28/07/2011

Jean Brice Leroy : b ien plus que le gardien du refuge des Caporells

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De nombreux sentiers sillonnent la montagne catalane pour le plaisir des vacanciers. Liés à ces parcours, des refuges permettent de réaliser des étapes, tels celui des Camporells sur le tour du Capcir. Jean Brice Leroy, garde ce refuge depuis 18 ans. Une habitude saisonnière dont il ne se lasse pas et qui correspond à sa philosophie de vie « la passion pour la montagne, l’amour des gens, leur donner un accueil confortable et sécurisé dans un milieu isolé, loin de la civilisation ». Un métier qui demande une forte implication et une présence permanente. « seul ce n’est pas possible, même si on ne compte pas ses heures. On est 3 sur la saison pour assurer les services d’accueil, d’hébergement et de restauration. Nous sommes un office de tourisme en altitude. Nous renseignons les randonneurs, qu’ils utilisent le refuge ou non, sur les itinéraires, la météo, la réglementation en montagne, la flore, la faune, donnons des conseils de prudence ». Des projets, Jean Brice en compte, en particulier au sein de l’association AGREPY (Association des Gardiens de Refuges des Pyrénées) qu’il préside. Nous réfléchissons à la mise en place d’un groupement d’achats de produits du terroir et à la réalisation d’un réseau de refuges sur le futur tour des Pérics. Un projet qui irait jusqu’à l’harmonisation des repas « pour que les randonneurs mangent différemment à chaque étape ». Parmi les difficultés du métier Jean Brice relève « la confusion du public avec l’hôtellerie classique. Un refuge, c’est un esprit collectif, les repas sont pris en commun ». La clientèle du refuge est pour la plupart itinérante, mais une grande partie des randonneurs qui fréquentent le site le fait aussi à la journée. Parmi les satisfactions « le travail de sensibilisation à la protection de l’environnement engagé depuis 18 ans porte ses fruits auprès du public qui fréquente le site. Les gens ramènent leurs déchets dans la vallée, il n’ya presque plus de foyers sauvages autour des lacs ». Sur le site du refuge, place à feu et wc écologiques sont à disposition du grand public.

Contact 06 82 12 99 22

09/06/2011

Le grand retour des rapaces diurnes

Gypaête vincent Parmain.jpg

Longtemps considérés comme des animaux nuisibles, les rapaces ont failli disparaître de notre territoire. Classés espèce protégée en 1972, ils font aujourd’hui l’objet de programmes de maintient et de restauration.

Les rapaces diurnes se divisent en deux grandes familles. Les falconidés (faucons) petits, rapides, agiles, avec des ailes fines, pointues, et les accipitridés (aigles, vautours, buses, milans…) plus grands, plus lourds, avec de grandes envergures.   Parmi eux, certains sont chasseurs, d’autres charognards. Comme beaucoup de prédateurs, ils défendent leur territoire de chasse contre leurs congénères, ce qui limite leur population. La nourriture est aussi facteur de régulation de l’espèce. Si elle est abondante, les nichées seront plus conséquentes et inversement. Ils ont souffert de destructions systématiques du fait de la méconnaissance de leur biologie ou de peurs, croyances, légendes qu’ils suscitaient. Une « traque » qui a failli mener tous les rapaces au bord de l’extinction. Dans certaines régions, le fait de clouer une chouette sur la porte d’une grange devait éloigner les mauvais esprits. Situés en bout de chaîne alimentaire, ils sont sensibles aux polluants chimiques. Les lignes électriques sont de véritables pièges pour ces oiseaux. Aujourd’hui encore, malgré le classement de protection, ils subissent des destructions directes par tir, pièges, poison. Naturellement présents sur notre territoire, certaines espèces sont menacées et font l’objet de programmes de sauvegarde financés par le ministère de l’environnement. Le Gypaète barbu, le Vautour percnoptère et le Milan royal bénéficient d’un plan de sauvetage avec entre autre la mise en place d’aires de nourrissage. Des missions de suivi sont aussi réalisées dans les programmes européens Natura 2000. Une action qui commence à porter ses fruits puisque ces oiseaux sont en phase de recolonisation sur le département. Discrets, très sensibles au dérangement, les rapaces qui nichent en falaise s’ils sont perturbés, désertent le nid et ne se reproduisent pas. La plupart ont un à deux petits par an. Il est important pour leur survie qu’ils puissent consolider leurs effectifs. Certains nichent sur notre territoire, d’autres migrent. Le Vautour fauve par exemple navigue entre la Lozère, les Pyrénées et l’Espagne. Le Parc naturel régional, les réserves naturelles catalanes, l’ONF, l’ONCFS, le groupe ornithologique du Roussillon mettent en place les programmes de soutien et de maintien aux différentes espèces de rapaces.

