18/08/2010

L'écrivain Amédée Escach pose son porte-plume

Originaire de Matemale, Amédée Escach, en véritable historien du vécu local, a édité depuis 1985, une saga de la vie des habitants des hauts cantons. A 85 ans, il a décidé de poser son porte-plume.

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Amédée Escach, l'enfant du pays, fier de son Capcir, de ses montagnes, qu'il quittait pour raisons professionnelles, mais retrouvait avec joie au temps des vacances, est bien connu dans le landerneau local. Avant de rédiger son premier livre, « les Angéliques Sauvages »,  en collaboration avec Marie Rose Trilles, son épouse, décédée  en 1998, il s'était déjà lancé dans l'aventure de l'écriture. C'est en sa qualité de correspondant de presse aux journaux Ouest-France, Liberté de Normandie, l'Indépendant, la dépêche du Midi et au journal d'Alger, qu'il attrape le virus de l'expression écrite. C'est son fils qui, lorsqu'il prend sa retraite l'encourage à écrire son premier livre de récits. Conseillé par l'écrivain Gilles Henry, lauréat de l'académie française, soutenu par le comité de lecture des éditions la Bruyère à Paris, ce premier recueil voit le jour. Puis, durant 25 ans, sept autres titres vont suivre, tirés entre 1000 et 1500 exemplaires, pour lesquels il assure lui-même la diffusion. « la matière principale de mes livres, c'est la vie des hauts cantons et de ses habitants, avec une attention particulière pour le Capcir. Une tranche de vie que j'ai partagée avec mes concitoyens », précise Amédée.

Vérité vraie : l'écriture pour Amédée c'est à la fois une passion, et le moyen de montrer la réalité d'un pays qu'il aime profondément. Son économie, les sites remarquables, les contes et légendes, la gastronomie locale, les traditions, la langue catalane, la résistance, les faits historiques, la vie difficile des montagnards, mais aussi leurs joies, sont le socle de ses ouvrages. « Je l'ai fait pour moi, bien sûr, mais aussi pour que les lecteurs puissent profiter de cette expérience de vie. Je témoigne de choses vraies qui font la valeur de ces livres. Une approche personnelle, mais réelle de la vie des montagnard ».

A 85 ans, avec le recul sur la somme de ses écrits, et sa sagesse, Amédée a décidé de poser son porte plume. « Je pense que tout ce que j'avais à dire, je l'ai écrit ». Ainsi, il va pourvoir mieux s'impliquer dans d'autres activités, le groupe poétique et artistique du Roussillon, le groupe théâtre et variétés de la MGEN, le comité des fêtes de Codalet où il vit aujourd'hui et dont il est membre actif.

Nombre de ses ouvrages sont épuisés, alors si vous rencontrez Amédée sur un festival du livre, c'et que la chance vous sourit.

17:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écrivain, livres, histoire, capcir

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