16/07/2013

La folle remontée de Touzard

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Si plus de 1200 ont participé aux 9 courses du week-end aux Angles, ils étaient 160 au départ de l’Altriman, épreuve réputée la plus dure au monde, et c’est l’Audois Alexandre Touzard, qui s’impose en 12 h 27’ 31’’

L’altriman des Angles, du fait de l’altitude, du climat, du dénivelé, est considéré comme l’épreuve la plus dure au monde. Enchaîner 3.8 km de natation dans un lac à 18°, puis 200 km de vélo avec 5200 mètres de dénivelée positive, et terminer par un marathon, cela n’est pas donné à tous les sportifs.

 

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IMG_3634_modifié-1.jpgQuelle course 5h 30, départ au coup de fusil, tiré par Christian Blanc, maire desIMG_3715_modifié-1.jpg Angles. Il fait encore nuit, l’eau est froide, ce qui n’enlève rien à l’envie d’en découdre. Une première épreuve à l’australienne, deux boucles dans le lac avec une sortie de l’eau entre les deux parcours. C’est Hendrik Fiedler du VFL Wofsburg qui sort en tête de l’eau en 55’ 24’’, record battu. Puis c’est parti pour une longue course à vélo, qui ferait pâlir de jalousie le Mont-Ventoux.  Tour des Garrotxes pour la mise en jambes, puis col de Pailhères, col du Pradel , col de Garavel et la terrible remontée « casse pattes » de Quérigut à 12 % . La pluie s’invite à la fête, durcissant le parcours. Thierry Chatron, triple vainqueur de l’altriman, souffrant du dos, abandonne au kilomètre 140 et termine le parcours « en touriste ». Premier sorti du parc à vélo,  Frédéric Fernandez de Pau triathlon s’envole. Mais les jeux ne sont pas encore faits. C’est sans compter sur le limouxin Alexandre Touzard, 2ème en 2011, et vainqueur en 2012 de « l’extrême man » de Salu. Arrivé au parc vélo avec 25 minutes de retard, il va réaliser un exploit. Reprenant 8 minutes par 10 km, il termine en tête en 12 h 27’ 31’’ avec huit minutes d’avance sur le second, Grégory Verschuer du triathlon catalan, qui a trouvé le parcours « magnifique mais très dur. C’est hors norme mais l’organisation est extraordinaire ».

 

Entretien avec Alexandre Touzard vainqueur de l’altriman 2013

Alexandre Touzard.jpgA 39 ans, le sociétaire du Limoux triathlon club, pratique cette discipline depuis six ans. Son point faible, la natation. Son point fort, la course à pied, et il l’a démontré aujourd’hui. Qualifié pour les championnats du monde à Hawaï, il n’a pu s’y rendre faute de moyens financiers.

Comment avez-vous vécu cette course ? «un peu déçu par la natation, je ne me suis pas énervé et j’ai roulé normalement. J’ai fait la différence dans le marathon. J’ai des regrets de ne pas être bon nageur, il faut que je fasse des progrès ».

Vous avez montré une belle combativité  « j’avais une revanche à prendre. L’an dernier j’ai crevé. Cette année je voulais gagner et j’ai été au rendez-vous ».

La course est-elle au niveau de sa réputation ? « le parcours vélo est terrible. L’altriman, c’est un défi face à soi, une véritable aventure humaine, un vrai bonheur douloureux ».

C’est un jour particulier pour vous : « c’est mon anniversaire, et cette victoire je la voulais. C’est une belle organisation et les bénévoles sont vraiment sympas ».

15/07/2013

Les Bouillouses : la nature sans voitures

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A 2000 mètres d’altitude, le site naturel des Bouillouses, espace de nature extraordinaire voit durant l’été, son accès régulé, pour une protection de cet environnement sublime, mais fragile, et le plaisir de ses visiteurs.

