24/08/2012

J'ai testé pour vous les fromages fermiers "parc"

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« Gavé » par le fromage rouge de mon enfance, j’ai décidé de tester pour vous les fromages fermiers du parc naturel régional, un régal.

IMG_2487.JPGLa France est sans aucun doute « le pays du fromage », dans tous les cas elle possède une tradition fromagère unique. Pline l’Ancien (né en 23 après J.C.), en faisait déjà état dans son « Histoire naturelle ». Certes la France peut se prévaloir de cette appellation, mais les hauts cantons, malgré le traité des Pyrénées, ce n’est pas tout à fait la France. Ceci, explique cela. Ici, point de tradition fromagère, comme sur le reste de la  chaîne Pyrénéenne. Dans ce département, le fromage ne faisait pas vraiment partie de notre gastronomie. « formatget » (caillé de brebis), « fromage rouge » durant l’année, « cantal » à Noël et « roquefort » pour les grandes fêtes, notre consommation fromagère était rudimentaire. Mais s’il n’y avait pas une vraie production, les agriculteurs, en montagne, fabriquaient toutefois un fromage local, qui n’était pas commercialisé, « el poudrit » dont voici la recette. Dans un pot en grés,  mélangez lait caillé de vache, vert de roquefort et un verre d’alcool. Touillez régulièrement avec une cuillère en bois et laisser fermenter. Mangez-le étalé sur une tranche de pain de campagne, c’est fort, très fort… Aujourd’hui, on ne fabriqueIMG_2501.JPG plus ce fromage dans les fermes, il faut dire qu’il n’y a plus beaucoup de fermes en Cerdagne Capcir. Les agriculteurs, pour maintenir leur activité se sont convertis en fromagers. Une démarche encouragée par le Parc naturel des Pyrénées Catalanes qui leur a attribué une marque, gage de qualité de fabrication. Habitant en Capcir, j’ai fait le tour des fermes, à la découverte des productions fromagères locale. A Matemale, l’élevage de chèvres alpines, produit caillés, lactiques nature ou aromatisés (ail, poivre, poivrons, fines herbes),  cendrés, tomme, et un camembert de chèvre, le « cachinou » à vous damner. Formiguères, c’est le brebis qui est proposé en yaourt, brousse, caillé, pérail, tomme. J’ai flaché sur le caillé qui me rappelle mes saveurs d’enfance et la tomme accompagnée de confiture. A Fontrabiouse, le lait de IMG_2465.JPGvache est vendu frais, mais il est aussi transformé en faisselle, fromage frais, brousse, fromages lactiques nature et aromatisés, tomme, mais aussi, et c’est mon coup de cœur en fromage à pâte molle, le « flor de Neu », a consommer nature ou fondu au four sur un lit d’oignons, lardons, pommes de terre, divin. Après ces extases gustatives capcinoise, demain c’est sur je prolonge mon périple initiatique en Cerdagne.

Où trouver les fromagers marqués parc: Vache à Eyne, Fontrabiouse, Sahorre, Saillagouse, Brebis à Formiguères, Mantet, Planes, Chèvre à Matemale, PY.

Pratique : retrouvez tous les produits fermiers marqués parc, dans l’annuaire des producteurs édités par le PNR, disponible gratuitement dans les offices du tourisme.

www.parc-naturel-pyrenees-catalanes.com

 

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diversité des arômes, des textures, des fromages fermiers à déguster sans modération.

18/02/2012

La Boîte à fond, le spécialiste

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                               le paraffinage des skis, un geste technique maîtrisé.

Depuis 25 ans, à Matemale, la boite fond, est spécialisée dans tout ce qui touche au nordique. Skatings, skis de fond classiques à écailles ou à farter, skis de randonnée nordique, raquettes à neige, chaussures, vêtements, toute une boutique dédiée au nordique. Christophe vous y accueille, et vous conseille, pour un achat, une location, un paraffinage, un entretien de matériel, le fartage… Aujourd’hui le matériel est technique, spécialisé et adapté à la pratique, avec l’utilisation de fibres de verre, de carbone. Il est loin le modèle « planche de bois  de la forêt de la Matte », avec sabots cloués qu’utilisaient nos aïeuls pour se déplacer l’hiver sur de la neige. Vous ne connaissez pas les pistes damées de l’espace nordique du Capcir, il saura vous orienter en fonction de votre niveau, de vos attentes, pour votre plus grand plaisir.

Alors poussez la porte de la boite à fond, c’est ouvert tous les jours de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h.

