19/12/2011

Festi'Montagne demain

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De 14 heures à minuit, au col de la Quillane, c’est la fête de la montagne. Des activités ludiques à découvrir et à pratiquer avec ou sans neige.

IMG_8546.JPGDepuis plusieurs années, la Maison du Capcir, le Club Capcir Haut-Conflent et des prestataires de loisirs de plein air,  sportives, ludiques et familiales,  proposent une belle animation au col de la Quillane. Durant l’après midi, prenez du plaisir en découvrant sous la conduite de professionnels, toute une kyrielle  d’activités que vous pourrez réaliser durant votre séjour en montagne. Des loisirs qui peuvent se pratiquer avec ou sans neige. Un après midi de rencontre et d’échange avec des animateurs  qui vous feront découvrir leur environnement naturel.

Des loisirs à gogo Initiation au pilotage d’une voile de cerf volant ou au gonflage d’une voile de parapente, randonnée enIMG_9351.JPG raquettes ou ski de fond, marche nordique, ski joering, tir à la carabine laser dans un circuit de biathlon, balade à poney ou âne (pour les enfants). Les animateurs du ski club Capcir/Haut Conflent présenteront les activités du club programmées au long de l’année. Les organisateurs de plongées sous glace seront présents pour vous présenter leur passion et vous inciter à la partager.

A 17 heures, vous pourrez participer à une course d’orientation nocturne sur le plateau du col de la Quillane et peut-être gagner un lot. Tout au long de l’après midi, vin et chocolat chaud seront à votre disposition.

IMG_8564.JPGEt, flocon sur le tas de neige, toutes ces animations sont gratuites. Alors à demain, au col de la Quillane.

Renseignements : 04.68.04.498.786. et www.capcir-nordique.com

 

 

 

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tous les plaisirs des activités de plein air en démonstration et en initiation vous sont offerts ce week-end au col de la Quillane

 

 

17/12/2011

"les produits sauvages" un livre témoin de la vie du PNR

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le « coscoll » à l’honneur sur la couverture des produits sauvages

Consacré aux produits sauvages, ce nouvel ouvrage nous entraîne dans le sillage des cueilleurs, des chasseurs et des pêcheurs du Parc naturel régional. Un périple égrainé de rencontres atypiques et de confidences gourmandes.

Co-édité par le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes et les Nouvelles Éditions Loubatières, ce beau livre sur la cueillette, la chasse et la pêche dans le PNR vient clore la collection Savoirs et saveurs des Pyrénées catalanes. « J’ai voulu que ce 3e tome montre la réalité de ce pays montagnard et brosse un portrait juste de ses habitants », précise Christian BOURQUIN, Président du Parc, à l’initiative de cette aventure éditoriale commencée il y a quatre ans. « Ce que j’aime avant tout c’est la fierté catalane qui se devine à chaque page ».

Des traditions Ici des chasseurs, des pêcheurs et des cueilleurs, d’ordinaire si jaloux de leur science, parlent avec générosité de leur pays, que ce soit le Capcir, la Cerdagne ou le Conflent auquel ils sont viscéralement attachés. La quête vertigineuse du « coscoll », la poursuite haletante de l’isard, la traque interminable de la truite fario ou la transformation de plantes offrent mille occasions de s’immiscer dans l’intimité d’un territoire sauvage. Au fil de l’écriture, des conversations et des portraits, se révèlent des savoir-faire, des terroirs, des pratiques et des secrets culinaires.

Un triptyque Après L’élevage (2009) et Les légumes et les fruits (2010), ce livre clôt un triptyque réalisé comme une enquête sur les traditions populaires et les initiatives locales que perpétuent les habitants. L’ensemble de ces trois volumes constitue un pan important de la mémoire orale des gens d’ici, que le Parc naturel régional se doit de perpétuer et faire connaître.

« les produits sauvages »  est en vente depuis décembre 2011 dans les librairies des Pyrénées-Orientales, des villes du Sud (Toulouse, Bordeaux, Montpellier, …), de Paris (FNAC) et d’ailleurs. Il sera présenté dimanche 18 décembre à la salle des fêtes de Villefranche de Conflent dans le cadre du 7è marché aux truffes. Paul Delgado photographe du livre et Delphine Julien instigatrice de cet évènement seront présents.