Quelle bonne idée a eu le conseil général des Pyrénées orientales, lorsqu’il a décidé en 2000, de réguler l’accès aux Bouillouses. Site classé, reconnu espace naturel fragile, il  subissait durant l’été, un  incessant aller et retour de voitures. « se croiser dans l’accordéon, quand il y avait de la circulation, c’était souvent risqué » se souvient un pécheur. La mise en place de navettes a un effet bénéfique sur la pollution et la sécurité. On est passé du « je monte, clic clac photo et je redescends », à « je prends le temps de découvrir ce site extraordinaire ».

IMG_3488_modifié-1.jpgQuel site : tous les visiteurs sont unanimes, « que c’est beau !». Le lac, les Pérics majestueux qui s’y reflètent, le Carlit dominateur, les cols rouges paradis des mouflons. Des sentiers balisés (1 h 30 à 5 h), vous invitent à pénétrer au cœur de cet écrin. Boucle des étangs du Carlit, de la Pradella, du lac d’Aude, les étangs des Esquits. Un jeu d’orientation, avec 14 balises à découvrir, permet aux enfants, à l’aide d’un plan de s’initier à l’orientation. Paradis des pêcheurs, de nombreux lacs pour « taquiner » la truite leurs sont accessibles, pourvu qu’ils soient munis d’un permis de pêche. Avec cent mille visiteurs par an, le site est propre et peu pollué. Le public est sensibilisé à adopter un comportement éco citoyen et y adhère.

Le point info : véritable office du tourisme des Bouillouses, c’est un lieu incontournable et fortementIMG_3446_modifié-1.jpg fréquenté. Situé à hauteur du barrage, en rive droite, vous y trouverez, information, documentation, carte des sentiers balisés, toilettes écologiques, point d’eau, portes bébés et un accueil sympathique. Une bibliothèque de livres de montagne à consulter sur place, la possibilité d’envoyer une carte postale par internet à vos proches ou amis, complètent ces services. Côté animation, tous les mardi et jeudi, du 9 juillet au 22 août, par demi journée des balades sont proposées, encadrées par ces accompagnateurs en montagne. Les 24 juillet et 21 août, des initiations à la pêche sont organisées par la fédération départementale de pêche. Tous ces services et animations sont gratuits.

N’hésitez pas, allez y.

Des nouveautés 

Visitez les Bouillouses à partir de Perpignan pour 7 euros : au départ de Perpignan, empruntez-le bus à 1 €. A Mont-louis une correspondance vous dépose au parking du Pla de Barrès, point de départ des navettes des Bouillouses, où vous achèterez votre titre de passage à 5 €. Au retour, le bus à 1 € vous conduira à Mont-Louis avec correspondance pour Perpignan.

IMG_3496_modifié-1.jpgActions pédagogiques auprès des scolaires : à partir de septembre les Bouillouses accueilleront des scolaires du département pour une découverte du site et de sa biodiversité. Transport et encadrement sont mis à disposition par le conseil général.

 Pratique

Accès au Bouillouses : par la navette bus à partir du parking du Pla de Barrès. Du 29 juin au 1 septembre et les week-ends des 7/8 et 14/15 septembre. Cout adultes 5 €, enfants 3.5 €. Par le télésiège de la Calme sud (station de Font-Romeu) du 6 juillet au 25 août. Coût adulte 805 €, enfant 5.5 € (04.68.30.68.30.)

Dormir et manger, boire un verre aux Bouillouses :

Refuge du CAF 04.68.04.93.88. www.refugedesbouillouses.ffcam.fr

Auberge du Carlit 04.68.04.22.23. www.aubergeducarlit.free.fr

Hôtel Les  Bones Hores 04.68.04.24.22 www.boneshores.com

Renseignements/réservation animations : 04.68.04.24.61. www.cg66.fr

Auberge du Carlit 04.68.04.22.23.

