12/08/2011

Jean François Delage a la fibre montagnarde

 

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S’il connaît la montagne catalane pour l’avoir arpentée en raquettes ou ski de fond l’hiver, le Préfet Jean François Delage était en visite officielle en Capcir/Haut-Conflent, répondant à l’invitation de Raymond Trilles président de l’intercommunalité.

préfet,communauté,emploi,chantierAccompagné par Alice Coste Sous Préfète de Prades, et Zinédine Alla, élève de l’école polytechnique en stage à la Préfecture des PO, le Préfet était accueilli par les élus locaux de Capcir et Haut-Conflent. Un périple au départ de La Cabanasse, rencontre et échange avec les stagiaires du chantier d’insertion forêt « ce chantier va permettre à des jeunes de trouver des solutions d’emploi et nous les aiderons pour cela ». Puis visite des remparts de Mont-Louis en réfection, passage par le chalet accueil du Col de la Llose et enfin découverte de la scierie et de la déchetterie intercommunales. Des sites et des actions qui comptent dans le développement local et dont l’investissement est aidé par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département. « je viens me rendre compte de la réalité des actions que mènent les élus sur le terrain. Je relève deux aspects importants et complémentaires. Le développement touristique basé sur le ski de fond, et la mise enpréfet,communauté,emploi,chantier valeur du patrimoine ». Deux aspects sur lesquels, le Préfet souhaite que l’Etat intervienne. Réalisation d’un stade de biathlon et perspective d’un chantier d’insertion autour de l’entretien des fortifications. Mais ce qui a le plus marqué le Préfet, c’est la scierie intercommunale « je suis favorablement impressionné par le développement progressif de la filière bois. Une vraie richesse, une matière première qu’il faut valoriser ». Là on est bien dans le développement durable avec un circuit court. Le bois provient des forêts locales, il est débité sur place et utilisé par les artisans locaux, les déchets sont valorisés en bois déchiqueté et approvisionnent la chaufferie qui desservira les bâtiments de la zone artisanale et alimente l’unité de séchage du bois. « c’est une belle initiative de plus créatrice d’emploi ».

A propos de l’intercommunalité Jean François Delage précise « j’ai proposé aux communes du département un schéma concernant l’intercommunalité. Les communes ont délibéré et donné un avis en date du 03 août. J’ai transmis la totalité de ces avis sans commentaires, ni synthèse, à la CDCI (Convention Départementale de Coopération Intercommunale). Ce sont les membres de cette structure qui apprécieront l’opportunité du choix. Concernant Cerdagne Capcir, si la CDCI vote à la majorité qualifiée pour deux communautés, je ne peux m’y opposer. Je rappelle toutefois qu’avant le 31 décembre 2011, toutes les communes doivent-être intégrées dans une intercommunalité, c’est la loi et je la ferai respecter ».

 

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une visite instructive qui favorise les échanges

14/07/2011

Balade en estive, vachement sympa

 

rosée des pyrénées, balade, estive, montgagne

Découvrir les estives de montagne, en compagnie d’un éleveur parlant de son pays, de la nature, de son métier passion, déguster un repas à base de produits du terroir, c’est la proposition des balades en estives, pari tenu.

rosée des pyrénées, balade, estive, montgagneL’agriculture de montagne, longtemps considérée comme marginale, retrouve aujourd’hui ses lettres de noblesse avec « la rosée des Pyrénées Catalanes ». Cette « vedelle » (féminin de veau), est élevée au lait de vache et à l’herbe des pâturages. Regroupés en association, les éleveurs ont décidé d’organiser des balades en estives. « l’objectif de ces balades, c’est la promotion de la rosée, mais aussi la découverte du territoire, l’expression d’un métier, la transmission de l’amour d’un pays » précise Ghislaine Fabre-Radakovitch, animatrice de l’association. Une initiative encouragée par la Parc Naturel des Pyrénées Catalanes qui attribue sa marque à ces balades.