 

15/11/2011

Les compétiteurs du Ski club prêts pour la saison

compétition, ski alpin, neige hiver

Après les essayages, réunion des membres du club ravis par leur nouveau blouson de ski.

Les sommets blanchissent à peine, que la saison hivernale débute pour le ski club de Puyvalador. Après deux années d’existence, jeunes compétiteurs, parents, dirigeants, entraîneurs, se sont retrouvés pour envisager le fonctionnement de la saison à venir et mettre en place les entraînements d’avant neige. Une assemblée ravie d’apprendre que malgré les déboires subis par la station avec en particulier l’incendie de l’usine à neige, celle-ci serait opérationnelle pour attaquer dès les premiers flocons (nous en reparlerons dans une de nos prochaines éditions).

Moment fort de la réunion, les nouveaux blousons au nom du ski club que les jeunes ont pu revêtir pour l’occasion. Une réalisation qui a pu voir le jour grâce à la participation de sponsors locaux et audois. Une belle initiative appréciée de tous.

27/08/2011

Camporells :la beauté à l'état pur

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Situé en Capcir, au pied des pics Pérics, les lacs des Camporells offrent un cadre montagnard, facile d’accès, grandiose, à vous couper le souffle, un panorama d’une beauté à l’état pur.

IMG_0643.JPGParmi les sites de montagne réputés du département, le Canigou, le Carlit et ses nombreux lacs font référence. Mais il est un lieu dans la montagne catalane, qui constitue une balade incontournable, c’est le massif et les lacs des Camporells. Son accès facile à partir de la station de ski de Formiguères, la qualité de son environnement, le site est classé, la beauté des paysages que l’on découvre par couches successives, l’accueil au refuge, font de ce site un lieu d’excellence montagnarde.

Beauté explosive : l’accès au parking se fait par une route forestière relativement carrossable. Certes c’est la partie la moins intéressante du trajet, mais si vous partez à pied de la station, cela double le temps de balade. La première demie heure, vous êtes confrontés à un sérieux « coup de cul ». Il faut donc entamer la randonnée calmement, sans précipitation, comme des préliminaires incontournables, le plaisir à venir n’en sera que décuplé. Au fur et à mesure de l’ascension, le point de vue s’élargit au plateau du CapcirIMG_8706.JPG et aux chaines de montagne est et sud, jusqu’au majestueux Canigou. Arrivés à la serre de Maury, observez ces pins à crochets qui poussent à raz du sol, ou qui n’ont pas de branches côté vent dominant. Vous basculez sur la vision ouest et nord de la montagne. A votre droite, la vallée du Galbe, le pic de Baixouillade, la porteille d’Orlu, voie de communication que nos anciens empruntaient pour se rendre aux marchés à bestiaux d’Ax les Thermes. Sur votre gauche admirez le lac des Bouillouses et l’imposant Carlit. Vous approchez de l’extase, grimpez sur le promontoire dominant le site, c’est l’explosion. Les Pérics sont à portée de main, droits et fiers, harmonieux. A leurs pieds, les lacs donnent une touche de fraîcheur dans ce paysage rude et doux, surmonté par des pins à crochets qui soulignent d’une ligne verte échevelée la beauté du site. Prenez le temps, posez vous, respirez, moment inoubliable, où l’on se sent petit et fort dans cette imposante nature en liberté. Descendez jusqu’au refuge, et faites le tour des lacs, admirez les pics se refléter dans l’eau calme des étangs. Vous pouvez déjeuner au refuge, mais il faut réserver. Si vous êtes seul, il y a toujours une omelette et du fromage du pays pour vous sustenter. De retour à la civilisation citadine, si vous avez le blues, pensez fortement à cette balade, et promettez vous d’y revenir, c’est un antidote à la dépression.

Pratique : refuge 19 places, 35 € la demi pension, repas sur réservation

06.82.12.99.22.

 

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la beauté du site ne doit pas vous faire oublier que vous êtes en haute montagne, alors prudence.