 

Ils ont apprécié les Bouillouses

 

Catherine, Guenael, Jean Claude, Anne Marie.jpgCatherine, Guenaël, Jean Claude, Anne Marie, originaires de Charentes, en vacances à St Pierre del Forcats. «nous étions déjà venu aux Bouillouses il y a trente ans. Le site est très propre et les navettes un bon moyen d’accès. On est allé au fond du lac des Bouillouses. Il y a du monde, mis ce n’est pas gênant. Les gens sont sympas et il y a de la place. Les paysages sont magnifiques, et la neige sur les montagnes avec l’eau au pied c’est très beau ».

 



Christophe, Cyril, Anaïs, Véronique, Maxime, habitant dans l’Aude, en vacances àChristophe, Cyril, Anaïs, Véronique, Maxime.jpg Formiguères. « on vient habituellement skier à Formiguères et on a voulu découvrir le pays l’été. On a fait la magnifique boucle des 9 lacs. C’est calme, de jolis points de vue. Le parcours est bien balisé, vallonné mais pas trop difficile, adapté aux familles. Le site est propre, l’accès navette intéressant. La présence de neige rajoute du piment à la beauté des paysages ».

 




Jérome, Marie Pierre, Paola, Andréa.jpgJérôme, Marie Pierre, Paola, Andréa, originaires de Montauban, en vacances à Egat. une redécouverte, pour Jérome qui y venait enfant. « on a fait la balade le long du lac avec une pause pique nique au bord de l’eau. Le site est magnifique, les gens semblent respectueux. Le fait de prendre les navettes, les informations, nous rendent éco-citoyens. On a l’impression de s’être posés dans un splendide site naturel, ressourçant, fleuri. Les enfants sont ravis ».

 



Marjorie, chargée d’accueil au point-info. « beaucoup de personnes passent au point info. Météo,Marjorie.jpg document des sentiers balisés, réglementation de la pêche sont leurs demandes prioritaires. La majorité des visiteurs sont agréables et souvent ravis. La propreté du site et l’absence de voitures sont mis en avant, en particulier par ceux qui ont connu le site avant les navettes. Après leur balade, ils repassent me voir, me font part de leur périple, de leurs émotions ».


12/07/2013

J'ai testé pour vous Les Garrotxes

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clocher de l'église de Railleu.jpgVous aimez le calme, la nature, le patrimoine, les villages préservés, laGarrotxes fleuries.jpg musique apaisante des cours d’eau, les paysages bucoliques, les échanges avec la population locale, rendez vous en Garrotxes, vous ne serez pas déçus. Niché entre Capcir et Conflent, avec de superbes points de vue sur le Canigou, le Madres, le Cambre d’Aze, ce territoire est un havre de paix pour qui sait le découvrir. Ayguatebia, Caudiès/Talau, Oreilla, Railleu, Sansa, sont les noms charmants des villages qui ont encore une vie active.

Vie rurale : à l’origine essentiellement agricole, ce paisible territoire qui vivait en autarcie au milieu du 20è siècle, a souffert de désertification. Les habitants étaient agriculteurs et artisans, les terres pauvres, arides d’où le nom de « Garrotxes ». Aujourd’hui, il n’y a plus d’agriculteurs, mais les jardins sont entretenus, les villages fleuris. Railleu qui comptait 50 habitants et 68 vaches en 1961, a vu sa population passer à 12, et 25 aujourd’hui. Mais ces villages ne sont pas ravitaillés par des corbeaux. Jean Philippe boucher à Olette, est présent avec son camion étal tous les mercredis de l’année. Patrick l’épicier passe tous les mardis. La postière distribue le courrier tous les jours. Pierre salarié du laboratoire départemental passe régulièrement prélever des échantillons d’eau pour l’analyse. Le transport à la demande, géré par le département permet de se déplacer sur Olette ou le Capcir pour 1 €. Une  vie rurale, active, ouverte, où perdurent certaines habitudes, telle la convivialité.