Balade de la Closa : au départ de Mosset, après un café ou thé accompagné de rousquilles et autres douceurs catalanes, Aimé Bago et sa fille Françoise, éleveurs àrosée des pyrénées, balade, estive, montgagne Campôme vous entraînent sur le chemin du bonheur. Trois heures de randonnée tranquille, à la découverte de cette nature protégée, luxuriante. Un parcours initiatique, depuis les canaux d’irrigation dont l’eau est partagée entre les habitants, en passant par les particularités locales, les différentes espèces de végétations, l’orri construit en pierre sèche. Mais ce qui passionne le plus les participants, c’est la vie des éleveurs, la façon dont ils élèvent leur bétail, les circuits de commercialisation. Et sur ce sujet, Aimé et Françoise sont intarissables. A midi, on rejoint vaches et veaux, en estive. Au milieu de son troupeau, Aimé ravi est dans son élément. Le taureau, un mastodonte charolais, se laisse caresser. Les vaches gasconnes maternent leurs petits en les léchant avec affection. Puis vient le temps du repas, pain tomate, poivrons grillés, salades de tomates, rosée grillée, fromages fermiers et fruits du Roussillon, le tout accompagné de muscat à l’apéritif et de vin rouge local. Le retour prévu vers 17 heures, libère des participants ravis.

Des balades sont programmées au long de l’été, deux fois par semaine. Il vous en coûtera 34 € pour un adulte et 18 € pour un enfant (6 à 12 ans), balade et repas compris. Il est indispensable de réserver au 04.68.96.61.82. ou 06.24.41.01.18.

Plus de renseignements www.roseedespyrenees.com

Ils y étaient

rosée des pyrénées, balade, estive, montgagneSuzanne et Henri de Perpignan. Nous aimons la nature, les marchés traditionnels, la marche en montagne. C’est dans l’Indépendant que nous avons lu, il y a deux ans, un article sur les balades en estive et depuis nous y participons. C’est la troisième fois aujourd’hui. L’accueil est agréable, on côtoie des personnes de tous horizons, c’est riche en échanges. Nous découvrons un mode d’élevage respectueux de l’environnement et des consommateurs. Une belle journée très conviviale, à renouveler.

 

Babette, Thomas, Martin, Gabin, Charlotte, originaires de Lille, en vacances àrosée des pyrénées, balade, estive, montgagne Prades. C’est notre deuxième balade estivale. Nous revenons, parce que l’on nous propose une approche du pays loin des sentiers battus. Le contact avec les éleveurs passionnés, la découverte de leur environnement, nous sort de notre quotidien de citadins. Ces balades en montagne, en pleine nature, c’est pour nous une évasion. L’ambiance est sympathique. Les enfants apprécient et ne regrettent pas d’être venus.

 

rosée des pyrénées, balade, estive, montgagneFrancis, Jean-Yves, Raphael, Justine, Louisette, originaires de Nantes, en vacances à La Roque des Albères. Pour nous, c’est une découverte. C’est le boucher de La Roque qui nous a donné l’information. Originaires du monde agricole, nous sommes intéressés par ces balades. On apprécie de rencontrer les gens du pays dans leur cadre de vie, la façon dont ils nous font partager leur passion. Nous découvrons un département qui a une belle diversité de paysages. Le repas convivial est excellent.

 

Françoise, éleveuse à Campôme, accompagnatrice du jour. J’ai repris l’exploitationrosée des pyrénées, balade, estive, montgagne de mon père et la participation aux balades en estive. Cela me permet de valoriser l’image du travail que l’on fait. La rosée, c’est pour moi le produit idéal. La balade est un moment d’échange qui nous apporte beaucoup. Le public est hétéroclite, familial, sympa, intéressé, curieux de notre travail. Cela nous détourne un peu de notre activité quotidienne, mais ces rencontres, ces échanges sont une embellie.

 

 

 

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échanges, découverte, rencontres, nature, paysages, repas catalan au programme des balades en estive.

09/10/2010

Le pin à crochet bientôt certifié pour la construction

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le pin à crochet, essence noble des Pyrénées Catalanes, fait l'objet d'une certification qui devrait lui permettre d'être utilisée, en circuit court dans la construction, et d'être ainsi naturellement valorisé.

 

DSC_5929.JPGLe Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes et ses partenaires transfrontaliers, ont engagé une démarche de certification du pin à crochet. Un processus qui permettrait à cette essence noble et naturellement imputrescible d'être utilisée en bois de construction. Une étape primordiale pour l'organisation d'une filière bois locale. Une reconnaissance Européenne, qui apporterait de nouveaux débouchés économiques en donnant une vraie valeur marchande à ce type de bois.

