20/06/2013

les enfants de l'école de musique font leur festival

 

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A l’issue d’un nouveau cycle de 9 mois, les enfants de l’école de musique Capcir, ont présenté individuellement ou en groupe le résultat musical du travail accompli, à leurs parents et amis.

DSC02655_modifié-1.jpgC’est à la salle du Capcir des Angles que s’est déroulée cette manifestation musicale ludique. A tour de rôle, seuls ou en groupe, classique ou non, les enfants ont présenté au  public venu nombreux toute l’étendue de leur riche répertoire. Un public conquis qui a apprécié ce moment de musique variée et enlevée. Guitares, pianos, violons, batterie, ont mélodieusement guidé le fil du spectacle. Les professeurs ont mis la main  à la corde, pour accompagner si besoin ces musiciens en herbe. Morceaux classiques, danse slave, blues, rock, pop, reggae, jazz, métal, tous les courants musicaux se sont exprimés, montrant le large répertoire travaillé durant ce cycle.

Des émotions fortes, de la joie, une belle après midi festive pour ce concert à l’orée des vacances

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04/11/2012

Ecole de Musique Capcir Haut-Conflent : une balade à deux tons

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Florissante au niveau des effectifs avec 75 enfants et adultes inscrits pour cette année scolaire, l’école de musique Capcir Haut Conflent est en équilibre fragile.

IMG_4776_modifié-1 (2).jpgGérée par une association, l’école de musique Capcir Haut-Conflent, est l’employeur des professeurs de  musique, qui animent les cours. Deux lieux de cours sont utilisés, aux Angles et à la Cabanasse, répondant à l’étendue du territoire.

Des difficultés : première difficulté, trouver des enseignants disponibles localement. Seuls trois sur six sont du secteur, ce qui pose des problèmes de disponibilité, de concentration des cours sur deux jours, et augmente le coût des prestations du fait de la prise en charge des frais de déplacement. « le territoire est très étendu, ce qui nous amène à avoir deux lieux de cours, Les Angles et La Cabanasse » précise Lucien Marc président de l’association. Autre difficulté, c’est la disponibilité des enfants. Les primaires libres le mercredi matin, ne sont plus disponibles quand ils intègrent le lycée. Le calendrier scolaire risque d’être modifié l’année prochaine, et tous les enfants auront cours le mercredi matin. Les locaux, un peu exigus, limitent le nombre de stagiaires.

Des satisfactions : de plus en plus d’élèves fréquentent l’école de musique. « cela est dû aux tarifsIMG_4780_modifié-1.jpgIMG_4796_modifié-1.jpg qui sont bas, à la qualité de l’enseignement, au contenue de la formation » précise le président.  Celle-ci alterne formation musicale, pratique d’un instrument, évaluation continue avec une audition et un examen en fin de cycle. Des ateliers regroupent des pratiquants des différents instruments, ce qui est fortement apprécié par les élèves. Les ateliers sont ouverts à des musiciens qui ne fréquentent pas les cours, mais qui ont un bon niveau de pratique instrumentale. Autre plaisir, régulièrement les enfants jouent en présence d’un public. «  la musique, tu ne la joues pas tout seul. Tu la joues en groupe et pour d’autres » affirme Lucien. La musique c’est aussi des rencontres entre les enfants du territoire. « nous faisons partie de l’union des écoles de musique des Terres  Romanes (Millas, Vinça, Conflent, Capcir Haut-Conflent, Cerdagne), et nous participons à la fête des autres écoles ».

Un budget : l’association est aidée financièrement par le Conseil Général, les mairies, la dotation cantonale, et la participation des parents. Pour un enfant il en coûte aux parents 375 € par an. Pour pérenniser l’école le président plaide pour une participation financière des communes « il suffirait que chaque commune verse 1 € par habitant pour que les comptes de l’association soient en équilibre. C’est le seul moyen pour ne pas en faire une école élitiste par l’argent ».

Instruments pratiqués : batterie, violon, violon alto, guitare acoustique, électrique et basse, piano, percussions, et des ateliers d’éveil musical à partir de 4 ans.

Renseignements : 04.68.04.35.95. et 06.15.25.03.25.

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les ateliers un vrai moment de plaisir partagé par les enfants.