02/08/2011

Les Bouillouses, le paradis des promeneurs

lac, altitude, randonner, durable, environnement

A 2000 mètres d’altitude, au pied des Pérics  et du Carlit, le lac des Bouillouses attire, en juillet août, quelques 50 000 vacanciers. C’est beau, c’est plein air, c’est nature et pas cher…

Ce barrage lac, construit pour la production d’électricité alimentant la ligne SNCF du train jaune, est un lieu incontournable des hauts cantons. Petit bijou, superbe écrin, autant d’éloges qui ne tarissent pas pour nommer ce haut lieu préservé de notre département.

lac, altitude, randonner, durable, environnementUn aménagement exemplaire : voilà 10 ans, que le Conseil Général a mis en place une organisation modèle. L’accès durant les deux mois estivaux forts, se fait principalement par navette bus. Un immense parking paysager est à disposition des visiteurs. En 20 minutes, et tous les quarts d’heure de 7 à 19 h, vous accédez à la merveille des merveilles locales. Vous êtes à 2000 mètres d’altitude avec, en point de mire,  au-delà de l’immensité du lac, les massifs des Pérics et du Carlit. Haute montagne accessible au plus grand nombre, point de départ de grandes randonnées (Tour du Capcir, Lanoux, Carlit, GR 10), c’est un lieu dédié à la nature qui est particulièrement préservée. Accueil et sensibilisation du public au respect de l’environnement, mise en place de toilettes écologiques, permettent cette prouesse « l’objectif premier est de limiter la pression automobile sur le milieu naturel. Les études d’impact menées, montrent qu’il y a une régénération du milieu naturel notamment au niveau du pla des Bones Hores et des berges de la Têt » précise Antoine Frances responsable de la gestion du site. Un suivi environnemental du secteur est prévu jusqu’au 15 octobre.

Randos et animation : quatre sentiers balisés (de 1 h 30 à 5 h pour le plus long), aveclac, altitude, randonner, durable, environnement des niveaux de difficultés différents, du débutant au marcheur confirmé sont balisés. Un petit topo est remis gratuitement au point info. « les vacanciers viennent ici pour demander des renseignements sur les randonnées. Le jeu d’orientation ravit les enfants » déclare Clément Fouet chargé d’accueil. Tous les mardis et jeudis jusqu’au 25 août, des balades encadrées par des accompagnateurs sont organisées. Le 20 août une initiation à la pêche est proposée par la Fédération Départementale. Tout cela est gratuit, pensez à réserver. Un concert de musique classique se déroulera au pied du barrage le 10 août à 15 h (participation 15 €).

Prudence toutefois, vous êtes en haute montagne, prévoyez toujours une petite laine.

Infos pratiques

Coût de la navette : adulte 5 €, enfant de 5 à 16 ans 2 € forfait famille 13 €.

Sur place trois établissements proposent buvette, restauration, hébergement (chalet refuge du CAF 04.68.04.93.88. Hôtel Bones Hores 04.68.04.24.22. Auberge du Carlit 04.68.04.22.23.)

Vous pouvez aussi accéder aux Bouillouses par le télésiège de Font-Romeu secteur de la Calme.

Renseignements réservations 04.68.04.24.61. et www.cg66.fr

Ce qu’ils en pensent

lac, altitude, randonner, durable, environnementRenée, conductrice de la navette bus aux Bouillouses, Hollandaise d’origine. C’est ma deuxième saison sur cette ligne. J’aime beaucoup conduire, c’est un métier passionnant. Ce n’est pas très fatigant, il est bien règlementé, mais il demande beaucoup d’attention et de prudence. J’apprécie de discuter avec les passagers, leur donner des conseils, répondre à leurs questions. Les gens sont très sympas et toujours contents quand ils redescendent. Pour moi ce n’est que du plaisir.

 

Fabien, Mathilde, Véronique, Lise habitant en haute Corrèze, en vacances àlac, altitude, randonner, durable, environnement FontRomeu. C’est une belle rencontre, beaucoup de personnes nous l’avaient recommandée. Cela a permis aux filles de découvrir la haute montagne. Le site est remarquable, protégé. Nous avons fait la petite randonnée conseillée par le point info. Nous formons des techniciens qui vont gérer des réserves naturelles. Le site est bien préservé, on est bien accueillis. Pour les familles c’est très bien.