Un long parcours : pour obtenir le label européen « produit de construction », et mettre ainsi en évidence les qualités de ce bois de montagne, le pin à crochets va être soumis à une batterie de tests. Une centaine d'arbres est en cours de sélection, dans les forêts d'altitude de Catalogne. Sur le versant français, et sous l'égide du parc, l'Office National des Forêts et le Centre Régional de la Propriété Forestière, ont choisi soixante plants, dans huit forêts communales et domaniales partenaires. En 2011, ces bois seront testés dans les laboratoires de l'Institut Català de la Fusta à Solsona et ceux du CIRAD (Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) à Montpellier. Les premiers résultats seront connus fin 2011, l'objectif étant de décrocher la norme « Conformité Européenne » d'ici 2014.

Les Pyrénées Catalanes disposent d'une ressource naturelle sous-estimée. Couvrant plus de 55% du Parc Naturel Régional, la forêt est un For-t_catalane.JPGenjeu économique et environnemental à part entière. A l'échelle du département, le bois est peu exploité. Les difficultés d'accès en zone de montagne, le morcellement de la forêt privée, les faibles débouchés commerciaux par manque de reconnaissance en sont les causes principales. Relancer l'exploitation des forêts de son territoire, via la certification du pin à crochet, pour une utilisation dans l'écho construction, est donc la finalité de la démarche du parc.

Cette démarche s'inscrit dans le cadre du projet de coopération transfrontalière Espagne/France « Unci'Plus » (en référence au nom latin du pin à crochets « pinus uncinata »), qui regroupe un collectif de huit partenaires dont le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes.

le pin à crochet, une ressource économique à laquelle la certification européenne devrait donner son envol

08/10/2010

Pyrénées Catalanes Nordiques en dérapage peu controlé

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Boudée par certaines communes, conflit de pouvoir dans le choix de la présidence, choix contradictoires de politique, Pyrénées Catalanes Nordiques, survivra-t-elle à ces turbulences, malgré la volonté des adhérents actifs ?

 

IMG_8801.JPGCette association, créée par la loi montagne, est l'interface qui réunit les espaces nordiques du département et les représente sur la chaîne Pyrénéenne et au plan national au sein de Nordique France. C'est un outil de concertation, de réflexion, d'échange, et d'action. Accompagnement des études de clientèles nationales, promotion de la destination Pyrénées, travail sur les labels des sites, initiation au ski de fond des scolaires de Cerdagne Capcir, organisation d'une manifestation qui regroupe quelques 500 jeunes chaque hiver, formation des parents et enseignant au ski de fond, mise à disposition aux scolaires d'un matériel adapté, constituent le bilan d'activité 2009, 2010. Un bilan approuvé par les présents et en droit fil avec les objectifs de l'association. Côté budget, l'association doit faire face à des difficultés malgré une aide conséquente de conseil général. Trois communes et non des moindres (Les Angles, Font-Romeu, Bolquère Pyrénées 2000) ont quitté l'association lors de la dernière assemblée générale. Un choix que Guy Milani, Président démissionnaire, attribue à des « conflits de pouvoir qui n'ont rien à faire dans une telle structure dont l'objectif est le développement du ski nordique, et non pas un tremplin électoral ». Un retrait que regrette Raymond Trilles Président de la communauté de communes qui gère l'espace IMG_8805.JPGnordique du Capcir « malgré l'intérêt économique du ski de fond pour ces trois communes, elles se sont désengagées et mettent en péril l'association ». Le ski de fond pour les communes de montagne, induit une économie non négligeable. Au delà de l'aspect financier qui met l'association en danger, c'est l'absence de ces communes dans la réflexion collective, dans le « boycott » des actions de l'association, qui pose problème. Un danger qui inquiète les professionnels du ski de fond tels Bruno Magdinier « il faut continuer à transmettre la culture de la neige et du ski de fond aux enfants. Faire découvrir la neige skis aux pieds, c'est aussi se préparer à une société sans pétrole », et  Jean Paul Tixador, président du SIST « Il faut travailler tous ensemble dans l'intérêt des enfants, des population et de l'emploi ».

