20/12/2013

les Bâtiments durables sont notre avenir

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                                         techniciens et élus réunis devant le four solaire

Réunis au four solaire de Font-Romeu, venus de divers pays d’Europe, des acteurs du développement durable ont échangé sur leurs expériences en la  matière.

En Europe, le chauffage représente la plus grosse part d’énergie utilisée dans le logement. Les secteurs de la construction et de la rénovation de l’habitat ont un réel potentiel de réduction d’énergie. Une réalité que l’Europe prend en compte.

Construire intelligent : selon les pays, les habitudes architecturales, la culture locale, l’économie, l’histoire… l’intérêt dans la construction « zéro énergie » est différente. Conformément à sa Directive Performance Energétique des Bâtiments, l’Union Européenne a mis en place un projet de coopération. Dénommé « MountEE », il permet d’accompagner les collectivités des 3 zones de montagne Européenne (Scandinavie, Alpes Pyrénées), vers la construction et la rénovation de bâtiments très basse consommation.

Projets pilotes : missionnés par leurs élus, des techniciens de différentes structures de développement durable en Europe, accompagnent, sur leurs divers territoires des projets pilotes, portés par des collectivités, liés à l’isolation du bâti et à l’économie d’énergie. Ils se réunissent deux fois par an. A l’ordre du jour, échange d’expérience, suivi des projets dans les différents territoires, permettent à tous de vérifier la réalité locale de prise en compte de ces problèmes énergétiques. « ce n’est pas une compétition, mais un échange et une entraide » précisent Carole Piton et Wolfgang Pfefferkorh chargé de mission du CIPRA (Commission Internationale pour la Protection des Alpes).

Un exemple : « le four solaire est le top du top de l’écologie. En 1967, chef de gare à Font-Romeu, je voyais  les miroirs du four arriver par le train jaune. On s’installait déjà dans le développement durable par ce mode de transport » se rappelle Jean Louis Alvarez qui, avec son collègue Grégoire Valbona, tous deux vice présidents du parc, ont rencontré ces techniciens. Le parc naturel catalan participe à ce travail en accompagnant cinq communes dans cette démarche. Dans le même temps un travail de sensibilisation des professionnels du bâtiment, aux méthodes de constructions durables et des projets de formation sont mises en place. Un accompagnement pris en charge à 75 % par l’Europe et 25 % par le parc.

Renseignements www.mountee.eu

Projets pilotes sur le territoire du parc

Mairies de Porta  et Mantet, transformation d’une grange en salle communale, syndicat scolaire Capcir Haut Conflent rénovation de la crèche de la Cabanasse, communauté de communes Capcir Haut-Conflent et commune de la Cabanasse transformation de l’ancien centre de vacances la Solaze, en trois salles de classe, une unité de vie pour personnes âgées, une cantine intergénérationnelle, parc naturel régional, construction de la maison du parc à Olette.

 

23/07/2013

Séjours d'été en montagne pour les bovins capcinois

estives, prairie fleurie, fromages, terroir


Vaches, génisses, veaux, quittent les prairies fleuries primées du PNR, et prennent leur quartier d’été en estives.

Double évènement à la Calmazeille, sous le regard figé des remontées mécaniques, et  l’importante présence d’un public de vacanciers ravi. Comme tous les ans, lors de la montée en estive des bovins, le parc naturel régional des Pyrénées Catalanes récompense les lauréats du concours des prairies fleuries, qu’il organise.

estives, prairie fleurie, fromages, terroirConcours fleuri il récompense les agriculteurs, dont la gestion des parcelles répondent à leur besoin en fourrage, tout en préservant la biodiversité qu’elles abritent. Le gagnant représentera le parc au concours pyrénéen et peut-être national. Philippe Loos maire de Formiguères insiste sur « la qualité de nos prairies, qui donne ce goût particulier aux fromages ». Pour Raymond Trilles, premier vice président du parc, « le concours prairies fleuries, la montée des vaches en estive, démontrent aujourd’hui, qu’avec du naturel, on peut faire de bons produits et les vendre dans de bonnes conditions ». Raphaëlle Charmetant agronome du SUAMME est membre du jury « les prairies fleuries, c’est le premier concours agricole national qui valorise les performances environnementales des éleveurs». Françoise Guidel fromagère, élue à la chambre d’agriculture revendique « les prairies fleuries, ce n’est pas que joli, ce sont les réserves fourragères pour l’hiver. Il faut les protéger contre l’urbanisation excessive ».

