15/10/2013

Brame d'automne fragilise le cerf

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Si l’automne inspire les poètes, c’est aussi le règne du cerf, roi des forêts, qui montre sa puissance et sa présence avec son râle envoutant, à l’orée des futaies.

Paul Verlaine, avec ses « sanglots longs, des violons, de l’automne », n’en apprécie pas moins cette saison « vive la brise, enfin, d’automne…Ce sain premier frisson d’hiver ». Charles Baudelaire, est moins enthousiaste dans son champ d’automne « Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres, Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ».

Mais l’automne, c’est aussi la période qui a fait la réputation du cerf. Celle où l’on peut entendre son fameux « brame ». C’est l’époque du « rut », cet état physiologique qui pousse ces animaux à s’accoupler. Et même si le poète Georges Brassens, l’a plagié « Je suis hanté, le rut, le rut, le rut, le rut ! », c’est tout de même le cerf, qui dans toute sa splendeur et sa force reste le roi des forêts. Anatole France lui rend hommage «au vapeurs du matin, sous les fauves ramures que le vent automnal emplit de longs murmures, les rivaux, les deux cerfs luttent dans les halliers…Et le vainqueur sanglant qui brame à la lumière, et que suit désormais la biche douce et fière, a les reins et le cœur bons pour l’œuvre divins ».

Aujourd’hui, les hommes chasseurs de tête, tels des « tigres de papier » profitent de ce cri rauque et guerrier, pour l’approcher et l’abattre. Mais où sont les poètes d’antan…

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09/08/2013

Parc animalier des Angles, les états d'âme du "gros"

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L’ours des Angles est vexé. L’ourse Viviane fait la une de la presse. Il s’en plaint et porte un regard original sur ses voisins du parc.

bouquetin.jpgLes soigneurs m’appellent « le gros », mais je ne suis pas gros, juste un peu enrobé. Parisien d’origine, je vivais dans un 4 x 4, un blockhaus béton de 16 m2. Débarqué dans le parc en décembre 1994, je suis le pensionnaire le plus photographié. J’avais l’honneur de la presse, Viviane me l’a ravie. Ils ne parlent que de cette ourse qui s’est « tirée » de son parc. Heureusement, ils l’ont retrouvée. Ils n’ont qu’à la faire venir ici, sûr elle « fera pas sa valise ». Moi je ne bouge pas, même pas je boude. La marmotte est mon amie. Elle vient me voir, me tiens au courant de la vie locale. Quand elle est bien grasse, je me dis que j’en ferais bien mon quatre heures. Gros mangeur de fruits et légumes, je ne crache pas sur un peu de viande. Mais, c’est mon amie, alors… Je suis le plus sympa, les enfants m’aiment bien. Ce n’est pas comme le bouquetin, fier, planté sur son rocher, qui te regarde sans te voir, et ne t’adresse pas la parole. Des fois du bout de mon enclos, j’aperçois le cerf, suffisant, arrogant, avec son trophée. Ça doit-être lourd à porter. En mars, quand ses bois tombent, il ne fait plus le malin, il ne ressemble à rien. C’est idem pour tous les membres de sa famille de cervidés. Les daims, rennes, chevreuils, bien fait pour eux. Je me méfie des loups, ils sont peureux, « pas francs du collier ». Le renne, il fait toujours « la gueule ». Remarque, ça fait longtemps qu’il n’a pas vu le père noël. Et les bisons, quel caractère de cochon, ils sont imprévisibles. Les sangliers n’arrêtent pas de se souiller dans la boue pour chasser les parasites. Les mouflons ont de drôles d’attitudes durant le rut. Ils se battent, tête baissée, ça fait un boucan. Ha, le rut ! L’isard, lui je l’aime bien, c’est un vrai pyrénéen. Vif, curieux, hâbleur avec un fort accent catalan. C’est une drôle de ménagerie qu’il y a dans ce parc, mais je m’y plais. Bon je vous laisse. Venez demain, je ferai le pitre, n’amenez rien, ici je suis bien nourri.

