19/01/2013

Le "Pi negre" à la recherche de ses lettres de noblesse

pin a crochets, pi negre,  bois

Gestion des forêts, filière et ressources, caractéristiques des bois, perspectives d’utilisation des bois locaux en construction et menuiserie au programme de ce colloque transfrontalier sur le pin à crochets.

pin a crochets, pi negre,  boisLe Pin à crochets, « pi negre » en catalan est une essente qui couvre 80 % du territoire des montagnes catalanes. Supplanté dans l’utilisation pour la construction et la menuiserie par d’autres résineux (sapin, épicéa, pin sylvestre), il a toutefois des qualités indéniables, que les spécialistes ont mises au jour, au cours d’un projet technique. Un travail réalisé dans le cadre du Programme Opérationnel Territoriale Espagne-Frances-Andorre 2007-2013.

Quatre vingt personnes, durant deux jours ont participé ce colloque, qui s’est déroulé au palais des congrés d’Alp, puis à la Maison du Capcir et à scierie de Matemale.

Le projet : les gestionnaires forestiers catalans ont regroupé l’ensemble de leurs connaissances etpin a crochets, pi negre,  bois savoir faire en matière de production de bois, de protection contre les risques naturels, de pastoralisme, de préservation de la biodiversité et des paysages. Cette mise en commun est consignée dans le premier guide de sylviculture dédié au pin à crochets, qui cadrera ainsi la gestion des forêts publiques et privées dans les Pyrénées catalanes. Le deuxième objectif est de certifier le pin à crochets en bois de construction, selon les normes françaises et européennes en vigueur. Un enjeu économique majeur, créateur d’emplois,  qui permettrait de relancer la filière bois dans la partie orientale des Pyrénées.

pin a crochets, pi negre,  boisDes qualités indéniables : emballage alimentaire, jouet, bois de structure, menuiserie, sont autant d’utilisations possibles pour le pin à crochets. Ses caractéristiques correspondent aux exigences des normes appliquées au bois pour ces différents types d’utilisation. Si autrefois ce bois était utilisé dans la construction, aujourd’hui, son utilisation doit être en accord avec les directives européennes, ce qui sous entend au préalable l’étude très poussée de ses caractéristiques mécaniques, objet du projet transfrontalier. Cette essence doit être rattachée à la norme existante pour les matériaux de construction, triée selon sa qualité et être utilisable en substitution de n’importe qu’elle essence. Philippe Carrière, spécialiste du bois, mandaté par le PNR pour identifier les marchés d’avenir est clair « le pin à crochets a de bonne qualités, mais les catalans n’en sont pas convaincus ». Il propose un effort en amont, dans son sciage, son tri, sa commercialisation. « fédérer les acteurs de la filière bois, gérer leurs motivations, créer une bonne organisation dans la distribution des pins » sont les préconisations de ce spécialiste. L’approche marketing va également être développée. Car si le Pi negre est commun dans le paysage des hauts cantons, il n’en est pas moins une essence rare à l’échelle nationale, un atout à développer pour investir de nouveaux marchés

Les partenaires du projet

Groupement Européen pour les Pyrénées (FORESPIR)  chef de file de l’étude

Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes

Office National des Forêts (ONF)

Centre Régional de la Propriété Forestière du Languedoc Roussillon (CRPF)

Centre de Coopération Internationale en recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD)

Généralitat de Catalunya

Centre Tecnologic Forestal de Catalunya (CTFC)

Institut Català de la Fusta (INCAFUST)

Les financeurs du projet

Europe (Fond Européen pour le Développement Rural), Conseil Régional Languedoc Roussillon, Conseil Général des PO, Généralitat de Catalunya.

Le coût du projet s’élève à 612 0170 €, la participation de l’Europe à 397 811 €.

pin a crochets, pi negre,  bois

 deux jours intéressants qui ont allié travail en salle et sur le terrain.

30/12/2012

Portrait du jour : chauffeur de bus

navette, gratuité, environnement

Gérald conduit la navette gratuite des Angles, un service qu’il qualifie d’utile et valorisant . «j’apprécie le contact avec les vacanciers. Le service de navette est utile. Il désengorge les parkings et les axes de circulation. Cela a aussi un impact positif sur l’environnement. Les gens sont en général sympa, pour moi c’est du bonheur ».

