24/04/2011

Dans le sillon de la neige de culture

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De complément aux manques ponctuels de neige, à la production massive pour faire face aux aléas climatologiques, la neige de culture, montrée du doigt par certains, fait aujourd'hui partie de la panoplie des outils incontournables des stations de sports d'hiver.

Nous vivons, depuis plusieurs décennies, des dérèglements climatiques, qui se traduisent parfois l'hiver par un manque de précipitations neigeuses. Ceci met en péril tout un pan de l'économie montagnarde française. Nos hauts cantons ne font pas exception à cette réalité. Le monde du ski a conçu des outils capables de produire la neige. Si d'artificielle, la neige est devenue de culture, et le canon à neige s'est transformé en enneigeur, c'est grâce à cette technologie que cet hiver les stations de ski de la montagne catalane ont pu offrir des domaines ouverts, et une neige de qualité aux amoureux de la glisse.

De l'eau et de l'air : La neige de culture est le résultat d'un mélange pressurisé d'air etFt Rmeu pompes relevage IMG_1412.JPG d'eau refroidie à 2 °, qui, propulsés dans un air froid (jusqu’à 0 °), se transforme  en cristaux de glace. La mise en œuvre de cette production nécessite deux éléments clés : de l'eau et bien sûr de l'énergie (électricité). Ce sont ces deux éléments qui interpellent les écologistes et les agriculteurs. A ces détracteurs, les gestionnaires des stations répondent que d'une part l'eau transformée en neige finit par fondre et alimenter dans la plupart des cas le bassin versant sur lequel elle a été prélevée. De plus la fonte se fait à une période où l'agriculture a besoin d'eau. D'autre part, si les enneigeurs ont besoin d'électricité pour fonctionner, la nouvelle génération de ces matériels est fort peu vorace en énergie.

Prélèvement raisonnable : la technologie développée, l’aménagement des pistes quile lac des Bouillouses en hiver IMG_1317.JPG demandent moins d’épaisseur de neige pour le damage, les économies d’eau faites sur la recherche des déperditions dans les circuits urbains des stations, font baisser la quantité d’eau utilisée pour l’enneigement. En Capcir, la quantité d’eau consommée (300 000 m3) représente 1 % de la capacité des barrages de Matemale et Puyvalador réunis. La perte en eau restituée est évaluée à 30 % (infiltration et évaporation), ce qui est équivalent à l’évaporation des deux plans d’eau. Ces ratios s’appliquent aussi aux stations de Cerdagne. La consommation en eau de l’ensemble des stations françaises pour la production de neige est de 18 millions de m3 (capacité du lac des Bouillouses) ce qui correspond à 50 % de l’eau utilisée pour le remplissage des piscines en France.

Une économie : la montagne vit dans une économie fragile qui se caractérise par deux saisons touristiques, l'été et l'hiver. La saison hivernale est entièrement liée au ski, même s'il est vrai que tous les vacanciers ne pratiquent pas la discipline.  D’une manière directe pour les personnels des stations, d'une manière induite pour tous les autres professionnels de la montagne : loueurs de matériel, moniteurs de ski, hébergeurs, cafetiers, restaurants, épiciers.... Aujourd'hui, même les agriculteurs qui produisent fromages, volailles, miel... doivent leur survie à l'activité touristique bi-saisonnière.