Pratique  le parc en été est ouvert tous les jours de 9 h à 18 h

Il vous en coûtera 13 € pour un adulte, 11 € pour un enfant (4 à 14 ans)

Renseignements  04.68.04.17.20.    www.faune-pyrenees.fr

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toute la faune pyrénéenne vous attend au parc animalier des Angles.

09/10/2012

Combat de rois pour des biches

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En automne, les forêts des hauts cantons résonnent du brame des cerfs. Période de reproduction, de lutte entre les mâles, d’intérêt pour ceux qui prennent le temps de les écouter, parfois de les voir.

cerf (4).jpgGuttural, rauque, animal, le brame du cerf intrigue, inquiète, surprend, mais il fait partie de la vie de ces cervidés qui de plus en plus nombreux, peuplent les forêts des hauts cantons. C’est ainsi, en montagne, et sûrement ailleurs, les saisons sont réglées par les activités de l’homme, mais aussi par celle des animaux. Pour les cervidés, l’automne, c’est la période du rut. Le mâle, par son « brame », avertit les femelles de sa présence, tout en intimidant et défiant les autres mâles qui oseraient s’aventurer sur son territoire. Une période d’agressivité qui voit de violents combats, où tête contre tête, les mâles concurrents s’engagent, provoquant parfois des blessures importantes pouvant aller jusqu’à la mort.

Des brames : court, bref, rauque pour se signaler, long, isolé, mélancolique dans l’attente, timbre élevé, provoquant pour défier, saccadé dans la poursuite d’une biche, fort, puissant, vainqueur d’un combat, le brame est comme un langage approprié à chaque situation. C’est l’époque des amours, de la reproduction, qui va mettre en concurrence les jeunes cerfs partant à la conquête des femelles et les vieux mâles qui veillent jalousement sur leur harde. C’est une période très éprouvante physiquement pour les cerfs, qui mangent peu, maigrissent et consacrent leur temps à la surveillance, au combat, à l’accouplement. Etonnamment, les cerfs retournent tous les ans sur la même aire de brame, quittant ainsi les sous bois. Un brame qui dure en général un mois, période après laquelle les cerfs vont se reposer et manger pour se préparer à affronter l’hiver.

Quelle vie : males et femelles vivent séparément, en dehors de la période de reproduction. Fin mai,biches (2).JPG début juin, vont naître les faons, qui restent avec leur mère chargée de leur éducation. A partir d’un an, leurs bois vont pousser. Des bois que le cerf perd chaque année durant l’hiver et qui à chaque repousse, recouverts de « velours », vont se parer de nouvelles ramifications, les « cors ».

D’abord élevé au lait de sa mère, ce ruminant végétarien, après son sevrage, se nourrit selon les saisons de bourgeons, jeunes pousses d’arbres, graminées, plantes herbacées. Cet automne, du fait de la sècheresse, il a envahi les champs cultivés en Capcir, se nourrissant de pommes de terre et de regains.

Observer : lors de balades en montagne, il arrive régulièrement de croiser des biches, parfois un cerf. La période du rut est la meilleure pour l’observation du cerf. Le brame permet de les localiser, mais attention de ne pas essayer de trop les approcher, car ils sont agressifs. A la tombée de la nuit, garez votre véhicule, écoutez les bramer, et avec un peu de chance, de patience d’observation, vous aurez le plaisir de voir un  cerf ou quelques biches. Le parking de la Maison du Capcir au col de la Quillane, est un bon site pour écouter les cerfs bramer en toute sécurité.

 

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patience et prudence, les maîtres mots pour l’observation du brame des cerfs.

17:45 Publié dans faune | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rut, brame, reproduction, amours

26/12/2011

Fabuleuse balade à la rencontre de la faune Pyrénéenne

 

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Ouvert au public en décembre 1994, le parc animalier des Angles qui réunit sur 37 hectares 13 espèces de la faune pyrénéenne, est une visite incontournable pour les petits et les grands.

faune, sauvage, parc, visitgeNiché au Pla del Mir sur la station des Angles, le parc animalier sur 37 hectare, propose aux visiteurs de découvrir des animaux sauvages pyrénéens, présents encore aujourd’hui dans les hauts cantons ou qui y ont vécu autrefois. Son exposition sud, ses 14 hectares d’enclos, sa configuration géographique, sont adaptés à tous les animaux présents qui se reproduisent régulièrement, hormis les ours, le mâle étant stérile.

