25/02/2012

Col de la llose, le paradis des possibles

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plaisir, farnente, hiver, neige, ski, raquetteImaginez un col à 1866 mètres d’altitude, doté d’un grand parking goudronné et d’un bâtiment d’accueil. Pas très poétique, mais très pratique. Garez votre véhicule et approchez du bâtiment, appréciez son architecture de pierre et de bois. Poussez la porte, vous serez bien accueilli, ici le sourire c’est une tradition. Buvette, restauration rapide, sanitaires, salle hors sac, location de skis et de raquettes, et une superbeplaisir, farnente, hiver, neige, ski, raquette terrasse exposée plein sud. Le petit chalet en bois, à gauche du bâtiment est incontournable pour acheter votre redevance d’accès aux pistes de ski de fond. Vous y obtiendrez tous les renseignements sur les pistes, leur enneigement, les bons plans. Six pistes (une verte, trois bleues, 2 rouges) tracées en classique et skating. Vous ne pratiquez ni le ski de fond, ni la raquette, essayez la luge sur la piste mise gracieusement à votre disposition. Glisser ce n’est pas « votre truc », choisissez un jour de soleil, et posez vous sur la terrasse. Flânez, laissez passer le temps, en admirant tous ces sportifs, en superbes tenues multicolores qui prennent leur pied sur des circuits superbement tracées. Le Must, c’est d’aller déjeuner au refuge du Col del Torn, en ski ou raquette, 13 km aller retour avec un point de vue sur le Canigou à mi chemin.

Venez tester la Llose, c’est le paradis des possibles…

 

Ils ont déjeuné au refuge du Col del Torn.

 

plaisir, farnente, hiver, neige, ski, raquetteCéline et Jérôme, habitant en Isère, en vacances à Pyrénées 2000. Onplaisir, farnente, hiver, neige, ski, raquette pratique habituellement le ski de fond, mais jamais sur la Llose. On a découvert le site hier en raquettes avec nos parents, et on est venus aujourd’hui en  ski. La piste est super et le refuge magnifique, très bien chauffé. On reviendra y dormir avec des amis. Ici c’est que du bonheur,

 

Henri, Annie, Jacques, Lucile, originaires d’Albi, en vacances aux Angles. On est venu en raquettes, entre amis depuis le col de Creu. L’accueil au refuge est formidable, la cheminée allumée, extraordinaire. A midi c’est grillade catalane, une étape confortable dans notre randonnée. Une belle balade, dans un site protégé, avec des paysages magnifiques.

 

plaisir, farnente, hiver, neige, ski, raquetteFlorent, Marcel, Lilian, Valérie, Cyril, originaires de Font-Romeu, enplaisir, farnente, hiver, neige, ski, raquette vacances à Serdinya. On vient habituellement skier au col de la Llose, et déjeuner au refuge. C’est un passage obligé, un vrai régal, dans un joli décor naturel. La piste est bien damée et accessible à tous. Le refuge est grand, agréable, confortable, l’accueil sympathique et souriant.

 

Dominique, gardienne du refuge du Col del Torn. C’est ma troisième saison d’hiver, la clientèle est familiale et très conviviale, du plaisir. Les gens sont curieux sur l’environnement, la météo, les balades à faire. La cheminée allumée quand il fait frais, la terrasse avec son point de vue, et le repas authentique

 

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skieurs ou non, glisseurs ou non, raquetteurs ou non, la Llose est un site incontournable

07/01/2012

Tempête : d'importants dégats matériels relevés dans les hauts czntons

 

 

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Avec un maximum de 153 kilomètres heure en Capcir (40 km de moins que lors de la tempête Klaus de janvier 2009), le vent a certes perturbé la vie des hauts cantons, mais les dégâts sont heureusement globalement moindres qu’en 2009.