Tél 04 68 04 45 27

15/02/2012

Quand l'économie de montagne fait feu de tout bois

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Janvier 2009, la tempête Klaus, ravage les forêts des hauts cantons. Les élus du Capcir au sein de la communauté de communes réagissent et créent une scierie, transformant ce sinistre sylvicole en redynamisation de la filière bois.

le Préfet Delage, R Trilles, MC Raspaut.JPGC’est une belle aventure, qui trois ans après perdure. Même si ce n’est pas facile, la scierie du Capcir est toujours opérationnelle. Un outil de développement économique, relançant la filière bois en perdition, une belle riposte à la tempête qui a durement meurtri les forêts capcinoise. Depuis 2008, il n’y a plus de scierie privée dans les hauts cantons, et le bois est exporté non transformé. « la scierie est un outil indispensable pour transformer et valoriser le bois dans un circuit court » plaide alors Raymond Trilles, président de la Communauté. Message reçu par l’Etat et la Région qui abondent dans l’investissement de la scierie. Le Préfet permet à l’intercommunalité d’acquérir la compétence gestion et valorisation forestière pour une durée de trois ans, puis de façon définitive en 2011.

L’outil de gestion : la communauté de communes Capcir Haut-Conflent est propriétaire et réalise les investissements. Elle a confié la gestion à un SPIC (Service Public Industriel et Commercial) qui s’acquitte d’un loyer. Celui-ci est administré par 16 élus, 3 artisans et un représentant qualifié.

Bois local : pin sylvestre et pin à crochet sont les deux espèces forestières locales traités par la scierie. Si le pin sylvestre a bonne réputation dans la filière bois, le pin à crochets a lui aussi des atouts indéniables. Bois dur d’excellente qualité, il est déclaré imputrescible et fait l’objet d’un classement en cours d’homologation « bois de charpente ». Scié, traité, raboté, séché, transformé sur place (parquet, volige…), en découpes standards, ou sur mesure, il intéresse autant les entreprises que les particuliers.

Entreprise écologique : accolé à la scierie, une unité de stockage de bois déchiqueté est aussi géréedéchiquetage du bois.JPG par le SPIC. Tous les bois qui n’ont pas la qualité requise pour le sciage, mais aussi les houppiers, sont déchiquetés et destinés au chauffage. Le séchoir à bois est alimenté par une chaudière qui fonctionne aves les déchets de sciage et la sciure. La boucle est ainsi bouclée. Travailler en circuit court, transformer sur place le bois local, utilisé en bois d’œuvre, ou en bois déchiqueté pour le chauffage, permet d’entretenir les forêts, et participe à la protection de l’environnement.

sciage d'une grume.JPGL’emploi : quatre personnes sont salariées à l’année par le SPIC. A cela, il faut rajouter l’emploi induit comme le travail en forêt (bucheronnage, débardage), le transport du bois et des plaquettes de bois déchiqueté, mais aussi les entreprises de construction et les installateurs de chaudière.

Un pari pas facile à relever, mais toujours d’actualité.

 

Un bois de qualité

Jean Christophe Cazarre, directeur de la scierie est réaliste. « Nous sommes une petite unité de sciage,bois scié stocké.JPG et nous ne pouvons traiter qu’un peu plus de 2000 m3 par an. Nous sommes capables de scier des bois de charpente de 10 m de long avec des sections pouvant aller jusqu’à 40 cm. Nos bois sont certifiés CE et proviennent de forêts à gestion durable qui ont le label PEFC ». Le bois utilisé provient principalement des dégâts de Klaus, ce qui permet de le valoriser mais a un inconvénient. « le rendement matière est faible, 45 % contre 65 % habituellement, mais le produit fini après sciage est d’excellente qualité, ce qui demande un travail important de tri». Les grumes sont triées et selon leur qualité traitées en bois d’œuvre, ou déchiquetées. Le bois d’œuvre est dispatché en charpente ou parqueterie. Après sciage, un dernier triage est réalisé pour le bois de parqueterie qui peut-être reclassé en bois de coffrage.

 Quel avenir pour la scierie

vue depuis la cabine de pilotage de la scie.JPGMarie Claude Raspaut, maire de Railleu, est la présidente du SPIC. « L’objectif au départ, était de valoriser les bois déracinés par la tempête, en créant une scierie. Aujourd’hui, c’est à l’avenir de la scierie que le SPIC s’attache ». La saisonnalité est pour la scierie un handicap économique. Durant la période hivernale, les entreprises du bâtiment sont en sommeil et le besoin en bois de charpente est très faible. « nous devons nous diversifier, en transformant le bois comme la production de parquet. Nous devons chercher de nouveaux marchés. Pour cela, nous avons engagé une formation action avec le soutien de l’ADEPFO, qui devrait nous permettre d’accroître notre performance » précise la présidente.