Prendre le temps : visiter le  parc, c’est prendre le temps pour observer les animaux. Le site boisé, les points de vue jusqu’au Canigou, l’eau, vous incitent à la flânerie. Deux parcours sont proposés. Le premier d’une longueur de 3500 m vous permetfaune, sauvage, parc, visitge de rencontrer tous les animaux. Le deuxième (1500 m), vous restreint aux cerfs, sangliers, daims, rennes, et ours. Le long du parcours, des aires de pique nique permettent une pose même en hiver. Les loups sont assez méfiants. Autour de leur enclos, deux affûts photo facilitent la vision. Originalité du parc, vous traversez les enclos des mouflons, bouquetins et isards. Les bouquetins sont les plus calmes ut vous observent du haut de leur rocher. Si le bison impressionne par sa masse musculaire et sa taille, le renne et le daim, très pacifistes, viennent souvent quérir une caresse. Le malicieux chevreuil parfois joue à cache cache avec vous, quand à la marmotte, ne la cherchez pas, en hiver elle hiberne. Pour l’ours, cela dépend du temps. S’il fait doux, il sort de sa tanière et au ralenti, fait sa petite promenade. Les animaux sont nourris par le parc, alors inutile de leur jeter quignon de pin, ou pomme…

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Ouvert tous les jours d 9 h à 17 h. Pour la balade complète comptez deux heures. Il vous en coûtera 12 € pour un adulte, 10 € pour un enfant (4 à 14 ans).

Renseignements 04.68.04.17.20.

 

Ce qu’ils en pensent


faune, sauvage, parc, visitgeCharles Balaguer, directeur du parc. La clientèle (60000 visiteurs an) a changé. Au début ils venaient voir des animaux de cirque. Aujourd’hui, ils prennent le temps de les chercher. Les animaux se sont bien adaptés à l’environnement et l’on n’a pas de problèmes. Nous les nourrissons avec du foin et des granulés. Les ours et sangliers sont omnivores. Les loups ne consomment que de la viande. Le métier est fantastique, en osmose avec la nature. Avec les animaux, on apprend tous les jours, c’est passionnant.




Christelle, Victoria, Pierre, originaires de Béziers en vacances aux Angles. C’est notrefaune, sauvage, parc, visitge première visite du parc. Les animaux sont vraiment dans leur élément, contrairement à certains zoos. Ici, il n’y a pas de girafe ou d’éléphant, les animaux sont tous originaires des Pyrénées. Le site est par lui-même magnifique, naturel, c’est un beau dépaysement pour des gens de la plaine net de la mer. On voit facilement les animaux, ils sont habitués à l’homme. Pour les enfants c’est formidable, pour les parents aussi.

 



faune, sauvage, parc, visitgeMichel, Pauline, Thomas, Estelle, Justine, Mathilde, Magalie, Damien, originaires d’Alasace, en vacances à Bourg Madame. Pour nous, c’est une découverte du parc cet de la région. On a vu tous les animaux. On a joué au « premier qui a vu ». Les loups sont venus au grillage et on a même vu les deux ours qui dormaient dans leur tanière. Même pas peur dans les enclos. Les animaux ont de l’espace. On a été impressionnés par la taille des cornes des bouquetins. Une belle balade dans un environnement naturel.Julie,




Magali, Amélie et leur tribu, originaires de Perpignan, en vacances à St Pierre del Forcatsfaune, sauvage, parc, visitge. Le parc on l’a déjà visité en été. Aujourd’hui, c’était glissant, mais magique. Les animaux, dans le cadre de la neige et avec la belle lumière d’aujourd’hui, c’est extraordinaire. Les enfants ont été captivés par les daims qui viennent se faire caresser. Le clou du spectacle, l’ours qui est venu nous saluer. Les animaux ont l’air heureux, il y a des petits dans tous les enclos. L’environnement est magnifique.

 

 

 

 

faune, sauvage, parc, visitgefaune, sauvage, parc, visitge

une belle découverte, dans un environnement naturel, et des animaux en pleine forme.

