25/08/2013

portrait du jour : Auguste Germain Cathala, couvreur de toit en ardoises

llose, toit,

 

Auguste Germain est couvreur de toit en ardoise traditionnelle. « dès que j’ai su marcher, j’ai pris une piquette et j’ai commencé à tailler les ardoises ». Natif de Sainte Colombe sur Guette, dans l’Aude, il vit à Caudiès de Fenouillèdes « au pays des toits en tuile ». C’est le descendant de cinq générations de couvreurs, « a l’époque, toute le famille vivait de cette activité saisonnière, que l’on complétait avec un élevage de bovins. On exploitait aussi une carrière, aujourd’hui fermée ». Son travail, il l’exerce en montagne, mais la matière première se fait rare « à Olette, il y a une ardoise magnifique, mais elle n’est plus exploitée, c’est vraiment dommage ».Tombé dedans quand il était petit, c’est naturellement devenu son métier. Un métier complexe, technique, difficile « à l’époque, il n’y avait pas d’école de formation. J’ai appris le métier encadré par des gens expérimentés ». Chaque geste est important, bien exécuté, il facilitera le travail  « je taille les ardoises, je les classe par taille, ce qui est primordial pour la pose. L’ardoise calée, ne doit pas bouger lorsque l’on marche dessus ». Aujourd’hui, la llose calibrée remplace la traditionnelle «il reste les monuments, les églises… ».  Auguste Germain ne se lasse pas de sa tâche « c’est un métier en plein air, toujours juché sur des hauteurs, souvent solitaire, et surtout, je suis indépendant, mon propre patron ». Fier de son métier, sa récompense, c’est la satisfaction du travail fini « lorsque le toit est terminé, je prends du plaisir à le regarder, et à attendre le verdict du maître d’ouvrage, un petit moment de bonheur ». A 70 ans, il a encore la passion du métier,  « je suis toujours sollicité, car il y a peu de couvreurs, tant que je suis en forme… ».

17:33 Publié dans patrimoine, travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : llose, toit

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