 

lac, altitude, randonner, durable, environnementSandrine et Fabien, habitent à Montauban, venus passer le week-end. Nous avons découvert le site dans un guide des Pyrénées. La balade des lacs est magnifique, beaucoup d’eau, des lacs, ruisseaux, torrents. Au départ c’est caillouteux et pentu, mais la suite est agréable, bien balisé. On reviendra avec les enfants, il y a des sentiers adaptés aux familles. Ce sera plus tôt, pour admirer les rhododendrons en fleur. Les points de vue sont fabuleux, le matin c’est très lumineux. 

 

Christine, Jean Claude, Pauline, Antonin, habitant en Ardèche, en vacances àlac, altitude, randonner, durable, environnement Odeillo. C’est un premier séjour dans la région. Ici c’est très joli, on a fait la grande balade des lacs qui est magnifique et bien balisée. Très bon accueil, les documents sont clairs. On a trouvé des chevaux jusqu’au dernier lac sous le Carlit. Les paysages sont extraordinaires, les couleurs des lacs changeantes selon le moment. Le séjour est très agréable, on a même gravi le col de Pallères en vélo.

 

 

 

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même si vous ne randonnez pas, les Bouillouses vous émerveilleront.

28/07/2011

Jean Brice Leroy : b ien plus que le gardien du refuge des Caporells

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De nombreux sentiers sillonnent la montagne catalane pour le plaisir des vacanciers. Liés à ces parcours, des refuges permettent de réaliser des étapes, tels celui des Camporells sur le tour du Capcir. Jean Brice Leroy, garde ce refuge depuis 18 ans. Une habitude saisonnière dont il ne se lasse pas et qui correspond à sa philosophie de vie « la passion pour la montagne, l’amour des gens, leur donner un accueil confortable et sécurisé dans un milieu isolé, loin de la civilisation ». Un métier qui demande une forte implication et une présence permanente. « seul ce n’est pas possible, même si on ne compte pas ses heures. On est 3 sur la saison pour assurer les services d’accueil, d’hébergement et de restauration. Nous sommes un office de tourisme en altitude. Nous renseignons les randonneurs, qu’ils utilisent le refuge ou non, sur les itinéraires, la météo, la réglementation en montagne, la flore, la faune, donnons des conseils de prudence ». Des projets, Jean Brice en compte, en particulier au sein de l’association AGREPY (Association des Gardiens de Refuges des Pyrénées) qu’il préside. Nous réfléchissons à la mise en place d’un groupement d’achats de produits du terroir et à la réalisation d’un réseau de refuges sur le futur tour des Pérics. Un projet qui irait jusqu’à l’harmonisation des repas « pour que les randonneurs mangent différemment à chaque étape ». Parmi les difficultés du métier Jean Brice relève « la confusion du public avec l’hôtellerie classique. Un refuge, c’est un esprit collectif, les repas sont pris en commun ». La clientèle du refuge est pour la plupart itinérante, mais une grande partie des randonneurs qui fréquentent le site le fait aussi à la journée. Parmi les satisfactions « le travail de sensibilisation à la protection de l’environnement engagé depuis 18 ans porte ses fruits auprès du public qui fréquente le site. Les gens ramènent leurs déchets dans la vallée, il n’ya presque plus de foyers sauvages autour des lacs ». Sur le site du refuge, place à feu et wc écologiques sont à disposition du grand public.

Contact 06 82 12 99 22

09/06/2011

Le grand retour des rapaces diurnes

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Longtemps considérés comme des animaux nuisibles, les rapaces ont failli disparaître de notre territoire. Classés espèce protégée en 1972, ils font aujourd’hui l’objet de programmes de maintient et de restauration.