 

Renseignements horaires navette : 04 68 04 32 76

Renseignements horaires navette : 04 68 04 32 76

24/09/2012

Diada de Cerdanya, un vrai succés

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Elus, habitants des deux Cerdagne, ont échangé, fêté, peaufiné des projets d’avenir communs, lors de cette 30è diada à Osséja.

diada_2012_082_modifié-1.jpgBeau succès pour ce 30è anniversaire. Les Cerdans étaient nombreux et durant une fin de semaine ont pu faire la fête, apprécier de superbes spectacles, et sceller des projets communs. Projection d’un documentaire sur les castells réalisé par TV3, promenade culturelle animée par Jean louis blanchon, concert du chœur transfrontalier de Cerdagne en l’église Saint Pierre pleine à craquer, pièce de théatre «Els costat fosc des Pirineu » du groupe « Torb Teatre », ballets des enfants des écoles dirigés par Sylvia Cassu, havaneras par « els pescadors de l’Escala », concours de pétanque, jeux pour enfants, et bien sûr sardanes avec la cobla « Canigo de Torello » et repas catalan.

Des projets : l’assemblée des maires qui regroupait les représentants de 23 municipalités, a décidédiada_2012_237_modifié-1.jpg de créer un comité exécutif. Il se réunira tous les deux mois et suivra l’avancée des décisions prises à la diada. C’est le tourisme et la randonnée qui ont été au cœur du débat. Une plaquette touristique commune et donc transfrontalière, sera éditée. Des échanges de documentation touristique seront réalisés entre les différents offices du tourisme. Il sera établi une continuité entre les chemins de randonnée, en particulier celui de Saint Jacques de Compostelle. Un guide transfrontalier, regroupera l’ensemble des chemins de randonnée. Le balisage étant différent de par et d’autre de la frontière, il faut réfléchir à une harmonisation. Par exemple, double balisage sur une partie des sentiers qui passent de catalogne sud à catalogne nord et vice versa. L’idéal serait que l’on ne se rende pas compte que l’on traverse une frontière. 

Parlament : c’est une tradition, lors de la diada a lieu le « parlament », sorte de discours officiel, de déclaration philosophique et politique de la diada. C’est l’historien Jean Louis Blanchon qui cette année a été désigné pour le prononcer, plaidant pour une « Cerdagne ouverte sur le monde, terre de passage et d’accueil ». Tradition oblige, un monument est inauguré en l’honneur de la diada. Le pont de la Vanera est désormais le « pont de la diada de Cerdanya ».

L’assemblée des maires à sollicité la commune de Porta pour accueillir la diada en 2013. Un accord de principe a été donné, celui-ci sera formalisé lors de la prochaine réunion du conseil municipal.

 

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Stéphane Buathier/diada : légende photo 1  Tomàs Torrent, Président de l'Institut d'Estudis Ceretans, Ramon Moliné, Président du Consell Comarcal de Cerdanya, Georges Armengol, Maire de Saillagouse et Président de la Communauté de Communes Pyrénées-Cerdagne, Suzanne Delieu, Maire de Porta Conseillère Régionale, Laurent Leygue, vice-Président de l'Institut d'Estudis Ceretans, Daniel Delestré, Maire d'Osséja

15/02/2012

Quand l'économie de montagne fait feu de tout bois

le bâtiment de la scierie.JPG


Janvier 2009, la tempête Klaus, ravage les forêts des hauts cantons. Les élus du Capcir au sein de la communauté de communes réagissent et créent une scierie, transformant ce sinistre sylvicole en redynamisation de la filière bois.

le Préfet Delage, R Trilles, MC Raspaut.JPGC’est une belle aventure, qui trois ans après perdure. Même si ce n’est pas facile, la scierie du Capcir est toujours opérationnelle. Un outil de développement économique, relançant la filière bois en perdition, une belle riposte à la tempête qui a durement meurtri les forêts capcinoise. Depuis 2008, il n’y a plus de scierie privée dans les hauts cantons, et le bois est exporté non transformé. « la scierie est un outil indispensable pour transformer et valoriser le bois dans un circuit court » plaide alors Raymond Trilles, président de la Communauté. Message reçu par l’Etat et la Région qui abondent dans l’investissement de la scierie. Le Préfet permet à l’intercommunalité d’acquérir la compétence gestion et valorisation forestière pour une durée de trois ans, puis de façon définitive en 2011.

L’outil de gestion : la communauté de communes Capcir Haut-Conflent est propriétaire et réalise les investissements. Elle a confié la gestion à un SPIC (Service Public Industriel et Commercial) qui s’acquitte d’un loyer. Celui-ci est administré par 16 élus, 3 artisans et un représentant qualifié.