08/10/2012

"Une montagne de services" inaugurée à Saillagouse

montagne, services, inauguration, éducation

Elus locaux, territoriaux, nationaux, de Catalogne Sud, préfet, évêque, habitants, paroissiens, parents, se sont retrouvés hier à Saillagouse pour trois inaugurations de travaux du programme « pôle d’excellence rurale ».

 Eglise locale « Sainte Eugénie », école multi linguiste « Jordi Pere Cerda », réalisations communales et la crèche halte garderie « les galopins » portée par le SIVOM de la haute vallée du Sègre, étaient au programme de ces inaugurations. 

montagne, services, inauguration, éducationAprès la messe célébrée par Monseigneur Marceau évêque de Perpignan, « l’église baroque Sainte Eugénie, construite au 18è siècle sur des fondements romans, originale avec son clocher tour, son  orientation à l’ouest, son retable baroque, lieu chargé d’art et d’histoire » ainsi définie par l’historien Jean Louis Blanchon, est le premier bâtiment inauguré. Des travaux qui ont débuté en 1996 et qui aujourd’hui son arrivés à terme. Puis la crèche halte garderie parentale, superbe espace fonctionnel, répondant à toutes les normes pour l’accueil de qualité de jeunes enfants  attire la curiosité et l’émerveillement des visiteurs. Enfin l’école multi linguiste « Jordi Pere Cerda » qui accueille 50 % d’enfants de Cerdagne sud, montre la réalité d’une vie locale transfrontalière.

Trois symboles : paix représentée par l’église, espérance exprimée par la halte garderie, échange aumontagne, services, inauguration, éducation travers de l’école multi linguiste, c’est ce que ressent Georges Armengol, maire de Saillagouse et Conseiller Général. Georges Armengol rappelle « l’intérêt climatique de la Cerdagne qu’il faut maintenir, et la situation économique difficile pour les stations de la neige » et sollicite « l’appui financier de tous les partenaires, et l’intégration de toutes les communes dans l’intercommunalité, véritable échelon de développement local  tout en les remerciant de leur implication financière dans les trois projets inaugurés.». Monsieur Gauby, délégué local de la Généralitat se « réjouit de la création de l’école multi linguiste » et rend un bel hommage au « poète local Jordi Pere Cerda ».

Tous d’accord : la député Ségolène Neuville rappelant qu’elle est une élue de la république, reconnaît que «les églises des villages font partie de notre montagne, services, inauguration, éducationpatrimoine qu’il faut entretenir, et qui avec l’école sont un symbole de la vie qui continue ». Médecin, elle affirme « le climatisme a toujours sa raison d’être, et la Cerdagne doit pouvoir accueillir des malades issus du territoire français ». Une cause qu’en sa qualité de député elle défendra, ainsi que la position de la femme dans notre société. Avec humour et conviction, Christian Bourquin, sénateur et président de la région, félicite le « riche maire de Saillagouse, riche de sa capacité à monter des dossiers, et à réaliser des travaux à hauteur d’un million d’Euros et à les faire financer à 70 % par les autres », rappelant «nous vivons un moment important, en inaugurant des lieux où le sens de leur activités est de transmettre et favorisent le développement du lien social et de la solidarité ». Il profitera de cette tribune pour faire l’éloge des élus « passionnés, qui donnent beaucoup de leur temps. Quand on a des élus compétents, il faut savoir les utiliser. Sans élu il n’y a plus de république et donc plus de démocratie. C’est le peuple qui est souverain, pas les instances parisiennes ». Rappelant le travail de la nouvelle architecture du pouvoir en France, il plaide pour une grande décentralisation et « un pouvoir régional législatif d’adaptation de la loi française, qui serait facilitateur pour l’économie locale, en Cerdagne avec sa position transfrontalière particulière ».

L’Etat : René Bidal, Préfet des P.O., rappelle l’intérêt des « pôles d’excellence rurale mis en place par l’Etat. Sur le département 9 plans ont été réalisés dont celui de la Cerdagne dénommé une montagne de services pour Pyrénées Cerdagne, qui a permis à dix  projets cerdans ont été accompagnés par l’Etat ». Constatant que l’économie transfrontalière n’est pas simple à réaliser du fait que chaque pays a ses priorités, il pense aussi «qu’une vrai décentralisation faciliterait l’approche infrarégionale et serait plus efficace ».

montagne, services, inauguration, éducation

Crèche halte garderie « les galopins » : gérée par une association parentale, elle est ouverte à l’année y compris durant les vacances scolaires. Elle salarie 9 personnes, et est agréée pour l’accueil de 25 enfants de moins de 4 ans. A ce jour il reste des places libres. Renseignements 04.68.04.01.14.