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En Capcir, la D52 qui relie Matemale aux Angles était fermée à la circulation hier matin. A hauteur de la clairière, vestiges des méfaits de Klaus, les arbres se sont abattus sur la route sur une centaine de mètres. Dans la forêt quelques arbres abattus autour de l’espace touristique de l’ourson, mais sans conséquence fâcheuse pour les bâtiments. On ne notait pas de forte dégradation dans les villages, si ce n’est sur les Angles qui semble la commune la plus touchée en Capcir. Les stations étaient fermées toute la journée, le vent traînant à faiblir. Sur Puyvalador, quelques arbres ont été vite dégagés, sans gravité pour les remontées mécaniques. Même son de cloche sur Formiguères, avec un peu plus d’arbres tombés sur les pistes, mais tout est mis en œuvre et la station devrait rouvrir aujourd’hui. Petit point positif, il a neigé durant la nuit sur le haut de la station. Pour les Angles.

Une année qui ne s’annonce pas sous de bons hospices, mais les montagnards ne baissent pas les bras. Tout est mis en œuvre pour que ce week-end la vie locale et touristique fonctionne normalement

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24/12/2011

Idée Cadeau, un beau livrfe "les produits sauvages"

 

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Un beau livre sur les savoirs et les saveurs des Pyrénées catalanes
autour de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Au fil de l’écriture, des conversations, des portraits, se révèlent un terroir, des pratiques, des secrets culinaires. Les images du photographe Paul Delgado donnent du relief à cet ouvrage.

Edité par le PNR et les éditions Loubatières, il est en vente (29 €) dans les librairies et points presse.   

 

25/10/2011

Les palabres du Parc Naturel régional

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Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes a engagé la révision de sa charte, une réflexion qui passe par des échanges avec la population, qui est conviée à participer au débat..

En 2014, le parc des Pyrénées catalanes remet en jeu son label « parc naturel régional ». Son renouvellement dépend de l’avis de l’Etat sur le projet de territoire proposé pour la période 2014/2016. Pour cela, dès aujourd’hui, le contenu du programme doit-être défini, et les réponses apportées aux questions qui se posent : quel cadre de vie, quelle offre de services, quelles ressources économiques, quelle protection des espaces naturels, quelle valorisation des patrimoines, quels modes de déplacements…

Les palabres : Le syndicat mixte du parc, a décidé faire participer à la réflexion, les habitants des  64 communes membres, en organisant des rencontres dans les villages. Ces « palabres du parc », ouvertes à tous, véritable temps de discussion et de débat ont déjà eu lieu à Villefranche pour le Conflent et à Ur pour la Cerdagne. Le troisième rendez vous concerne le Capcir. Il est prévu le mercredi 28 octobre à 18 heures, au bistrot de pays de Matemale. C’est autour de la question vivre ici dans un parc naturel en pays catalan, pour quoi faire, que vous êtes tous invités à répondre au cours de cette rencontre. Ces débats permettent au parc de définir un projet collectif d’aménagement du territoire à l’image de ses habitants.

Vous pouvez d'ores et déjà vous exprimer et vous informer sur le renouvellement du label "Parc naturel régional" sur le blog http://blog.parc-naturel-pyrenees-catalanes.com

12/08/2011

Jean François Delage a la fibre montagnarde

 

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S’il connaît la montagne catalane pour l’avoir arpentée en raquettes ou ski de fond l’hiver, le Préfet Jean François Delage était en visite officielle en Capcir/Haut-Conflent, répondant à l’invitation de Raymond Trilles président de l’intercommunalité.