 Ils sont huit, des vautours au gypaète barbu

Percnoptère JLA.jpgLe vautour percnoptère, l’africain : originaire d’Egypte, il nait chez nous, passe cinq ans en Afrique et revient se reproduire d’avril à septembre avant de repartir en Afrique. C’est le plus petit des vautours, facilement reconnaissable en vol, avec un corps blanc et le bout des ailes noir. Si l’on dénombre 68 couples sur la chaîne des Pyrénées, un seul est recensé sur notre département. Ce nécrophage se nourrit de petits animaux morts. Il niche dans les cavités des barres rocheuses ou des falaises calcaires. La femelle pond un à trois œufs par an.

Le vautour fauve, le social : il vit en groupe, niche en colonies sur les falaises utiles àvautour fauve jcf DSC_1281.JPG son envol. Il est configuré pour être un charognard. Long cou, petites serres, corps lourd (7 à 10 kg). Adepte du vol plané, on le repère facilement avec sa queue courte, une belle envergure de 2.80 m, le dessus brun, le dessous beige, les rémiges noires.

Circaête JLA.jpgLe circaète Jean-le-Blanc, le forestier : mangeur de serpents, migrateur, il bâti son nid de branches au sommet d’un pin. Avec une envergure de 1.6 à 1.8 m, il dégage en vol une impression de puissance et de majesté. Lorsqu’il chasse, il pratique le vol stationnaire appelé « saint esprit » avant de piquer sur sa proie qu’il saisit avec ses puissantes serres. Grosse tête brun sombre, des yeux jaunes, dessous blanc tacheté de brun, sont ses caractéristiques.

L’aigle royal, le maître des lieux : majestueux en vol, rapide, avecAigle royal JLA.jpg une envergure jusqu’à 2.30 m, c’est un redoutable chasseur muni de serres puissantes, d’un bec tranchant avec une acuité huit fois supérieure à celle de l’homme. Plumage brun sombre, les plumes de la tête et du cou ont des reflets dorés. Gourmet, il se nourrit principalement de marmottes (réintroduites pour sa majesté), de lapins, fouines, renards, mais aussi d’oiseaux. Il niche en falaise dans des secteurs tranquilles et inaccessibles. On dénombre 16 couples sur le département.

faucon crécerelle 2 jcf IMG_5784.JPGLe faucon crécerelle, le saint : rapace le plus commun, il niche dans tout le département, avec un appétit pour la montagne. Grand consommateur de campagnols, musaraignes, mais aussi insectes, lézards, passereaux. Vous l’avez surement aperçu dans le ciel, faisant « le saint esprit » pour repérer ses proies. Il niche dans le nid d’autres espèces, mais affectionne aussi les trous dans les bâtiments. De petite taille, jusqu’à 80 cm d’envergure, sa tête et ses joues sont gris bleu, son dos brun tacheté de noir, sa queue gris cendré avec une barre terminale noire. On compte plus de 250 couples sur le département.

La buse variable, l’opportuniste : tête ronde, queue large assez courte, son  plumagebuse variable 2 jcf IMG_0040.JPG a des couleurs très variables, généralement brun foncé avec le dessous tacheté de blanc. Sédentaire, très territoriale, elle est présente dans les milieux forestiers et niche dans les arbres. Son envergure peut atteindre 1.4 m. Elle se nourrit de petits mammifères, de batraciens, insectes, parfois de céréales ou de charognes en, cas de pénurie. Elle chasse en planant en cercle pendant des heures et souvent à basse altitude, ou postée sur un poteau, une haie, un arbre, repérant sa proie avec sa vue perçante. On compte plus de 80 couples dans le département.