Neige de culture, entre économie et écologie

La survie d'une économie montagnarde

canons grau 014.jpgChristian Blanc, maire des Angles est clair « sans neige de culture, cet hiver qui est le moins enneigé de la décennie, aurait été catastrophique pour l’emploi ». Et de rajouter aussitôt « notre prélèvement en eau est raisonnable et calculé par rapport à la ressource existante ». Les sports d’hiver, c’est aussi un laboratoire d’étude, tout est étudié jusqu’au comportement de la clientèle et à ses attentes pour y répondre du mieux possible. « pour que le client achète le produit neige il faut que le domaine soit enneigé à 75 % ». Un ratio qui satisfait la clientèle et favorise la fréquentation et la tarification. Aux Angles 60 % du domaine est équipé en enneigeurs, et permet d’atteindre ce fameux ratio. La neige de culture a changé la nature de l’économie hivernale. Il y a 20 ans, l’embauche était incertaine, carChristian BLANC.JPG on ne pouvait garantir l’enneigement. On attendait les précipitations de neige. Il n’y avait pas de garantie de date d’embauche ni de perspective de durée de l’emploi. « cette année on est sur 140 jours d’ouverture, ce qui a permis d’offrir plus de 4 mois d’embauche et avec les congés payés et diverses récupérations, on est entre 5.5 et 6 mois de travail pour les saisonniers ». Une garantie de l’emploi qui permet aux saisonniers de louer un appartement sur l’hiver, mais qui a aussi une incidence sur le commerce local. « en 1990, après deux années sans neige, beaucoup pensaient que le ski dans les Pyrénées c’était terminé. La neige de culture a changé la donne et permet une garantie économique ». Sur les Angles en hiver on compte 900 emplois sur l’hiver dont 250 (110 permanents et 140 saisonniers) sur la commune/régie. « on a un rapport permanents saisonniers de 45/55. Il y a 20 ans il était de 20/80 ». La neige de culture a permis de prolonger la saison d’hiver et a aussi un impact sur le tourisme estival, et donc sur l’emploi « lorsque l’on peut offrir 10 mois de travail à un saisonnier, nous essayons de l’embaucher à l’année et complétons son temps travail par des activités complémentaires ». Si la neige de culture est incontournable pour l’économie montagnarde, le maire plaide pour une utilisation raisonnée de l’eau « nous envisageons de ne plus développer l’habitat, nous n’étendrons plus le domaine skiable, et nous luttons pour le maintien des terres agricoles ». Le Capcir a intégré la réflexion de l’utilisation de l’eau pour la neige dans le cadre du SAGE (Shémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux) de l’Aude qui est son bassin versant.

Un parc moderne et performant

Alain Lunot IMG_5598.JPGAvec 500 enneigeurs et 83 % du domaine skiable couvert par l’enneigement de culture, la station de Font-Romeu/Pyrénées 2000 est le domaine le plus densifié en enneigeurs, sur la chaîne des Pyrénées. L’eau provient du barrage des Bouillouses elle est envoyée au sommet de la Calme par 7 compresseurs et alimente le réseau. La station est autorisée par arrêté préfectoral à prélever 540 000 m3 d’eau. En moyenne la station utilise 400 000 m3 soit 2.5 % de la capacité du barrage. « l’eau nous la payons 30 ct d’euro le m3. Non seulement elle est restituée, mais nous ne l’utilisons pas du printemps à l’automne ce qui n’a pas d’incidence sur les lachures agricoles », précise Alain Lunot directeur de la station. 50 %usine pompes de relevage aux bouillouses IMG_1339.JPG de la consommation électrique de la station est dédiée aux enneigeurs. « les canons nouvelle génération produisent 40 m3 de neige heure avec 20 m3 d’air, contre 4 m3 heure avec 200 m3 d’air pour les anciens », ce qui représente une forte baisse du coût énergie. « les compresseurs à air sont pourvus de récupérateurs de condensats ainsi il n’ya aucune huile dans la tuyauterie et dans la neige. Nous n’utilisons que des huiles bio ». La station est engagée dans la démarche de certification ISO 14001 qui initie une stratégie globale vis-à-vis de l’environnement. Les stations ne sont pas menacées par le changement climatique. L’enneigeur fait partie d’une des solutions pour pallier au manque de neige. « le canon à neige fait partie du développement durable. Cet hiver, nous avons vécu à 90 % sur la neige de culture et nous avons reconstitué trois fois le manteau neigeux ».