 Quelques chiffres

L’investissement global comprenant la scierie, le local de stockage de bois déchiqueté, l’écorceuse, le séchoir et la chaufferie s’élève à 1 367 475 € hors taxes. Les aide financières proviennent de l’Europe (230 973, € 16.9 %), l’Etat ( 394 798 €, 28.9 %), la Région (376 596 €, 27,5 %), le Conseil Général (296 128 €, 2,1 %).

En 2011, le chiffre d’affaires du SPIC s’élève à 240 000 € hors taxes représentant la vente de 4200 MAP (Mètre Cube Apparent de Plaquettes) de bois déchiqueté, et 750 m2 de bois scié.

 Un label bois Européen pour le pin à crochets

A partir du 1e janvier 2012, les bois sciés destinés à la construction, doivent être en conformité européenne et correspondre à des classes de résistance mécanique du bois. Cette rupture en flexion statique du bois, est mesurée visuellement ou mécaniquement et devra être indiquée à la vente. Le pin sylvestre, que l’on trouve sur notre territoire, fait partie des essences classées. Le Pin à crochets, majoritaire sur les forêts des hauts cantons mais peu connu nationalement, n'est pas référencé comme matériau de construction. Le Parc Naturel Régional avec un collectif de 7 partenaires, s'est engagé dans un programme transfrontalier pour certifier cette essence. Les essais mécaniques, de durabilité naturelle et d'imprégnabilité sont pratiqués sur 120 arbres par le CIRAD à Montpellier et L'Institut català de la Fusta à Llérida. Après validation par le FCBA, organisme national de certification, les entreprises de première  transformation, comme le SPIC Capcir, pourront apposer le marquage CE sur les lots de pin à crochets.

 Les artisans du bois intéressés

Jean Pierre Will, gère une entreprise de charpente, couverture, menuiserie bois, à Font-Romeu, et est administrateur du SPIC. «la scierie est un très bon outil pour les entreprises des hauts cantons. On devait faire venir du bois d’ailleurs. Aujourd’hui sur place, on trouve le bois dont nos entreprises ont besoin, sur mesure et dans des délais raisonnables ». La réflexion engagée pour une meilleure restructuration de l’outil, est une démarche à laquelle il adhère, et qui devrait permettre à cette scierie de perdurer. « l’unité de bois déchiqueté liée à la scierie, permet de rentabiliser les déchets de bois, et de ne travailler que les bois de bonne qualité ».

 Des perspectives intéressantes

Raymond Trilles est le Président des communes forestières des PO et l’un des instigateurs de la scierie. « pour une commune forestière, être à proximité d’une unité de transformation du bois, est un vrai plus ». Lors des échanges la semaine dernière, aux rencontres nationales des chartes forestières qui se tenaient à Collioure, ce sujet était au cœur du débat. « les circuits courts sont favorisés. Dans le cadre des marchés publics il faudra tenir compte du bilan carbone. La scierie en Capcir, a toute sa place, dans cette nouvelle politique favorisant l’utilisation des matières premières locales ».

 

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Renseignements www.capcir-pyrenees.com   tél 06.72.77.58.67.

21/11/2011

Un vrai bistot de pays

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Véronique vous accueille dans une ambiance montagnarde et chaleureuse.

Changement de gérant, de look, d’ambiance, le bar al « tir tap » change aussi de nom et devient le « bistrot d’aqui ». Mais il s’affirme toujours comme un véritable « bistrot de pays ».

Dans les années 1980, lorsque la commune de Matemale a pris une délibération pour acheter une licence IV de bar, le sous préfet de l’époque s’est étonné de cet achat.  La collectivité a investi dans la réalisation d’un bâtiment et l’a loué avec la licence à un gérant. « le bar à Matemale, est une volonté communale et pour les habitants un service public. Aujourd’hui, les bars sont devenus des bistrots de pays. Nous étions donc des précurseurs » déclare Raymond Trilles, maire du village.

Coup de jeune : trente ans plus tard, le bar est toujours là et cet automne, des aménagements conséquents ont été réalisés. D’une part mise en conformité de la cuisine et des circuits électriques, mais aussi modification des sols, murs, plafonds, comptoir, éclairages, une vraie révolution. Ce projet est financé dans le cadre des bistrots de pays, avec une participation du département, de la région et de l’état avec la validation de la chambre de commerce et d’industrie. L’autofinancement est assuré par la collectivité.

