02/06/2014

Christian Bourquin réélu président du Parc naturel

 

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Salle comble pour cette réunion avec à l’ordre du jour l’élection du président du parc et celle des vice-présidents.

Le président sortant, Christian Bourquin, revient sur les péripéties et l’implication de tous, qui ont concouru à la validation de la charte défendue devant le Conseil National de Protection de la Nature (voir l’indépendant du samedi 24 mai). Il prend a témoin Sèverine Casasayas directrice du parc présente à la réunion qui rappelle « le chemin dur et difficile devant cette instance autonome, le jeu pointilleux des questions réponse, et la joie ressentie lors des félicitations des membres de la commission ». Même avis de la part de Mireille Bossy, sous-préfète de Prades, présente elle aussi « très fière de représenter ce territoire, j’ai apprécié le professionnalisme des membres du CNPN, très pointus dans leur secteur. Ils ont validé la charte pour son caractère exceptionnel, la légitimé de l’équipe du parc sur le territoire et le soutien sans faille des 66 communes ».

Votes unanimes : José Dominguez, maire de Nahuja et doyen de l’assemblée, conduit le vote de l’élection du président du parc. A main levée, l’assemblée unanime reconduit Christian Bourquin à cette fonction. Le président remercie les élus de « cette confiance que vous m’accordez et de cette capacité de travail que vous mettez dans le parc ». Il rappelle à l’assemblée que le fonctionnement en AG « où toutes les décisions sont prises », continuera. Au-delà des titres « il y a des hommes et des femmes qui se regroupent pour travailler au développement de ce territoire ». Les 13 vice-présidents présentés par le président seront élus à main levée et à l’unanimité.

Des avis partagés : avant de partager le verre de l’amitié, le président ouvre la parole à l’assemblée. Jean Louis Alvarez conseiller général rappelle la somme de travail accomplie « j’ai passé des centaines d’heures a travailler, a essayer de concilier parfois l’inconciliable, et on y est arrivés. On a travaillé pour l’ensemble du territoire du parc, passant au dessus des différences géographiques et politiques ». Jean Luc Blaise, maire de Mantet remercie le personnel du parc « pour toute l’aide qu’ils apportent à sa commune. C’est aussi cela le parc ». Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général, a décidé de plus s’impliquer dans le parc « très sensible à ce magnifique territoire, mon implication dans l’environnement et les énergies renouvelables, me poussent à participer à  l’avenir de ce territoire. Vous pouvez compter sur moi, comme je compte sur vous ». Le mot de conclusion à la sous-préfète « le parc est un outil privilégié du développement économique. Il doit continuer a être un lieu d’intelligence et d’expression démocratique ».

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une ambiance chaleureuse et solidaire pour ces élections sous le regard ravi d’un Cambre d’Aze bientôt printanier

 Les élus du conseil syndical du Parc

 Président : Christian Bourquin, Sénateur, Président de la Région Languedoc Roussillon.

Premier vice-président : Grégoire Valbona, maire d’Egat

Vice-présidents représentant le Département : Hermeline Malherbe présidente du Conseil général des PO et Jean Louis Alvarez conseiller général du canton d’Olette

Vice-présidents représentant la Région : Christian Bourquin et Suzanne Delieu conseillère régionale

Autres vice-présidents : Fabienne Bardon maire de Sahorre (en charge des finances), Alain Bousquet maire d’Eyne, Jean Louis Démelin maire de Font-Romeu, Daniel Delestré maire d’Osséja, Raymond Pouget maire d’Err, Vincent Mignon maire de Nohèdes, Josette Pujol maire de Catllar, Georges Armengol maire de Saillagouse, Michel Garcia maire de Matemale.

 

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30/10/2013

31è Diada de cerdanya : les paysages au coeur du débat

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Après le tourisme à Gers, les sentiers de randonnée à Osséja, les paysages de Cerdagne étaient au cœur du débat de cette 31è diada de Porta.

diada, transfrontalier, échangesOrganisée en partenariat entre l’institut d’Estudis Ceretans, la mairie de Porta et le GECT de Cerdagne, cette rencontre a réunis élus et habitants sur la thématique des paysages cerdans. Suzanne Delieu, édile local et conseillère régionale ouvre le débat « un paysage, c’est un espace dont on a tous une perception différente. Ils sont présents dans notre quotidien. La main de l’homme au fil du temps les a façonnés. Ils représentent une continuité visuelle qui n’a pas de frontière. Ils témoignent d’une histoire, d’une culture, de modes de vie communs, d’une appartenance à un même territoire que notre langue commune le catalan enrichit. Il était donc logique que ces paysages deviennent le thème principal de la diada ».