préfet,communauté,emploi,chantierAccompagné par Alice Coste Sous Préfète de Prades, et Zinédine Alla, élève de l’école polytechnique en stage à la Préfecture des PO, le Préfet était accueilli par les élus locaux de Capcir et Haut-Conflent. Un périple au départ de La Cabanasse, rencontre et échange avec les stagiaires du chantier d’insertion forêt « ce chantier va permettre à des jeunes de trouver des solutions d’emploi et nous les aiderons pour cela ». Puis visite des remparts de Mont-Louis en réfection, passage par le chalet accueil du Col de la Llose et enfin découverte de la scierie et de la déchetterie intercommunales. Des sites et des actions qui comptent dans le développement local et dont l’investissement est aidé par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département. « je viens me rendre compte de la réalité des actions que mènent les élus sur le terrain. Je relève deux aspects importants et complémentaires. Le développement touristique basé sur le ski de fond, et la mise enpréfet,communauté,emploi,chantier valeur du patrimoine ». Deux aspects sur lesquels, le Préfet souhaite que l’Etat intervienne. Réalisation d’un stade de biathlon et perspective d’un chantier d’insertion autour de l’entretien des fortifications. Mais ce qui a le plus marqué le Préfet, c’est la scierie intercommunale « je suis favorablement impressionné par le développement progressif de la filière bois. Une vraie richesse, une matière première qu’il faut valoriser ». Là on est bien dans le développement durable avec un circuit court. Le bois provient des forêts locales, il est débité sur place et utilisé par les artisans locaux, les déchets sont valorisés en bois déchiqueté et approvisionnent la chaufferie qui desservira les bâtiments de la zone artisanale et alimente l’unité de séchage du bois. « c’est une belle initiative de plus créatrice d’emploi ».

A propos de l’intercommunalité Jean François Delage précise « j’ai proposé aux communes du département un schéma concernant l’intercommunalité. Les communes ont délibéré et donné un avis en date du 03 août. J’ai transmis la totalité de ces avis sans commentaires, ni synthèse, à la CDCI (Convention Départementale de Coopération Intercommunale). Ce sont les membres de cette structure qui apprécieront l’opportunité du choix. Concernant Cerdagne Capcir, si la CDCI vote à la majorité qualifiée pour deux communautés, je ne peux m’y opposer. Je rappelle toutefois qu’avant le 31 décembre 2011, toutes les communes doivent-être intégrées dans une intercommunalité, c’est la loi et je la ferai respecter ».

 

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une visite instructive qui favorise les échanges

02/08/2011

Les Bouillouses, le paradis des promeneurs

lac, altitude, randonner, durable, environnement

A 2000 mètres d’altitude, au pied des Pérics  et du Carlit, le lac des Bouillouses attire, en juillet août, quelques 50 000 vacanciers. C’est beau, c’est plein air, c’est nature et pas cher…

Ce barrage lac, construit pour la production d’électricité alimentant la ligne SNCF du train jaune, est un lieu incontournable des hauts cantons. Petit bijou, superbe écrin, autant d’éloges qui ne tarissent pas pour nommer ce haut lieu préservé de notre département.

lac, altitude, randonner, durable, environnementUn aménagement exemplaire : voilà 10 ans, que le Conseil Général a mis en place une organisation modèle. L’accès durant les deux mois estivaux forts, se fait principalement par navette bus. Un immense parking paysager est à disposition des visiteurs. En 20 minutes, et tous les quarts d’heure de 7 à 19 h, vous accédez à la merveille des merveilles locales. Vous êtes à 2000 mètres d’altitude avec, en point de mire,  au-delà de l’immensité du lac, les massifs des Pérics et du Carlit. Haute montagne accessible au plus grand nombre, point de départ de grandes randonnées (Tour du Capcir, Lanoux, Carlit, GR 10), c’est un lieu dédié à la nature qui est particulièrement préservée. Accueil et sensibilisation du public au respect de l’environnement, mise en place de toilettes écologiques, permettent cette prouesse « l’objectif premier est de limiter la pression automobile sur le milieu naturel. Les études d’impact menées, montrent qu’il y a une régénération du milieu naturel notamment au niveau du pla des Bones Hores et des berges de la Têt » précise Antoine Frances responsable de la gestion du site. Un suivi environnemental du secteur est prévu jusqu’au 15 octobre.

Randos et animation : quatre sentiers balisés (de 1 h 30 à 5 h pour le plus long), aveclac, altitude, randonner, durable, environnement des niveaux de difficultés différents, du débutant au marcheur confirmé sont balisés. Un petit topo est remis gratuitement au point info. « les vacanciers viennent ici pour demander des renseignements sur les randonnées. Le jeu d’orientation ravit les enfants » déclare Clément Fouet chargé d’accueil. Tous les mardis et jeudis jusqu’au 25 août, des balades encadrées par des accompagnateurs sont organisées. Le 20 août une initiation à la pêche est proposée par la Fédération Départementale. Tout cela est gratuit, pensez à réserver. Un concert de musique classique se déroulera au pied du barrage le 10 août à 15 h (participation 15 €).