Milan royal JLA.jpgLe milan royal, le racé : il arbore un plumage coloré, roux, blanc, noir, brun, gris avec une tête blanchâtre rayée. Elégant, gracile, ailes étroites, queue échancrée, c’est un des plus beaux rapaces d’Europe. Son régime est varié et s’adapte aux ressources disponibles. Volontiers charognard, il fréquente les décharges et se nourrit aussi de petits mammifères, d’oiseaux, d’insectes, de poissons morts. Il a besoin de grands arbres pour bâtir son aire, d’espaces dégagés (champs, prairies) et de zones humides où il trouve sa nourriture. Nicheur sporadique de notre montagne, il bénéficie d’un plan d’action pour sa survie.

Le gypaète barbu, al trencalos : avec une envergure de 2.8 m, son  dos gris ardoisé,Gypaête JLA.jpg ses ailes effilées et sombres, contrastant avec le dessous plus ou moins couleur rouille provoquée par des bains dans des sources ferrugineuses, c’est l’un des plus grand rapace d’Europe avec le Vautour moine. Oiseau mystérieux, mythique, il est charognard. Les os constituent 80 % de son régime alimentaire. Pour pouvoir ingérer les segments osseux trop volumineux, il saisit l’os dans ses serres, prend de l’altitude et le laisse tomber sur des rochers. Puis il se pose et récolte les morceaux d’os et de moelle dont il raffole. Ayant un faible taux de reproduction, il a failli disparaître d’Europe. Trois couples sont installés depuis 2010 dans notre département.

 ils existe aussi d'autres espèces

On rencontre sur le département d’autres espèces de rapaces diurnes. Certains sont rares tels l’aigle de Bonelli, d’autres migrateurs ou sédentaires, Bondrée apivore, faucon hobereau, Epervier d’Europe, Busard des roseaux, cendré, et Saint Martin, Aigle Botté, Autour des palombes, Faucon pèlerin. Tous ces oiseaux sont surtout visibles en vol. Lors de vos balades, scrutez le ciel, vous aurez surement le plaisir de les observer.

Un équilibre écologique

Comme de nombreux autres prédateurs, ils ont un rôle prépondérant dans l’équilibre écologique. Ils limitent la prolifération des espèces les plus gênantes pour l’agriculture (gros insectes, petits rongeurs). Ils éliminent de préférence les animaux malades ou anormaux, vieux, blessés ou morts. Ils contribuent ainsi à éviter la propagation des maladies épidémiques. Les charognards, quant à eux, font disparaître les cadavres de gros animaux sauvages ou d’élevage. Leur présence est le reflet d’une nature en bonne santé où les mécanismes de régulation jouent pleinement leur rôle. C'est un signe de richesse pour notre patrimoine commun.

Avec l’aimable participation du PNR et de Lionel Courmont du Groupe Ornithologique du Roussillon

Renseignements www.parc-pyrenees-catalanes.fr  http://pagesperso-orange.fr/gorperpignan/

24/04/2011

Dans le sillon de la neige de culture

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De complément aux manques ponctuels de neige, à la production massive pour faire face aux aléas climatologiques, la neige de culture, montrée du doigt par certains, fait aujourd'hui partie de la panoplie des outils incontournables des stations de sports d'hiver.

Nous vivons, depuis plusieurs décennies, des dérèglements climatiques, qui se traduisent parfois l'hiver par un manque de précipitations neigeuses. Ceci met en péril tout un pan de l'économie montagnarde française. Nos hauts cantons ne font pas exception à cette réalité. Le monde du ski a conçu des outils capables de produire la neige. Si d'artificielle, la neige est devenue de culture, et le canon à neige s'est transformé en enneigeur, c'est grâce à cette technologie que cet hiver les stations de ski de la montagne catalane ont pu offrir des domaines ouverts, et une neige de qualité aux amoureux de la glisse.

De l'eau et de l'air : La neige de culture est le résultat d'un mélange pressurisé d'air etFt Rmeu pompes relevage IMG_1412.JPG d'eau refroidie à 2 °, qui, propulsés dans un air froid (jusqu’à 0 °), se transforme  en cristaux de glace. La mise en œuvre de cette production nécessite deux éléments clés : de l'eau et bien sûr de l'énergie (électricité). Ce sont ces deux éléments qui interpellent les écologistes et les agriculteurs. A ces détracteurs, les gestionnaires des stations répondent que d'une part l'eau transformée en neige finit par fondre et alimenter dans la plupart des cas le bassin versant sur lequel elle a été prélevée. De plus la fonte se fait à une période où l'agriculture a besoin d'eau. D'autre part, si les enneigeurs ont besoin d'électricité pour fonctionner, la nouvelle génération de ces matériels est fort peu vorace en énergie.