18:17 Publié dans faune, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : faune, sauvage, parc, visite

17/12/2011

"les produits sauvages" un livre témoin de la vie du PNR

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le « coscoll » à l’honneur sur la couverture des produits sauvages

Consacré aux produits sauvages, ce nouvel ouvrage nous entraîne dans le sillage des cueilleurs, des chasseurs et des pêcheurs du Parc naturel régional. Un périple égrainé de rencontres atypiques et de confidences gourmandes.

Co-édité par le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes et les Nouvelles Éditions Loubatières, ce beau livre sur la cueillette, la chasse et la pêche dans le PNR vient clore la collection Savoirs et saveurs des Pyrénées catalanes. « J’ai voulu que ce 3e tome montre la réalité de ce pays montagnard et brosse un portrait juste de ses habitants », précise Christian BOURQUIN, Président du Parc, à l’initiative de cette aventure éditoriale commencée il y a quatre ans. « Ce que j’aime avant tout c’est la fierté catalane qui se devine à chaque page ».

Des traditions Ici des chasseurs, des pêcheurs et des cueilleurs, d’ordinaire si jaloux de leur science, parlent avec générosité de leur pays, que ce soit le Capcir, la Cerdagne ou le Conflent auquel ils sont viscéralement attachés. La quête vertigineuse du « coscoll », la poursuite haletante de l’isard, la traque interminable de la truite fario ou la transformation de plantes offrent mille occasions de s’immiscer dans l’intimité d’un territoire sauvage. Au fil de l’écriture, des conversations et des portraits, se révèlent des savoir-faire, des terroirs, des pratiques et des secrets culinaires.

Un triptyque Après L’élevage (2009) et Les légumes et les fruits (2010), ce livre clôt un triptyque réalisé comme une enquête sur les traditions populaires et les initiatives locales que perpétuent les habitants. L’ensemble de ces trois volumes constitue un pan important de la mémoire orale des gens d’ici, que le Parc naturel régional se doit de perpétuer et faire connaître.

« les produits sauvages »  est en vente depuis décembre 2011 dans les librairies des Pyrénées-Orientales, des villes du Sud (Toulouse, Bordeaux, Montpellier, …), de Paris (FNAC) et d’ailleurs. Il sera présenté dimanche 18 décembre à la salle des fêtes de Villefranche de Conflent dans le cadre du 7è marché aux truffes. Paul Delgado photographe du livre et Delphine Julien instigatrice de cet évènement seront présents.

 

17/08/2011

Une faune très sympa au parc animalier

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Ce qui surprend le plus, les visiteurs du parc, c’est l’espace de nature préservée dans parc, animaux, faune, pyrénéeslequel évoluent les animaux. Chaque espèce à son propre territoire, bien adapté à ses besoins. Les animaux sont beaux, en pleine santé, et se reproduisent normalement, ce qui prouve qu’ils se sentent bien dans le parc. Au parc, il faut prendre le temps, pour les voir. Certains plus craintifs, tels les loups, se cachent dans les arbres, mais curieux, finissent par se mettre à découvert. D’autres, les bisons imposants, les cerfs majestueux, font fi de votre présence et vaquent à leurs occupations. L’aménagement date de 1994, mais il fait partie des nouvelles générations de parcs qui ont su privilégier le confort desparc, animaux, faune, pyrénées animaux, ce qu’ils nous rendent bien, en se laissant observer. Les visiteurs sont toujours contents. La plupart du temps, ils ont vu, parfois de près, parfois au loin, toutes les espèces. Pour vivre ce bonheur, il faut accepter de ne pas être trop bruyant, surtout si l’on est en groupe. Originalité, concernant les mouflons, bouquetins et isards, vous traversez leur enclos. Les bouquetins impressionnent toujours, juchés sur un rocher, imperturbables, ils ne bougent pas lors de votre passage et même vous ignorent. Profitez-en pour les prendre en photo, ils sont là, tout proche, pas effarouchés. Les parc, animaux, faune, pyrénéesRennes, avec leur bois de velours en été, s’étendent au soleil, chassant quelques mouches agaçantes. Les daims sont les plus demandeurs de caresses. Le chevreuil, élancé, joue un peu à cache-cache, les sangliers se battent pour la nourriture pendant que les marcassins en « habit de bagnard » jouent en criant. La marmotte stocke sa graisse avant l’hiver, l’ours brun, dans son enclos, se promène, ou se prélasse au soleil. Une superbe balade, pour les petits et les grands, avec des espaces pique nique, des sentiers, botanique et traces d’animaux.