Quels paysages perception des paysages, approche transfrontalière, seront abordés par les techniciens du parc naturel régional. Le projet d’observatoire transfrontalier des paysages, outil de décision de projets d’aménagements qui aborde les paysages sous l’angle historique, touristique, environnemental est présenté. La projection d’un film réalisé à Porta le 15 août par ciné rencontres de Prades, confronte le ressenti des adultes et des enfants par rapport à une photo d’un paysage de Porta, apporte un éclairage sur la notion de perception des paysages.

Assemblée des maires une vingtaine de maires du conseil comarcal et de la communauté dediada, transfrontalier, échanges communes Pyrénées Cerdagne étaient présents. Les élus ont décidé de réaliser un catalogue des éléments paysagers les plus importants sur chaque commune. Ce document devrait permettre d’aller vers une meilleure unité des paysages des deux Cerdagne. La problématique du travail transfrontalier, le sujet délicat de l’eau ont été évoqués avec une volonté de continuer à travailler sur ces deux axes.

La diada c’est aussi une rencontre culturelle, conviviale, festive. Nocturne musicale dans les rues de Porta, messe dans l’église récemment rénovée avec les petits chanteurs d’Andorre, apéritif et repas sous chapiteau, balade botanique, concert de l’orchestre national de Montpellier Roussillon qui a ému l’assistance en interprétant une sardane à la flûte, violon alto et harpe. Après l’inauguration de la place de la 31è diada en présence de Coralie miss Cerdagne Roussillon 2012, originaire de Porta, Suzanne Delieu a transmis le flambeau Albert Pineira, maire de Puigcerdá qui organisera la diada 2014.

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12/07/2013

J'ai testé pour vous Les Garrotxes

balisage sentier pédestre (2).jpg

clocher de l'église de Railleu.jpgVous aimez le calme, la nature, le patrimoine, les villages préservés, laGarrotxes fleuries.jpg musique apaisante des cours d’eau, les paysages bucoliques, les échanges avec la population locale, rendez vous en Garrotxes, vous ne serez pas déçus. Niché entre Capcir et Conflent, avec de superbes points de vue sur le Canigou, le Madres, le Cambre d’Aze, ce territoire est un havre de paix pour qui sait le découvrir. Ayguatebia, Caudiès/Talau, Oreilla, Railleu, Sansa, sont les noms charmants des villages qui ont encore une vie active.

Vie rurale : à l’origine essentiellement agricole, ce paisible territoire qui vivait en autarcie au milieu du 20è siècle, a souffert de désertification. Les habitants étaient agriculteurs et artisans, les terres pauvres, arides d’où le nom de « Garrotxes ». Aujourd’hui, il n’y a plus d’agriculteurs, mais les jardins sont entretenus, les villages fleuris. Railleu qui comptait 50 habitants et 68 vaches en 1961, a vu sa population passer à 12, et 25 aujourd’hui. Mais ces villages ne sont pas ravitaillés par des corbeaux. Jean Philippe boucher à Olette, est présent avec son camion étal tous les mercredis de l’année. Patrick l’épicier passe tous les mardis. La postière distribue le courrier tous les jours. Pierre salarié du laboratoire départemental passe régulièrement prélever des échantillons d’eau pour l’analyse. Le transport à la demande, géré par le département permet de se déplacer sur Olette ou le Capcir pour 1 €. Une  vie rurale, active, ouverte, où perdurent certaines habitudes, telle la convivialité.