En vacances départ en estives pour les 230 vaches et 60 génisses du groupement pastoral. Son président, Barthélémy Riveil rappelle « le travail des éleveurs tournés vers la qualité. Après avoir pâturé les prairies fleuries, les bovins vont gouter à l’herbe naturelle de notre montagne ». Après le Galbe, le troupeau rejoindra la Lladure jusqu’au 20 octobre. Trois salariés du groupement assurent le suivi du bétail en estive.

estives, prairie fleurie, fromages, terroir


Parmi les six agriculteurs qui ont participé cette année au concours prairies fleuries, c’est Philippe Bazan de Saillagouse qui reçoit le prix d’excellence, un beau cadeau et un magnifique bouquet offert par la fleuriste Primevère de Font-Romeu. Les autres participants (Georges Lledos de Valcebollère, Christian Tallant, Bernard Clément d’Osséja, Arnaud Carcassonne, Eric Grassaud associé à Alain Bousquet d’Eyne, reçoivent tous une mention spéciale

15/07/2013

Les Bouillouses : la nature sans voitures

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A 2000 mètres d’altitude, le site naturel des Bouillouses, espace de nature extraordinaire voit durant l’été, son accès régulé, pour une protection de cet environnement sublime, mais fragile, et le plaisir de ses visiteurs.

Quelle bonne idée a eu le conseil général des Pyrénées orientales, lorsqu’il a décidé en 2000, de réguler l’accès aux Bouillouses. Site classé, reconnu espace naturel fragile, il  subissait durant l’été, un  incessant aller et retour de voitures. « se croiser dans l’accordéon, quand il y avait de la circulation, c’était souvent risqué » se souvient un pécheur. La mise en place de navettes a un effet bénéfique sur la pollution et la sécurité. On est passé du « je monte, clic clac photo et je redescends », à « je prends le temps de découvrir ce site extraordinaire ».

IMG_3488_modifié-1.jpgQuel site : tous les visiteurs sont unanimes, « que c’est beau !». Le lac, les Pérics majestueux qui s’y reflètent, le Carlit dominateur, les cols rouges paradis des mouflons. Des sentiers balisés (1 h 30 à 5 h), vous invitent à pénétrer au cœur de cet écrin. Boucle des étangs du Carlit, de la Pradella, du lac d’Aude, les étangs des Esquits. Un jeu d’orientation, avec 14 balises à découvrir, permet aux enfants, à l’aide d’un plan de s’initier à l’orientation. Paradis des pêcheurs, de nombreux lacs pour « taquiner » la truite leurs sont accessibles, pourvu qu’ils soient munis d’un permis de pêche. Avec cent mille visiteurs par an, le site est propre et peu pollué. Le public est sensibilisé à adopter un comportement éco citoyen et y adhère.

Le point info : véritable office du tourisme des Bouillouses, c’est un lieu incontournable et fortementIMG_3446_modifié-1.jpg fréquenté. Situé à hauteur du barrage, en rive droite, vous y trouverez, information, documentation, carte des sentiers balisés, toilettes écologiques, point d’eau, portes bébés et un accueil sympathique. Une bibliothèque de livres de montagne à consulter sur place, la possibilité d’envoyer une carte postale par internet à vos proches ou amis, complètent ces services. Côté animation, tous les mardi et jeudi, du 9 juillet au 22 août, par demi journée des balades sont proposées, encadrées par ces accompagnateurs en montagne. Les 24 juillet et 21 août, des initiations à la pêche sont organisées par la fédération départementale de pêche. Tous ces services et animations sont gratuits.

N’hésitez pas, allez y.

Des nouveautés 

Visitez les Bouillouses à partir de Perpignan pour 7 euros : au départ de Perpignan, empruntez-le bus à 1 €. A Mont-louis une correspondance vous dépose au parking du Pla de Barrès, point de départ des navettes des Bouillouses, où vous achèterez votre titre de passage à 5 €. Au retour, le bus à 1 € vous conduira à Mont-Louis avec correspondance pour Perpignan.

IMG_3496_modifié-1.jpgActions pédagogiques auprès des scolaires : à partir de septembre les Bouillouses accueilleront des scolaires du département pour une découverte du site et de sa biodiversité. Transport et encadrement sont mis à disposition par le conseil général.

 Pratique

Accès au Bouillouses : par la navette bus à partir du parking du Pla de Barrès. Du 29 juin au 1 septembre et les week-ends des 7/8 et 14/15 septembre. Cout adultes 5 €, enfants 3.5 €. Par le télésiège de la Calme sud (station de Font-Romeu) du 6 juillet au 25 août. Coût adulte 805 €, enfant 5.5 € (04.68.30.68.30.)