Pratique : ouvert tous les jours de l’été de 9 h à 19 h. deux parcours (3.5 km et 1.5 km). Comptez entre 2 et 3 heures de visite. Il vous en coûtera  12 € pour un adulte, 10  € pour un enfant (4 à 14 ans).

Renseignements 04.68.04.17.20.

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une balade dans un cadre de nature à la rencontre de l’emblématique faune sauvage des Pyrénées.

Ce qu’ils en pensent.

"Agréable et éducatif"

parc, animaux, faune, pyrénéesArnaud, Solène, Sarah, Hugo, habitant la région nantaise, en vacances aux Angles. Cela fait quatre fois que nous le visitons, deux fois en hiver. Le parc est agréable, éducatif pour les enfants. Le parcours est bien balisé et la distance à parcourir  adaptée pour une famille. Aujourd’hui on a vu tous les animaux et les enfants sont ravis. L’été il est très accessible, la flore est un plus. L’hiver avec la neige, c’est plus compliqué mais très agréable. La prochaine fois, on en profitera pour pique-niquer sur place.

 

"De superbes animaux"

André, Antony, Suzanne, originaires de Muret, en vacances aux Angles. On connaît bienparc, animaux, faune, pyrénées la région, mais le parc c’est une première. Il est très beau, bien aménagé. C’est agréable, facile d’accès, les aires de pique que sont sympa. Les animaux sont propres, bien nourris et apparemment en bonne santé, on les voit facilement. On a été étonnés par les petits marcassins, mais tous les animaux sont intéressants. On le recommandera à des amis et on envisage une sortie scolaire l’année prochaine. Il est très facile d’accès.

 

"Parcours facile et magique

parc, animaux, faune, pyrénéesEmma, Jean Philippe, Mauryne, originaires de Narbonne, en vacances à Bolquère. C’est notre première visite au parc, il nous a été conseillé par la famille. Les filles ont beaucoup aimé et ont été impressionnées par les bouquetins impériaux sur leurs rochers. Emma, ce sont « les animaux qui ressemblent à bamby (daims) et les ours qui m’ont bien plu ». Le parcours ne présente pas de difficulté. On voit facilement les animaux, c’est magnifique. Le ruisseau du sentier botanique est agréable, on s’est régalés.

 

"Une belle découverte"

Georges, Mathias, Marie-Françoise, originaires du Tarn et Garonne, en vacances à Laparc, animaux, faune, pyrénées tour de Carol. Le parc nous le visitons régulièrement, aujourd’hui nous l’avons fait découvrir à notre belle sœur. Les enclos des animaux sont importants, adaptés à leurs besoins, dans leur milieu naturel, rien à voir avec un zoo. On a fait de belles photos. Les loups étaient présents, ils venaient d’être nourris. C’est propre, calme, on est en pleine nature et on reviendra. Pour Marie Françoise, c’est une très belle découverte.

09/06/2011

Le grand retour des rapaces diurnes

Gypaête vincent Parmain.jpg

Longtemps considérés comme des animaux nuisibles, les rapaces ont failli disparaître de notre territoire. Classés espèce protégée en 1972, ils font aujourd’hui l’objet de programmes de maintient et de restauration.