Prudence toutefois, vous êtes en haute montagne, prévoyez toujours une petite laine.

Infos pratiques

Coût de la navette : adulte 5 €, enfant de 5 à 16 ans 2 € forfait famille 13 €.

Sur place trois établissements proposent buvette, restauration, hébergement (chalet refuge du CAF 04.68.04.93.88. Hôtel Bones Hores 04.68.04.24.22. Auberge du Carlit 04.68.04.22.23.)

Vous pouvez aussi accéder aux Bouillouses par le télésiège de Font-Romeu secteur de la Calme.

Renseignements réservations 04.68.04.24.61. et www.cg66.fr

Ce qu’ils en pensent

lac, altitude, randonner, durable, environnementRenée, conductrice de la navette bus aux Bouillouses, Hollandaise d’origine. C’est ma deuxième saison sur cette ligne. J’aime beaucoup conduire, c’est un métier passionnant. Ce n’est pas très fatigant, il est bien règlementé, mais il demande beaucoup d’attention et de prudence. J’apprécie de discuter avec les passagers, leur donner des conseils, répondre à leurs questions. Les gens sont très sympas et toujours contents quand ils redescendent. Pour moi ce n’est que du plaisir.

 

Fabien, Mathilde, Véronique, Lise habitant en haute Corrèze, en vacances àlac, altitude, randonner, durable, environnement FontRomeu. C’est une belle rencontre, beaucoup de personnes nous l’avaient recommandée. Cela a permis aux filles de découvrir la haute montagne. Le site est remarquable, protégé. Nous avons fait la petite randonnée conseillée par le point info. Nous formons des techniciens qui vont gérer des réserves naturelles. Le site est bien préservé, on est bien accueillis. Pour les familles c’est très bien.

 

lac, altitude, randonner, durable, environnementSandrine et Fabien, habitent à Montauban, venus passer le week-end. Nous avons découvert le site dans un guide des Pyrénées. La balade des lacs est magnifique, beaucoup d’eau, des lacs, ruisseaux, torrents. Au départ c’est caillouteux et pentu, mais la suite est agréable, bien balisé. On reviendra avec les enfants, il y a des sentiers adaptés aux familles. Ce sera plus tôt, pour admirer les rhododendrons en fleur. Les points de vue sont fabuleux, le matin c’est très lumineux. 

 

Christine, Jean Claude, Pauline, Antonin, habitant en Ardèche, en vacances àlac, altitude, randonner, durable, environnement Odeillo. C’est un premier séjour dans la région. Ici c’est très joli, on a fait la grande balade des lacs qui est magnifique et bien balisée. Très bon accueil, les documents sont clairs. On a trouvé des chevaux jusqu’au dernier lac sous le Carlit. Les paysages sont extraordinaires, les couleurs des lacs changeantes selon le moment. Le séjour est très agréable, on a même gravi le col de Pallères en vélo.

 

 

 

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même si vous ne randonnez pas, les Bouillouses vous émerveilleront.

09/06/2011

Le grand retour des rapaces diurnes

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Longtemps considérés comme des animaux nuisibles, les rapaces ont failli disparaître de notre territoire. Classés espèce protégée en 1972, ils font aujourd’hui l’objet de programmes de maintient et de restauration.