Le nouveau président va devoir prendre son bâton de pèlerin et rencontrer tous les élus des hauts cantons pour les convaincre de rester ou de revenir dans le giron de l'association.

05/08/2010

l'esprit rugby habite le village de Matemale

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Le village de Matemale, au cœur du Capcir, développe depuis les années 1975, un tourisme doux, à échelle humaine, basé sur l'échange, l'accueil. C'est ici, que l'USAP, équipe de rugby à 15 fétiche des catalans, vient tous les ans préparer sa saison ou ses phases finales du championnat de France.

 

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Aussi étonnant que cela puisse paraître, lorsque l'on prononce le mot rugby, dans l'hexagone et ailleurs, on rencontre généralement une oreille attentive. Aux «j'y connais rien mais je le regarde, c'est super violent mais il y a du respect... » des non initiés, succèdent les « le rugby c'est plus qu'un esprit, c'est un art de vivre, c'est la solidarité des joueurs d'une équipe dans le combat, c'est une véritable école de la vie... » des passionnés. Accueillir régulièrement l'USAP, est une fierté locale inédite, pour un village montagnard de 300 habitants.

Candelon.JPGUne infrastructure : il faut dire que tant au niveau de l'hébergement à l'Auberge la Belle Aude, que du stade avec salleEdmonds.JPG de musculation, sauna, piscine, bain chaud, ça assure. Mais, c'est aussi la relation avec les autochtones qu'apprécient ces joueurs de haut niveau. Tel Julien Candelon «depuis longtemps, on dit que Matemale est un peu notre résidence secondaire. On y a pris nos repères, on connaît les gens, on se retrouve en famille rugby. A la Belle Aude, Brigitte et François sont aux petits soins pour nous, on est comme à la maison. Quatre jours de vie en groupe, cela resserre la cohésion du groupe ». Un excellent joueur, mais aussi un boute en train qui s'en défend « je réfute toutes les accusations de participation aux raids nocturnes rigolos cagoulés... ». Même son de cloche du côté de l'ouvreur Many Edmonds « après trois ans d'absence, cela fait plaisir de se retrouver ici. On mange très bien, l'accueil est sympa, on connaît beaucoup de monde. On est comme chez nous, tout en étant loin de chez nous ». Un plaisir de se retrouver, apprécié par les locaux, qui ne loupent pas un entraînement. « ce sont de sacrés gaillards, et ils sont très sympas. Quand ils sont là, on est heureux ».

Alors, si vous êtes dans le coin, passez par Matemale, et pausez vous quelques instants au bistrot de pays, poussez la porte de l'office du tourisme, vous êtes les bienvenus. Aujourd'hui et demain matin, vous pourrez assister à l'entrainement de l'USAP vers 10 h sur le stade, à côté de la piscine.

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au-delà du sport, c'est la gentillesse des joueurs qui est appréciée en particulier par les jeunes chasseurs d'autographe.

13/07/2010

Programme d'économie culturelle du Pays Terres romanes

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Réunis à la Cabanasse, élus et acteurs culturels du Pays Terres Romanes en Pays Catalan, ont fait le point sur le schéma de développement culturel du territoire et échangé sur les projets et actions à mettre en place.

L'offre culturelle sur le territoire est un des axes prioritaires de la charte du Pays. Cela se traduit par un soutien à la vie associative, aux grands festivals, aux artistes locaux, mais aussi par la mise en réseau des acteurs culturels et l'évaluation des besoins en ingénierie technique et culturelle. Le Pays a accompagné nombre de projets dans le cadre du contrat de Pays ou du programme Leader avec le soutien financier de l'Europe, la Région, le Conseil Général. Union des écoles de musique, fédération des cinémas, réseau des bistrots de pays, ciné rencontres, festival Pablo Casals, Opéra Mosset, collectif de spectacle vivant Girafe, action culturelle en milieu rural de La Fabrica, animation culturelle de la charte de Cerdagne... ont bénéficié de l'action du pays.

Economie culturelle : le territoire du Pays regorge c'initiatives et d'acteurs culturels. Multitude d'associations, nombreux festivals de renom, pléthore d'artistes et de professionnels, sites culturels mondialement connus. Un dynamisme culturel qui selon Christian Bourquin président du Pays « contribue à la qualité de vie et à l'attractivité touristique de ce territoire. Cette culture appartient aux habitants qui en véritables ambassadeurs la font connaître et partager aux vacanciers. C'est une véritable économie culturelle, qui est loin d'être négligeable à l'échelle du Pays, en terme d'emploi, de retombées économiques et de notoriété ».