Les rapaces diurnes se divisent en deux grandes familles. Les falconidés (faucons) petits, rapides, agiles, avec des ailes fines, pointues, et les accipitridés (aigles, vautours, buses, milans…) plus grands, plus lourds, avec de grandes envergures.   Parmi eux, certains sont chasseurs, d’autres charognards. Comme beaucoup de prédateurs, ils défendent leur territoire de chasse contre leurs congénères, ce qui limite leur population. La nourriture est aussi facteur de régulation de l’espèce. Si elle est abondante, les nichées seront plus conséquentes et inversement. Ils ont souffert de destructions systématiques du fait de la méconnaissance de leur biologie ou de peurs, croyances, légendes qu’ils suscitaient. Une « traque » qui a failli mener tous les rapaces au bord de l’extinction. Dans certaines régions, le fait de clouer une chouette sur la porte d’une grange devait éloigner les mauvais esprits. Situés en bout de chaîne alimentaire, ils sont sensibles aux polluants chimiques. Les lignes électriques sont de véritables pièges pour ces oiseaux. Aujourd’hui encore, malgré le classement de protection, ils subissent des destructions directes par tir, pièges, poison. Naturellement présents sur notre territoire, certaines espèces sont menacées et font l’objet de programmes de sauvegarde financés par le ministère de l’environnement. Le Gypaète barbu, le Vautour percnoptère et le Milan royal bénéficient d’un plan de sauvetage avec entre autre la mise en place d’aires de nourrissage. Des missions de suivi sont aussi réalisées dans les programmes européens Natura 2000. Une action qui commence à porter ses fruits puisque ces oiseaux sont en phase de recolonisation sur le département. Discrets, très sensibles au dérangement, les rapaces qui nichent en falaise s’ils sont perturbés, désertent le nid et ne se reproduisent pas. La plupart ont un à deux petits par an. Il est important pour leur survie qu’ils puissent consolider leurs effectifs. Certains nichent sur notre territoire, d’autres migrent. Le Vautour fauve par exemple navigue entre la Lozère, les Pyrénées et l’Espagne. Le Parc naturel régional, les réserves naturelles catalanes, l’ONF, l’ONCFS, le groupe ornithologique du Roussillon mettent en place les programmes de soutien et de maintien aux différentes espèces de rapaces.

 Ils sont huit, des vautours au gypaète barbu

Percnoptère JLA.jpgLe vautour percnoptère, l’africain : originaire d’Egypte, il nait chez nous, passe cinq ans en Afrique et revient se reproduire d’avril à septembre avant de repartir en Afrique. C’est le plus petit des vautours, facilement reconnaissable en vol, avec un corps blanc et le bout des ailes noir. Si l’on dénombre 68 couples sur la chaîne des Pyrénées, un seul est recensé sur notre département. Ce nécrophage se nourrit de petits animaux morts. Il niche dans les cavités des barres rocheuses ou des falaises calcaires. La femelle pond un à trois œufs par an.

Le vautour fauve, le social : il vit en groupe, niche en colonies sur les falaises utiles àvautour fauve jcf DSC_1281.JPG son envol. Il est configuré pour être un charognard. Long cou, petites serres, corps lourd (7 à 10 kg). Adepte du vol plané, on le repère facilement avec sa queue courte, une belle envergure de 2.80 m, le dessus brun, le dessous beige, les rémiges noires.

Circaête JLA.jpgLe circaète Jean-le-Blanc, le forestier : mangeur de serpents, migrateur, il bâti son nid de branches au sommet d’un pin. Avec une envergure de 1.6 à 1.8 m, il dégage en vol une impression de puissance et de majesté. Lorsqu’il chasse, il pratique le vol stationnaire appelé « saint esprit » avant de piquer sur sa proie qu’il saisit avec ses puissantes serres. Grosse tête brun sombre, des yeux jaunes, dessous blanc tacheté de brun, sont ses caractéristiques.

L’aigle royal, le maître des lieux : majestueux en vol, rapide, avecAigle royal JLA.jpg une envergure jusqu’à 2.30 m, c’est un redoutable chasseur muni de serres puissantes, d’un bec tranchant avec une acuité huit fois supérieure à celle de l’homme. Plumage brun sombre, les plumes de la tête et du cou ont des reflets dorés. Gourmet, il se nourrit principalement de marmottes (réintroduites pour sa majesté), de lapins, fouines, renards, mais aussi d’oiseaux. Il niche en falaise dans des secteurs tranquilles et inaccessibles. On dénombre 16 couples sur le département.

faucon crécerelle 2 jcf IMG_5784.JPGLe faucon crécerelle, le saint : rapace le plus commun, il niche dans tout le département, avec un appétit pour la montagne. Grand consommateur de campagnols, musaraignes, mais aussi insectes, lézards, passereaux. Vous l’avez surement aperçu dans le ciel, faisant « le saint esprit » pour repérer ses proies. Il niche dans le nid d’autres espèces, mais affectionne aussi les trous dans les bâtiments. De petite taille, jusqu’à 80 cm d’envergure, sa tête et ses joues sont gris bleu, son dos brun tacheté de noir, sa queue gris cendré avec une barre terminale noire. On compte plus de 250 couples sur le département.

