09/10/2012

Combat de rois pour des biches

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En automne, les forêts des hauts cantons résonnent du brame des cerfs. Période de reproduction, de lutte entre les mâles, d’intérêt pour ceux qui prennent le temps de les écouter, parfois de les voir.

cerf (4).jpgGuttural, rauque, animal, le brame du cerf intrigue, inquiète, surprend, mais il fait partie de la vie de ces cervidés qui de plus en plus nombreux, peuplent les forêts des hauts cantons. C’est ainsi, en montagne, et sûrement ailleurs, les saisons sont réglées par les activités de l’homme, mais aussi par celle des animaux. Pour les cervidés, l’automne, c’est la période du rut. Le mâle, par son « brame », avertit les femelles de sa présence, tout en intimidant et défiant les autres mâles qui oseraient s’aventurer sur son territoire. Une période d’agressivité qui voit de violents combats, où tête contre tête, les mâles concurrents s’engagent, provoquant parfois des blessures importantes pouvant aller jusqu’à la mort.

Des brames : court, bref, rauque pour se signaler, long, isolé, mélancolique dans l’attente, timbre élevé, provoquant pour défier, saccadé dans la poursuite d’une biche, fort, puissant, vainqueur d’un combat, le brame est comme un langage approprié à chaque situation. C’est l’époque des amours, de la reproduction, qui va mettre en concurrence les jeunes cerfs partant à la conquête des femelles et les vieux mâles qui veillent jalousement sur leur harde. C’est une période très éprouvante physiquement pour les cerfs, qui mangent peu, maigrissent et consacrent leur temps à la surveillance, au combat, à l’accouplement. Etonnamment, les cerfs retournent tous les ans sur la même aire de brame, quittant ainsi les sous bois. Un brame qui dure en général un mois, période après laquelle les cerfs vont se reposer et manger pour se préparer à affronter l’hiver.

Quelle vie : males et femelles vivent séparément, en dehors de la période de reproduction. Fin mai,biches (2).JPG début juin, vont naître les faons, qui restent avec leur mère chargée de leur éducation. A partir d’un an, leurs bois vont pousser. Des bois que le cerf perd chaque année durant l’hiver et qui à chaque repousse, recouverts de « velours », vont se parer de nouvelles ramifications, les « cors ».

D’abord élevé au lait de sa mère, ce ruminant végétarien, après son sevrage, se nourrit selon les saisons de bourgeons, jeunes pousses d’arbres, graminées, plantes herbacées. Cet automne, du fait de la sècheresse, il a envahi les champs cultivés en Capcir, se nourrissant de pommes de terre et de regains.

Observer : lors de balades en montagne, il arrive régulièrement de croiser des biches, parfois un cerf. La période du rut est la meilleure pour l’observation du cerf. Le brame permet de les localiser, mais attention de ne pas essayer de trop les approcher, car ils sont agressifs. A la tombée de la nuit, garez votre véhicule, écoutez les bramer, et avec un peu de chance, de patience d’observation, vous aurez le plaisir de voir un  cerf ou quelques biches. Le parking de la Maison du Capcir au col de la Quillane, est un bon site pour écouter les cerfs bramer en toute sécurité.

 

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patience et prudence, les maîtres mots pour l’observation du brame des cerfs.

17:45 Publié dans faune | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rut, brame, reproduction, amours

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