Un choix de vie

Jean Louis Démelin IMG_5595.JPG« nous sommes les premiers écologistes du département. Nous vivons sur le territoire d’un parc naturel, dans un site Natura 200, dans un environnement exceptionnel et on fait attention à ne pas dégrader la nature » affirme Jean Louis Démelin président du SIVU Font-Romeu/Pyrénées 2000 et maire de Font-Romeu. Sa station adhère à la charte nationale de développement durable dans les stations de montagne. Vivre en montagne aujourd’hui, ce n’est pas facile. L’économie ne repose plus que sur le tourisme et l’agriculture. Tout le travail autour de la santé disparaît. Si l’on n’y prend garde, demain ce seront les services publics, puis les écoles, et ce sera la désertification. « nous sommes des Pyrénéens, et vivre à la montage c’est un choix de vie, presque un art de vivre, une philosophie, malgré les difficultés  liées à l’éloignement et au climat». Les saisons touristiques se resserrent de plus en plus, et l’hiver sans neige, ce n’est pas viable. « le secret de survie d’une station, c’est la force de frappe de la neige de production et l’hébergement. Les pouvoirs publics devraient nous aider ». Sur 30 millions d’euros investis sur la production de neige seule la région Languedoc Roussillon a abondé de 800000 €.

14/03/2011

La forêt publique menacée de gestion privée

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Une note rédigée par le Trésor public préconise de déléguer la gestion des forêts communales à des prestataires privés et inquiète la fédération nationale des communes forestières.

11 000 communes en France sont des communes forestières associées au sein d’une Fédération nationale. Ce patrimoine forestier est soumis en gestion à l’Office National des Forêts. Une mission financée par une participation des communes sur la vente des coupes de bois et une compensation financière de l’Etat. En 2010, Hervé Gaymard, président de l’ONF a été chargé par le Président de la République de rédiger un rapport sur la politique forestière approuvé par les communes réunies au sein de la fédération nationale.

La note dérangeante pour préparer la convention régissant le contrat ONF/Etat 2012-2017, le Trésor public, a rédigé une note destinée au ministre de l’Economie. Cette note intitulée « pistes de réforme de la politique forestière française » soulève une levée de boucliers de l’ensemble des communes forestières. Elle prévoit entre autre l’augmentation considérable des frais de garderie payés par les communes, et à moyen terme, la délégation de la gestion des forêts communales sous forme de concessions à des prestataires privés. Le rôle de l’ONF serait recentré sur des activités de contrôle. L’accueil du public dans les forêts reviendrait aux communes qui le financeraient, ou pourraient interdire l’accès du public.

forêt, privatisation,Des réactions si la Fédération nationale a réagi contre ce projet d’orientation, l’association départementale des Pyrénées Orientales qui réunit 56 communes forestières et présidée par Raymond Trilles, maire de Matemale, lui emboite le pas. « le travail de l’ONF était déjà mis à mal par un diminution importante des gardes forestiers. La privatisation de la gestion forestière risque de déréguler son exploitation et de faire disparaître l’ONF. Le service public est encore une fois mis à mal ».

25/10/2010

Protection de l'avifaune autour du barrage de Puyvalador et bien plus encore

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La communauté de commune Capcir Haut-Conflent, EDF, ERDF et la commune de Réal ont signé une convention de partenariat pour l’aménagement d’un sentier ornithologique autour du lac de Puyvalador.

Le barrage de Puyvalador, géré par ERDF, est une réserve d’eau servant à alimenter les centrales hydroélectriques de la haute vallée de l’Aude. L’ornithologue Benjamin Joffre a observé qu’une centaine d’espèces d’oiseaux vivaient ou migraient sur le site du barrage. De ce constat est née l’idée de réaliser un sentier découverte ludique et éducatif, visant dans le même temps à la protection de cette avifaune. Situé en rive droite du barrage, sur le territoire de la commune de Réal, il sera jalonné de panneaux explicatifs et complété par un observatoire construit en bois.