Le choix touristique : l’association Garrotxes Conflent regroupe habitants et élus des cinq passage du boucher en Garotxes.jpgcommunes. Dynamiques, ses membres militent et mettent tout en œuvre pour développer un tourisme église romane de Sansa.jpgdurable, basé sur l’échange et la rencontre. Des moulins sont réhabilités, des sentiers balisés, les églises visitables, des animations programmées. Ce qui fait la force de ce territoire, au-delà de ses beaux paysages, de sa vie calme et ressourçant, de son riche patrimoine, c’est l’accueil simple et sincère de ses habitants. Monique Laberty, membre de l’association l’affirme «ici les gens sont très accueillants. Parler aves les vacanciers, les renseigner sur le pays, les conseiller sur les visites incontournables, c’est un vrai bonheur ». Jacques, Jean Patrick, Dany, Marie Claude, Michel, habitant Perpignan, sont des pratiquants de la randonnée. Guidés par Marcel Mayens, ancien maire de Railleu, ils visitent l’église avant d’engager leur balade « ce territoire est extraordinaire, riche en patrimoine, eau, forêts. On apprécie la fraîcheur, les sentiers qui relient les villages ».

Terres arides, vous avez dit arides ?

Pratique

Accès voiture à partir d’Olette RD 4 direction Oreilla , à partir de la Llagonne par le Col de la Llose RD4C direction Ayguatebia, à partir de Matemale par le Col de Creu RD4 direction Railleu.

Hébergement : Gîte ruraux, contacter les mairies

Gîte d’étape de Sansa : 06.70.42.34.70. www.gitesevasion.com

Ecogîte du mas de Trape : 06.37.30.01.59.  www.gitelemasdetrape.com

Animations : Samedi 13 juillet c’est la fête de l’association à Sansa. Vous pouvez vous inscrire au repas de midi  (06 86 63 15 96 / 04 68 97 08 88)

Renseignements, programme d’animation http://valleedesgarrotxes.overblog.com
http://www.facebook.com/lavalleedesGarrotxes  youtube.com/user/lavalleedesgarrotxes

 

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prendre le temps, se ressourcer, le bonheur

11/07/2013

Ha la vache ! quelle balade...

rosée, pyrénées, vache, éleveur


Profiter des vacances pour découvrir un territoire naturel, rencontrer des hommes qui y vivent et y travaillent, déguster et apprécier le fruit de leur travail, c’est possible avec les balades en estives.

rosée, pyrénées, vache, éleveurC’est merveilleux les vacances. Un moment privilégié où l’on peut faire, ou ne rien faire. Il y a les « plage-soleil », les « actif-sportif », les « bar-disco », les « penseur-rêveur », les « routinier-passif », les « va-comme je te pousse », les « visiteur-planifié », les « qu’est-ce que je fous-ici », les « voyageur-flexible ». Mais, quelle que soit votre typologie de vacanciers, vos habitudes, vos goût pour l’action ou la non action, changez de planète. Les éleveurs de la montagne catalane vous y aident, au travers de leurs balades en estives.

Ha, la vache ! dans ce siècle où la viande de cheval se confond avec celle du bœuf, le sous vide industriel avec le fait maison, les éleveurs catalans on choisi la voie de la qualité. Ainsi est née la « Rosée des Pyrénées Catalanes ». Cette « vedelle » (nom féminin du veau), élevée en estive au lait de sa mère et à l’herbe naturelle des montagnes. Le cahier des charges élaborérosée, pyrénées, vache, éleveur par les éleveurs, contrôlé par un organisme indépendant, est la garantie d’une production naturelle. Qualités gustatives, nutritionnelles et sanitaires des viandes, choix des races (Aubrac, Gasconne, Brunes), dates de commercialisation de juin à septembre, traçabilité, devraient permettre d’obtenir l’obtention d’une IGP (Indication Géographique Protégée). « ici, on n’engraisse pas les bêtes. Elles sont nourries à l’herbe de montagne et au lait de leur mère » déclare avec fierté un éleveur.