Le choix touristique : l’association Garrotxes Conflent regroupe habitants et élus des cinq passage du boucher en Garotxes.jpgcommunes. Dynamiques, ses membres militent et mettent tout en œuvre pour développer un tourisme église romane de Sansa.jpgdurable, basé sur l’échange et la rencontre. Des moulins sont réhabilités, des sentiers balisés, les églises visitables, des animations programmées. Ce qui fait la force de ce territoire, au-delà de ses beaux paysages, de sa vie calme et ressourçant, de son riche patrimoine, c’est l’accueil simple et sincère de ses habitants. Monique Laberty, membre de l’association l’affirme «ici les gens sont très accueillants. Parler aves les vacanciers, les renseigner sur le pays, les conseiller sur les visites incontournables, c’est un vrai bonheur ». Jacques, Jean Patrick, Dany, Marie Claude, Michel, habitant Perpignan, sont des pratiquants de la randonnée. Guidés par Marcel Mayens, ancien maire de Railleu, ils visitent l’église avant d’engager leur balade « ce territoire est extraordinaire, riche en patrimoine, eau, forêts. On apprécie la fraîcheur, les sentiers qui relient les villages ».

Terres arides, vous avez dit arides ?

Pratique

Accès voiture à partir d’Olette RD 4 direction Oreilla , à partir de la Llagonne par le Col de la Llose RD4C direction Ayguatebia, à partir de Matemale par le Col de Creu RD4 direction Railleu.

Hébergement : Gîte ruraux, contacter les mairies

Gîte d’étape de Sansa : 06.70.42.34.70. www.gitesevasion.com

Ecogîte du mas de Trape : 06.37.30.01.59.  www.gitelemasdetrape.com

Animations : Samedi 13 juillet c’est la fête de l’association à Sansa. Vous pouvez vous inscrire au repas de midi  (06 86 63 15 96 / 04 68 97 08 88)

Renseignements, programme d’animation http://valleedesgarrotxes.overblog.com
http://www.facebook.com/lavalleedesGarrotxes  youtube.com/user/lavalleedesgarrotxes

 

les patotes à Railleu.jpg

prendre le temps, se ressourcer, le bonheur

10/07/2013

Parc Naturel Régional : un conseil syndical animé

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Ce 42è conseil syndical du Parc, s’annonçait comme à l’habitude sans souci particulier. C’était sans compter sur le point 3 qui concerne le projet de nouvelle charte du parc, et qui a animé les débats.

Un parc naturel régional est un territoire rural habité, reconnu au niveau national par sa forte valeurcharte, débat, parc patrimoniale et paysagère, mais fragile. Il s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, qui est défini par une charte. Il est géré par un syndicat mixte regroupant toutes les collectivités de son territoire qui approuvent la charte.

La démarche : depuis 2011, le Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes mobilise habitants, organismes publics, professionnels, pour définir ensemble un nouveau projet de territoire. De ce travail collectif est née l’écriture de la nouvelle charte, véritable ligne conductrice du développement local de 2014 à 2026. Présenté aux instances parisiennes, remanié, amendé, l’’avant projet est soumis au vote des délégués des communes adhérentes. Après enquête publique prévue du 12 août au 12 septembre 2013, les communes, communautés de communes, conseil général et régional délibèreront (entre novembre 2013 et février 2014). C’est un décret du Premier Ministre qui reconduira le  label parc. « on a fait les 3/4 du chemin » précise le président du parc Christian Bourquin « un travail lourd, intense, mais c’est à ce prix que l’on a le label parc ».

charte, débat, parcLangage de sourds : Jean Ribot, représentant la commune de Porté Puymorens précise que « dans le plan du territoire de la nouvelle charte du parc, le domaine skiable de sa station n’est pas pris en compte dans sa totalité. Sa commune ne votera pas le projet de charte ». Ce que réfute le président du parc, qui demande au représentant de Porté « de ne pas flinguer ce travail collectif ». Raymond Trilles, maire de Matemale « trouve dommage qu’une commune comme Porté s’isole, aujourd’hui seul on ne peut rien ». Jean Louis Démelin, maire de Font-Romeu abonde dans ce sens « nous n’avons plus de capacité d’investissement. Porté ne doit pas faire bande à part. Porté est une pièce maîtresse dans le paysage hivernal des Neiges Catalanes. Il faut faire confiance au Président ». Son collègue Grégoire Valbona maire d’Egat rappelle qu’à Paris « il a fallu secharte, débat, parc battre pour que l’on ne touche pas aux domaines skiables, ce que prévoit la charte ». Effectivement dans le plan de la nouvelle charte, à la rubrique domaine de ski alpin il est écrit « maintenir les domaines de ski alpin dans les périmètres circonscrivant les aménagements existants ». Un argument qui n’infléchit pas la position de Porté, qui laisse entendre que peut-être, plus tard, une nouvelle remontée mécanique pourrait-être envisagée. Une position qui excède Christian Bourquin qui rappelle au représentant de Porté « vous n’avez pas l’argent pour effectuer la grande visite obligatoire de votre télésiège, comment pouvez-vous envisager d’investir dans de nouvelles remontées mécaniques ». Porté vote contre la charte, le parc ne compte donc plus que 66 communes.