Prélèvement raisonnable : la technologie développée, l’aménagement des pistes quile lac des Bouillouses en hiver IMG_1317.JPG demandent moins d’épaisseur de neige pour le damage, les économies d’eau faites sur la recherche des déperditions dans les circuits urbains des stations, font baisser la quantité d’eau utilisée pour l’enneigement. En Capcir, la quantité d’eau consommée (300 000 m3) représente 1 % de la capacité des barrages de Matemale et Puyvalador réunis. La perte en eau restituée est évaluée à 30 % (infiltration et évaporation), ce qui est équivalent à l’évaporation des deux plans d’eau. Ces ratios s’appliquent aussi aux stations de Cerdagne. La consommation en eau de l’ensemble des stations françaises pour la production de neige est de 18 millions de m3 (capacité du lac des Bouillouses) ce qui correspond à 50 % de l’eau utilisée pour le remplissage des piscines en France.

Une économie : la montagne vit dans une économie fragile qui se caractérise par deux saisons touristiques, l'été et l'hiver. La saison hivernale est entièrement liée au ski, même s'il est vrai que tous les vacanciers ne pratiquent pas la discipline.  D’une manière directe pour les personnels des stations, d'une manière induite pour tous les autres professionnels de la montagne : loueurs de matériel, moniteurs de ski, hébergeurs, cafetiers, restaurants, épiciers.... Aujourd'hui, même les agriculteurs qui produisent fromages, volailles, miel... doivent leur survie à l'activité touristique bi-saisonnière.

Neige de culture, entre économie et écologie

La survie d'une économie montagnarde

canons grau 014.jpgChristian Blanc, maire des Angles est clair « sans neige de culture, cet hiver qui est le moins enneigé de la décennie, aurait été catastrophique pour l’emploi ». Et de rajouter aussitôt « notre prélèvement en eau est raisonnable et calculé par rapport à la ressource existante ». Les sports d’hiver, c’est aussi un laboratoire d’étude, tout est étudié jusqu’au comportement de la clientèle et à ses attentes pour y répondre du mieux possible. « pour que le client achète le produit neige il faut que le domaine soit enneigé à 75 % ». Un ratio qui satisfait la clientèle et favorise la fréquentation et la tarification. Aux Angles 60 % du domaine est équipé en enneigeurs, et permet d’atteindre ce fameux ratio. La neige de culture a changé la nature de l’économie hivernale. Il y a 20 ans, l’embauche était incertaine, carChristian BLANC.JPG on ne pouvait garantir l’enneigement. On attendait les précipitations de neige. Il n’y avait pas de garantie de date d’embauche ni de perspective de durée de l’emploi. « cette année on est sur 140 jours d’ouverture, ce qui a permis d’offrir plus de 4 mois d’embauche et avec les congés payés et diverses récupérations, on est entre 5.5 et 6 mois de travail pour les saisonniers ». Une garantie de l’emploi qui permet aux saisonniers de louer un appartement sur l’hiver, mais qui a aussi une incidence sur le commerce local. « en 1990, après deux années sans neige, beaucoup pensaient que le ski dans les Pyrénées c’était terminé. La neige de culture a changé la donne et permet une garantie économique ». Sur les Angles en hiver on compte 900 emplois sur l’hiver dont 250 (110 permanents et 140 saisonniers) sur la commune/régie. « on a un rapport permanents saisonniers de 45/55. Il y a 20 ans il était de 20/80 ». La neige de culture a permis de prolonger la saison d’hiver et a aussi un impact sur le tourisme estival, et donc sur l’emploi « lorsque l’on peut offrir 10 mois de travail à un saisonnier, nous essayons de l’embaucher à l’année et complétons son temps travail par des activités complémentaires ». Si la neige de culture est incontournable pour l’économie montagnarde, le maire plaide pour une utilisation raisonnée de l’eau « nous envisageons de ne plus développer l’habitat, nous n’étendrons plus le domaine skiable, et nous luttons pour le maintien des terres agricoles ». Le Capcir a intégré la réflexion de l’utilisation de l’eau pour la neige dans le cadre du SAGE (Shémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux) de l’Aude qui est son bassin versant.