Bois local : pin sylvestre et pin à crochet sont les deux espèces forestières locales traités par la scierie. Si le pin sylvestre a bonne réputation dans la filière bois, le pin à crochets a lui aussi des atouts indéniables. Bois dur d’excellente qualité, il est déclaré imputrescible et fait l’objet d’un classement en cours d’homologation « bois de charpente ». Scié, traité, raboté, séché, transformé sur place (parquet, volige…), en découpes standards, ou sur mesure, il intéresse autant les entreprises que les particuliers.

Entreprise écologique : accolé à la scierie, une unité de stockage de bois déchiqueté est aussi géréedéchiquetage du bois.JPG par le SPIC. Tous les bois qui n’ont pas la qualité requise pour le sciage, mais aussi les houppiers, sont déchiquetés et destinés au chauffage. Le séchoir à bois est alimenté par une chaudière qui fonctionne aves les déchets de sciage et la sciure. La boucle est ainsi bouclée. Travailler en circuit court, transformer sur place le bois local, utilisé en bois d’œuvre, ou en bois déchiqueté pour le chauffage, permet d’entretenir les forêts, et participe à la protection de l’environnement.

sciage d'une grume.JPGL’emploi : quatre personnes sont salariées à l’année par le SPIC. A cela, il faut rajouter l’emploi induit comme le travail en forêt (bucheronnage, débardage), le transport du bois et des plaquettes de bois déchiqueté, mais aussi les entreprises de construction et les installateurs de chaudière.

Un pari pas facile à relever, mais toujours d’actualité.

 

Un bois de qualité

Jean Christophe Cazarre, directeur de la scierie est réaliste. « Nous sommes une petite unité de sciage,bois scié stocké.JPG et nous ne pouvons traiter qu’un peu plus de 2000 m3 par an. Nous sommes capables de scier des bois de charpente de 10 m de long avec des sections pouvant aller jusqu’à 40 cm. Nos bois sont certifiés CE et proviennent de forêts à gestion durable qui ont le label PEFC ». Le bois utilisé provient principalement des dégâts de Klaus, ce qui permet de le valoriser mais a un inconvénient. « le rendement matière est faible, 45 % contre 65 % habituellement, mais le produit fini après sciage est d’excellente qualité, ce qui demande un travail important de tri». Les grumes sont triées et selon leur qualité traitées en bois d’œuvre, ou déchiquetées. Le bois d’œuvre est dispatché en charpente ou parqueterie. Après sciage, un dernier triage est réalisé pour le bois de parqueterie qui peut-être reclassé en bois de coffrage.

 Quel avenir pour la scierie

vue depuis la cabine de pilotage de la scie.JPGMarie Claude Raspaut, maire de Railleu, est la présidente du SPIC. « L’objectif au départ, était de valoriser les bois déracinés par la tempête, en créant une scierie. Aujourd’hui, c’est à l’avenir de la scierie que le SPIC s’attache ». La saisonnalité est pour la scierie un handicap économique. Durant la période hivernale, les entreprises du bâtiment sont en sommeil et le besoin en bois de charpente est très faible. « nous devons nous diversifier, en transformant le bois comme la production de parquet. Nous devons chercher de nouveaux marchés. Pour cela, nous avons engagé une formation action avec le soutien de l’ADEPFO, qui devrait nous permettre d’accroître notre performance » précise la présidente.

 Quelques chiffres

L’investissement global comprenant la scierie, le local de stockage de bois déchiqueté, l’écorceuse, le séchoir et la chaufferie s’élève à 1 367 475 € hors taxes. Les aide financières proviennent de l’Europe (230 973, € 16.9 %), l’Etat ( 394 798 €, 28.9 %), la Région (376 596 €, 27,5 %), le Conseil Général (296 128 €, 2,1 %).

En 2011, le chiffre d’affaires du SPIC s’élève à 240 000 € hors taxes représentant la vente de 4200 MAP (Mètre Cube Apparent de Plaquettes) de bois déchiqueté, et 750 m2 de bois scié.

 Un label bois Européen pour le pin à crochets

A partir du 1e janvier 2012, les bois sciés destinés à la construction, doivent être en conformité européenne et correspondre à des classes de résistance mécanique du bois. Cette rupture en flexion statique du bois, est mesurée visuellement ou mécaniquement et devra être indiquée à la vente. Le pin sylvestre, que l’on trouve sur notre territoire, fait partie des essences classées. Le Pin à crochets, majoritaire sur les forêts des hauts cantons mais peu connu nationalement, n'est pas référencé comme matériau de construction. Le Parc Naturel Régional avec un collectif de 7 partenaires, s'est engagé dans un programme transfrontalier pour certifier cette essence. Les essais mécaniques, de durabilité naturelle et d'imprégnabilité sont pratiqués sur 120 arbres par le CIRAD à Montpellier et L'Institut català de la Fusta à Llérida. Après validation par le FCBA, organisme national de certification, les entreprises de première  transformation, comme le SPIC Capcir, pourront apposer le marquage CE sur les lots de pin à crochets.