Les autres points à l’ordre du jour sont votés à l’unanimité.

Plus d’information sur la charte : www.parc-pyrenees-catalanes.fr  

 

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07/03/2013

Parc Naturel Régional : la nouvelle charte s'affirme

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Alice Coste, sous préfet de Prades, Ségolène Neuville député des Pyrénées Orientales et conseiller général aux côtés de Christian Bourquin Président du parc pour ce 40è comité syndical.

Après les mots d’accueil d’usage, Christian Bourquin rappelle que « depuis le début des activités du Parc en 2005, c’est la 40ème séance du Comité Syndical. 760 délibérations ont été prises dont 636 à l’unanimité ». Une réunion dense, où l’avenir du parc est à l’ordre du jour au travers de la nouvelle charte.

Budget conséquent : Christiane Bardon, vice présidente du parc, présente à l’assemblée les grandes lignes des orientations budgétaires 2013. Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 3 655 935 €, financés à part égale (41 % chacun) par le conseil général et la région. L’état participe à hauteur de 8 %, les communes et communautés de communes 10 %. Dans la section investissement (1 710 890 €), 76.41 % de la dépense est affectée à la réalisation de la maison du parc. Un budget qui est le reflet des actions engagées et débattues au long de l’année, en conseil syndical, dans les commissions thématiques  et les réunions de bureau.

Programme 2013 : les programmes eau, espaces naturels, Natura 2000, forêt, agriculture, énergie, maison du parc, continuent. Il faut rajouter à ces missions quatre grands axes de travail, sur lesquels le Président insiste « révision de la charte, tourisme et agriculture, paysage et urbanisme, éveil au territoire, qui sont notre raison d’être ». (voir le détail des programmes sur le site du parc).

Les points du débat : c’est sur le projet de nouvelle charte que portent les échanges. La circulation motorisée dans les espaces naturels, hormis les Bouillouses pose problème «nous n’avons pas les moyens de faire appliquer la réglementation sur nos territoires communaux » précise Robert Autonés, charte, pnr, développementmaire de Llo. Dans Natura 2000, le parc est prescripteur à la place de l’Etat, mais il est aussi financeur « la dotation de l’Etat ne cesse de diminuer, cela ne peut durer » affirme Christian Bourquin. En matière d’éducation à l’environnement Alain Bousquet maire d’Eyne soulève l’intérêt de travailler avec les scolaires « il faut faire connaître aux futurs citoyens les enjeux de l’environnement ». Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) est à l’étude et « devrait être adopté en 2017, sinon les programmes d’urbanisme seront figés » précise Grégoire Valbona maire de d’Egat. Ce que confirme madame le sous Préfet de Prades « les documents d’urbanisme sont trop vieux, il faut les réviser ». Concernant le développement touristique, les projets UTN validés seront maintenus ce qui rassure Jean Pierre Abel, maire de Bolquère inquiet pour les nouveaux aménagements des pistes skiables. La publicité routière est pour le président un fléau « même en s’arrêtant, tu ne peux les lire tellement il y en a ». Il propose un système mieux organisé « il ne s’agit pas d’interdire la publicité mais de l’organiser, qu’elle devienne lisible et non envahissante ». Le Préfet a donné des instructions fermes, des panneaux doivent disparaître précise madame le sous Préfet « c’est un travail difficile, mal perçu par certains élus, mais incontournable ». Jean Jacques Fortuny, maire de Bourg-Madame, demande « un peu de cohérence et de bon sens. Le parc devrait établir un règlement général ».L’exemple de Font-Romeu qui depuis 3 ans travaille sur ce sujet est à prendre en exemple. Jean Louis Alvarez, conseiller général rappelle positivement le travail engagé depuis 7 ans avec les élus, et se pose la question de l’image du parc quand, certains élus, lui demandent «le parc, ça sert à quoi ? ». Une question qui s’estompe lorsqu’il fait état de la liste des actions engagées. Quand à la vision du parc qui serait une somme d’interdits, Christian Bourquin la compare à celle de la voiture « en voiture, on a une somme d’interdictions face à nous, mais c’est un fabuleux outil qui nous permet d’aller là où on le souhaite ».