Ecole privée Catalane et multilingue : gérée par une association elle salarie deux enseignants  et accueille 18 enfants, dont 50 % de catalans du sud, en deux classes (maternelle et primaire). Elle a pour projet de mettre en place des cours de catalans pour adultes. Renseignements 04.68.30.01.24.

Partenaires financiers des projets : Europe, Etat (dont réserve parlementaire de François Calvet pour l’église), Région LR, Conseil Général P.O., Caisse d’Allocations Familiales, Fondation du Patrimoine, commune de Saillagouse, communauté Pyrénées Cerdagne,  SIVOM Sègre, associations gestionnaires.

13/02/2012

Lutte pour l'école dans les hauts cantons : le combat continue

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La suppression 3 classes, 2 postes RASED et 3 postes de titulaires mobiles, a secoué la communauté montagnarde qui ne baisse pas les bras. Une réunion à la Cabanasse a permis d’envisager la suite de l’action.

La forte mobilisation de jeudi n’aura pas suffi, tous s’en doutaient, mais des actions vont être mises en place dès la rentrée scolaire. Il est clair qu’il manque des budgets pour financer les postes supprimés, mais à quelle porte frapper ? Le gouvernement a décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les écoles aujourd’hui payent cela. Les montagnards ont l’impression que l’inspecteur d’académie « les prends pour des demeurés ».

Mobiliser : Les parents d’élèves vont mobiliser autour d’eux d’autres parents pour continuer le combat et engager des opérations fortes. «il faut vérifier auprès d’un conseil juridique si parents et enseignants peuvent attaquer cette décision » décident les présents. Jean Louis Démelin, maire de Font-Romeu affirme que sa « commune va attaquer la décision de fermeture de classe. La décision de l’académie doit-être approuvée par le conseil municipal. Nous ne l’approuverons pas et appelons tous les conseils municipaux à voter une motion ». Les maires présents approuvent et vont prendre conseil auprès d’un avocat. « on a la loi avec nous, la concertation n’a pas eu lieu » précise Raymond Trilles, maire de Matemale. Occupation des classes, blocage de routes, boycott des élections présidentielles, demande collective de révision du traité des Pyrénées, sont envisagés. Mais la priorité est de motiver la population à entrer en résistance. Les enseignants ont adressé à l’Inspecteur d’’Académie une lettre signée par les 2/3 de leurs collègues, informant qu’ils n’organiseraient pas les Jeux Olympiques des Petits Montagnards 2012. Une nouvelle réunion est prévue le dimanche 26 février à 18 heures à la salle des fêtes de La Cabanasse. Elle permettra de jauger la force de la mobilisation et de confirmer les nouvelles actions à engager.

10/02/2012

Mobilisés pour l'école

Hier, les bus cerdans et Capcinois ont rallié Perpignan depuis Mont-Louis pour manifester contre les fermetures de classes.

 

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Ils étaient 150 parents, enseignants, élus, au départ de Mont-Louis, à se répartir dans les trois bus et rejoindre l’Inspection académique à Perpignan pour témoigner leur opposition aux fermetures de classes dans les hauts cantons.

15:22 Publié dans école, lutte | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mobilisés, école, lutte

07/02/2012

Suppression de postes, les poussettes en colère bravent la neige

La neige ce matin n’a pas facilité la circulation des poussettes, mais la mobilisation était

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forte devant l’école de Formiguères. Parents, enfants de tous âges, enseignants, et le maire, étaient au rendez vous.

Parmi les classes menacées de fermeture en Cerdagne Capcir, le CE2 de Formiguères en fait partie. Certes, pour la rentrée 2012/2013, l’effectif de cette classe sera de 15 enfants, mais, dès l’année suivante, l’effectif retrouvera son rythme de croisière habituel. Les crèches en Capcir accueillent de nombreux enfants qui intégreront l’école, la relève est assurée.