 La Communauté de Communes  sera maître d’ouvrage d’un projet chiffré à 15 000 € TTC. EDF et ERDF apportent 4 000 € d’aide à la réalisation de ce programme. Cet  aménagement, opérationnel pour l’été 2010, sera accessible librement à tous.

Ce rapprochement a permis aussi d’aborder d’autres dossiers, comme le maintien du niveau d’eau sur le lac de Matemale durant l’été 2010, suite aux travaux réalisés sur les centrales hydroélectriques d’Escouloubre et de Nantilla.

Il est également prévu l’augmentation de la puissance électrique du refuge des Camporells, par le renforcement des panneaux photovoltaïques. Cet équipement est nécessaire pour l’adduction d’eau du refuge, en cours d’installation.

19/05/2010

L'arbre fruitier réintroduit dans le Parc Naturel Régional

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Dans sa mission de mise en valeur de son environnement paysager, le Parc Naturel Régional de Pyrénées Catalanes a mis en place un projet de réintroduction des vergers collectifs sur son territoire, avec la plantation de variétés anciennes.

Tout commence il y a un an avec le travail d'une stagiaire qui va défricher le terrain. Le projet de vergers collectifs prend forme, un cahier des charges est établi. Terrain communal bien exposé et  irrigable, appui du personnel communal, partenariat avec une association ou l'école locale, sont incontournables. Trois communes' Mosset et Enveigt en relation avec leurs écoles, Nohèdes avec le concours de ses habitants sont retenus. Une réflexion sur le remplacement chez les particuliler des haies de tuya par des pommiers, est à l'étude sur Sahorre. « au-delà de l'aspect paysager, c'est la conservation de la biodiversité avec la plantation d'anciennes variétés qui est visée. Planter des pommiers dans les villages du Conflent, c'est aussi un enjeu promotionnel pour la culture de la pomme » précise Mathieu Altadil, chargé du secteur agricole au parc. Pour ces vergers collectifs, les portes greffes sont fournis pat la pépinière du Conseil Général et  seront greffés cet été par Mathieu.

L'exemple d'Enveigt : le jardin du presbytère, terrain communal, était en friche d'puis qu'il n'y a plus de curé au village. C'était l'endroit rêvé pour cette action. Les employés communaux ont défriché et creusé les trous pour planter, les enfants de l'école ont planté. Georges Le Boutet, adjoint au maire, précurseur de l'action sur sa commune est un homme heureux « c'est un beau partenariat entre le parc, l'école, la commune et ses employés, qui va porter ses fruits. L'occasion d'impliquer les enfants dans cette démarche et de recréer un verger tel que nos anciens l'auraient conçu ».

Pédagogie de la patience les enfants de la grande et moyenne section de la maternelle du village, se sont transformés avec bonheur et énergie en arboriculteurs pour l'occasion. Leur instituteur, Olivier Soubielle est un fervent défenseur de cette approche de la nature « toutes les occasion de sortie découverte sont bonnes à prendre. Profiter de l'environnement rural et permettre aux enfants de se projeter vers l'avenir, c'est fantastique. C'est un moment dort de rencontre, de partage, de découverte de nouveaux savoirs ». C'est aussi un apprentissage de la patience car les premières pommes sont prévues pour 2014.

14/04/2010

Le PNR s'implique dans la semaine du développement durable

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Ressource et usage de l'eau, éco-construction, valorisation des ressources locales et identité paysagères mis en avant par le PNR durant cette semaine.

Dans le cadre de la semaine du développement durable, le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, organise des rencontres autour de l'éco-construction, la valorisation des ressources locales et l'identité paysagère.

Le développement durable est un terme qui est souvent dévoyé, mais qui a tout son sens lorsque l'on se préoccupe de l'avenir de notre planète, et du patrimoine naturel que nous allons laisser à nos enfants. « Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » est la définition communément admise du développement durable.