Les rapaces diurnes se divisent en deux grandes familles. Les falconidés (faucons) petits, rapides, agiles, avec des ailes fines, pointues, et les accipitridés (aigles, vautours, buses, milans…) plus grands, plus lourds, avec de grandes envergures.   Parmi eux, certains sont chasseurs, d’autres charognards. Comme beaucoup de prédateurs, ils défendent leur territoire de chasse contre leurs congénères, ce qui limite leur population. La nourriture est aussi facteur de régulation de l’espèce. Si elle est abondante, les nichées seront plus conséquentes et inversement. Ils ont souffert de destructions systématiques du fait de la méconnaissance de leur biologie ou de peurs, croyances, légendes qu’ils suscitaient. Une « traque » qui a failli mener tous les rapaces au bord de l’extinction. Dans certaines régions, le fait de clouer une chouette sur la porte d’une grange devait éloigner les mauvais esprits. Situés en bout de chaîne alimentaire, ils sont sensibles aux polluants chimiques. Les lignes électriques sont de véritables pièges pour ces oiseaux. Aujourd’hui encore, malgré le classement de protection, ils subissent des destructions directes par tir, pièges, poison. Naturellement présents sur notre territoire, certaines espèces sont menacées et font l’objet de programmes de sauvegarde financés par le ministère de l’environnement. Le Gypaète barbu, le Vautour percnoptère et le Milan royal bénéficient d’un plan de sauvetage avec entre autre la mise en place d’aires de nourrissage. Des missions de suivi sont aussi réalisées dans les programmes européens Natura 2000. Une action qui commence à porter ses fruits puisque ces oiseaux sont en phase de recolonisation sur le département. Discrets, très sensibles au dérangement, les rapaces qui nichent en falaise s’ils sont perturbés, désertent le nid et ne se reproduisent pas. La plupart ont un à deux petits par an. Il est important pour leur survie qu’ils puissent consolider leurs effectifs. Certains nichent sur notre territoire, d’autres migrent. Le Vautour fauve par exemple navigue entre la Lozère, les Pyrénées et l’Espagne. Le Parc naturel régional, les réserves naturelles catalanes, l’ONF, l’ONCFS, le groupe ornithologique du Roussillon mettent en place les programmes de soutien et de maintien aux différentes espèces de rapaces.

 Ils sont huit, des vautours au gypaète barbu

Percnoptère JLA.jpgLe vautour percnoptère, l’africain : originaire d’Egypte, il nait chez nous, passe cinq ans en Afrique et revient se reproduire d’avril à septembre avant de repartir en Afrique. C’est le plus petit des vautours, facilement reconnaissable en vol, avec un corps blanc et le bout des ailes noir. Si l’on dénombre 68 couples sur la chaîne des Pyrénées, un seul est recensé sur notre département. Ce nécrophage se nourrit de petits animaux morts. Il niche dans les cavités des barres rocheuses ou des falaises calcaires. La femelle pond un à trois œufs par an.

Le vautour fauve, le social : il vit en groupe, niche en colonies sur les falaises utiles àvautour fauve jcf DSC_1281.JPG son envol. Il est configuré pour être un charognard. Long cou, petites serres, corps lourd (7 à 10 kg). Adepte du vol plané, on le repère facilement avec sa queue courte, une belle envergure de 2.80 m, le dessus brun, le dessous beige, les rémiges noires.

Circaête JLA.jpgLe circaète Jean-le-Blanc, le forestier : mangeur de serpents, migrateur, il bâti son nid de branches au sommet d’un pin. Avec une envergure de 1.6 à 1.8 m, il dégage en vol une impression de puissance et de majesté. Lorsqu’il chasse, il pratique le vol stationnaire appelé « saint esprit » avant de piquer sur sa proie qu’il saisit avec ses puissantes serres. Grosse tête brun sombre, des yeux jaunes, dessous blanc tacheté de brun, sont ses caractéristiques.

L’aigle royal, le maître des lieux : majestueux en vol, rapide, avecAigle royal JLA.jpg une envergure jusqu’à 2.30 m, c’est un redoutable chasseur muni de serres puissantes, d’un bec tranchant avec une acuité huit fois supérieure à celle de l’homme. Plumage brun sombre, les plumes de la tête et du cou ont des reflets dorés. Gourmet, il se nourrit principalement de marmottes (réintroduites pour sa majesté), de lapins, fouines, renards, mais aussi d’oiseaux. Il niche en falaise dans des secteurs tranquilles et inaccessibles. On dénombre 16 couples sur le département.

faucon crécerelle 2 jcf IMG_5784.JPGLe faucon crécerelle, le saint : rapace le plus commun, il niche dans tout le département, avec un appétit pour la montagne. Grand consommateur de campagnols, musaraignes, mais aussi insectes, lézards, passereaux. Vous l’avez surement aperçu dans le ciel, faisant « le saint esprit » pour repérer ses proies. Il niche dans le nid d’autres espèces, mais affectionne aussi les trous dans les bâtiments. De petite taille, jusqu’à 80 cm d’envergure, sa tête et ses joues sont gris bleu, son dos brun tacheté de noir, sa queue gris cendré avec une barre terminale noire. On compte plus de 250 couples sur le département.

