09/10/2010

Inauguration d'une cabane pasotrale

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Après l'inauguration en juillet de la cabane pastorale de Formiguères, c'est celle de Caudiès de Conflent qui vient d'être inaugurée. Deux bâtisses témoin, qui ont vu le jour grâce  au travail méthodologique engagé par le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes.

 

IMG_0719.JPGLa réhabilitation ou la construction de cabanes pastorales, doit s'adapter  au code du travail et de la santé publique, et aux règlementations en matière d'urbanisme, d'environnement, de réseaux et d'accès. Pendant les dix dernières années, aucun permis de construire n'avait été accordé par l'Etat. Face à ces difficultés, le PNR, en collaboration  avec l'Association Foncière Pastorale et les Groupements Pastoraux des Pyrénées Orientales, la chambre d'agriculture, le service d'utilité agricole de la montagne, le Conseil Général, la Région, les services de l'Etat et le commissariat de Massif, a établi une méthode de rédaction de permis de construire. Un outil opérationnel qui a été utilisé sur Formiguères et Caudiès, et qui servira aux autres groupements pastoraux, entre autres ceux de Font-Romeu et de Mantet. Une démarche rappelée par Raymond Trilles vice Président du Parc au nom de Christian Bourquin Président «les cabanes pastorales permettent aux pâtres de vivre dans des conditions de vie normale et de les fidéliser.  L'agriculture participe au maintien des populations rurales et au développement des activités touristiques. C'est une composante de notre identité montagnarde ».

Un enjeu fort : Tony Baurès, président des éleveurs de Cerdagne Capcir apprécie le chemin parcouru « six années de travail pour arriver à IMG_0728.JPGce beau bâtiment, qui permettra au vacher de loger sur l'estive. Une estive sur les communes de Caudiès, Railleu et Ayguatebia qui accueille 350 génisses et 150 vaches, avec un budget qui s'élève à 40 000 € de fonctionnement et 15 000 € d'investissement par an  ». Satisfaction du côté de Michel Gualar, président de la Cambre d'Agriculture des PO « l'élevage fait partie de la famille des agriculteurs catalans. Les éleveurs entretiennent le territoire. La dynamique agricole passe par ce type de réalisation qui permet entre autre au vacher d'avoir une qualité de vie normale ». Suzanne Delieu, conseillère régionale et vice président du parc rappelait « l'intérêt de la Région pour les estives et l'aménagement du territoire, qui s'est concrétisé par 2.5 millions d'Euros sur cinq ans d'aide à l'agriculture de montagne ». Pour Charles Pujos, commissaire du massif Pyrénéen « le pastoralisme fait partie de l'identité forte des Pyrénées. La méthodologie de construction de cabanes pastorales peut-être utilisée sur toute la chaîne ».

Une inauguration conclue par un superbe buffet montagnard offert par le groupement pastoral.

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agriculteurs et leurs élus, élus locaux, départementaux et régionaux, commissaire à l'aménagement des Pyrénées ont inauguré cette nouvelle cabane.

12/08/2010

Balades en estives : découverte d'une tradition

Les éleveurs de la  « Rosée des Pyrénées Catalanes », ce veau des montagnes élevé dans le respect de la nature, vous proposent de vous accompagner durant une journée sur leurs estives, à la découverte du territoire, des traditions et de vous faire découvrir leur métier.

 

 

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A l'heure ou la qualité de la nourriture est au centre de nos préoccupations, les éleveurs catalans, font des efforts pour que leur production bovine soit des plus respectueuses de leur environnement. De ce travail, est née la Rosée des Pyrénées, un veau élevé en estive uniquement au lait de sa mère et à l'herbe des montagnes catalanes. Un cahier des charges très strict, détermine une méthode naturelle de production, des dates de commercialisation, de juin à décembre pour la Rosée. Amoureux de leur métier, de leurs montagnes, de leurs troupeaux, ces éleveurs passionnés vous proposent au long d'une journée découverte, riche en émotions, de partager leur quotidien au cours d'une balade en estive. Pratiques pastorales, choix des races (Aubracs, Gasconnes, Brunes), développement durable, richesse de la flore et de la faune, influence du pastoralisme sur le paysage, contribution des estives à la protection de la nature seront abordées par vos « accompagnateurs » du jour. A midi, un repas composé uniquement de produits locaux, dont une grillade de Rosée, vous permettra d'apprécier ses qualités gustatives.

Une marque : les balades en estives, qui sont en adéquation avec la démarche environnementale du Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, ont obtenu la marque parc. Une belle distinction qui récompense les efforts qualitatifs de cet élevage traditionnel. Les balades en estives sont accessibles à tous, et sur certaines dates, une variante avec une randonnée montagne encadrée par un accompagnateur professionnel, propose en option un parcours sportif. A 13 heures, tout le monde se retrouve pour le déjeuner en plein air. La dernière balade sur Mosset (Col de Jau), a vu une participation exceptionnelle. Tant au niveau des encadrants, quatre éleveurs de Rosée entre autre, que du public. Une représentation européenne composée de vacanciers hollandais, belges, anglais et d'habitants du département. Une journée inoubliable au dire de tous.

Deux fois par semaine et jusqu'au 11 septembre, des balades en estive sont programmées.