Changeons nos comportements c'est le mot d'ordre de la semaine du développement durable qui se déroule en France du 1 au 7 avril 2010. Ce rendez vous incontournable, initié par le ministère du Développement durable, invite les entreprises, les associations, les services publics, les collectivités, les établissements scolaires à promouvoir, les principes du développement durable. Au travers de nombreuses initiatives, dans tout l'hexagone, les français seront informés et incités à passer durablement à un comportement éco-responsable. Des français qui ont généralement une bonne appréhension des enjeux et adhèrent massivement aux actions individuelles en faveur de la planète : économie d'eau, d'énergie, tri des déchets...

Un parc actif : tout au long de l'année, le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes fait du Développement Durable. Protection et gestion du patrimoine naturel, culturel, paysager, aménagement du territoire, développement économique et social, accueil et éducation à l'environnement, expérimentation sont ses missions principales. Dans le cadre de cette semaine,  avec ses partenaires, il organise deux soirées thématiques qui abordent les sujets très vastes des énergies renouvelables. Après la soirée de jeudi consacrée à l'hydroélectricité, et la ressource en eau, c'est d'éco-construction et de la valorisation des ressources locales, qu'il sera question mercredi 7 avril à Fuilla. Des thèmes choisis parmi l'ensemble des activités du parc, qui illustrent clairement à quel point le développement durable est concret, et n'est pas un phénomène de mode.

Renseignements PNR 04.68.04.97.60.   www.parc-pyrenees-catalanes.fr

Programme du 7 avril 2010-04-01

16 h 30 - visite d'une maison individuelle à Fuilla, construite en bois local et paille (places limitées, inscription obligatoire au PNR)

18 h 00 - les potentialités et les freins liés au développement de microfilières valorisant les ressources locales de la construction. (salle polyvalente de Fuilla)

19 h 15 Mise en perspective de notre perception de la construction traditionnelle sur le territoire des Pyrénées Catalanes (salle polyvalente de Fuilla)

Mesures environnementales pour le massif du Puigmal-Carença

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Parfois perçu comme une contrainte, Natura 2000 s'avère être avant tout un outil concerté de valorisation de l'exceptionnel patrimoine naturel dont sont dotées les Pyrénées catalanes.

Réunis le 2 mars dernier à Llo, le Comité de Pilotage composé d'acteurs socio-économiques locaux et le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, présidé par Christian Bourquin, ont validé la partie diagnostic socio-économique du plan de gestion (document d'objectif) du site Natura 2000 Massif du Puigmal - Carança.

Espaces naturels protégés, les sites Natura 2000, se caractérisent par la présence d'espèces et d'habitats naturels qui nécessitent une protection à l'échelle européenne. Certaines de ces espèces ne se rencontrent que dans les Pyrénées catalanes. La démarche Natura 2000 en France, engage concertation et contractualisation volontaire, et implique au sein d'un même Comité de Pilotage l'ensemble des acteurs concernés par le site à protéger (acteurs du tourisme, des loisirs, services de l'État, élus locaux, chasseurs, pêcheurs, agriculteurs,  propriétaires, gestionnaires de forêt). Ces acteurs aux intérêts parfois divergents établissent ensemble un document d'objectif ayant pour finalité, la bonne gestion et la préservation de l'espace. C'est le PNR qui avec le soutien de la DREAL est l'opérateur désigné pour cela.

Une démarche ouverte le grand public est aussi invité à s'approprier le projet. Trois réunions publiques d'information (Osséja, Saint-Pierre-dels-Forcats, Fontpèdrouse), cinq réunions thématiques, sur la chasse, le tourisme et les loisirs, la pêche, le pastoralisme et la forêt, organisées par le parc,  ont permis d'ouvrir la discussion sur la démarche Natura 2000, ses enjeux et ses conséquences éventuelles sur l'utilisation du site.