Un parc moderne et performant

Alain Lunot IMG_5598.JPGAvec 500 enneigeurs et 83 % du domaine skiable couvert par l’enneigement de culture, la station de Font-Romeu/Pyrénées 2000 est le domaine le plus densifié en enneigeurs, sur la chaîne des Pyrénées. L’eau provient du barrage des Bouillouses elle est envoyée au sommet de la Calme par 7 compresseurs et alimente le réseau. La station est autorisée par arrêté préfectoral à prélever 540 000 m3 d’eau. En moyenne la station utilise 400 000 m3 soit 2.5 % de la capacité du barrage. « l’eau nous la payons 30 ct d’euro le m3. Non seulement elle est restituée, mais nous ne l’utilisons pas du printemps à l’automne ce qui n’a pas d’incidence sur les lachures agricoles », précise Alain Lunot directeur de la station. 50 %usine pompes de relevage aux bouillouses IMG_1339.JPG de la consommation électrique de la station est dédiée aux enneigeurs. « les canons nouvelle génération produisent 40 m3 de neige heure avec 20 m3 d’air, contre 4 m3 heure avec 200 m3 d’air pour les anciens », ce qui représente une forte baisse du coût énergie. « les compresseurs à air sont pourvus de récupérateurs de condensats ainsi il n’ya aucune huile dans la tuyauterie et dans la neige. Nous n’utilisons que des huiles bio ». La station est engagée dans la démarche de certification ISO 14001 qui initie une stratégie globale vis-à-vis de l’environnement. Les stations ne sont pas menacées par le changement climatique. L’enneigeur fait partie d’une des solutions pour pallier au manque de neige. « le canon à neige fait partie du développement durable. Cet hiver, nous avons vécu à 90 % sur la neige de culture et nous avons reconstitué trois fois le manteau neigeux ».

Un choix de vie

Jean Louis Démelin IMG_5595.JPG« nous sommes les premiers écologistes du département. Nous vivons sur le territoire d’un parc naturel, dans un site Natura 200, dans un environnement exceptionnel et on fait attention à ne pas dégrader la nature » affirme Jean Louis Démelin président du SIVU Font-Romeu/Pyrénées 2000 et maire de Font-Romeu. Sa station adhère à la charte nationale de développement durable dans les stations de montagne. Vivre en montagne aujourd’hui, ce n’est pas facile. L’économie ne repose plus que sur le tourisme et l’agriculture. Tout le travail autour de la santé disparaît. Si l’on n’y prend garde, demain ce seront les services publics, puis les écoles, et ce sera la désertification. « nous sommes des Pyrénéens, et vivre à la montage c’est un choix de vie, presque un art de vivre, une philosophie, malgré les difficultés  liées à l’éloignement et au climat». Les saisons touristiques se resserrent de plus en plus, et l’hiver sans neige, ce n’est pas viable. « le secret de survie d’une station, c’est la force de frappe de la neige de production et l’hébergement. Les pouvoirs publics devraient nous aider ». Sur 30 millions d’euros investis sur la production de neige seule la région Languedoc Roussillon a abondé de 800000 €.

01/03/2011

Le groupe de secours en milieu périlleux en stage à la Serre de Maury

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Le Groupe d’intervention des Sapeurs Pompiers opère en milieu périlleux et en secours canyon et montagne. Il a organisé une session d’entraînement en neige sur le haut du domaine de la station de Formiguères.

IMG_4601.JPGLe GSMP (Groupe de Secours en milieu Périlleux), est constitué d’une équipe d’une vingtaine de  sapeurs pompiers professionnels dont deux volontaires. Spécialisés dans ce type d’intervention, ces professionnels sont appelés à intervenir dans des situations périlleuses. En milieu urbain, le groupe peut intervenir dans le cas de problèmes sur une grue, une tour, des cuves, puits… et sur tous les sites industriels de hauteur. Dans toutes ces interventions, ce sont les techniques de secours montagne qui sont employées. Les sapeurs pompiers du GSMP exercent leur métier comme leurs collègues.IMG_4663.JPG Lorsqu’il y a des difficultés techniques de hauteur, ou de matériel non adapté à ce type de secours, c’est le groupe spécialisé qui intervient. Pierre Muntaner, conseiller technique départemental au SDIS 66, a organisé ces deux journées de formation. « l’objectif est de maintenir les acquis de secours en milieu enneigé ». Un travail qui a permis de revisiter les notions de risque d’avalanche, la recherche avec détecteur de victime en avalanche, les techniques d’orientation et de secours sur neige. Quatre sapeurs pompiers volontaires de Formiguères, qui ont suivi et ont été validés sur la formation « équipier première intervention montagne », étaient associés à cette démarche.

