07/11/2012

La saisonalité au menu du 1er rendez vous du Cesec

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                                         Christian Gilquin et Nicolas Bouilloux

Le Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel, du territoire, organisait un échange débat autour de la saisonnalité au cinéma de Font-Romeu.

Ouvert à tous, le CESEC est un espace d’échange, de réflexion, force de proposition auprès du Pays Terres Romanes. Il s’intéresse à toutes les questions relatives au développement, à l’animation et à l’aménagement durable du territoire. Afin d’engager des échanges avec la population, sur des thèmes en lien avec les besoins du territoire, le CESEC organise ses « rendez-vous ». le premier a permis d’aborder le statut des personnels saisonniers.

Forte saisonnalité : Nicolas Bouilloux du groupement SISIFE ANGOS, fait état de l’étude économique des hauts cantons « c’est une économie résidentielle produite et consommée localement, fortement marquée par la saisonnalité ». 18,2 % des emplois des hauts cantons sont saisonniers contre 10,7 % dans le département. C’est le commerce qui arrive en tête avec 14.6 %, devant la santé à 13.3 %, suivis par la construction, les transports dont font partie les remontées mécaniques, l’hébergement, autour de 9.5 % et la restauration 6.8%.

Un constat : Etre saisonnier, c’est avoir deux métiers, les salariés saisonniers sont fidélisés, issus du cru , avec des emplois peu qualifiés. Les saisonniers extérieurs (seulement 24 % en Cerdagne Capcir) rencontrent des difficultés pour trouver un logement à prix acceptable, certains allant jusqu’à vivre dans des camions. Christian Gilquin du cabinet PERIPL,  l’affirme « ce que l’on constate sur le territoire de Terres Romanes, on le constate dans tous les territoires de montagne français ». Pourquoi fixer les saisonniers qui sont déjà fixés puisque issus majoritairement du territoire. Il s’agit d’améliorer la situation des saisonniers en facilitant le recrutement de certains emplois qualifiés en particulier en cuisine et hôtellerie, en travaillant sur des contrats à durée indéterminée multi-employeurs, en facilitant l’accès au logement, en particulier pour les extérieurs. Saisons plus courtes (hormis dans le thermalisme), augmentation du coût de l’énergie et de la vie en général, stagnation des salaires, autant de problèmes rencontrés par cette catégorie de salariés.

Le débat : si tout le monde s’accorde à mettre en premier problème le logement, d’autres perdurent. Double saisonnalité, mais aussi double statut (salarié et travailleur indépendant), difficulté de se déplacer, non harmonisation des régimes de sécurité sociale… Des expériences de coopératives d’entrepreneurs, de logements touristiques inoccupés loués par les employeurs pour les saisonniers vont dans le sens de l’amélioration de vie des saisonniers. Pourquoi ne pas utiliser des logements étudiants dans les périodes de vacances scolaires. Mettre en réseau les employeurs pourrait permettre de trouver des solutions.

Fausse image : l’image du saisonnier infantile, qui fait la fête, qui envisage son avenir sans prendre en compte les réalités est toujours présente. Certains saisonniers ne veulent pas d’un CDI, c’est leur choix de vie et il faut l’admettre. Certes, il faut donner la possibilité aux personnes de construire leur parcours, mais « on ne peut faire le bonheur des gens malgré eux ».

Prochain rendez vous, le 13 janvier en Conflent avec en thème « la transition énergétique, une opportunité pour le territoire ».

www.terresromanes.fr

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