Un esprit : Véronique Galy, nouvelle gérante du bar, a souhaité amener une touche personnelle dans la rénovation de l’établissement. Le bois, l’ardoise et la pierre, matériaux du pays, donnent une touche chaleureuse et conviviale, et l’on s’y sent bien. « avec les aménagements réalisés, nous collons bien à la charte des bistrots de pays » précise Véronique. Le bar est ouvert du mardi au dimanche à partir de 8 h 15. Outre les tapas de produits locaux (charcuterie, fromage, frites fraîches), que vous pouvez déguster à l’apéritif, le « bistrot d’aqui » propose tous les midis un plat du jour chaud.

Si vous passez par là, poussez la porte du « bistrot d’aqui », vous serez agréablement surpris.

 

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12/08/2011

Jean François Delage a la fibre montagnarde

 

préfet, communauté, emploi, chantier

S’il connaît la montagne catalane pour l’avoir arpentée en raquettes ou ski de fond l’hiver, le Préfet Jean François Delage était en visite officielle en Capcir/Haut-Conflent, répondant à l’invitation de Raymond Trilles président de l’intercommunalité.

préfet,communauté,emploi,chantierAccompagné par Alice Coste Sous Préfète de Prades, et Zinédine Alla, élève de l’école polytechnique en stage à la Préfecture des PO, le Préfet était accueilli par les élus locaux de Capcir et Haut-Conflent. Un périple au départ de La Cabanasse, rencontre et échange avec les stagiaires du chantier d’insertion forêt « ce chantier va permettre à des jeunes de trouver des solutions d’emploi et nous les aiderons pour cela ». Puis visite des remparts de Mont-Louis en réfection, passage par le chalet accueil du Col de la Llose et enfin découverte de la scierie et de la déchetterie intercommunales. Des sites et des actions qui comptent dans le développement local et dont l’investissement est aidé par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département. « je viens me rendre compte de la réalité des actions que mènent les élus sur le terrain. Je relève deux aspects importants et complémentaires. Le développement touristique basé sur le ski de fond, et la mise enpréfet,communauté,emploi,chantier valeur du patrimoine ». Deux aspects sur lesquels, le Préfet souhaite que l’Etat intervienne. Réalisation d’un stade de biathlon et perspective d’un chantier d’insertion autour de l’entretien des fortifications. Mais ce qui a le plus marqué le Préfet, c’est la scierie intercommunale « je suis favorablement impressionné par le développement progressif de la filière bois. Une vraie richesse, une matière première qu’il faut valoriser ». Là on est bien dans le développement durable avec un circuit court. Le bois provient des forêts locales, il est débité sur place et utilisé par les artisans locaux, les déchets sont valorisés en bois déchiqueté et approvisionnent la chaufferie qui desservira les bâtiments de la zone artisanale et alimente l’unité de séchage du bois. « c’est une belle initiative de plus créatrice d’emploi ».

A propos de l’intercommunalité Jean François Delage précise « j’ai proposé aux communes du département un schéma concernant l’intercommunalité. Les communes ont délibéré et donné un avis en date du 03 août. J’ai transmis la totalité de ces avis sans commentaires, ni synthèse, à la CDCI (Convention Départementale de Coopération Intercommunale). Ce sont les membres de cette structure qui apprécieront l’opportunité du choix. Concernant Cerdagne Capcir, si la CDCI vote à la majorité qualifiée pour deux communautés, je ne peux m’y opposer. Je rappelle toutefois qu’avant le 31 décembre 2011, toutes les communes doivent-être intégrées dans une intercommunalité, c’est la loi et je la ferai respecter ».

 

préfet,communauté,emploi,chantier

 

une visite instructive qui favorise les échanges

Jean François Delage a la fibre montagnarde

préfet, métier, durable, économie

S’il connaît la montagne catalane pour l’avoir arpentée en raquettes ou ski de fond l’hiver, le Préfet Jean François Delage était en visite officielle en Capcir/Haut-Conflent, répondant à l’invitation de Raymond Trilles président de l’intercommunalité.