Document d'objectifs du débat est issu le diagnostic socio-économique, validé ce 2 mars, à Llo, par le Comité de Pilotage présidé par Alain Bousquet, Maire d'Eyne et vice-président du Parc. Il comprend l'état des lieux écologiques et socio-économiques du site, les objectifs de conservation qui en découlent et les mesures de gestion à envisager. Des inventaires sur les oiseaux et les habitats naturels sont en cours. Suivra une phase d'animation, visant à mettre en place les actions définies par le plan de gestion. Les contrats de gestion qui seront signés amèneront des contreparties financières aux signataires. Un document d'objectif, qui selon Alain Bousquet  « synthétise des enjeux globaux qui concernent tout le monde ».

Renseignements : Parc naturel régional des Pyrénées catalanes

www.parc-pyrénées-catalanes.fr

http://sit.parc-pyrénées-catalanes.fr (cartographies en ligne)

26/02/2010

PNR et Pays à la pointe de l'éco construction

IMG_6647.JPGLe club éco construction du Parc des Pyrénées Catalanes et du Pays Terres Romane, a tenu sa réunion au Gîte écologique de l'Orri à Planés, un bâtiment exemplaire en la matière, apprécié par tous les participants. 

Constitué en juillet 2009, le club éco construction réunit une cinquantaine de personnes. Elus, artisans, architectes, représentants d'associations, se réunissent régulièrement sur des sites remarquables, à la pointe de l'utilisation des techniques d'économies d'énergie. Des séances de travail et d'information, qui vont avoir des conséquences positives dans la construction des nouveaux habitats.

Un exemple le gîte écologique de Planés, met en adéquation, son appellation et sa pratique. Ici, tous les efforts sont faits pour limiter les consommations d'énergie et l'utilisation des ressources environnementales. Eau chaude et chauffage sont produits par l'énergie solaire thermique. Un système photovoltaïque, produit de l'électricité. Un exemple fort pour le groupe de travail qui avait mis à l'ordre du jour la question de la réhabilitation en éco construction. Au-delà des aspects techniques, ce sont les difficultés liées au montage de projets et à l'organisation du chantier qui ont étés abordés.

IMG_6654.JPGCode d'urbanisme toutes ces techniques d'éco constructions, sont liées aux règlements d'urbanisme. Aujourd'hui, les procédures de modification des documents d'urbanisme sont simplifiées. Ceci a pour effet direct de permettre la suppression des règles interdisant l'installation d'énergies renouvelables ou de systèmes constructifs innovants comme par exemple les toitures végétalisées. Avec le vote de Grenelle 2, d'autres règles seront érigées, à l'échelle nationale, assouplissant le contexte règlementaire. Des dispositions qui vont favoriser le développement de la filière éco construction, que le Parc et le Pays souhaitent mettre en place. Dans le cadre de la mission Urbanisme et Paysages, portée par ces deux structures, le débat est porté au niveau du groupe constituant le club. Des échanges de vues intéressantes, sur l'aménagement du territoire, qui  est à la croisée des chemins de l'urbanisme, du paysage, et des performances énergétiques. Afin de faciliter les porteurs de projets de constructions écologiques, qu'ils soient particuliers, ou collectivités, un annuaire des professionnels des métiers du bâtiment va être réalisé. Son objectif est de mettre en valeur les compétences « éco constructives »  de ces techniciens. Un recensement par le biais d'un questionnaire va être lancé auprès des artisans du territoire du Pays Terres Romanes. L'annuaire devrait être mis en ligne ce printemps.

Des réflexions et des actions qui montrent que l'éco construction est un véritable enjeu pour l'aménagement et le développement qualitatif de notre territoire. 

IMG_3993.JPGLe gîte écologique de Planés est un exemple d'éco construction et de sensibilisation des séjournants au tri sélectif et à l'économie dans l'utilisation des ressources environnementales.