Le conseil syndical délibère à l’unanimité sur les différents dossiers à l’ordre du jour, validant l’avant projet de charte, qui sera défendu le 19 mars par une délégation conduite par le président devant le Conseil National des Parcs Naturels Régionaux.

Ségolène Neuville, député des PO et conseiller général admirative du travail accompli qualifie les présents « d’écologistes du réel. A l’assemblée, j’ai un groupe écologiste qui donne des leçons mais n’est jamais sur le terrain ». Prenant la défense des communes, elle dénonce le redécoupage des cantons et le scrutin binominal « qui est une parité de façade ».

Le pot de l’amitié conclue cette réunion de travail.

www.parc-pyrenees-catalanes.fr 

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                                 superbes paysages et nature préservée sur le territoire du

03/02/2013

Vers un tourisme sans frontière

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Une convention de partenariat pour la mise en place de la destination Pyrénées Catalanes Nord et Sud est en cours d’élaboration pour une meilleure efficacité promotionnelle de ce territoire

photo jc frances.jpgDepuis plusieurs mois, les entités territoriales montagnardes de Catalogne Nord et Sud travaillent ensemble dans la mise en place de produits touristiques. Un travail qui s’appuie sur une formation action financée par l’Association de Développement des Pyrénées par la Formation. Cette action qui a débouché sur « les plateaux d’automne et d’hivers », une série de séjours touristiques proposés sur tout le territoire montagnard, a conduit les participants à aller plus loin dans la réflexion et le partenariat.

Un potentiel touristique : le tourisme est le principal facteur d’une économie directe ou induite. L’hiver c’est la neige qui est le moteur économique et pas seulement le ski, 50 % de la clientèle ne skie pas. L’été la diversification des activités est importante, mais il reste encore à aménager l’espace. Avec son fort ensoleillement, la présence d’eaux chaudes, de nombreux lacs, une montagne facilement accessible, une culture commune…, ce territoire mérite un développement touristique concerté.

Déficit d’image : ce n’est pas nouveau, ce territoire souffre d’un déficit d’image, ce qui est photo jc frances (4).jpgcontradictoire avec une stratégie et une volonté de développement, révélateur pour certains d’un manque d’identité. C’est à ce déficit que le groupe va s’attaquer prioritairement. De la mise en place d’une dynamique globale et pertinente du territoire, avec un tourisme en phase et en synergie avec les autres activités découlera une image commune et acceptée par tous.

Des points forts : tous les participants sont d’accord. La volonté de travailler ensemble est un atout fort et précurseur. Promouvoir une destination riche, diversifiée, dans un espace géographique naturel est un atout indéniable. Autre point fort, le fait d’être deux pays séparés par une frontière, ce qui donne un côté exotique à la destination, qui souhaite viser une clientèle internationale. Le client, c’est évident pour tous est au cœur de la réflexion.

Des actions : réunis à la Maison du Capcir, les futurs partenaires ont affiné la convention de partenariat qui sera signée en mars. Elle  prévoit un engagement clair de tous, la mise en commun de moyens humains et financiers. Un chargé de mission et commercialisation touristique sera embauché sur deux ans. Un site web commun permettra de promotionner tout le territoire, renforcé par la réalisation d’un film touristique. Un éductour permettra aux partenaires de découvrir l’ensemble des potentialités du territoire. Pour réaliser ces actions un budget de 169 568 € sur deux ans est prévu. Il sera financé à hauteur de 69 860 € par les partenaires du territoire. L’Europe au travers du programme leader, l’Etat, la région Languedoc Roussillon, le Conseil Général et la Consell Comarcal sont sollicité pour l’équilibre financier des actions.

La diversité touristique depuis les activités proposées jusqu’à la qualité de l’hébergement devraient permettre la venue de clientèles plus lointaines et le développement d’un tourisme sur quatre saisons.