Espaces de compétence en milieu urbain, le GSMP a compétence sur tout le département. Concernant le secteur montagne, un plan préfectoral défini des zones d’intervention. Si les pompiers interviennent en Albères, Fenouillèdes et zone côtière, au-delà de Prades (Canigou) et dans les hauts cantons ce sont les gendarmes et les CRS qui, en alternance une semaine sur deux, ont compétence d’intervention. Dans ce secteur montagne, le GSPM n’intervient qu’en renfort, lorsqu’ il est appelé.

Les conditions hivernales sur les hauts de Formiguères ont favorisé la réalisation de  l’ensemble du programme prévu. « deux journées bénéfiques, qui ont permis à l’équipe de se renforcer pour être plus efficace dans nos interventions » apprécie Pierre Muntaner.

033.JPGsecours, montagne, neige

deux journées actives pour être opérationnels en cas d’intervention.

20/02/2011

La montagne catalane retrouve son blanc manteau

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20 à 30 centimètres de neige sont tombés sur les hauts cantons, redonnant une apparence hivernale, confortant la pratique du ski de piste et permettant la réouverture des domaines nordiques.

neige, ski, glisse, montagneEh oui, l’hiver n’est pas encore terminé, et la neige, parfois capricieuse, a recouvert les hauts cantons, pour le plaisir des vacanciers et des locaux qui les accueillent. C’est ainsi qu’en deux jours, la nature a retrouvé son blanc manteau. Avec ces conditions hivernales, la saison de ski est relancée, et c’est tant mieux. En Capcir c’est en moyenne 25 centimètres de neige fraîche qui est tombée sur l’ensemble du plateau, un peu moins en Cerdagne. Sur les hauts des stations la chute est plus conséquente.

L’espoir revient : la saison était en demi-teinte, cette nouvelle chute redonne espoir. «la neige conforte l’existant, permettant de passer les vacances dans de bonnes conditions » précise Gérôme Meunier directeur de la station des Angles. Même son de cloche du côté de Jean François Poroli, directeur de la station de Formiguères « nous avons pu ouvrir le deuxième boarder cross sur le secteur d’altitude. Cette neige nous permet aussi de préparer des pistes en prévision des prochaines chutes ». Il en est de même sur l’ensemble des stations catalanes.

Le ski de fond renaît : du côté des espaces nordiques, c’est aussi l’embellie. En Capcir,neige, ski, glisse, montagne le site col de la LLose et les sentiers nordiques de la Matte et du Galbe, sont entièrement ouverts à la pratique du ski de fond et de la raquette à neige. Sur Font-Romeu-Pyrénées 2000, Monsieur Luno directeur de la station apprécie «depuis le début de l’hiver, nous avons maintenu une partie du domaine fond ouvert. Cette chute conforte notre domaine. Nous proposons cinq pistes sur la Calme et deux sur les Estagnols (Lupins et Têt) ».

neige, ski, glisse, montagneLes non skieurs y trouveront aussi leur compte puisque les activités autour du ski sont possibles (chiens de traineau, raquette…). Les contemplatifs apprécieront la qualité des paysages et le soleil. Les températures négatives de la nuit ont eu un effet bénéfique sur le manteau neigeux.

Bref, un bel hiver qui redémarre, et une neige de plaisir, à consommer sans modération. Une prochaine chute est prévue ce début de semaine.

neige, ski, glisse, montagneavec le retour de la neige, toutes les activités hivernales reprennent pour le plaisir des vacanciers

10:47 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : neige, ski, glisse, montagne

04/02/2011

Bolquère/Pyrénées 2000, championnat de France de triathlon

C’est sur le site du Termanal des loisirs à Bolquère/Pyrénées 2000 que se déroulera le championnat de France 2011 de triathlon des neiges, ce samedi 5 février, à partir de 10 heures.

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Le triathlon des neiges est l’enchaînement de trois disciplines sur neige : course à pied, triathlon, neige, montagne, championnatparcours vtt et circuit ski de fond, sans arrêt du chronomètre. Une belle épreuve sportive, un spectacle original pour le public. C’est le Termanal des loisirs de Bolquère, qui sera le théâtre de ce championnat de France de triathlon des neiges 2011. La fédération Française de triathlon fait à nouveau confiance à la collectivité de Bolquère en lui confiant l’organisation de ce rendez-vous national pour la deuxième année consécutive. Une organisation relayée par le club Les Angles triathlon qui s’applique à fournir aux triathlètes des itinéraires de qualité  et un accueil digne de ce nom. C’est sur le site nordique des Estagnols, en liaison avec le termanal des loisirs, qu’Alti service tracera les trois parcours.