Dormir et manger, boire un verre aux Bouillouses :

Refuge du CAF 04.68.04.93.88. www.refugedesbouillouses.ffcam.fr

Auberge du Carlit 04.68.04.22.23. www.aubergeducarlit.free.fr

Hôtel Les  Bones Hores 04.68.04.24.22 www.boneshores.com

Renseignements/réservation animations : 04.68.04.24.61. www.cg66.fr

Auberge du Carlit 04.68.04.22.23.

 

Ils ont apprécié les Bouillouses

 

Catherine, Guenael, Jean Claude, Anne Marie.jpgCatherine, Guenaël, Jean Claude, Anne Marie, originaires de Charentes, en vacances à St Pierre del Forcats. «nous étions déjà venu aux Bouillouses il y a trente ans. Le site est très propre et les navettes un bon moyen d’accès. On est allé au fond du lac des Bouillouses. Il y a du monde, mis ce n’est pas gênant. Les gens sont sympas et il y a de la place. Les paysages sont magnifiques, et la neige sur les montagnes avec l’eau au pied c’est très beau ».

 



Christophe, Cyril, Anaïs, Véronique, Maxime, habitant dans l’Aude, en vacances àChristophe, Cyril, Anaïs, Véronique, Maxime.jpg Formiguères. « on vient habituellement skier à Formiguères et on a voulu découvrir le pays l’été. On a fait la magnifique boucle des 9 lacs. C’est calme, de jolis points de vue. Le parcours est bien balisé, vallonné mais pas trop difficile, adapté aux familles. Le site est propre, l’accès navette intéressant. La présence de neige rajoute du piment à la beauté des paysages ».

 




Jérome, Marie Pierre, Paola, Andréa.jpgJérôme, Marie Pierre, Paola, Andréa, originaires de Montauban, en vacances à Egat. une redécouverte, pour Jérome qui y venait enfant. « on a fait la balade le long du lac avec une pause pique nique au bord de l’eau. Le site est magnifique, les gens semblent respectueux. Le fait de prendre les navettes, les informations, nous rendent éco-citoyens. On a l’impression de s’être posés dans un splendide site naturel, ressourçant, fleuri. Les enfants sont ravis ».

 



Marjorie, chargée d’accueil au point-info. « beaucoup de personnes passent au point info. Météo,Marjorie.jpg document des sentiers balisés, réglementation de la pêche sont leurs demandes prioritaires. La majorité des visiteurs sont agréables et souvent ravis. La propreté du site et l’absence de voitures sont mis en avant, en particulier par ceux qui ont connu le site avant les navettes. Après leur balade, ils repassent me voir, me font part de leur périple, de leurs émotions ».


10/07/2013

Parc Naturel Régional : un conseil syndical animé

charte, débat, parc


Ce 42è conseil syndical du Parc, s’annonçait comme à l’habitude sans souci particulier. C’était sans compter sur le point 3 qui concerne le projet de nouvelle charte du parc, et qui a animé les débats.

Un parc naturel régional est un territoire rural habité, reconnu au niveau national par sa forte valeurcharte, débat, parc patrimoniale et paysagère, mais fragile. Il s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, qui est défini par une charte. Il est géré par un syndicat mixte regroupant toutes les collectivités de son territoire qui approuvent la charte.

La démarche : depuis 2011, le Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes mobilise habitants, organismes publics, professionnels, pour définir ensemble un nouveau projet de territoire. De ce travail collectif est née l’écriture de la nouvelle charte, véritable ligne conductrice du développement local de 2014 à 2026. Présenté aux instances parisiennes, remanié, amendé, l’’avant projet est soumis au vote des délégués des communes adhérentes. Après enquête publique prévue du 12 août au 12 septembre 2013, les communes, communautés de communes, conseil général et régional délibèreront (entre novembre 2013 et février 2014). C’est un décret du Premier Ministre qui reconduira le  label parc. « on a fait les 3/4 du chemin » précise le président du parc Christian Bourquin « un travail lourd, intense, mais c’est à ce prix que l’on a le label parc ».