Les futurs signataires de la charte

Syndicat Mixte du Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes, le Communauté de Communes Capcir Haut-Conflent, la Communauté de Communes Pyrénées Cerdagne, la Communauté de Communes Conflent, la Consell Comarcal de la Cerdanya, l’association Accueil et Loisirs en Pyrénées Catalanes, l’Agrupacio Empresarail de la Cerdanya.

 

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réunion de travail efficace pour un projet touristique commun.

 

19/01/2013

Le "Pi negre" à la recherche de ses lettres de noblesse

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Gestion des forêts, filière et ressources, caractéristiques des bois, perspectives d’utilisation des bois locaux en construction et menuiserie au programme de ce colloque transfrontalier sur le pin à crochets.

pin a crochets, pi negre,  boisLe Pin à crochets, « pi negre » en catalan est une essente qui couvre 80 % du territoire des montagnes catalanes. Supplanté dans l’utilisation pour la construction et la menuiserie par d’autres résineux (sapin, épicéa, pin sylvestre), il a toutefois des qualités indéniables, que les spécialistes ont mises au jour, au cours d’un projet technique. Un travail réalisé dans le cadre du Programme Opérationnel Territoriale Espagne-Frances-Andorre 2007-2013.

Quatre vingt personnes, durant deux jours ont participé ce colloque, qui s’est déroulé au palais des congrés d’Alp, puis à la Maison du Capcir et à scierie de Matemale.

Le projet : les gestionnaires forestiers catalans ont regroupé l’ensemble de leurs connaissances etpin a crochets, pi negre,  bois savoir faire en matière de production de bois, de protection contre les risques naturels, de pastoralisme, de préservation de la biodiversité et des paysages. Cette mise en commun est consignée dans le premier guide de sylviculture dédié au pin à crochets, qui cadrera ainsi la gestion des forêts publiques et privées dans les Pyrénées catalanes. Le deuxième objectif est de certifier le pin à crochets en bois de construction, selon les normes françaises et européennes en vigueur. Un enjeu économique majeur, créateur d’emplois,  qui permettrait de relancer la filière bois dans la partie orientale des Pyrénées.

pin a crochets, pi negre,  boisDes qualités indéniables : emballage alimentaire, jouet, bois de structure, menuiserie, sont autant d’utilisations possibles pour le pin à crochets. Ses caractéristiques correspondent aux exigences des normes appliquées au bois pour ces différents types d’utilisation. Si autrefois ce bois était utilisé dans la construction, aujourd’hui, son utilisation doit être en accord avec les directives européennes, ce qui sous entend au préalable l’étude très poussée de ses caractéristiques mécaniques, objet du projet transfrontalier. Cette essence doit être rattachée à la norme existante pour les matériaux de construction, triée selon sa qualité et être utilisable en substitution de n’importe qu’elle essence. Philippe Carrière, spécialiste du bois, mandaté par le PNR pour identifier les marchés d’avenir est clair « le pin à crochets a de bonne qualités, mais les catalans n’en sont pas convaincus ». Il propose un effort en amont, dans son sciage, son tri, sa commercialisation. « fédérer les acteurs de la filière bois, gérer leurs motivations, créer une bonne organisation dans la distribution des pins » sont les préconisations de ce spécialiste. L’approche marketing va également être développée. Car si le Pi negre est commun dans le paysage des hauts cantons, il n’en est pas moins une essence rare à l’échelle nationale, un atout à développer pour investir de nouveaux marchés

Les partenaires du projet

Groupement Européen pour les Pyrénées (FORESPIR)  chef de file de l’étude

Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes

Office National des Forêts (ONF)

Centre Régional de la Propriété Forestière du Languedoc Roussillon (CRPF)

Centre de Coopération Internationale en recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD)

Généralitat de Catalunya

Centre Tecnologic Forestal de Catalunya (CTFC)

Institut Català de la Fusta (INCAFUST)

Les financeurs du projet

Europe (Fond Européen pour le Développement Rural), Conseil Régional Languedoc Roussillon, Conseil Général des PO, Généralitat de Catalunya.

Le coût du projet s’élève à 612 0170 €, la participation de l’Europe à 397 811 €.

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 deux jours intéressants qui ont allié travail en salle et sur le terrain.