21/10/2012

Réouverture de la station : un peut-être... qui ne dit pas non

Puyvalador-1_modifié-1.jpg


Farouches partisans de la transparence, l’équipe municipale élue il y a 49 jours, a lors de la réunion publique d’hier, montré sa volonté de relever la station de sa descente financière aux enfers.

Salle comble pour entendre et échanger avec le nouveau conseil municipal, avec, pour tous les présents, des inquiétudes sur le passif financier de la station, et un questionnement quand à son ouverture cet hiver.

Pas responsables : en toute clarté, les élus en place, parlant d’une même voie, ont « mis les pendules à l’heure ». S’appuyant sur un rapport de la cour des comptes accablant pour leurs différents prédécesseurs, l’équipe municipale a voulu faire toucher du doigt à la population, les sources des défaillances, allant jusqu’à par délibération, permettre au maire d’ester en justice, si besoin. En clair, pour la cour des comptes, il y a une carence générale dans le budget et le compte administratif de la Régie Autonome d’Exploitation Touristique, qui n’ont pas été établis en 2010 et 2011. Aucun suivi comptable, une gestion laxiste, malgré les 9 rapports alarmants de la cour des comptes établis depuis 2003. À ce jour, tenant compte des éléments comptables, la dette est évaluée à 1 600 000 €, mais ce chiffre n’est peut-être pas le réel.

DSC01528.JPGTrois scénarios : arrêter d’exploiter la station, continuer l’exploitation avec la même régie, mettre en place une autre structure de gestion pour la station, dans tous les cas, la dette est là, et il faut l’apurer. C’est inéluctable, elle va retomber sur le budget communal et entraîner donc une augmentation substantielle des impôts locaux. Sur le foncier, la part communale (16.364 % en 2011) va passer à 35.77 % en 2012, et 53.58 % en 2013, le bâti subira à  peu près les mêmes augmentations. Les élus, s’ils décidaient de gérer la station, opteraient pour le scénario 3, avec une régie municipale directe. Les recettes venant uniquement de la vente des forfaits, un budget prévisionnel établie et approuvé par les autorités de tutelle donne le point d’équilibre à 700 000 € de recettes, somme que la station a déjà réalisée. Une communication forte sera mise en place, auprès des jeunes et des familles, une gestion au plus près du personnel et des dépenses programmée. Une éventualité qui entraîne des questions parmi les participants quand à la compétence du personnel et des modalités d’embauche, la réhabilitation de l’usine à neige (réalisés et financés par les assurances suite à l’incendie), les résultats de la station l’hiver dernier (300 000 € de déficit), combien d’années pour apurer la dette (au moins 6 ans), quelle est la responsabilité des anciens maires, si la station fait des bénéfices que deviennent-t-ils (affectés à l’assainissement de la dette)…

Et la commune : mise en place de commissions de travail, implication dans la communauté de communes, état des lieux du bâti communal, des voies et réseaux, en vue de leur entretien, création d’une commission d’appel d’offre, relance du Plan Local d’Urbanisme, réflexion sur la suppression du sectionnement électoral qui passera par une enquête publique, vote du budget 2012 imposé par la tutelle administrative, mise en place d’un programme d’animation… montrent l’énergie et la volonté des nouveaux élus de rapprocher les habitants, d’être à leur écoute et à échanger en toute transparence.

Michel Partouche conclue la réunion en insistant sur l’implication des autorités de tutelles (préfecture, sous préfectures) et de la cour des comptes qui ont beaucoup aidé le conseil municipal.

Décision finale lors du prochain conseil municipal de novembre.

 

DSC01526.JPG

                       élus et populations face à face dans un échange constructif

19:14 Publié dans économie, ski | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : station, neige, hiver, ski

Les commentaires sont fermés.