Non aux fermetures : les parents sont conscients « l’expérience montre qu’une classe qui ferme, n’est pas prête de rouvrir ». Beaucoup d’incompréhension, d’inquiétude pour l’avenir, mais une forte mobilisation, pour s’opposer aux fermetures envisagées dans les hauts cantons. « on vit sur le territoire d’un Parc Naturel Régional qui protège les fleurs et les chauves souris ce qui est une bonne chose. Mais il faut aussi protéger nos enfants », affirme un parent d’élève. Encore une fois, c’est la non application de la circulaire académique en cohérence avec la loi montagne qui pose problème.

Une pétition circule. Demain à 17 h 30, le Conseil municipal de Font-Romeu se réunit en plein air, devant la construction de la nouvelle école, rue du 19 mars (à droite à la sortie d’Odeillo en direction de Bolquère).

Ils seront  nombreux jeudi devant l’inspection académique à Perpignan, pour montrer leur attachement à la préservation de la vie montagnarde.

 

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        la neige bienvenue dans les hauts cantons, n’a pas dissuadé la solidarité et ravi les enfants.

05/02/2012

Défense des écoles primaires dans les hauts cantons : le combat continue

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Parents d’élèves, enseignants, élus, réunis à Bolquère, ont montré leur détermination dans la mobilisation contre la fermeture de classes dans les hauts cantons et affiné la stratégie de lutte, dans la solidarité.

Salle comble à Bolquère. Colère, raz le bol, volonté de ne pas baisser les bras, tel était la couleur des échanges entre les présents, qui étaient sur la même longueur d’onde « aucun poste ne doit-être supprimé ». C’est Jean-Pierre Abel, maire de Bolquère qui engageait le débat « cela me fait mal au ventre de voir que chaque année on revit cette situation ».Tous les présents sont d’accord, l’inspection académique ne voit que les chiffres et ne tient pas compte de la fluctuation de la population. Le conseiller général, Pierre Bataille rappelle que « les élus sont tous unis pour mener cette lutte, nous allons montrer que nous existons ».

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Des agressions répétées : la loi montagne qui prévoyait « d’apprécier les effectifs à moyen terme, d’aider les écoles de montagne eu égard aux dessertes routières difficiles, aux aléas climatiques, pour une égalité des chances » n’est pas respectée. Jean Paul Tixador président du Syndicat scolaire le rappelle dans une lettre adressée à l’inspecteur d’académie et demande que « les aspects humains soient pris en compte. Que deviennent les enseignants et leurs familles ? L’école dans les villages est le dernier service public qui reste, et les communes font beaucoup d’efforts positif pour cela ». Avec émotion et détermination, Jean Louis Démelin, maire de Font-Romeu exprime son courroux « plus on fait d’efforts pour nos enfants, plus on se sent bafoués. Nous construisons une école qui nous coûte 4 millions d’euros et l’académie nous supprime un troisième poste. C’est inacceptable, nous allons démontrer que nous sommes des montagnards ».

Des incohérences : fermeture de classes, de postes maitres E, de postes R.A.S.E.D. ou de remplaçants, en un seul voyage ! « en 2003, l’inspection encourageait les enseignants à se former pour des postes spécialisés, cette année ils sont supprimés », « ici nous n’avons pas toutes les infrastructures de la plaine, des difficultés de transport, de saisonnalité, mais un cadre de vie et des effectifs moins surchargés, c’est aussi pour cela que nous sommes là », « remplaçants nous n’avons pas de classe affectée, mais nous assurons la continuité pédagogique en cas d’absence d’un enseignant ». « il faut mobiliser le secondaire ». Ainsi s’expriment les enseignants qui n’acceptent pas ces décisions et décident donc de ne pas assurer l’aide personnalisée, puisqu’ici « les enfants d’après l’inspection n’ont pas besoin d’aide ». Aux mails de l’administration, il sera répondu « circulaire montagne ».

Occupation des écoles, manifestation des poussettes à Formiguères, conseil municipal mardi 17 h 30 devant le chantier de l’école à Font-Romeu, autant d’action qui vont précéder la manifestation de jeudi. Parents d’élèves enseignants et élus, rejoindront en bus l’inspection académique pour montrer leur détermination solidaire, avec un slogan « arrêtez de saigner notre territoire ».

 

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solidarité, volonté de ne pas baisser les bras, beaucoup d’échanges et de points d’accord sont le fil conducteur de cette réunion