 Les artisans du bois intéressés

Jean Pierre Will, gère une entreprise de charpente, couverture, menuiserie bois, à Font-Romeu, et est administrateur du SPIC. «la scierie est un très bon outil pour les entreprises des hauts cantons. On devait faire venir du bois d’ailleurs. Aujourd’hui sur place, on trouve le bois dont nos entreprises ont besoin, sur mesure et dans des délais raisonnables ». La réflexion engagée pour une meilleure restructuration de l’outil, est une démarche à laquelle il adhère, et qui devrait permettre à cette scierie de perdurer. « l’unité de bois déchiqueté liée à la scierie, permet de rentabiliser les déchets de bois, et de ne travailler que les bois de bonne qualité ».

 Des perspectives intéressantes

Raymond Trilles est le Président des communes forestières des PO et l’un des instigateurs de la scierie. « pour une commune forestière, être à proximité d’une unité de transformation du bois, est un vrai plus ». Lors des échanges la semaine dernière, aux rencontres nationales des chartes forestières qui se tenaient à Collioure, ce sujet était au cœur du débat. « les circuits courts sont favorisés. Dans le cadre des marchés publics il faudra tenir compte du bilan carbone. La scierie en Capcir, a toute sa place, dans cette nouvelle politique favorisant l’utilisation des matières premières locales ».

 

stockage grumes et bois scié (2).JPG

Renseignements www.capcir-pyrenees.com   tél 06.72.77.58.67.

09/01/2012

Des projets au menu du dernie comité syndical du Parc Naturel Régional

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Réunis comme à leur habitude à la salle des fêtes de la Llagonne, les élus du Parc Naturel Régional, en présence de leur président Christian Bourquin, ont tenue leur dernier conseil syndical de l’année 2011.

La neige, qui s’était faite désirer, était au rendez vous de ce dernier conseil syndical 2011 du PNR, une réunion active avec 23 délibérations à l’ordre du jour et la présentation des grands axes d’actions des actions du parc durant l’année 2012. Un conseil syndical ouvert par Christian Bourquin, qui se « réjouit de se retrouver dans les hauts-cantons au contact des élus locaux ». Une habitude qui perdure et qui est fondamentale pour les décisions prises par l’ensemble des élus « plutôt que de délibérer en petit comité ». Tous les sujets sur lesquels les élus doivent délibérer, ont étés travaillés par des commissions thématiques ouvertes et discutés au sein du bureau qui réunit le président et ses 13 vice président.

Des thèmes forts : en appui à l’animation du président, des vice présidents, présentent le rendu des commissions de travail qu’ils président et qui demandent un vote. Jean Louis Alvarez présente le travail du conseil d’orientation énergétique qui a permis à 18 communes de réaliser des économies d’énergie. Un deuxième programme concernera 9 communes. Jean Louis Démelin présente la réflexion engagée sur la charte signalétique, la mise en place de 13 vitrines du parc et l’édition d’un guide des hébergements marqués parc. Vincent Mignon plaide pour la promotion des produits locaux marqués parc. Suzanne Delieu présente le programme de biodiversité sur la conservation et l’utilisation des espèces végétales indigènes et la réalisation d’un observatoire ornithologique en Capcir. Raymond Trilles présente la modification du POS de sa commune et la motion de soutien à l’Office National des Forêts que l’Etat veut privatiser. Alain Bousquet propose un partenariat avec le Groupement Ornithologique Roussillonnais  pour une observation des migrations des oiseaux dans la vallée d’Eyne. Toutes ces propositions ont été approuvées à l’unanimité, à la satisfaction du président qui rappelle que « le parc met en place de la cohérence sur le territoire. Ce sont les communes ou groupements de communes qui réalisent ».

Et 2012 : parmi les actions engagées et qui seront pérennisées il faut noter la valorisation du petit patrimoine et la mise en tourisme des sites Vauban, l’accompagnement des collectivités sur la réalisation des documents d’urbanisme, la réflexion sur les refuges de montagne, la valorisation de l’agriculture et des marques parc, la préservation de la biodiversité et la sensibilisation à l’environnement. Le travail sur la révision de la charte est toujours en cours et le point sera réalisé au prochain conseil syndical. Le projet de construction de la maison du parc sera le dernier point abordé. Réalisée sur le territoire de la commune d’Olette, les travaux devraient débuter en février 2013 et se prolonger durant une année.