Renseignements, réservation : 06.24.41.01.18.

www.roséedespyrénées.com 

ils ont apprécié la balade en estive

1 -pierre.JPGles bouchers doivent proposer la Rosée

Pierre, boucher à Toulouges, proposant de la Rosée. Je vends ce produit, et quand c'est la Rosée, c'est la Rosée. J'ai invité 24 de mes clients pour leur faire découvrir ce qu'est vraiment la Rosée des Pyrénées, une bête de terroir. La journée a été extraordinaire. La rencontre avec les éleveurs, la découverte de leur mode d'élevage, tout le monde a apprécié. Ce que je déplore, c'est que peu de bouchers proposent la Rosée sur leur étal. Le jour où les producteurs se tourneront vers les grandes surfaces pour vendre leur production, mes collègues bouchers vont râler, mais, là, il sera trop tard.

2 - Denis.JPGUn retour aux sources, à l'écologie

Raymond et Denis de Toulouges, deux des 24 clients invités par leur boucher : c'est un régal de se balader dans ces montagnes. C'est un secteur aux reliefs extraordinaires. Ici on respire, de belles senteurs, du calme. C'est un retour aux sources, aux origines, ça c'est de l'écologie. On voit un développement noble de l'animal, une belle découverte. Lors du repas, les senteurs de la grillade de Rosée et la senteur des pins environnants se marient très bien. Cette viande grillée est extra, pleine de saveurs. Le site est propre, il n'y a pas de déchet. Le travail des éleveurs est très intéressant.

3 - Sandrine.JPGUne balade géniale

Sandrine, vivant à Montréal au Canada, en vacances à Canet Plage : nous avons une résidence secondaire à Canet plage où nous venons tous les ans depuis 35 ans. Je ne connaissais pas l'existence des balades en estive. J'ai découvert la plaquette promotionnelle du parc naturel à l'office du tourisme de Canet. La balade a été géniale. Maintenant je sais d'où vient la Rosée, comment elle est produite. Heureusement que j'ai participé à cette journée. En grande surface, on n'a pas ce genre d'informations, c'est bien dommage. On est très contents de cette découverte, on reviendra et on enverra du monde.

4 - Jean Dominique, Fabienne, Sébastien.JPGEchanger avec des collègues éleveurs

Fabienne, Jean Dominique et leur fils Benjamin, éleveurs de viande et fromagers en vente directe à Thorenc (Alpes Maritimes) : les balades en estives, c'est une excellente idée. On est agréablement surpris de voir un boucher inviter ses clients à la balade. On voit qu'ici il y a un travail collectif, chez nous ça manque. C'est bien de faire découvrir ce veau rosé, une viande maigre qui correspond aujourd'hui à la demande des clients. La Rosée grillée, c'est vraiment excellent, les fromages ont du goût. On a passé une belle journée, qui nous a permis de rencontrer d'autres éleveurs, d'échanger avec eux.

 

 

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15/06/2010

Le refuge pastoral de la Calmaseille est opérationnel

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Après 10 années de déambulation dans les chicanes administrative, le projet de refuge pastoral de la Calmazeille est enfin réalisé. Un soulagement pour le groupement pastoral de Balcère/Lladure qui n'y croyait plus.

Barthélémy Riveill, président du groupement pastoral de Balcère/Lladure est un éleveur heureux. « le groupement pastoral a pour mission la gestion des estives et tout ce qui y a trait, dont l'aménagement des refuges pastoraux. C'est un véritable habitat qui respecte les normes de construction et offre un confort de vie au berger ou vacher ». Le refuge pastoral de la Calmazeille est enfin terminé et accueille cette semaine le berger qui prend ses « quartiers d'été » sur le site. « nous étions empêtrés dans un imbroglio administratif qui durait depuis dix ans. Heureusement, le Parc naturel Régional est venu nous épauler, aujourd'hui, nous inaugurons ce premier refuge ».  Pour cela, le parc a élaboré une méthode de rédaction de permis de construire de cabane pastorale. Celui-ci prend en compte l'évolution du métier, la réglementation en matière d'urbanisme, le code du travail et de la santé publique, l'intégration au paysage, la mise en place des différents réseaux. Ce guide est opérationnel sur l'ensemble du territoire du parc. D'autres projets sont en cours d'élaboration sur Caudiès de Conflent, Font-Romeu et Mantet. Sur la Calmazeille ce sont 800 brebis issues de quatre éleveurs de la plaine et de l'Aude qui sont en estive.

Un investissement aidé l'investissement de la Calmazeille est de 65 000 € hors taxes sur lesquels l'Europe abonde à hauteur de 50 %, l'Etat complète avec 20 % et la Région 10 %. L'autofinancement est à charge du groupement pastoral. Le conseil général a participé au financement de l'étude de faisabilité. La commune de Formiguères quand à elle a mis à disposition le terrain avec un bail à ferme de 12 ans. Christian Bourquin, président du Conseil Général, apprécie le bâtiment « il faut donner des conditions décentes de vie aux randonneurs. En tant que marcheur, il m'arrive de dialoguer avec des bergers et de constater leur condition d'hébergement précaire dans lesquelles certain vivent ». La vie de berger n'est pas facile, il faut donc faciliter au maximum leur condition de travail. Et de réaffirmer son « opposition totale à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. Vue de la ville, cela semble séduisant, mais l'ours est dangereux pour les bêtes en estive, alors pourquoi le réintroduire ». Une position partagée par les éleveurs locaux, et en particulier par Françoise Guidel « l'ours a déjà attaqué notre troupeau et tué des brebis. Cela nous oblige à garder plus serré, à rentrer le soir et nous ne pouvons plus emmener le troupeau sur des pâturages éloignés. Les primes compensent les pertes, mais le but n'est pas de voir son troupeau massacré. Cela traumatise les bêtes».

Un gouter salé à base de produits du terroir a clôturé cette inauguration bucolique.

 

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Échanges forts et amicaux, ont permis de constater qu'élus et éleveurs étaient sur la même longueur d'onde.