Quelle balade… organisés en association, les éleveurs de rosée, amoureux de leur métier, leurs montagnes, leurs troupeaux, ont décidé d’organiser des balades en estive. « l’objectif de ces balades, c’est la promotion de la rosée, mais aussi, pour le public, la découverte du territoire, l’expression d’un métier, la transmission de l’amour d’un pays » affirment les éleveurs. Et ce n’est pas une promesse de gascon. Il suffit pour cela d’écouter les participants :  « c’est un retour aux sources, aux origines, ça c’est de l’écologie», « on est très contents de cette découverte, on reviendra et on enverra du monde », « on a passé une belle journée », « nous découvrons un mode d’élevage respectueux de l’environnement et des consommateurs » « une belle journée très conviviale », « les enfants ne regrettent pas d’être venus », « on apprécie de rencontrer les gens du pays dans leur cadre de vie, la façon dont ils nous font partager leur passion», « c’est une belle organisation, l’accueil est agréable. L’échange avec les éleveurs très enrichissant », « lors du repas, les senteurs de la grillade de Rosée et la senteur des pins se marient parfaitement ».

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A midi, un repas composé uniquement de produits locaux, dont une grillade de Rosée, vous permettra d’apprécier ses qualités gustatives.

Les balades en estive ont obtenu la marque « accueil » du Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes pour leurs qualités environnementales et humaines.

Une journée inoubliable, accessible à tous, meuh oui…

 

Pratique

rosée, pyrénées, vache, éleveurTarifs repas compris: adulte 30 €, enfant (6 à 12 ans) 15  €, moins de 6 ans gratuit.

Inscription obligatoire 48 h au plus tard avant la date de la balade

Penser aux indispensables : chapeau, crème solaire, vêtement chaud et de pluie, bonnes chaussures, bouteille d’eau, appareil photo…

Dates des balades : 25 juillet Caudiès Conflent départ de la Llagonne, 7 août Coma de Pontells départ d’Olette, 22 août Estany de Clot départ de Nohèdes.

Renseignements, réservation : 06.24.41.01.18.  www.roseedespyrenees.com

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10/07/2013

Parc Naturel Régional : un conseil syndical animé

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Ce 42è conseil syndical du Parc, s’annonçait comme à l’habitude sans souci particulier. C’était sans compter sur le point 3 qui concerne le projet de nouvelle charte du parc, et qui a animé les débats.

Un parc naturel régional est un territoire rural habité, reconnu au niveau national par sa forte valeurcharte, débat, parc patrimoniale et paysagère, mais fragile. Il s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, qui est défini par une charte. Il est géré par un syndicat mixte regroupant toutes les collectivités de son territoire qui approuvent la charte.

La démarche : depuis 2011, le Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes mobilise habitants, organismes publics, professionnels, pour définir ensemble un nouveau projet de territoire. De ce travail collectif est née l’écriture de la nouvelle charte, véritable ligne conductrice du développement local de 2014 à 2026. Présenté aux instances parisiennes, remanié, amendé, l’’avant projet est soumis au vote des délégués des communes adhérentes. Après enquête publique prévue du 12 août au 12 septembre 2013, les communes, communautés de communes, conseil général et régional délibèreront (entre novembre 2013 et février 2014). C’est un décret du Premier Ministre qui reconduira le  label parc. « on a fait les 3/4 du chemin » précise le président du parc Christian Bourquin « un travail lourd, intense, mais c’est à ce prix que l’on a le label parc ».