Superbe parcours : le départ de la course sera donné à 11H. Le public pourra dès 10 heures être présent autour du parc à vélo et rencontrer les sportifs. Les triathlètes prétendant au titre suprême, commenceront par une boucle de  8 km de course à pied, au départ dutriathlon, neige, montagne, championnat Termanal. Puis, retour au point de départ pour enfourcher le VTT et s’élancer sur l’itinéraire de 15 kilomètres. Enfin, après le passage au parc de transition pour poser le vélo,  c’est équipés de ski de fond qu’ils termineront  par un parcours de 12 kilomètres, avant de franchir la ligne d’arrivée devant le Termanal. On comptera 2 heures d’effort pour les premiers et environ 4 h pour les derniers.

Un beau combat : Nicolas Lebrun et Myriam Guillot (sociétaire du club de triathlon des Angles), tous deux champions de France 2010, viendront remettre leur titre en jeu. Chez les jeunes on attend la participation de nos locaux de la discipline en l’occurrence Nina Ramos (les angles triathlon) et Maxime Amirepoque (triathlon club Carcassonnais). Un rendez vous à ne pas manquer.

Dans le cas où il y aurait un manque de neige, le parc à vélo serait transféré sur le parking de la station de Pyrénées 2000, aux abords du front de neige.  Renseignements  http://club.quomodo.com/francedetridesneiges2011

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Un championnat relevé, des sportifs de haut niveau prêts à en découdre, un beau spectacle en perspective.

07/10/2010

Le cerf, roi de la forêt clame son amour automnal

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Réintroduit dans les années 50, en forêt de Barrés, par la fédération départementale des chasseurs des PO, le cerf s'est facilement adapté à son milieu endémique, et rentre dans la période du brame,

 

Le cerf avait déserté les hauts cantons et sa réintroduction par la fédération de chasse est une réussite. Peu exigeant, c'est un animal qui s'adapte facilement à son milieu. Les six cerfs et six biches de 1956, sont aujourd'hui estimés par comptage à 2664 têtes. Son territoire privilégié va de Cerdagne Capcir Haut-Conflent, à la partie occidentale du Canigou et au Madres jusqu'à la forêt de Boucheville en Fenouillèdes.

Forte présence : « la forte densité de l'espèce en Capcir Garotxes et plus partiellement en Cerdagne, ne pose pas de problèmes sanitaires, mais entraîne une compétitivité alimentaire avec les autres espèces » précise Alain Bataille technicien de l'Office National de la Chasse. « Ce fort développement est du au fait que l'on n'a pas suffisamment prélevé dans le passé ». Aujourd'hui, le plan de chasse attribué aux Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA), et aux gestionnaires des forêts domaniales vise à ramener la population de cervidés à des niveaux compatibles de cohabitation avec les autres ongulés sauvages et les troupeaux domestiques. C'est 666 individus, mâles et femelles confondus qui ont été prélevés en 2009.

Une organisation de vie : les biches accompagnées de leur faon de l'année et de celui de l'année précédente vivent en groupes  matriarcaux. Les jeunes mâles cohabitent ensemble, les vieux mâles s'isolent et restent seuls. Herbivore, le cerf peut peser jusqu'à 230 kg, 120 kg pour la biche. Herbe, ligneux (ronces, genévriers, framboisier...), écorces de pin, constituent son menu de base. Le mâle porte des bois qu'il perd en mars, et sont « refaits » pour la période du rut. En octobre, chaque mâle va délimiter un territoire où il va essayer de regrouper le plus grand nombre de biches, qu'il va garder sous son contrôle. Il va marquer et défendre son territoire en bramant. A la fin des amours, chacun retrouve son comportement social habituel. La biche mettra bas un faon au printemps.

« Si vous souhaitez écouter le brame du cerf, il est prudent de l'écouter à distance et de ne pas s'aventurer en forêt » précise Alain Bataille. Le parking de la Maison du Capcir au col de la Quillane, est un bon site pour écouter les cerfs bramer en toute sécurité.