et les organisateurs de ce superbe anniversaire.

Vin chaud et soirée disco concluront la soirée.

 

fête, anniversaire, 40 ans

les mots défilent, les effets lumineux les magnifient.