préfet, métier, durable, économieAccompagné par Alice Coste Sous Préfète de Prades, et Zinédine Alla, élève de l’école polytechnique en stage à la Préfecture des PO, le Préfet était accueilli par les élus locaux de Capcir et Haut-Conflent. Un périple au départ de La Cabanasse, rencontre et échange avec les stagiaires du chantier d’insertion forêt « ce chantier va permettre à des jeunes de trouver des solutions d’emploi et nous les aiderons pour cela ». Puis visite des remparts de Mont-Louis en réfection, passage par le chalet accueil du Col de la Llose et enfin découverte de la scierie et de la déchetterie intercommunales. Des sites et des actions qui comptent dans le développement local et dont l’investissement est aidé par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département. « je viens me rendre compte de lapréfet, métier, durable, économie réalité des actions que mènent les élus sur le terrain. Je relève deux aspects importants et complémentaires. Le développement touristique basé sur le ski de fond, et la mise en valeur du patrimoine ». Deux aspects sur lesquels, le Préfet souhaite que l’Etat intervienne. Réalisation d’un stade de biathlon et perspective d’un chantier d’insertion autour de l’entretien des fortifications. Mais ce qui a le plus marqué le Préfet, c’est la scierie intercommunale « je suis favorablement impressionné par le développement progressif de la filière bois. Une vraie richesse, une matière première qu’il faut valoriser ». Là on est bien dans le développement durable avec un circuit court. Le bois provient des forêts locales, il est débité sur place et utilisé par les artisans locaux, les déchets sont valorisés en bois déchiqueté et approvisionnent la chaufferie qui desservira les bâtiments de la zone artisanale et alimente l’unité de séchage du bois. « c’est une belle initiative de plus créatrice d’emploi ».

A propos de l’intercommunalité Jean François Delage précise « j’ai proposé aux communes du département un schéma concernant l’intercommunalité. Les communes ont délibéré et donné un avis en date du 03 août. J’ai transmis la totalité de ces avis sans commentaires, ni synthèse, à la CDCI (Convention Départementale de Coopération Intercommunale). Ce sont les membres de cette structure qui apprécieront l’opportunité du choix. Concernant Cerdagne Capcir, si la CDCI vote à la majorité qualifiée pour deux communautés, je ne peux m’y opposer. Je rappelle toutefois qu’avant le 31 décembre 2011, toutes les communes doivent-être intégrées dans une intercommunalité, c’est la loi et je la ferai respecter ».

 

préfet, métier, durable, économie

une visite instructive qui favorise les échanges

 

29/07/2011

Plaisir épanoui au bistrot de pays

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Un bistrot de pays est un lieu de rencontre, d’échange, de fête, de restauration. C’est donc avec un plaisir épanoui que j’ai testé pour vous celui d’Eyne, pour un déjeuner sympa, dans un cadre idyllique.

Rudy et FannyIMG_6229_.jpgDe retour de balade dans la vallée d’Eyne, particulièrement connue pour sa flore très riche, je me suis posé au bistrot de pays, pour un déjeuner reconstituant, après un effort modéré, je dois le reconnaître. Le cadre de « l’Indret », c’est le nom du bistrot, est très agréable. Une grande terrasse entourée des murs en pierre et toit en llose de la Maison de la Vallée. Rudy, le gérant m’accueille, sourire naturel, ça sent bon la grillade catalane qui aujourd’hui est le plat du jour. Fanny et Paméla assurent le service. Rudy est en cuisine, « et même parfois au service » reconnaît-il. La clientèle est à 50 % constituée d’habitués, des autochtones qui apprécient le bistrot. Parmi les vacanciers, beaucoup sont des randonneurs. Ils utilisent aussi les services de l’épicerie  proposant des produits locaux. Me voici installé, sous un parasol qui est le bienvenu, car aujourd’hui, le soleil brille par sa présence. Paméla, tout en sourire prend laRudy IMG_6206_.jpg commande. Ce sera le plat du jour, à 12 €. Saucisse et boudin grillés accompagnés de légumes et d’une pomme de terre à la cendre, un régal pour un gourmand. Un petit verre de rosé, à boire avec plaisir et un peu de modération, est le bienvenu. Les tables se garnissent, les conversations aussi, un petit air bucolique se dégage de ce lieu, en harmonie avec l’environnement montagnard. C’est ressourçant, revitalisant, j’ai l’impression d’être en vacances. Le bruit reposant de la rivière Eyne qui vient du fond de la vallée, invite à la flânerie. Rudy, amoureux de la montagne, peut-être de bon conseil pour vos randonnées. La maison de la vallée jouxte le bistrot de pays et fournit aussi tous renseignements utiles pour votre séjour. Des concerts en soirée et des animations enfants sont organisés par le bistrot. Une participation de 3 € est demandée pour y participer. Une belle expérience qui m’incite à tester d’autres bistrots.

Dix établissements ont le label bistrot de pays sur les hauts cantons (38 sur le département). Tous différents, avec une identité forte, et un excellent accueil. Retrouvez les sur le guide des bistrots de pays diffusé dans les offices du tourisme et sur www.bistrotdepays.com

 

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pour un moment de détente, les bistrots de pays vous accueillent