12/01/2013

Simulation d'accident à la station de Formiguères

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Hier après midi, un coup de vent imprévisible a fait tomber un arbre sur un groupe de skieurs blessant mortellement deux skieurs et grièvement six de leurs compagnons. Les secours on été rapidement mobilisés sur l’accident.

acccident, secourir, samu, pisteurRien ne pouvait permettre de prévoir ce dérèglement climatique hier après midi sur la station de Formiguères. Le temps était beau, ensoleillé, avec un vent léger et une neige de cinéma. Vers 13 h 30, le vent s’est subitement renforcé, tournant rapidement en rafale. Un gros arbre s’est abattu sur un groupe de skieurs qui s’étaient abrités en lisière de forêt. Rapidement, les secours sont organisés par la station, faisant appel aux renforts extérieurs. Un poste de secours avancé est mis en place dans la salle hors sac de la station. Malgré l’efficacité des secours et leur rapidité à intervenir, deux skieurs sont décédés, et six blessés dont cinq dirigés vers l’hôpital de Perpignan.

Pour de faux : heureusement, il s’agissait d’un exercice de secours, une simulation, pour vérifier laacccident, secourir, samu, pisteur capacité de travail en coordination des secours extérieurs, avec l’équipe secours d’une station de ski. Cet exercice de synthèse concluait une semaine de formation à laquelle participaient les médecins du SAMU, le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne et les CRS de Montagne. Cinq jours consacrée au déplacement en milieu enneigé, à des cas concrets de secours. Une formation qui abordait tous les moyens de secours en hiver, tant au point de vue technique d’intervention, que des traitements d’urgence médicaux.

Journée pratique : la journée de ce vendredi était en deux parties. Le matin, le capitaine Jacques Bernole du PGHM présentait l’organisation générale des secours en station. Le public composé des participants à la semaine de formation était renforcé par la présence de maires, directeurs et responsables de secours de stations des Neiges Catalanes, d’Andorre et de Catalogne, gendarmes, guardia civil, pompiers acccident, secourir, samu, pisteurlocaux et de Puigcerdá, médecin local et de l’hôpital transfrontalier. Jacques Bernole dans un exposé clair, insistait sur l’utilisation des nouvelles technologies de l’information, l’humanisation des secours, la gestion des intervenants, les moyens à mettre en œuvre qui doivent-être adaptés à l’importance du sinistre. Dans le même temps, des ateliers recherche en avalanche étaient organisés. Après le déjeuner, s’est déroulé l’exercice de secours, apprécié par Jacques Bernole « un exercice compliqué, avec un nombre de victimes important. La station a géré à son niveau et fait normalement appel à l’aide les autres stations et les services de l’Etat. Le secours aux victimes a été réalisé dans un délai raisonnable ».

Un exercice rassurant, surdimensionné par rapport aux réalités climatiques, et qui a bien fonctionné. Vous pouvez skier sans souci dans les stations des Neiges Catalanes, la sécurité y est maximum, le plaisir aussi, la neige en ce moment est particulièrement agréable.

 

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Un exercice grandeur nature qui a permis de vérifier l’efficacité des secours. Les soi-disant blessés ont bien joué le jeu.

14/02/2010

Avalanche déclenchée : alerte en haute montagne

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Sous la houlette de Jacques Bernole, commandant le peloton de gendarmerie de haute montagne d'Osséja, tous les acteurs du secours en montagne des hauts cantons ont participé à cette journée de formation action sur le domaine de Costa Verde. 

C'est devenu une habitude, chaque année, une journée d'exercice de sauvetage en avalanche, réunit tous les organisme de secours des hauts cantons. Ainsi, hier, le domaine de costa verde de la station des Angles, était le site choisi pour cet entraînement. PGHM d'Osséja, CRS 58 de Perpignan, CNEC de Mont-louis, pisteurs secouristes des stations des neiges catalanes, représentants de la gardia civil, médecins du SAMU et de la station, étaient présents. Une centaine de secouristes en montagne qui, dans une opération d'envergure, ont mis en application leur professionnalisme. Le matin était réservé à des ateliers pédagogiques, l'après midi à un exercice grandeur nature.

Les ateliers les Détecteur de Victime en Avalanche sont des outils technologiques de recherche très efficaces, à condition que la victime soit équipée d'un émetteur. « avec la nouvelle génération d'appareils numériques, plus faciles à utiliser pour les non spécialistes, les recherches sont facilitées. La survie est souvent due au copain qui accompagne l'accidenté et qui va rapidement intervenir » précise Alain Place instructeur de cet atelier. Bernat Corola, membre de l'équipe de secours montagne de Catalogne anime l'atelier RECCO. « c'est un réflecteur d'ondes, qui  n'a pas besoin de piles, et est toujours opérationnel. Certains fournisseurs de matériel montagne l'intègrent dans leurs équipements haut de gamme ».

Les techniques de sondage Philippe Blaser dirige les manœuvres « les sondeurs interviennent après le passage des équipes sinophiles et de DVA. Souvent, nous sommes plus à la recherche des corps, que du sauvetage des victimes ». Lorsque les accidentés sont dégagés, arrive le bilan médical. Philippe Guin du SAMU de Perpignan conseille les secouristes «quels gestes réaliser, quels signes rechercher pour donner un bilan secouriste clair de la victime au SAMU, qui va permettre de faire intervenir les secours médicaux adaptés à la situation ». Exercices de dégagement des victimes et de secourisme complétaient la matinée.

IMG_6444.JPGAvalanche Hier, 14 h. Un témoin oculaire informe les secours d'une avalanche dans le secteur de Costa Verde, six ou sept skieurs auraient été emportés. Dans les trois minutes, les pisteurs des Angles interviennent. Tous les services de secours montagne de l'état et des stations de ski voisines, un hélicoptère de la protection civile, sont mobilisés. En quatre minutes, une victime est localisée grâce à son DVA. Avec l'arrivée des secours extérieurs, les chiens sont mis en œuvre et trouvent deux autres victimes mais 36 et 41 minutes après l'alerte. Les sondeurs trouveront une quatrième victime dans l'heure qui sera évacuée par l'hélicoptère. Les autres corps seront retrouvés, mais trop tard. Jacques Bernole est clair «une personne ensevelie sous une avalanche doit être secourue rapidement. Ses chances de survie passent de 97 % si elle est secourue immédiatement, à 87% si le secours intervient dans les 15 minutes, seulement de 28 % dans les 45 minutes ».

Le débriefing qui clôture l'action  permet de reprendre tous les points de l'intervention. « un très bon exercice, complexe, mais réussi » de l'avis de Jacques Bernole et de tous les participants.IMG_6454.JPGIMG_6418.JPG