Un apéritif dinatoire concluait cette matinée de travail.

Renseignements www.par-pyrenees-catalanes.fr

 

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                             une matinée de travail intense pour cette dernière séance.

06/11/2011

"Palabres" capcinoises autour du parc naturel régional

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A l’invitation du parc, une trentaine de Capcinois se sont retrouvés au bistrot de pays de Matemale. A l’ordre du jour, l’avenir du territoire et de ses habitants, une participation à la réflexion pour la nouvelle charte du parc.

Donner la parole à ses habitants, pour coller à leur réalité et leurs attentes en matière d’aménagement, de vie, d’environnement, d’économie, tel est le défi que le parc a lancé pour le renouvellement de sa charte qui couvrira les années 2015/2027. Cette troisième rencontre a permis des échanges entre habitants et techniciens, riches d’enseignements. Si l’on note une certaine inquiétude sur le devenir du Capcir de la part des présents, ils ne baissent pour autant pas les bras. Certes, l’emploi est au centre des préoccupations, l’évolution climatique aussi, mais la volonté de vivre ici et d’y accueillir de nouvelles populations est une volonté partagée.

Préparer l’avenir : si la neige est en hiver le fer de lance de l’économie montagnarde, plus de 50 % de la clientèle ne skie pas. Une réflexion doit-être menée pour proposer à ces non skieurs des activités complémentaires au ski, praticables avec ou sans neige. Un effort doit-être fait sur les animations de fin d’après midi et de soirée. L’agriculture, l’artisanat doivent-être favorisés. Un projet ambitieux sur le télétravail pourrait à la fois procurer des emplois localement, mais aussi permettre aux vacanciers de prolonger leur séjour combinant vacances et travail. Les services publics son concentrés ce qui pose problème à une population vieillissante ayant des difficultés à se déplacer. Un frein à l’implantation des jeunes, c’est le manque de logements sociaux, pour les permanents, mais aussi pour les saisonniers. Acheter un terrain ou une maison est hors de prix. Il faut développer une politique d’aide sous peine de voir les porteurs de projets se diriger vers des territoires plus accueillants. Concernant les offices du tourisme locaux, leur relai de l’information globale est déficitaire chacun « vendant » son bout de territoire.

Un constat : interrogés sur leurs actions, les techniciens du parc ont pu préciser quelques grandes missions de développement économique et de protection de l’environnement qu’ils conduisent. Force est de constater un  problème de déficit de communication interne du parc. Une communication qui devrait s’améliorer en multiplication les débats avec la population, par la mise en place d’une documentation auprès des offices du tourisme, des bistrots de pays et de tous les lieux accueillant du public.

03/11/2011

Les élus du PNR débattent sur les enjeux du territoire

Réunis à la Cabanasse, les élus du comité syndical du parc, après un bilan de son action, ont échangé sur le projet de développement du territoire préfigurant la charte 2015/2027.

Ils étaient nombreux les élus à participer à cette journée de travail. Le matin a permis de leur rendre compte du travail des acteurs et partenaires de juin et septembre. Réflexion mettant en avant forces et faiblesses actuelles et opportunités et menaces future à 15 ans. Un exercice auquel les élus se sont confrontés avant de répondre à un questionnaire en 20 points, portant sur les axes du projet de la nouvelle charte du parc. Ce questionnaire, issu des réunions de travail de juin et de septembre, avait pour objectif de faire s’exprimer des points de vue, d’identifier les désaccords, baliser le programme de la charte qui doit tenir compte de tous les avis. La charte est certes un document consensuel, mais qui ne doit pas être mou, et proposer un développement économique dans un souci de protection du territoire.  

Des convergences : abordant l’urbanisme, la culture, le tourisme, les transports, la protection de l’environnement, les énergies, la population, le logement, l’économie locale, la coopération transfrontalière, le questionnaire a permis de visualiser le point de vue des élus présents. Sur l’ensemble des vingt points, il y a majoritairement des réponses communes. C’est ce qui impressionne Gonzague Devaux du cabinet Gouvernance et Développement chargé d’accompagner la démarche de réalisation de la nouvelle charte et de l’animation de cette journée «tout le monde m’avait mis en garde sur les spécificités des différentes parties du territoire du parc et la difficulté à avoir une vision commune du fait de ces particularités. Je ressort avec l’impression que sur les questions de fond susceptibles d’engager l’avenir il y a des convergences de visions ».  

La prochaine journée de travail est programme le 23 décembre

 

une journée de travail qui a permis de constater une similitude de points d’accord sur le développement du territoire du parc.