charte, débat, parcLangage de sourds : Jean Ribot, représentant la commune de Porté Puymorens précise que « dans le plan du territoire de la nouvelle charte du parc, le domaine skiable de sa station n’est pas pris en compte dans sa totalité. Sa commune ne votera pas le projet de charte ». Ce que réfute le président du parc, qui demande au représentant de Porté « de ne pas flinguer ce travail collectif ». Raymond Trilles, maire de Matemale « trouve dommage qu’une commune comme Porté s’isole, aujourd’hui seul on ne peut rien ». Jean Louis Démelin, maire de Font-Romeu abonde dans ce sens « nous n’avons plus de capacité d’investissement. Porté ne doit pas faire bande à part. Porté est une pièce maîtresse dans le paysage hivernal des Neiges Catalanes. Il faut faire confiance au Président ». Son collègue Grégoire Valbona maire d’Egat rappelle qu’à Paris « il a fallu secharte, débat, parc battre pour que l’on ne touche pas aux domaines skiables, ce que prévoit la charte ». Effectivement dans le plan de la nouvelle charte, à la rubrique domaine de ski alpin il est écrit « maintenir les domaines de ski alpin dans les périmètres circonscrivant les aménagements existants ». Un argument qui n’infléchit pas la position de Porté, qui laisse entendre que peut-être, plus tard, une nouvelle remontée mécanique pourrait-être envisagée. Une position qui excède Christian Bourquin qui rappelle au représentant de Porté « vous n’avez pas l’argent pour effectuer la grande visite obligatoire de votre télésiège, comment pouvez-vous envisager d’investir dans de nouvelles remontées mécaniques ». Porté vote contre la charte, le parc ne compte donc plus que 66 communes.

Les autres points à l’ordre du jour sont votés à l’unanimité.

Plus d’information sur la charte : www.parc-pyrenees-catalanes.fr  

 

charte, débat, parc

18/06/2013

Palabres d'aqui, saison 2

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Ateliers créatifs, parcours découverte, rencontres débat au menu de cette nouvelle saison de « palabres d’aqu’i », organisée par le parc naturel régional des Pyrénéens Catalanes.

Les « palabres d’aqui », est un moyen pour le parc de parler du projet en devenir du territoire, tel que décrit dans sa charte. A travers rencontres, échanges, la population locale est associée à ce projet et s’y implique. C’est aussi une rencontre entre les salariés du syndicat mixte du parc et les habitants.

La première saison, qui s’est déroulée ce printemps, a réuni plus de 200 participants. Les thèmes abordés concernaient le tourisme durable, le patrimoine Vauban, l’évolution des paysages. La deuxième, propose neuf rendez vous à la fois sérieux et ludiques. Au travers de randonnées, de virées en vélo électrique, ou suspendus dans les arbres, vous êtes conviés à observer les paysages, parler des patrimoines, échanger sur la bio diversité sur fond de développement économique et durable. Une manière originale pour les habitants du parc de s’exprimer sur la perception et l’avenir de son territoire. Un sujet important, au cœur de l’actualité du parc qui vient d’achever la rédaction de sa charte. Un document contractuel qui concerne 67 communes adhérentes et programmé pour 12 années à venir.

Les « palabres d’aqui », c’est sympa, ludique, éducatif et gratuit.

 

Le programme :

pont Gisclard.jpgMercredi 19 juin à Planés : « catacric, catacrorc, el tren grog ».

Voyage dans le temps à pied, à la découverte de ceux qui ont fait la ligne du train jaune et construit ses ouvrages d’art. Un après midi conduit par Pierre Cazenove auteur des « carnets du train jaune ».

Samedi 22 juin à Cornellá-de-Conflent : « des mots qui tombent à pic » 

Atelier d’écriture sur la montagne sacrée du Canigó

Samedi 29 juin à Mosset : « Melting pot »

Création d’une œuvre florale en land’ art sur le thème de la biodiversité

Samedi 6 juillet à Matemale : « Odyssée verte dans la forêt de la Matte »

Atelier suspendu dans les arbres sur le thème de la forêt

Samedi 6 juillet à Bourg-Madame « A vélo électrique on dépasse le Train Jaune ». Balade sur lecanigou.jpg thème des paysages et des ressources locales

Vendredi 12 juillet à Sainte-Léocadie : « Pierre sèche au musée »

Initiation à la construction en pierres sèches

Jeudi 18 juillet à Formiguères : « Laissez-vous conter fleurette »

Rencontre avec des agriculteurs sur leur métier

Vendredi 19 juillet à Railleu : « Murmures de murs »

Visite commentée par un architecte du patrimoine du village de Railleu

Vendredi 26 juillet à Sainte-Léocadie « Fabrique un hôtel et invite des p’tites bêtes ». Atelier autour du potager et des insectes qui l’habitent