charte, débat, parcLangage de sourds : Jean Ribot, représentant la commune de Porté Puymorens précise que « dans le plan du territoire de la nouvelle charte du parc, le domaine skiable de sa station n’est pas pris en compte dans sa totalité. Sa commune ne votera pas le projet de charte ». Ce que réfute le président du parc, qui demande au représentant de Porté « de ne pas flinguer ce travail collectif ». Raymond Trilles, maire de Matemale « trouve dommage qu’une commune comme Porté s’isole, aujourd’hui seul on ne peut rien ». Jean Louis Démelin, maire de Font-Romeu abonde dans ce sens « nous n’avons plus de capacité d’investissement. Porté ne doit pas faire bande à part. Porté est une pièce maîtresse dans le paysage hivernal des Neiges Catalanes. Il faut faire confiance au Président ». Son collègue Grégoire Valbona maire d’Egat rappelle qu’à Paris « il a fallu secharte, débat, parc battre pour que l’on ne touche pas aux domaines skiables, ce que prévoit la charte ». Effectivement dans le plan de la nouvelle charte, à la rubrique domaine de ski alpin il est écrit « maintenir les domaines de ski alpin dans les périmètres circonscrivant les aménagements existants ». Un argument qui n’infléchit pas la position de Porté, qui laisse entendre que peut-être, plus tard, une nouvelle remontée mécanique pourrait-être envisagée. Une position qui excède Christian Bourquin qui rappelle au représentant de Porté « vous n’avez pas l’argent pour effectuer la grande visite obligatoire de votre télésiège, comment pouvez-vous envisager d’investir dans de nouvelles remontées mécaniques ». Porté vote contre la charte, le parc ne compte donc plus que 66 communes.

Les autres points à l’ordre du jour sont votés à l’unanimité.

Plus d’information sur la charte : www.parc-pyrenees-catalanes.fr  

 

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09/07/2013

pour une réhabilitation paysagère des entrées de bourgs du Parc

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Redonner aux entrées des villages de son territoire, une identité paysagère originale, tel est le but que s’est donné le Parc naturel régional Catalan.

Les Parcs naturels régionaux des Pyrénées Catalanes, de l’Ariège et le Parc National des Pyrénées travaillent ensemble sur les paysages, le suivi de leur évolution, la préservation et restauration de leur qualité. En 2011, ils ont décidé de s’orienter sur le thème des « entrées de bourgs ». Pour mener à bien ce projet, une étude a été réalisée, en s’appuyant sur 25 bourgs par parc. De cette étude est né un guide de préconisations, présenté à la Llagonne, aux élus, services techniques et maîtres d’œuvre en matière d’aménagement.

La méthode : les entrées de villages sont photographiées, commentées, analysées. L’histoire, l’économie rurale du territoire, l’échange avec des habitants, complètent cette approche territoriale. A l’aide d’un graphique, l’entité paysagère de la commune définie, est comparée à la perception réelle de l’entrée du village. Cette étude fine va permettre de valoriser et donner une identité forte et originale, aux villages. Elle aborde aussi la publicité et la signalétique. A savoir que dans un Parc, la publicité routière est interdite. L’Etat est en train d’appliquer cette réglementation en éliminant les éléments nuisibles, tels les alignements de panneaux publicitaires qui fleurissent aux entrées de villages et qui sont souvent illisibles. Les communes vont établir des règlements locaux de publicité qui définiront la méthode signalétique mise en place sur son territoire. La député Ségolène Neuville cite l’exemple « des panneaux indiquant vente de pêches en hiver… ». Le Président du Parc Christian Bourquin  précise que« le moment est venu pour le parc de s’occuper de cet aspect paysager. Le fléchage doit-être cohérent dans le parc, les points remarquables fléchés ». Si à l’intérieur des communes, « le maire doit garder le droit de décider » le président plaide pour « une entente et une cohérence intercommunale ».

L’exemple de Font-Romeu : la commune a établi un règlement local de publicité très précis. Ici les pré-enseignes et les panneaux publicitaires sont interdits. Une harmonisation des couleurs et des polices de caractères des enseignes des magasins est définie. Si au départ les commerçants de Font-Romeu étaient réticents, aujourd’hui ils sont convaincus. « ce sont les vacanciers qui apprécient la démarche. Leur regard n’est plus agressé par des panneaux publicitaires » précise Jean-Louis Démelin, maire de Font-Romeu. Et de conclure, « tout le monde est à la même enseigne ».

Renseignements : www.parc-pyrenees-catalanes.fr   tél 04.68.04.97.60.