Schéma de développement culturel : fruit du travail de partenariat, entre acteurs culturels, élus, partenaires techniques, institutionnels et financiers, ce schéma, validé par le Conseil d'Administration du Pays, constitue une véritable feuille de route permettant de mieux accompagner et de développer l'offre culturelle du Pays. Ainsi,  est né le guide du porteur de projets et l'annuaire des acteurs culturels du Pays qui recense à ce jour 120 artistes et associations culturelles. En préparation, un agenda des animations culturelles et artistiques du Pays. L'union des écoles de musique en Terres Romanes, qui regroupe les 7 écoles du Pays, est lauréate de l'appel à projet régional « Alter'inclub ». Elle se verra ainsi aidée dans la réorganisation de son fonctionnement et la mise en place de nouvelles prestations (généralisation de l'éveil musical, enseignement d'instruments traditionnels, mise en place de stages musicaux, partenariat avec les festivals du territoire...). Et le président de conclure « il faut aller au-delà de la concurrence communale et s'associer pour ne pas disparaître. La dynamique des clochers doit balayer la guerre des clochers ».

Renseignements  www.terresromanes.fr

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Porteurs de projets culturels, artistes, animateurs ont répondu  présent à la réunion du Pays Terres Romanes.

14/02/2010

Une scierie intercommunale pour effacer les stigmates de Klaus

Suite à la tempête Klaus du 24 janvier 2009 qui a engendré d'énormes dégâts dans les forêts d'altitude, et devant l'absence de scieries dans les hauts cantons, le préfet des P.-O. a accordé l'autorisation d'ouvrir une unité de sciage intercommunale.

Le bois est pour l'économie montagnarde, un élément important qui était en train de s'appauvrir. En effet il n'y a plus de scierie en Cerdagne Capcir, et les coupes forestières étaient exportées pour être débitées et revenir ensuite sur le territoire. Devant ce constat et après la tempête Klaus qui a été dévastatrice pour la forêt capcinoise, la Communauté de Communes Capcir Haut-Conflent a décidé de réagir et de relancer la filière bois par la création d'une scierie intercommunale. Celle-ci est gérée par une structure indépendante réunissant élus et professionnels. Elle traite prioritairement les arbres abattus durant la tempête, mais elle gèrera aussi les apports des 16 communes adhérentes, l'objectif étant que la scierie perdure.

Traiter le bois local : pin sylvestre et pin à crochet sont les deux espèces forestières locales. Le sylvestre est connu et très apprécié dans la filière bois. Le pin à crochet est en cours d'homologation bois de charpente. Il a l'avantage d'être naturellement imputrescible et n'a pas besoin d'être traité. Pour répondre aux attentes des clients, le débitage est fait sur mesure, du tasseau à la charpente en passant par la planche. Bois brut de sciage, séché, très prochainement raboté, traité, à un prix concurrentiel. Ouvert à tous, privé, artisan, entreprise, il est recommandé, pour éviter l'attente, de passer commande par fax ou mail. Les commandes importantes peuvent être livrées à domicile.

IMG_3131.JPGEnvironnement et emploi : transformer sur place le bois local, permet d'entretenir les forêts, évite des transports longs, ce qui est bon pour l'économie et l'environnement. Houppiers, bois non sciables, costiers, sont transformé en bois déchiquetés utilisé par les chaudières publiques ou privées du territoire. Le traitement du bois est réalisé par étuvage à très forte température ce qui évite l'utilisation de produits chimiques. Deux emplois directs ont été créés, un troisième en projet. Des emplois sont aussi induits, tel le transport des plaquettes et du bois débité livrés à domicile, sous traités à des transporteurs.

Dans une situation exceptionnelle, le projet a bénéficié d'aides à l'investissement de 40 % de l'Etat et 40 % de la région Languedoc Roussillon.

Renseignements : 04.68.04.49.86.

Commandes : fax 04.68.04.37.97., mail direction@capcir-pyrenees.com

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