La buse variable, l’opportuniste : tête ronde, queue large assez courte, son  plumagebuse variable 2 jcf IMG_0040.JPG a des couleurs très variables, généralement brun foncé avec le dessous tacheté de blanc. Sédentaire, très territoriale, elle est présente dans les milieux forestiers et niche dans les arbres. Son envergure peut atteindre 1.4 m. Elle se nourrit de petits mammifères, de batraciens, insectes, parfois de céréales ou de charognes en, cas de pénurie. Elle chasse en planant en cercle pendant des heures et souvent à basse altitude, ou postée sur un poteau, une haie, un arbre, repérant sa proie avec sa vue perçante. On compte plus de 80 couples dans le département.

Milan royal JLA.jpgLe milan royal, le racé : il arbore un plumage coloré, roux, blanc, noir, brun, gris avec une tête blanchâtre rayée. Elégant, gracile, ailes étroites, queue échancrée, c’est un des plus beaux rapaces d’Europe. Son régime est varié et s’adapte aux ressources disponibles. Volontiers charognard, il fréquente les décharges et se nourrit aussi de petits mammifères, d’oiseaux, d’insectes, de poissons morts. Il a besoin de grands arbres pour bâtir son aire, d’espaces dégagés (champs, prairies) et de zones humides où il trouve sa nourriture. Nicheur sporadique de notre montagne, il bénéficie d’un plan d’action pour sa survie.

Le gypaète barbu, al trencalos : avec une envergure de 2.8 m, son  dos gris ardoisé,Gypaête JLA.jpg ses ailes effilées et sombres, contrastant avec le dessous plus ou moins couleur rouille provoquée par des bains dans des sources ferrugineuses, c’est l’un des plus grand rapace d’Europe avec le Vautour moine. Oiseau mystérieux, mythique, il est charognard. Les os constituent 80 % de son régime alimentaire. Pour pouvoir ingérer les segments osseux trop volumineux, il saisit l’os dans ses serres, prend de l’altitude et le laisse tomber sur des rochers. Puis il se pose et récolte les morceaux d’os et de moelle dont il raffole. Ayant un faible taux de reproduction, il a failli disparaître d’Europe. Trois couples sont installés depuis 2010 dans notre département.

 ils existe aussi d'autres espèces

On rencontre sur le département d’autres espèces de rapaces diurnes. Certains sont rares tels l’aigle de Bonelli, d’autres migrateurs ou sédentaires, Bondrée apivore, faucon hobereau, Epervier d’Europe, Busard des roseaux, cendré, et Saint Martin, Aigle Botté, Autour des palombes, Faucon pèlerin. Tous ces oiseaux sont surtout visibles en vol. Lors de vos balades, scrutez le ciel, vous aurez surement le plaisir de les observer.

Un équilibre écologique

Comme de nombreux autres prédateurs, ils ont un rôle prépondérant dans l’équilibre écologique. Ils limitent la prolifération des espèces les plus gênantes pour l’agriculture (gros insectes, petits rongeurs). Ils éliminent de préférence les animaux malades ou anormaux, vieux, blessés ou morts. Ils contribuent ainsi à éviter la propagation des maladies épidémiques. Les charognards, quant à eux, font disparaître les cadavres de gros animaux sauvages ou d’élevage. Leur présence est le reflet d’une nature en bonne santé où les mécanismes de régulation jouent pleinement leur rôle. C'est un signe de richesse pour notre patrimoine commun.

Avec l’aimable participation du PNR et de Lionel Courmont du Groupe Ornithologique du Roussillon

Renseignements www.parc-pyrenees-catalanes.fr  http://pagesperso-orange.fr/gorperpignan/