 

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                                     une dépollution visuelle réussie à Font-Romeu

03/07/2013

Un nouvel avenir pour la tour de Creu

Un nouvel avenir pour la tour de Creu

 

réhabilitation, monudnt, histoire

Usée par les aléas climatiques, le temps et les hommes, la belle dame dresse encore un chicot altier, tel un appel au secours que les élus Capcinois ont entendu.

 

réhabilitation, monudnt, histoireLa préservation du patrimoine vernaculaire bâti, fait l’objet de protection, de réhabilitation, de mise en valeur sur l’ensemble de l’hexagone et au-delà. La France est terre fertile en la matière. Pourtant ce n’est pas une habitude historique. Combien de châteaux médiévaux sont construits sur des tours génoises, combien d’églises romanes sur des temples païens. Dans notre 21è siècle, où l’électronique, l’informatique, la communication virtuelle font partie de notre environnement quotidien, les vieilles pierres sont choyées. Un plus touristique affirment les uns, un témoignage de notre passé répliquent les autres. « ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir » écrivait le prix Nobel de littérature Anatole France.

Un beau passé : bâtie sur le site d’un ancien village « villa Cruce ou Creu », aujourd’hui disparu, les premières traces du site apparaissent en 965, dans le testament du comte Sunfred II de Cerdagne-Besalu. Unique vestige du château de Creu, c’est une tour carrée de 4 mètres de côté, érigée directement sur des gros blocs de granit. Elle est construitre en gros appareillage irrégulier, avec des chaînages d’angles mieux dégrossis, le tout lié au mortier de chaux. D’une hauteur d’”nviron 10 mètres, elle est composée en partie basse d’un souterrain (citerne ?). Uneréhabilitation, monudnt, histoire sole inférieure à 4 mètres de hauteur et accessible par une échelle est surmontée d’une salle supérieure (salle d’armes). Son architecture permet de dater la tour de Creu du 12è ou 13è siècle. Si la façade Est,  présente peu de dégradations, le tiers supérieur de sa façade Sud est éfpondré, ainsi que son angle Sud Ouest. La façade Ouest est totalement effondrée, ansi que la façade Nord, depuis l’été 2008.

Le projet : dans un premier temps,  l’existant va être consolidé et mis en sécurité. Les parties effondrées seront reconstruites à l’identique sur deux niveaux. L’appareillage sera réalisé en s’appuyant sur les parties encore en place et à partir de photographies avant l’effondrement de 2008. Un escalier en fer sera installé au centre de la tour. Accessible à tous, il permettra de bénéficier du point de vue qu’ont pu apprécier ses constructeurs. Confié à l’architecte Cécile Copigny, le projet a été validé par les élus de la communauté de Communes Capcir Haut-Conflent, maitre d’ouvrage du projet. Jean Marc Huertas, architecte des bâtiments de France a donné un avis très favorable au choix de réhabilitation. La fondation du patrimoine apporte son soutien au travers de Paul Estienne son délégué départemental. Un projet de 150 000 € HT, avec une participation financière de l’Etat, du Conseil Général et de la Fondation du Patrimoine à hauteur d’environ 40 %.

Souscription : pour sauver ce patrimoine, une souscription publique est organisée. En partenariat avec la fondation du Patrimoine, vous pouvez financer une partie des travaux. Tout don bénéficiera d’un allègement fiscal de 60 à 70 % du montant du don, selon que vous êtes un particulier ou une entreprise. Vous pouvez adresser vos dons à la Maison du Capcir, Col de la Quillane, 66210 la Llagonne, ou à la Fondation du Patrimoine, 2 bis rue Jules Ferry 34 000 Montpellier. Les dons en ligne sont aussi possible en ligne sur le site www.fondation-patrimoine.org/fr/languedoc-roussillon-13

Renseignements complémentaires et bon de souscription sur www.capcir-pyrenees.com   tél 04.68.04.49.86

 

réhabilitation, monudnt, histoire

                               la tour avant son effondrement, il y a quelques années