 

Pour suivre l’actualité des Palabres d’aquí

http://blog.parc-naturel-pyrenees-catalanes.com

Inscription (gratuite) 04 68 04 97 60

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13/06/2013

le village est propre

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Voilà plus de 20 ans disent les uns, plus encore disent les autres, enfin voilà quelques années qu’au printemps, la communauté villageoise de Matemale se mobilise pour faire un brin de toilette à son environnement. Certes le village est entretenu, bichonné, débroussaillé par l’équipe communale, mais dans les coins et recoins, il reste tout un tas d’intrus, tels papiers de bonbons, morceaux de plastiques, mégots de cigarettes… jusqu’à parfois quelques monstres.  Destinés à la déchetterie, ils  se sont échoués dans un recoin, en attendant le printemps, qui est enfin arrivé, même si on a parfois l’impression de ne pas être encore sortis, de l’hiver.

Ils étaient nombreux dès neuf heures réunis sur la place du village, munis de gants et de sacs poubelles, à se répartir le travail. La pluie menaçante et le match de rugby n’a pas gommé le plaisir de se retrouver pour un toilettage municipal. A midi, et cela fait aussi partie de la tradition, la municipalité remerciait les participants en leur offrant une cargolade. La pluie battante s’invitant, le bar du village « le bistrot d’aqui » accueillait gentiment les mangeurs d’escargots. Cerise sur le gâteau, après diner, les passionnés du ballon ovale ont pu revoir le match. Tout compte fait la pluie, ce n’est que de l’eau…

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30/09/2012

Le Madres Libéré

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Randonneurs, chasseurs, pêcheurs, éleveurs, champignonneurs, photographieurs, ont posé les pieds en toute liberté, boutant la main mise de Groupama sur une partie de la montagne catalane.

des élus au col de Jau.jpg Ils étaient au moins 500 selon les organisateurs, la police absente n’a pu contredire ce chiffre. Cinq cent malgré la pluie, réunis pour répondre à l’appel du collectif Madres qui dénonce « « Groupama, à l’origine société d’assurance mutualiste, propriétaire de 2000 hectares de montagne sur le territoire de Mosset (qui en compte 7193) se comporte de plus en plus, en nouvelle féodalité foncière, interdisant l’accès sur sa propriété privée aux différents utilisateurs de la montagne ». Tous unis, randonneurs, vététistes, ramasseurs de champignons, chasseurs, éleveurs, pécheurs, élus ou non… pour défendre ce droit de passage que leur donne la loi « stratae », qui date certes du XIème siècle, mais est toujours applicable.

Les faits : Groupama décide d’interdire le passage à tous les randonneurs sur sa propriété privée. Une décision mise en œuvre par l’embauche de gardes chargés de refouler les amoureux du site, et qui a profondément choqué les locaux. « même sous les seigneurs d’Aguilar, seigneurs de Mosset, il y avait un droit de passage ». Malgré des tentatives de rencontres avortées avec Monsieur Cornut Chauvin, directeur de Groupama méditerranée, rien n’y fait. Il refuse le passage, s’oppose à la rénovation du refuge du Caillau enclavé dans sa propriété privée, invoquant des raisons de protection du site, de sa faune et de sa flore. En fait, le site est réservé à la chasse privée, et une piste de 3 mètres de large sur plusieurs kilomètres est réalisée par Groupama, sans aucune autorisation, dans un site Natura 2000, sur le territoire du Parc Naturel des Pyrénées Catalanes. Un aménagement en contradiction avec les arguments invoqués par le directeur de Groupama quand à la protection du site. Une attitude qui amène le collectif à dénoncer « le comportement féodal de Monsieur Cornut Chauvin, directeur régional d’un organisme mutualiste » et à mette en place ce rassemblement.

Mobilisation : « je suis adhérent à Groupama, je suis donc quelque part propriétaire de ce territoire, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais m’y promener », « nous respectons la propriété privée, mais ne comprenons pas l’interdiction de passage. C’est Groupama qui met en péril l’environnement avec la création d’une piste dans un site de grand tétras espèce protégée, pas nous ». le discussions et réactions vont bon train parmi les participants. Message de félicitation et remerciement aux présents exprimé par Alain Siré au nom d’Hermeline Malherbe présidente du Conseil Général qui « s’est beaucoup engagée pour le respect de ce droit de passage ancestral sur le massif du Madres » encourageant à maintenir la pression pour que tous les chemins retrouvent leur droit de passage.