Les rapaces diurnes se divisent en deux grandes familles. Les falconidés (faucons) petits, rapides, agiles, avec des ailes fines, pointues, et les accipitridés (aigles, vautours, buses, milans…) plus grands, plus lourds, avec de grandes envergures.   Parmi eux, certains sont chasseurs, d’autres charognards. Comme beaucoup de prédateurs, ils défendent leur territoire de chasse contre leurs congénères, ce qui limite leur population. La nourriture est aussi facteur de régulation de l’espèce. Si elle est abondante, les nichées seront plus conséquentes et inversement. Ils ont souffert de destructions systématiques du fait de la méconnaissance de leur biologie ou de peurs, croyances, légendes qu’ils suscitaient. Une « traque » qui a failli mener tous les rapaces au bord de l’extinction. Dans certaines régions, le fait de clouer une chouette sur la porte d’une grange devait éloigner les mauvais esprits. Situés en bout de chaîne alimentaire, ils sont sensibles aux polluants chimiques. Les lignes électriques sont de véritables pièges pour ces oiseaux. Aujourd’hui encore, malgré le classement de protection, ils subissent des destructions directes par tir, pièges, poison. Naturellement présents sur notre territoire, certaines espèces sont menacées et font l’objet de programmes de sauvegarde financés par le ministère de l’environnement. Le Gypaète barbu, le Vautour percnoptère et le Milan royal bénéficient d’un plan de sauvetage avec entre autre la mise en place d’aires de nourrissage. Des missions de suivi sont aussi réalisées dans les programmes européens Natura 2000. Une action qui commence à porter ses fruits puisque ces oiseaux sont en phase de recolonisation sur le département. Discrets, très sensibles au dérangement, les rapaces qui nichent en falaise s’ils sont perturbés, désertent le nid et ne se reproduisent pas. La plupart ont un à deux petits par an. Il est important pour leur survie qu’ils puissent consolider leurs effectifs. Certains nichent sur notre territoire, d’autres migrent. Le Vautour fauve par exemple navigue entre la Lozère, les Pyrénées et l’Espagne. Le Parc naturel régional, les réserves naturelles catalanes, l’ONF, l’ONCFS, le groupe ornithologique du Roussillon mettent en place les programmes de soutien et de maintien aux différentes espèces de rapaces.

 Ils sont huit, des vautours au gypaète barbu

Percnoptère JLA.jpgLe vautour percnoptère, l’africain : originaire d’Egypte, il nait chez nous, passe cinq ans en Afrique et revient se reproduire d’avril à septembre avant de repartir en Afrique. C’est le plus petit des vautours, facilement reconnaissable en vol, avec un corps blanc et le bout des ailes noir. Si l’on dénombre 68 couples sur la chaîne des Pyrénées, un seul est recensé sur notre département. Ce nécrophage se nourrit de petits animaux morts. Il niche dans les cavités des barres rocheuses ou des falaises calcaires. La femelle pond un à trois œufs par an.

Le vautour fauve, le social : il vit en groupe, niche en colonies sur les falaises utiles àvautour fauve jcf DSC_1281.JPG son envol. Il est configuré pour être un charognard. Long cou, petites serres, corps lourd (7 à 10 kg). Adepte du vol plané, on le repère facilement avec sa queue courte, une belle envergure de 2.80 m, le dessus brun, le dessous beige, les rémiges noires.

Circaête JLA.jpgLe circaète Jean-le-Blanc, le forestier : mangeur de serpents, migrateur, il bâti son nid de branches au sommet d’un pin. Avec une envergure de 1.6 à 1.8 m, il dégage en vol une impression de puissance et de majesté. Lorsqu’il chasse, il pratique le vol stationnaire appelé « saint esprit » avant de piquer sur sa proie qu’il saisit avec ses puissantes serres. Grosse tête brun sombre, des yeux jaunes, dessous blanc tacheté de brun, sont ses caractéristiques.

L’aigle royal, le maître des lieux : majestueux en vol, rapide, avecAigle royal JLA.jpg une envergure jusqu’à 2.30 m, c’est un redoutable chasseur muni de serres puissantes, d’un bec tranchant avec une acuité huit fois supérieure à celle de l’homme. Plumage brun sombre, les plumes de la tête et du cou ont des reflets dorés. Gourmet, il se nourrit principalement de marmottes (réintroduites pour sa majesté), de lapins, fouines, renards, mais aussi d’oiseaux. Il niche en falaise dans des secteurs tranquilles et inaccessibles. On dénombre 16 couples sur le département.

faucon crécerelle 2 jcf IMG_5784.JPGLe faucon crécerelle, le saint : rapace le plus commun, il niche dans tout le département, avec un appétit pour la montagne. Grand consommateur de campagnols, musaraignes, mais aussi insectes, lézards, passereaux. Vous l’avez surement aperçu dans le ciel, faisant « le saint esprit » pour repérer ses proies. Il niche dans le nid d’autres espèces, mais affectionne aussi les trous dans les bâtiments. De petite taille, jusqu’à 80 cm d’envergure, sa tête et ses joues sont gris bleu, son dos brun tacheté de noir, sa queue gris cendré avec une barre terminale noire. On compte plus de 250 couples sur le département.