La buse variable, l’opportuniste : tête ronde, queue large assez courte, son  plumagebuse variable 2 jcf IMG_0040.JPG a des couleurs très variables, généralement brun foncé avec le dessous tacheté de blanc. Sédentaire, très territoriale, elle est présente dans les milieux forestiers et niche dans les arbres. Son envergure peut atteindre 1.4 m. Elle se nourrit de petits mammifères, de batraciens, insectes, parfois de céréales ou de charognes en, cas de pénurie. Elle chasse en planant en cercle pendant des heures et souvent à basse altitude, ou postée sur un poteau, une haie, un arbre, repérant sa proie avec sa vue perçante. On compte plus de 80 couples dans le département.

Milan royal JLA.jpgLe milan royal, le racé : il arbore un plumage coloré, roux, blanc, noir, brun, gris avec une tête blanchâtre rayée. Elégant, gracile, ailes étroites, queue échancrée, c’est un des plus beaux rapaces d’Europe. Son régime est varié et s’adapte aux ressources disponibles. Volontiers charognard, il fréquente les décharges et se nourrit aussi de petits mammifères, d’oiseaux, d’insectes, de poissons morts. Il a besoin de grands arbres pour bâtir son aire, d’espaces dégagés (champs, prairies) et de zones humides où il trouve sa nourriture. Nicheur sporadique de notre montagne, il bénéficie d’un plan d’action pour sa survie.

Le gypaète barbu, al trencalos : avec une envergure de 2.8 m, son  dos gris ardoisé,Gypaête JLA.jpg ses ailes effilées et sombres, contrastant avec le dessous plus ou moins couleur rouille provoquée par des bains dans des sources ferrugineuses, c’est l’un des plus grand rapace d’Europe avec le Vautour moine. Oiseau mystérieux, mythique, il est charognard. Les os constituent 80 % de son régime alimentaire. Pour pouvoir ingérer les segments osseux trop volumineux, il saisit l’os dans ses serres, prend de l’altitude et le laisse tomber sur des rochers. Puis il se pose et récolte les morceaux d’os et de moelle dont il raffole. Ayant un faible taux de reproduction, il a failli disparaître d’Europe. Trois couples sont installés depuis 2010 dans notre département.

 ils existe aussi d'autres espèces

On rencontre sur le département d’autres espèces de rapaces diurnes. Certains sont rares tels l’aigle de Bonelli, d’autres migrateurs ou sédentaires, Bondrée apivore, faucon hobereau, Epervier d’Europe, Busard des roseaux, cendré, et Saint Martin, Aigle Botté, Autour des palombes, Faucon pèlerin. Tous ces oiseaux sont surtout visibles en vol. Lors de vos balades, scrutez le ciel, vous aurez surement le plaisir de les observer.

Un équilibre écologique

Comme de nombreux autres prédateurs, ils ont un rôle prépondérant dans l’équilibre écologique. Ils limitent la prolifération des espèces les plus gênantes pour l’agriculture (gros insectes, petits rongeurs). Ils éliminent de préférence les animaux malades ou anormaux, vieux, blessés ou morts. Ils contribuent ainsi à éviter la propagation des maladies épidémiques. Les charognards, quant à eux, font disparaître les cadavres de gros animaux sauvages ou d’élevage. Leur présence est le reflet d’une nature en bonne santé où les mécanismes de régulation jouent pleinement leur rôle. C'est un signe de richesse pour notre patrimoine commun.

Avec l’aimable participation du PNR et de Lionel Courmont du Groupe Ornithologique du Roussillon

Renseignements www.parc-pyrenees-catalanes.fr  http://pagesperso-orange.fr/gorperpignan/