Ils sont nombreux, les utilisateurs de la montagne, unis dans ce combat, épaulés par des élus dont Christian Bourquin Président de la Région, Ségolène Neuville Député de la circonscription, Jean Castex maire de Prades et son Conseil Municipal, nombre d’élus de la montagne catalane.

Devant cette levée de boucliers, Groupama et son directeur ont fait marche arrière (voir l’indépendant de vendredi), en acceptant le droit d’accès au refuge. Pas suffisant pour le collectif, pour qui le « combat continue ».

Au secours cerise…

 

Ils ont participé au rassemblement 

 

1- Geneviève Oustailler.jpg1 – Geneviève Oustailler, présidente de la Fédération Française de Montagne : la montagne appartient à tous. Certes la propriété privée doit-être respectée, mais Groupama doit respecter le droit coutumier de passage. Je suis outrée par l’ouverture d’une piste, sans aucune autorisation, de surcroit dans un site Natura 2000.

 

2 – Claire Sarda Vergés, maire de Campôme : je soutien depuis toujours l’idée d’un2 - Claire Sarda.jpg multi usage concerté des espaces naturels de la montagne catalane. Suite à cet évènement, il faut se mettre autour d’une table et régler l’ensemble des sujets dont la durabilité des baux pastoraux.

 

3 - Yves Delcor.jpg3 – Yves Delcor, premier adjoint de Prades : nous soutenons l’action de l’association qui se bat pour le maintien du passage en montagne pour tous, dans le respect de la nature. Je m’insurge contre l’ouverture d’une piste sans autorisation dans un site préservé. Il faut limiter l’accès aux véhicules pour les secours et la défense incendie.

 

4  - Paul, Thomas, Noé, Clément, Ferreol : nous sommes venus faire l’ascension du4 - Paul, Thomas, Noé, Clément, Ferreol.jpg Madres, et pour le protéger. Groupama interdit le passage des randonneurs, mais ça fait partie de notre catalogne. Nous on ne va pas demander l’autorisation de passer.

 

5 - Marcel Bonafos et Michèle Siré.jpg5 – Marcel Bonafos et Michèle Siré : cella a fait 35 ans que nous randonnons dans ce massif. Nous nous sommes fait arrêter ce mois d’avril entre la barrière et la carrière de talc. Deux gardes en voiture nous ont signifié que nous étions dans une propriété privée, et menacé de nous verbaliser si nous ne faisions pas demi-tour, ce que l’on a fait. Aujourd’hui nous somme là pour soutenir l’action du collectif.


6 – Madeleine Berges, maire de Counozouls dans l’Aude : en voisins, on se sent concernés. Il6- Madeleine Bergés.jpg n’est pas acceptable de priver les gens de se promener en montagne. Aujourd’hui il y a beaucoup de monde et c’est très bien. Groupama a l’air de faire machine arrière, mais il faut continuer à lutter, ce n’est pas terminé.

 

7 – le point de vue du collectif Madres : ce qui nous réunit, nous fédère, nous fait 7- membres du collectif Madres.jpgexister c’est la cause elle-même qui est reprise par tout le monde, et nous sommes surpris de cet accueil. Cela prouve que la cause est juste et correspond à une aspiration humaine profonde. A l’heure de l’Europe qui a instauré la liberté de circulation des hommes, nous ne comprenons pas que cela ne puisse s’appliquer ici. Monsieur Cornut Chauvin s’est mis en tête de mette de l‘ordre, c'est-à-dire d’être maitre de tous les tenants et aboutissants du Madres. Progressivement, il a mis en place des interdictions, et aujourd’hui, cerise sur le gâteau, il interdit l’accès aux randonneurs dans sa « propriété privée ». Il veut faire du Madres « une vitrine de la chasse française », réservée bien sûr aux fortunés, en 4x4, ce qui a motivé la réalisation d’une piste en toute infraction dans un site Natura 2000. Cela ne correspond pas à l’esprit des chasseurs locaux qui ont une approche respectueuse de la nature. On ne veut pas devenir la Sologne, la montagne et la nature doivent-être accessibles à tous. La convention que Monsieur Cornut Chauvin a signé cette semaine, il l’a en main depuis juillet 2011. Il a fallu que la Présidente du Conseil Général le relance fortement et une importante mobilisation pour cela. Nous recevons des mails de soutien de la Catalogne sud, du Québec, d’Australie, de Nouvelle Zélande… Nous ne baisserons pas les bras, la lutte continue.

 

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forte mobilisation sur le Madres malgré un temps d’automne humide.