La buse variable, l’opportuniste : tête ronde, queue large assez courte, son  plumagebuse variable 2 jcf IMG_0040.JPG a des couleurs très variables, généralement brun foncé avec le dessous tacheté de blanc. Sédentaire, très territoriale, elle est présente dans les milieux forestiers et niche dans les arbres. Son envergure peut atteindre 1.4 m. Elle se nourrit de petits mammifères, de batraciens, insectes, parfois de céréales ou de charognes en, cas de pénurie. Elle chasse en planant en cercle pendant des heures et souvent à basse altitude, ou postée sur un poteau, une haie, un arbre, repérant sa proie avec sa vue perçante. On compte plus de 80 couples dans le département.

Milan royal JLA.jpgLe milan royal, le racé : il arbore un plumage coloré, roux, blanc, noir, brun, gris avec une tête blanchâtre rayée. Elégant, gracile, ailes étroites, queue échancrée, c’est un des plus beaux rapaces d’Europe. Son régime est varié et s’adapte aux ressources disponibles. Volontiers charognard, il fréquente les décharges et se nourrit aussi de petits mammifères, d’oiseaux, d’insectes, de poissons morts. Il a besoin de grands arbres pour bâtir son aire, d’espaces dégagés (champs, prairies) et de zones humides où il trouve sa nourriture. Nicheur sporadique de notre montagne, il bénéficie d’un plan d’action pour sa survie.

Le gypaète barbu, al trencalos : avec une envergure de 2.8 m, son  dos gris ardoisé,Gypaête JLA.jpg ses ailes effilées et sombres, contrastant avec le dessous plus ou moins couleur rouille provoquée par des bains dans des sources ferrugineuses, c’est l’un des plus grand rapace d’Europe avec le Vautour moine. Oiseau mystérieux, mythique, il est charognard. Les os constituent 80 % de son régime alimentaire. Pour pouvoir ingérer les segments osseux trop volumineux, il saisit l’os dans ses serres, prend de l’altitude et le laisse tomber sur des rochers. Puis il se pose et récolte les morceaux d’os et de moelle dont il raffole. Ayant un faible taux de reproduction, il a failli disparaître d’Europe. Trois couples sont installés depuis 2010 dans notre département.

 ils existe aussi d'autres espèces

On rencontre sur le département d’autres espèces de rapaces diurnes. Certains sont rares tels l’aigle de Bonelli, d’autres migrateurs ou sédentaires, Bondrée apivore, faucon hobereau, Epervier d’Europe, Busard des roseaux, cendré, et Saint Martin, Aigle Botté, Autour des palombes, Faucon pèlerin. Tous ces oiseaux sont surtout visibles en vol. Lors de vos balades, scrutez le ciel, vous aurez surement le plaisir de les observer.

Un équilibre écologique

Comme de nombreux autres prédateurs, ils ont un rôle prépondérant dans l’équilibre écologique. Ils limitent la prolifération des espèces les plus gênantes pour l’agriculture (gros insectes, petits rongeurs). Ils éliminent de préférence les animaux malades ou anormaux, vieux, blessés ou morts. Ils contribuent ainsi à éviter la propagation des maladies épidémiques. Les charognards, quant à eux, font disparaître les cadavres de gros animaux sauvages ou d’élevage. Leur présence est le reflet d’une nature en bonne santé où les mécanismes de régulation jouent pleinement leur rôle. C'est un signe de richesse pour notre patrimoine commun.

Avec l’aimable participation du PNR et de Lionel Courmont du Groupe Ornithologique du Roussillon

Renseignements www.parc-pyrenees-catalanes.fr  http://pagesperso-orange.fr/gorperpignan/